CE QUE DISENT LES HIRONDELLES

Posté par sylvie le 14 avril 2018

Ce que disent les hirondelles

Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas! les beaux jours sont finis!

On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor:
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.

La pluie au bassin fait des bulles;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules:
Voici l’hiver, voici le froid!

Elles s’assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L’une dit: « Oh! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart!

« Tous les ans j’y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d’un boulet de canon. »

L’autre:  » J’ai ma petite chambre
À Smyrne, au plafond d’un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d’ambre
Sur le seuil, d’un rayon chauffé.

J’entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi des flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. »

Celle-ci: « J’habite un triglyphe
Au fronton d’un temple, à Balbeck.
Je m’y suspends avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. »

Celle-là: » Voici mon adresse:
Rhodes, palais des chevaliers;
Chaque hiver, ma tente s’y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. »

La cinquième:  » Je ferai halte,
Car l’âge m’alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l’eau bleue et le ciel bleu. « 

La sixième:  » Qu’on est à l’aise
Au Caire, en haut des minarets!
J’empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d’hiver sont prêts. »

 » À la seconde cataracte,
Fait la dernière, j’ai mon nid;
J’en au noté la place exacte,
Dans le pschent d’un roi de granit. « 

Toutes:  » Demain , combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d’écume leur bassin! « 

Avec cris et battement d’ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.

Je comprends tout ce qu’elles disent,
Car le poète est un oiseau;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau!

Des ailes! des ailes! des ailes!
Comme dans le chant de Rückert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d’or, au printemps vert!

Théophile Gautier

seule sur le sable

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HUMOUR

Posté par sylvie le 24 mars 2018

HUMOUR ok

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L’ETRANGERE

Posté par sylvie le 19 mars 2018

L’Etrangère

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
À démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : “Bonsoir madame”
L’amour s’achève avec la pluie.

Louis Aragon, Le Roman inachevé

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L’ECOLE

Posté par sylvie le 11 mars 2018

L’ECOLE D’AUTREFOIS

 

 

Je me souviens encore quand j’étais écolière
De ce tablier rose dont je n’étais pas fière.
Nous entrions en classe en rangs bien ordonnés,
Nous devions être sages, surtout ne pas parler.

 

Assises côte à côte sur des bancs bien cirés
Et à la même place tout au long de l’année.
Certes pas de radio ni téléphone portable
Nous n’avions pour tout bien qu’un tout petit cartable!
Chaque jour de l’année, inscrite au tableau noir
Une phrase nouvelle nous dictait nos devoirs.
En lettres bien formées on y lisait« La Morale »,
La tournure des phrases n’était jamais banale,
Elle faisait appel à nos bons sentiments
Afin que nos restions toujours de bons enfants.
Nos petits encriers, je m’en souviens encore
Ainsi que de nos plumes, plumes« sergent major !».

 

Notre encre était violette et salissait parfois
Les pages du cahier ou le bout de nos doigts.
Après un bon travail, c’était une faveur
Nous avions toujours droit à« un billet d’honneur »

 

Nous aimions la maîtresse, surtout nous l’admirions
Et devenir comme elle c’était notre ambition.
C’est avec nostalgie que j’évoque ce temps,
Tout paraissait possible à nous jeunes enfants.

 

Nous ignorions souvent les tracas de ce monde
Nous savions seulement que la terre était ronde.
Tout ce qui s’y passait nous était étranger
Il n’y avait pas encore ni radio ni télé.

Seuls quelques journaux que lisaient nos parents
Pour avoir des nouvelles, se tenir au courant.
C’était le temps béni de notre jeune enfance
Où nous étions heureux et en toute confiance.

Nous allions dans la vie en suivant les consignes
De nos instituteurs nous voulions être dignes.
Que les temps ont changé, elle est loin cette école
Où nos maîtres étaient surs de bien remplir leur rôle.

 

Respectés des élèves et fiers de leur métier
Ils se donnaient à fond pour la postérité.
Aujourd’hui il leur faut avoir bien du courage
Pour garder le moral et faire leur ouvrage

.Mais il le font c’est sur avec ténacité,
Car être instituteur, c’est le plus beau métier du monde

Texte trouvé sur le net …

ECOLIERE

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LES EMOTIONS

Posté par sylvie le 5 mars 2018

Peut-on enfermer les émotions dans une définition ?  Notre culture d’Homo sapiens nous invite à feuilleter le dictionnaire ..Nos académiciens se sont heurtés à cette terrible difficulté de circonscrire nos affects, on trouve ceci sur le Petit Larousse état affectif intense,caractérisé par une brusque perturbation physique et mentale où sont abolies les réactions appropriées d’adaptation à l’événement ..il y ajoute  » trouble,agitation passagère provoquée par la joie, la surprise, la peur …. «  Longtemps on a cru que le cerveau émotionnel et le cerveau rationnel étaient deux structures différentes.. Les émotions auraient-elles une quelconque relation avec le mental ?

