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GERARD DE NERVAL

Posté par sylvie le 12 janvier 2008

GERARD DE NERVAL

Poète français

22 mai 1808 – 26 janvier 1855

Gérard de Nerval est né le 22 mai 1808 à Paris. Deux ans plus tard, sa mère mourut en Silesie alors qu’elle accompagnait son mari, médecin militaire de la grande armée napoléonienne. IL fut élevé par son grand-oncle maternel.

Encore lycéen, il se signala par ses traductions de Faust et autres oeuvres de Goethe, qui restent parmi les meilleures jamais exécutées. La première de celles ci fut simplement signée » Gerard ». Elle parut en Novembre et ne porte que sur la première partie du chef d’oeuvre, la seule connue alors. gOETHE apprécia grandement son travail et remarqua son inspiration allant jusqu’à dire qu’il aurait écrit sa pièce ainsi s’il avait du l’écrire en français, Berlioz s’en inspira pour « la damnation de Faust » .

Il se lie d’amitié avec Theophile Gautier et Victor Hugo. Épris de l’actrice Jenny Colon, Nerval lui voua un culte idolâtre qui prit des formes nouvelles à la mort de celle ci : figure de la mère perdue, mais aussi de la femme idéale ou se mêlent dans un syncrétisme caractéristique de la pensée de Nerval. Il connut à partir de 1841 plusieurs crises de démence qui le conduisirent à la maison de santé du docteur Blanche. Des lors ses séjours dans cet  établissement alternent avec ses voyages en Allemagne , au Moyen orient.  Il voyagea beaucoup et rédigea des reportages et impressions de voyages  correspondants. En même temps, il travailla comme nouvelliste et auteur des livrets  d’opéra qinsi que comme traducteur de poemes de Heinrich Heines qui était son ami.

Ses dernières années furent marquées par la détresse matérielle et morale, et par l’écriture de ses principaux chefs d’oeuvre, réalisés pour se purger de ses émotions sur les conseils du docteur Blanche :  » les filles du feu », Aurelia ou le rêve et la vie » . On le retrouva pendu à une grille d’un bouge en 1855 dans le coin le plus sordide qu’il ait pu trouver, comme l’a noté Baudelaire:

INFLUENCE POSTERIEURE :

L’insistance de Nerval sur la signification des rêves eut une influence sur le mouvement surréaliste qui fut soulignée par André Breton. Dans sa dédicace à Alexandre Du mas pour les  » filles de feu » Nerval évoque  » l’état de rêverie super naturaliste » qui fut le sien lorsqu’il écrivit les sonnets des Chimères.

Marcel Proust et Rene Daumal furent aussi grandement influencés par cette oeuvre majeure.

UN CHEF D’OEUVRE : Sylvie

C’est une autobiographie déguisée ou derrière un narrateur fictif s’exprimant- à la première personne, Nerval recompose des souvenirs d’enfance et sa quête vaine d’un bonheur simple et réconcilié. Un entrefilet dans un journal plonge brutalement le narrateur dans des souvenirs de fêtes villageoises  près de Senlis. Il se remémore sa jolie compagne d’alors, la brune Sylvie et la jolie Adrienne aperçue un soir au milieu d’une ronde de jeunes filles, et jamais oubliée depuis.

CITATIONS /

 » ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche » (mot laissé à sa tante le soir de son suicide).               

« Le rêve est une seconde vie, je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible »

Publié dans LITTERATURE | 2 Commentaires »

 

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