• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 6 janvier 2008

LE CLIMAT POLAIRE

Posté par sylvie le 6 janvier 2008

LE CLIMAT POLAIRE

GRAND FROID AU GRAND NORD

Glaces continentales permanentes et banquise : le froid caractérise le climat polaire. Été comme hiver, une masse d’air froid, très dense, stagne au dessus de l’Articque. C’est le faible éclairement solaire incident qui en est responsable. Ici , la terre perd plus d’énergie qu’elle n’en reçoit du soleil : le complément est apporté par l’océan et l’atmosphère.

CINQ MOIS D’HIVER,TROIS MOIS D’ETE

La rotondité de la terre est la cause des différences de climats, et son inclinaison face au soleil, celle des saisons. En Arctique, il existe deux saisons principales , très inégales : 9 mois d’un long hiver sombre et glacial et 3 trois mois d’un bref été, très frais. Printemps et automne ne durent que quelques semaines.

FROIDURE ET SECHERESSE : UN DESERT GLACIAL

Au pôle Nord, le ciel est souvent clair, même en hiver, par manque d’humidité: la mer, gelée, ne peut s’évaporer. Les précipitations, peu abondantes, y sont comparables à celles d’un désert! En revanche, le climat des terres côtières est plus humide. Lors du dégel, les dépressions atlantiques arrivent au-dessus de la banquise, amenant un peu de neige, voire pluie et brouillard.

Un climat encore plus rigoureux sur les terres. En hiver, il fait moins froid sur la banquise (environ -40°au pôle) que sur les continents ( jusqu’à – 67° en Siberie) En été, à l’inverse, les continents se réchauffent plus vite et plus intensément que l’océan.

11antarktida68452.jpg

SIX MOIS DE JOUR,SIX MOIS DE NUIT02antarktida39464.jpg

Les régions polaires connaissent un grand contraste entre le jour perpétuel de l’été et les ténèbres de l’interminable hiver. Le cercle polaire constitue le lieu des points ou le soleil  ne franchit plus l’horizon aux solstices: il ne se couche pas le 21 juin ne se lève pas le 21 décembre. Sa position est due à l’inclinaison de l’axe de rotation abstraite, elle correspond au lieu géographique à partir duquel on peut observer le mythique soleil de minuit. A l’intérieur de ce cercle, lorsqu’on remonte vers le nord, le nombre de nuits continues de l’hiver et des jours permanents de d’été  augmentent progressivement. Au pôle lui même, nuit puis jour polaires durent chacun six mois.

Au Groenland, la présence de la seule véritable calotte polaire de l’arctique maintient une plus grande rigueur climatique toute l’année : 10° de moins qu’au pôle, excepté sur la cote et vers le sud ou l’influence de l’atlantique devient plus franche.

                                          LA FAUNE POLAIRE

Une vingtaine de mammifères ( renard, renne, lemming, lièvre, écureuil ou musaraigne) quelques centaines d’insectes, de nombreux oiseaux, la faune Arctique est bien plus abondante que celle de l’antarctique, ou, hormis les oiseaux, le plus gros animal terrestre est un insecte!! Mais en Arctique, il n’y a presque pas de reptiles ni d’amphi biens, car ils n’y trouvent pas assez de soleil.

Pendant le bref été boréal, les animaux se nourrissent en abondance et se reproduisent . Souvent , la croissance des jeunes est très rapide car ils devront affronter le froid de l’hiver ou de longues migrations, quelques semaines seulement après leur naissance.

 

En Siberie, comme au Canada, nombreux sont les animaux qui refluent vers la taïga à l’approche de l’hiver. Par exemple, les caribous migrent en immenses troupeaux traversant cours d’eau et marécages afin d’atteindre les vastes forêts du Grand Nord. Ces migrateurs entraînent dans leur voyage leurs prédateurs … Les loups.

En hiver, les animaux à sang chaud s’isolent du froid: fourrure ou plumage épais et matelas de graisse. Les plus petits mammifères (musaraignes, campagnols) s’installent  » au chaud » sous la neige. Profitant du reste de tiédeur emmagasiné dans le sol, ils se nourrissent des plantes ensevelies. D’autres hibernent comme l’écureuil spermophile.

Dans la toundra, la différence de température entre le corps d’un mammifère et celle de l’air est considérable, elle peut atteindre 82°   en hiver. Or un abaissement de la température interne de quelques degrés peut être mortel, sauf pour les animaux qui hibernent.Les mammifères produisent leur propre chaleur grâce à leur métabolisme, la nourriture fournissant l’énergie nécessaire. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les animaux de la toundra n’ont pas de problèmes majeurs pour se nourrir: l’été la végétation est riche et croît rapidement grâce au jour permanent, l’hiver la nourriture est au réfrigérateur : le froid évite aux aliments de se décomposer. Leur problème est plutôt de limiter au maximum la perte de chaleur corporelle, à l’extérieur.

Pour se protéger du froid, il existe plusieurs parades :

 - la fourrure: elle s’épaissit et souvent blanchit l’hiver, constituant l’arme essentielle contre la déperdition de chaleur et un excellent camouflage.

- une épaisse couche de graisse: c’est aussi un bon isolant et une source d’énergie pour les mammifères de l’extrême.

-La forme du corps : les espèces arctiques sont en général  » ramassées » pour diminuer proportionnellement la perte de chaleur par rapport à leur masse, et leurs extrémités les plus exposées au froid sont plus petites ( oreilles, queues, nez, pattes).

g10751980975509laplaneteblancheours.jpg

Publié dans GEOGRAPHIE | Pas de Commentaire »

 

Les chroniques de Wenceslas... |
Aşk Desem Az Gelir |
Quelques textes des étudian... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les écrits de Shok Nar
| kantinof
| quelques mots parmi tant d'...