LES MULTIPLES VISAGES DE LA PEUR Iere partie

Posté par sylvie le 27 janvier 2008

FACE AU RISQUE

La peur est la réaction de l’organisme face au danger. Elle sonne l’alerte  dans l’organisme et mobilise  nos ressources pour faire face à l’adversité étant d’éveil maximal, le cerveau analyse la situation en croisant les multiples données. Il organise notre protection et choisit la meilleure attitude : fuir, combattre ou faire le mort.

Dans certaines situations, la peur démultiplie nos capacités. Nombre de comédiens disent avoir besoin de trac pour jouer intensément. Les athlètes offrent le meilleur d’eux mêmes dans les compétitions , alors que le stress est au maximum. Pourquoi certains d’entre nous ratent -ils leurs examens ? Bégaient en public? Sont paralysés devant un saut dans le vide, un rendez vous amoureux ou un coup de fil pour annuler un dîner ?

Nous interprétons négativement nos battements cardiaques, nos mains moites et l’envie de courir … Nous cherchons à contrôler, nous usons notre énergie à tenter de réprimer notre effarement. Mémé dans des conditions de danger extrême, la peur  reste la meilleure conseillère. Malgré les idées communément admises, et relayées par le cinéma, ceux qui s’en sortent le mieux ne sont pas ceux qui se blindent, mais ceux qui écoutent leurs affects. Les militants d’organisations populaires salvadoriennes sont aussi soumis en permanence au risque de torture ou d’assassinat. Ils disent que la crainte favorise l’élaboration d’une tactique efficace. Car connaître sa propre peur permet de sentir celle de l’autre; non pas de la fantasmer, ou de l’imaginer mais de la voir, de la percevoir dans l’être réel en face de soi.

A condition de lui faire confiance, sans la minimiser ou en rajouter, la peur peut nous sauver la vie.

Les alpinistes décrivent cet état second dans lequel ils entrent lorsqu’ils passent des crevasses particulièrement dangereuses, lorsque le moindre faux pas peut être fatal..

Toutes les peurs sont elles justifiées ?  Il parait inutile et bloquant d’être effrayé par son patron, de craindre le jugement, le qu’en dira t-on, l’avion,les souris et autres araignées…un effroi excessif ou déplacé est un « élastique » ou un « racket » , l’émotion n’est alors pas à ressentir ou exprimer mais à déraciner, en écoutant le traumatisme ancien ou l’affect sous jacent.

Laisser un commentaire

 

Les chroniques de Wenceslas... |
Aşk Desem Az Gelir |
Quelques textes des étudian... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les écrits de Shok Nar
| kantinof
| quelques mots parmi tant d'...