PAUL GAUGUIN

Posté par sylvie le 27 mars 2008

PAUL GAUGUIN

Sous l’influence de son ami Vincent Van Gogh, chez qui il a séjourné l’année précédente à Arles, Gauguin se lance dans l’autoportrait.

Lors du séjour qu’il fait à Arles au cours de l’automne 1888 , Gauguin visite avec Van Gogh le musée de Montpellier. Ils y découvrent le célébre tableau  » Bonjour M.Courbet de Courbet. Gauguin s’en souvient quand il décide de brosser un autoportrait au cours de son troisieme séjour en Bretagne.

L’OEUVRE : si Gauguin se répresent , à l’instar de Courbet, comme un artiste en pélérinage, sa vision de lui meme est nettement plus sombre. Le peintre parait seul, perdu dans ses pensées, comme s’il n’avait pas aperçu la paysanne bretonne derriere la barriere. Le ciel est menaçant, la nature presque hostile; apparemment déraciné et sans attaches, il erre symboliquement sur les chemins, en quete d’une reconnaissance bien incertaine. Le titre à la Courbet prend ici une connotation plutot ironique.

Gauguin a peint une premiere version plus réduite de ce tableau qui décorait la porte d’une auberge en Bretagne, mais cette toile qui fait partie de la collection Hammer ne possede pas l’intensité dramagique de cette version conservée à Prague, les couleurs sont en effet moins contrastées, le ciel est moins sombre et l’artiste parait moins sauvage.

LA CRITIQUE : lors de l’exposition organisée à la galerie Durand-Ruel, Gauguin est enfin salué par la critique  » Guaugin avec sa puissance souveraine de vision et d’expression offre l’exemple de rares facultés décoratives mises au service d’une intelligence rayonnante , écrit notamment Roger Marx.

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