PAUL ELUARD

Paul Eluard né 25 novembre 1987 à Paris,décédé en 1997 à Chambord -

Atteint  de tuberculose à 16 ans après une enfance heureuse, il est contraint d’interrompre ses études. En Suisse, au sanatorium de Davos,il rencontre une jeune russe Helena Diakonova qu’il surnomme Gala. Il l’épouse. Son impétuosité ,son esprit de décision,sa grande culture impressionnent le jeune Eluard qui prend avec elle son premier élan de poésie amoureuse, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits. Elle dessine son profil, et il ajoute à la main  » je suis votre disciple ». Ils lisent ensemble les poemes de Nerval, Baudelaire,Apollinaire.

Né en 1918 Paul Eluard allie la plénitude de son amour à une profonde remise en question du monde : c’est le mouvement Dada qui va commencer cette remise en question, dans l’absurdité, la folie, la drolerie et le non sens. C’est ensuite le surrealisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surrealistes, la dadaistes font scandale. Eluard, ami intime de Breton est de toutes les manifestations dada.

Toute la vie d’Eluard se confond par la suite avec celle du mouvement surrealiste, c’est cependant lui qui échappe le mieux à la réputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Eluard se plie à la régle surréaliste résumée par cette phrase de Lautreamont :  » la poesie doit être faite par tous, non par un » . Il entre au parti communiste  avec Aragon et Breton. C’est aussi l’époque ou il publie deux recueils essentiels : « Capitale de la douleur » et  » l’amour la poésie »

En 1928 ,malade,il repart dans un sanatorium avec Gala  ou ils passeront leur dernier hiver. C’est à ce moment que Gala rencontre Salvador Dali,que Paul Eluard fait  la connaissance de Nusch, il dit à Gala  » ta chevelure glisse dans l’abîme qui justifie notre éloignement »

Les années 1931-35  comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Marié avec Nusch, il voit en elle l’incarnation même de la femme, compagne et complice, sensible et fière. Ambassadeur du surrealisme, il voyage dans toute l’Europe. A Prague, avec Breton, ou ils sont chaleureusement accueillis, l’organe du parti communiste hongrois les présente comme  » deux poetes les plus grands de la France contemporaine ».Pendant deux années terribles pour l’Espagne, Eluard et Picasso ne se quittent guère. Le poete dit au peintre  » tu tiens la flamme entre tes doigts et tu peins comme un incendie ».

En 1943 avec Jean Lescure il rassemble les textes de nombreux poetes resistants et publie  » l’honneur des poetes », face à l’oppression les poetes chantent en choeur l’espoir, la liberté. C’est la première anthologie      d’Eluard ou il montre sa volonté d’ouverture et de rassemblement. Il est fété avec Aragon comme le grand poete de la Resistance.

Avec Nusch il mutiplie tournées et conferences. Mais pendant un sejour en Suisse il reçoit un appel l’informant de la mort subite de Nusch,d’une congestion cérébrale. Terrassé il écrit  » nous ne vieillirons pas ensemble , voici le jour en trop, le temps déborde, mon amour si leger prend le poids d’un supplice.  Quelques amis intimes lui redonnent peu à peu le dur désir de durer et il retrouve force dans l’amour de l’humanité. Son recueil  » de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous » retrace ce cheminement qui mène EluarEn avril 48 Paul Eluard et Picasso sont invités à participer au Congres pour la paix en Pologne. En juin,il publie des  » Poemes politiques » préfacés par Louis Aragon. L’année d’apres, il participe aux travaux du congres qui se tient à Paris, puis il passe quelques jours aupres des partisans grecs retranches sur le mont Grammos face aux soldats du gouvernement grec. Il se rend ensuite à Budapest pour assister aux fetes cdu centenaire du poete Sandor Petofi. Il va ensuite à Mexico pour un nouveau congrès de la paix, il rencontre Dominique Lemor avec qui il rentre en France. Ils s’epouseront en 1951. Eluard publie cette meme annee le recueil » le Phenix » entièrement consacré à la joie retrouvée.En 1950 avec Dominique,v oyages à Prague ,Sofia, et Moscou pour des ceremonies

Le 18 Novembre 1952  a 9h du matin, Paul Eluard succombe à une crise cardiaque à son domicile. Les obseques ont lieu le 22 novembre au cimetiere du Pere Lachaise. Le gouvernement refuse les funérailles nationales. Robert Sabatier ; » ce jour là, le monde entier était en deuil ».

SON OEUVRE :

La poesie d’Eluard est d’abord une exaltation lucide du désir;  » capitale de la douleur » montre que le monde de la maladie,de la solitude et de la mort est toujours menaçant, mais c’est justement aussi ce qui donne son prix au boneur. »

L’amour « egoiste de  » l’amour la poesie peut également s’ouvrir et oeuvrer pour le bonheur de tous.  » Le dur Desir de durer » est un acte de foi envers le langage conçu comme une lumière capable de faire reculer les ténébres de la souffrance.

Chez Paul Eluard, les exigences morales épurent le mot sans jamais éluder les bouleversement de l’homme tant la logique de l’amour les soutient . Pour lui, l’amour est la grande force révolutionnaire, souligne Gaucher, il l’approfondit sans cesse , du desir charnel à l’érostisme. Passer de  » je  » à  » tu «   c’est passer à  » nous , au  » nous  » le plus vaste.     L’amour , par nécessité interieure donne à voir, donne à vivre, donne à vouloir un monde sans mutilation, s’épanouirait en investissant toutes les dimensions humaines. La seule exigence etant celle du bonheur  » Eluard :  » il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre »

PLUS PERSO, IL A TOUJOURS ETE MON POETE PREFERE:

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Une réponse à “PAUL ELUARD”

  1. Anonyme 4 mai 2008 à 15:34 #

    C’est votre poète préféré mais il est né le 14 décembre 1895 et il est décédé le 18 novembre 1952 !

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