LE BONHEUR AU QUOTIDIEN

Posté par sylvie le 15 juin 2008

LA VIE,C’EST SAVOIR PROFITER DU MANQUE .

Quand on demande aux gens pourquoi ils sont malheureux, ils répondent généralement en incriminant un manque quelconque: ils n’ont pas d’amis, ils voudraient une maison de campagne,la beauté ou encore le pouvoir.Parfois cette insatisfaction n’a pas d’objet clairement identifié mais une chose semble sure à leurs yeux :ils ressentent une absence, un défaut, et en concluent que l’assouvissement de leurs désirs est le chemin royal vers le bonheur.

Ce qu’ils ne voient pas, c’est que leur sentiment de privation ne s’abolit pas dans la satisfaction mais se reporte indéfiniment sur d’autres objets. Par définition, nos désirs sont illimités, alors que nous sommes , nous, limités. Le manque est donc intrinsèque à notre nature : cousin germain de la souffrance, il fait partie de l’humanité et en conséquence toute tentative de l’éliminer est voué à l’échec. Quand on se lance dans la vie en espérant ne jamais manquer de rien, on est déjà parti perdant. Au fond, la seule chose dont nous soyons assurés de ne pas manquer, c’est le manque..

Cela permet déjà de lever certaines confusions : puisque nos désirs se renouvellent sans cesse,les assouvir n’est pas la voie royale menant inéluctablement au bonheur. Donc le seul problème pour un être humain, c’est :  » comment être heureux au milieu de tous ces manques ?  » A partir de là, on pourrait dire avec stoïcisme que le meilleur moyen d’avoir accès à la paix de l’âme ce serait d’opérer une réduction de nos désirs. Mais le mot de  » réduction » est synonyme de restriction, et de contraction, toutes choses allant à l’encontre de notre liberté, et, partant, de notre bonheur.

Combler ses désirs ou les amputer … Le premier terme de l’alternative est impossible,le second m’apparaît comme un sacrifice non nécessaire.. Je crois que tout l’art d’être heureux c’est d’accepter son manque, de l’aimer et enfin d’apprendre à s’en servir. Une acceptation qui n’est pas la résignation. La résignation est triste.. L’acceptation est joyeuse… La vie est ainsi faite ? faisons au mieux pour en tirer profit.

Être heureux en manquant…. Tache impossible ? Pas sur.. Car le manque n’est douloureux qu’autant que nous y voyons le signe de notre incomplétude et d’un  » moindre être ».. On oublie que le manque est aussi ce qui permet la vie . Il faut bien ménager un espace autour de l’axe du moyeu pour que la roue tourne..

SACHONS FAIRE DU MANQUE UN PLAISIR :

- Nous ne pourrons jamais satisfaire tous nos désirs. Plutôt que d’y voir une source inéluctable de frustration, apprenons à accepter et à nous servir du manque.
-La tristesse que nous cause l’absence d’un être cher par exemple n’est -elle pas le signe de notre amour pour lui ?

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