LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

Posté par sylvie le 19 septembre 2007

LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

Pour éviter la violence, pour la faire cesser, il est nécessaire d’instaurer le dialogue, de mettre des mots à la place des coups. La non violence passe donc par le langage, mais quel langage? Car chacun sait combien un mot déclencher la furie de l’autre, combien une phrase peut enfermer autrui lus surement que des barreaux. Il y’a un langage de la violence. C’est un langage qui juge, dévalorise, nie l’existence de l’autre, méconnait tout émotion. Le nazi Eichman, emprisonné à Jerusalem, a dit dans sa confession, avoir utilisé le Fachsprache ou  » langage du metier » un langage niant la responsabilité.  » c’etait les ordres des supérieurs, la ligne politique ». Et il y’a le le langage de la non violence, celui qui écoute et respecte, celui qui reconait l’autre, qui partage des émotions, exprime des besoins.

Le langage de la violence est celui que nous avons tous appris, car on apprend à parler le langage de ses parents, et pour la plupart des parents d’hier c’etait celui des jeux de pouvoir. Ils avaient toujours raison, et savaient mieux que nous ce qui était bon pour nous. Il va sans dire que tout ce qu’ils faisaient etait pour notre bien, même lorsque cela nous faisait souffrir. Nos sémotions avaient peu de poids. La colere surtout était bannie., et il etait particulierement mal venu  de se facher contre ses parents. Nous avons donc appris cette langue du pouvoir sur l’autre, et une fois adultes, nous avons tendance à la manier à notre tour. Sa particularité est le déni des émotions pour faire une large place au jugement.

Le langage de la non-violence devra donc permettre de reconnaitre et partager des émotions ainsi que d’eviter tout jugement.

LES RACINES DE LA VIOLENCE : contrairement à une idée communément admise, la violence n’est directement liée ni à l’injustice, ni à la blessure, ni à la frustration, mais à l’impuissance à gerer ses affects devant ces situations difficiles, à exprimer ses besoins et à recevoir satisfaction. La distinction est d’importance, c’est l’IMPUISSANCE QUI PRESIDE LA VIOLENCE.

Quand les émotions ressenties à l’occasion de la blessure, de l’injustice ou de la frustration sont exprimées et entendues, la personne qui  les subit peut restaurer son intégrité. La violence n’est pas colère, elle est l’échec de la colere.

Quand on n’a pas la possibilité de s’affirmer, d’être entendu, de résoudre un probleme, on se sent impuissant et de plus en plus dépendant d’autrui.  A la douleur s’ajoute le ressentiment ! trop de besoins nopn satisfaits, mais surtout l’absence de pouvoir réel sur sa vie, font le lit de la violence. La haine est accumulation de sentiments d’injustice, de détresse, de frustration qui n’ont pas su trouver d’issue.

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