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SOCRATE

Posté par sylvie le 5 novembre 2007

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SOCRATE

Que n’a t’on pas écrit sur lui qui n’a rien écrit. Il ne nous est connu que par divers témoignages, dont le plus important est celui de son disciple et maitre à son tour, le  » divin Platon » qui le fait dialoguer dans presque toute son oeuvre.

Né à Athènes d’un pere artisan-sculpteur, et d’une mère sage femme, Socrate ne quitta pas sa ville natale que pour accomplir son service militaire. Il s’y montra  » philosophe aux armées », perdu dans ses réflexions des heures durant, frugal au besoin, bon buveur aussi mais sans ivresse, solide gaillard dont l’assurance tranquille et prudente évite qu’on s’y pique..Bref, citoyen en armes et pas du tout guerrier.

De sa formation intellectuelle on ne connait pas grand chose. Il fut,  curieux de tout . Connut il des déceptions, des crises ? Fut il pour ses premiers disciples un maitre comme beaucoup d’autres ?  nous n’en savons srien. Toujours est il que lorsque l’oracle de Delphes, consulté par un de ses disciples le désigna comme le plus sage et le plus savant des hommes, cette designation qui le stupéfia marqua un tournant dans sa vie. Désormais il ira par les rues, par les places, questionnantout un chacun, jeune ou vieux, esclave, artisan ou notable. 

Chacun croit savoir quelque chose puisque  » il fonctionne ». Mais Socrateur est l’empecheur de fonctionner en rond. Il interpelle son vis à vis du moment et le force à avouer  – a) qu’il croit savoir(mais ne sait pas),  b) qu’il ne sait pas qu’il ne sait pas. Socrate sait qu’il ne sait pas, et donc ne peut pas ne pas chercher, ne pas se poser des questions sur tout.

On n’a pas beaucoup de peine à imaginer Socrate, cet homme que la nature n’avait pas extérieurement gâté, à tel point que sa laideur est legendaire et qu’on le représente souvent tel un Silène, un satyre jouisseur et plutot rigolard, prenant plaisir à degonfler les certitudes naives de son interlocuteur  en l’arrêtant avec ironie. Socrate n’etait pas commode et sa façon d’entrer en relation pouvait passer pour de l’arrogance ou de la provocation, toutes ses frequentation en outre n’etaient pas recommandables aux yeux des bons citoyens. Plusieurs de ses amis etaient compagnons de la dive bouteille.,et le fait d’enseigner les jeunes que son enseignement rendait sans doute moins docile aux  » raisons d’etat »  ne devait pas etre vu d’un bon oeil par les gardiens sourcilleux de l’ »ordre moral » .  Aussi n’est-il pas étonnant que les circonstances aidant, trois citoyéns le dénoncerent comme introducteur de divinités nouvelles et corrupteur de la jeunesse et réclamèrent sa mort comme châtiment. Car au fond , Socrate etait coupable du plus inéxpiable des péches, celui de lèse-autorité. Il n’est pas interdit de penser qu’il  » derangeait » depuis fort longtemps.

A son procès, Socrate se defend lui meme et refuse le secours d’un avocat. Le procès se deroula en trois temps et Socrate parla trois fois.  Quelques points chauds et forts du procès :

   – Socrate accuse ses accusateurs de le calomnier, car loin de corrompre la jeunesse, il l’éduque, loin d’etre celui qui introduit de nouveaux dieux, il est celui qui rappelle aux atheniens que Dieu, et non l’homme est la mesure de toute chose. Socrate est déclaré coupable à une confortable majorité des voix,quant au chatiment requis par l’accusateur, il est permis à Socrate de faire une contre proposition.

-Socrate declare  que pour s’etre conduit avec les Atheniers comme il s’est conduit il ne merite pas moins que d’être nourri au prytanée aux frais de l’Etat,et sa contre proposition qu’on attend de lui  il fixe une petite somme qui represente toute sa fortune.Sa réponse apparait aux juges comme un outrage à magistrait, et il est condamné à mort à  une majorité plus grande que celle qui vota sa culpabilité.

-Socrate dit adieu à ses juges en les mettant en garde  » ceux qui cherchent à décrire notre ville vont vous reprocher d’avoir fait mourir Socrate un sage  car ils diront que j’etais un sage , bien que je ne le sois pas …. Je vous predis à vous juges qui me faites mourir, que vous aurez à subir après ma mort un chatiment beaucoup plus pénible par Zeus ………….Socrate resta en prisa 30 jours. Il aurait pu fuir, mais ne l’a pas voulu. Apres avoir consacré ses derniers moments à s’entenir avec ses amis , Socrate but la ciguë  et mourut calmement.

Ne nous trompons pas, Socrate n’est ni un sceptique,ni un révolutionnaire, il est l’homme qui cherche.  » je cherche » dit il constamment à ceux qui prétendent avoir trouvé. Avouant qu’il ne  » sait » pas et essayant de le faire avouer à chacun, il ne nie pas pour autant tout savoir , à ses yeux, nul ne « sait » qu’il ne sait pas quand il parle du courage, du respect, de la justice, du bien, du bon.

Socrate lui,  » sait » qu’il ne sait et c’est pourquoi il cherche; eT IL voudrait que l’autre, cherche aussi. Le dialogue n’a d’autre prétention que d’amener l’autre à reconnaitre qu’il ne sait pas, qu’il ne connait pas la réponse, et donc à chercher par lui meme, en lui même, en son âme et conscience.

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