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PAUL ELUARD

Posté par sylvie le 11 mai 2008

PAUL ELUARD

Poete français

né le 14 decembre 1895

décédé le 18 novembre 1952

 » Je tiens le flot de la riviere comme un violon »

Après une enfance heureuse, il est atteint de tuberculose à 17 ans et est contraint d’interrompre ses études. Il fait la connaissance de Helena Dimitrievnia, dite Gala qui deviendra son épouse, source d’inspiration intarissable puisqu’il composera ses premièrs poemes. Il emprunte le nom de sa grand mere : Eluard, un nom plus évocateur.

Présenté à Andre Breton et Louis Aragon avec lequel il entretiendra toute sa vie une relation extremement profonde aussi conflictuelle( notamment autour du communisme) que prolifique, mais toujours riche,il entre dans le groupe dadaïsme à Toulon. Sa contribution au Dadaïsme commence avant l’avenement du Dadaisme puisqu’alors que Tzara est encore à Zurich, tous deux mettent au point quatre papillons qui seron t diffusés dans la ville à 1000 exemplaires chacun.
Après une crise conjugale, il entreprend un tour du monde qu’il acheve en 1924,ses poemes de l’epoque temoignent d’un passage difficile rechute tuberculeuse et separation d’avec Gala qui est devenue l’egerie de Dali.

En 1933 se profile une  » crise » avec son exclusion du parti communiste français auquel il avait adhere . En 1934 il epouse Nush, modele de Man Ray et de Picasso.
des desaccords politiques l’eloignent du groupe des surrealiste. Il est mobilisé et mene une activité résistante. C’est surtout avec les mots qu’il a décide de lutter et son poeme  » Liberté » dont le genie consiste à faire emerger d’un poeme d’amour leger et sublime un cri de protestation et d’engagement et le force à entrer dans la clandestinité- son écriture aborde des lors plus radicalement des themes militants et engages à laquelle l’extreme concision formelle qu’il adopte des lors donne plus d’impact encore.

Après la mort premature de Nush il rencontre son ultime amour Dominique et lui dedie son recueil  » Le phenix » transition entre l’horreur de la longue deliquescence de Nush et plus tard la renaissance à travers l’amour de Dominique dans lequel les thematiques de la mort, du doute, du désespoir, de la Vanité des Vanités s’opposent en miroir à celles de la vie, de l’amour, de la sensualité et de la chair comme clef de voute le poeme ecrit au moment de la mort de Nush à la fois épitaphe et notes intimes qui nous font peut etre plus que n’importe quel autre poeme rentrer profondément dans l’intimité de Paul Eluard à travers son désespoir sans fard et son renoncement épuisé.,poeme qui justifie et fonde à la fois le recueil.
Paul Eluard décède d’une crise cardiaque en novembre 1952 ; il est enterré au cimetiere du Pere Lachaise à Paris ou il repose dans une partie calme et ombragee de la division 97 non loin d’autres figures de l’engagement social de l’après guerre tel que Maurice Thore
Ce qui a crée , fait et fera à l’avenir le succes universel d’Eluard c’est que tel un sujet desirant au sens analytique du terme, il est dans une quete de sens et de valeur, qu’il ne cessera toute sa vie durant de proposer dans toutes ses actions artistiques. Il n’est des lors pas etonnait que ce poete s’inscrive dans une perspective surrealiste qui interroge justement le sens conventionnel attribué aux choses pour mieux le deconstruire, extirper la plus petite notion de signification résiduelle .

LIBERTE

Sur mon cahier d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable et sur la neige
J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’ecris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom
Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaitre
Pour te nommer
LIBERTE .

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LA PSYCHANALYSE

Posté par sylvie le 11 mai 2008

LA PSYCHANALYSE

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

Qu’il s’agisse de complexes d’inferiorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’ame humaine sont multiples.

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à réveler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaitre au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refousons de nous avouer à nous memes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’ou sa premiere appellation de  » psychologie des profondeurs ».

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guerison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui meme les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, meme si l’interpretation donne lieu parfois à des tatonnements qui peuvent paraitre intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaitre, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de  » tout ce qui lui passe par la tete » meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficle de parler seule, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrete souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scene ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des  » résistances », le patient s’oppose à lui meme, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut deconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort.Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontaneité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interpretations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’acceléer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui meme et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libere sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

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