Qu’est donc que l’émotion ? L’émotion est un mouvement vers le dehors, un élan qui naît à l’intérieur de soi et parle à l’entourage, une sensation qui nous dit qui nous sommes et nous met en relation avec le monde .. Elle peut être suscitée par un souvenir,une pensée ou un événement extérieur.. Elle nous informe  sur le monde qui nous entoure, elle nous guide en nous rappelant ce que nous aimons et ce que nous détestons. En ce sens, nos émotions nous donnons notre sentiment d’existence au monde. Elles nous individualisent en nous conférant la conscience de notre personne propre ..

La vie émotionnelle est étroitement liée à la vie relationnelle.. Le partage des émotions nous permet de nous sentir proches les uns des autres..    Les paramètres physiologiques de l’émotion sont universels. Tous les hommes, noirs, jaunes, blancs, rouges  vivent les mêmes contractions stomacales, une augmentation du rythme cardiaque et la sécheresse de la bouche dans le même type de circonstances.  Nos sentiments, facteurs de discorde quand ils ne peuvent être entendu et parlés ensemble, nous relient au-delà des cultures.

Le rôle des émotions est de signaler les événements qui sont signifiants pour l’individu et de motiver les comportements permettant de les gérer.

LA DIFFERENCE ENTRE EMOTION ET SENTIMENT.

Il y’a une différence entre  » sentiment  » et  » émotion ».. Le sentiment réfère à une expérience émotionnelle qui s’apparente à un état émotif.. Comme la tendresse, l’affection ou l’amertume, par exemple. Ce sont des expériences qui, contrairement aux émotions, ne sont pas accompagnées de multiples sensations corporelles fortes. Même lorsqu’il devient intense, le sentiment n’a pas le caractère envahissant de l’émotion. Il faut une écoute attentive de soi pour le repérer et le ressentir.. Délicatesse et subtilité sont des caractéristiques des sentiments.. On parle d’ailleurs de personnes sentimentales pour dire qu’elles sont faciles à atteindre, à émouvoir, à attendrir, et qu’elles valorisent la subtilité émotionnelle.

L’émotion réfère à une réaction vive par l’intensité.. Elle est ponctuelle alors que le sentiment est plus durable..Elle s’accompagne de réactions physiques plus ou moins nombreuses et fortes comme la peine, la colère, la rage.. L’émotion surgit et parfois envahit, contrairement au sentiment qui s’installe plus discrètement, même s’il est important..   Certains psychologues emploient les deux termes indifféremment,ceci pour éviter la répétition du même mot.. La fonction dans l’organisme est le même et la façon de s’en servir pour s’informer sur son expérience est la même aussi..

Les émotions et les sentiments servent à la même chose : nous informer continuellement sur notre équilibre intérieur et l’état de nos besoins.  Ils ont toujours une base physique: c’est dans notre corps qu’ils naissent et c’est à travers nos sensations que nous pouvons y avoir accès.

Quand on veut distinguer le sentiment et l’émotion, on accorde une place différente aux sensations. On reconnaît généralement que la composante corporelle du sentiment est plus subtile et moins intense que celle de l’émotion.. L’émotion est toujours plus intense que le sentiment, plus envahissante,plus portée aux éclats violents. Le  sentiment est plus subtil,plus délicat, il exige une attention plus soigneuse pour devenir clair et occuper le centre de notre conscience..

On pourrait conclure en disant que les sentiments permettent une adaptation plus précise et plus continuelle en nous fournissent les premiers indices d’un manque ou d’un déséquilibre. Si nous les ignorons, ou si nous refusons d’en tenir compte, les émotions viendront éventuellement prendre la relève en nous donnant des signaux plus intenses et plus envahissants que nous ne pourrons ignorer aussi facilement.

FEMME REVEUSE

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 22 février 2018

SILENCE VIGILANT

Observez les merveilles qui se déploient autour de vous sans en revendiquer la propriété.

Ressentez la beauté en mouvement et restez silencieux.

Jalal AL DIN (Perse)

CASCADE 111

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ANNA ARENDT

Posté par sylvie le 21 février 2018

Hannah Arendt est née à Hanovre le 14 octobre 1906 – A partir de cinq ans elle passa son enfance à Konigsberg. Son père mourut des suites d’une longue maladie alors qu’elle n’avait que sept ans.  Elle composa  ses premiers poèmes  à la fin de sa scolarité secondaire  dans un lycée de jeunes filles.

 

Après le baccalauréat en 1924 elle entreprit à Marbug des études en philosophie, en théologie et en grec, mais son amour de la philosophie était alors inséparable de celui   qu’elle éprouvait  pour son professeur, Martin Heidegger, malgré les dix sept ans qui les séparaient. Cette liaison secrète, Heidegger était marié et père de famille, dura jusqu’au départ d’Arendt  pour Heidelberg. En 1928 elle termina son cursus philosophique auprès de Karl Jaspers avec une thèse sur le concept d’amour chez Saint Augustin.  A Heidelberg elle fit aussi la rencontre décisive de Kurt    Blumenfeld , l’un des théoriciens les plus influents d’Allemagne qui devint son mentor dans le domaine politique.

 

En 1929 elle épousa le philosophe Gunther Stern et commença une étude sur la biographie de l’écrivaine Rahel Varnhagen qu »elle termina lors de son exil parisien en 1938.  En 1933   elle fut arrêtée quelque temps  par la Gestapo, puis relâchée, elle trouva refuge en France, mais resterait apatride jusqu’à sa naturalisation américaine en 1951.

 

En 1936  elle fit la connaissance de Henri Blucher qu’elle épousa en 1940. Fin  mai de cette année, elle fut internée administrativement avec beaucoup d’autres dans le camp de Gurs, dans le sud de la France d’où elle réussit à s’échapper au bout d’un mois. En avril 1941  elle émigra aux Etats Unis avec sa mère et son mari, et s’installa à New York. Pendant les trois années suivantes, elle collabora au journal allemand Der Aufbau.  Elle entreprit d’étudier de près le nazisme, en 1951 son ouvrage en trois volumes » les Origines du totalitarisme » lui assura une belle renommée.

 

A partir de 1953 elle donna des cours entre autres dans les universités de Princeton, Cambridge, Chicago et Berkeley. 

 

Hannah Arendt reçut plusieurs distinctions,dont le prix Lessing décerné par la ville de Hambourg.

 

Elle mourut le 4 décembre 1975  a New York.

 

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LE ROSSIGNOL ET LE PAON

Posté par sylvie le 4 février 2018

Le rossignol et le paon

 

 

 

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L’aimable et tendre Philomèle,
Voyant commencer les beaux jours,
Racontait à l’écho fidèle
Et ses malheurs et ses amours.
Le plus beau paon du voisinage,
Maître et sultan de ce canton,
Elevant la tête et le ton,
Vint interrompre son ramage :
C’est bien à toi, chantre ennuyeux,
Avec un si triste plumage,
Et ce long bec, et ces gros yeux,
De vouloir charmer ce bocage !
A la beauté seule il va bien
D’oser célébrer la tendresse :
De quel droit chantes-tu sans cesse ?
Moi, qui suis beau, je ne dis rien.
Pardon, répondit Philomèle :
Il est vrai, je ne suis pas belle ;
Et si je chante dans ce bois,
Je n’ai de titre que ma voix.
Mais vous, dont la noble arrogance
M’ordonne de parler plus bas,
Vous vous taisez par impuissance,
Et n’avez que vos seuls appas.
Ils doivent éblouir sans doute ;
Est-ce assez pour se faire aimer ?
Allez, puisqu’amour n’y voit goutte,
C’est l’oreille qu’il faut charmer.

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LA PLUME

Posté par sylvie le 30 janvier 2018

 

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Une plume affolée, se sentant oubliée,

Se mit à raconter :

Il y’a bien des années,on m’appréciait

Et même beaucoup aimée.

je devenais un cadeau fort louangé,

Et les poètes se sentaient vraiment flattés,

Ils griffonnaient sur du papier immaculé,

Des rimes de rêves et d’éternité.

Puis un jour on m’a remisée,

Les touches d’un clavier m’ont remplacées,

Mais même si mon règne s’était quelque peu effacé,

J’ai constaté que moi et mes notes de clavier

Avions au bout des doigts le même désir partagé.

Aimer.

Et la plume s’écria :

Merci de me faire une place dans l’encrier

En souvenir du passé,

Un passé doux et romancé….

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LES OISEAUX

Posté par sylvie le 21 janvier 2018

Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,

Ils chantent à l’été des notes de bonheur :

Ils parcourcourent les airs avec des ailes d’anges

Echappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

Tant que durent les fleurs, tant que l’épi qu’on coupe

Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,

Tant que le rude hiver n’a pas gelé la coupe

Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids.

Ils remplissent le ciel de musique et de joie:

La jeune fille embaume et verdit leur prison,

L’enfant passe la main sur leur duvet de soie,

Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

Mais dans les mois d’hiver, quand la neige et le givre

Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?

Ont-ils cessé d’aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?

Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

On trouve au pied de l’arbre une plume souillée,

Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,

Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,

Et qui n’a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

On voit pendre à la branche un nid rempli d’écailles,

Dont le vent pluvieux balance un noir débris :

Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles

Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d’éclore !

La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?

Hélas! c’est comme nous . Et nous chantons encore!

Que Dieu serait cruel, s’il n’était pas si grand !

ALPHONSE DE LAMARTINE

 

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