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BON WE

Posté par sylvie le 26 février 2009

 

BLOG EN PAUSE QUELQUES JOURS  –

BON WE A TOUS

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Posté par sylvie le 24 février 2009

PSYCHOTHERAPIES ET PSYCHANALYSE

Grâce aux médias, et notamment la télévision, chacun sait que tous les «  maux de l’âme » méritent une prise en charge psychologique. Chagrin, phobie, deuil…. Impuissant devant la souffrance, on réfléchit. Consulter ? L’idée de tout changer séduit mais fait également peur. Trois millions de français suivent ou ont suivi une psychothérapie. Seul un quart d’entre eux suivent une analyse dite classique. Ce qui indique que les trois quarts des français qui suivent une thérapie préfèrent les thérapies à court terme, pas forcément basées sur la parole .

On distingue la psychothérapie :

- qui vise par une approche psychologique, le traitement de symptôme et le développement personnel – de la psychanalyse, méthode plus longue qui explore le psychisme à travers ses productions conscientes et inconscientes.

UNE PSYCHOTHERAPIE: POURQUOI ? COMMENT ?

Une psychothérapie est un ensemble de techniques qui visent au traitement des maladies mentales, des inadaptations ou des troubles psychosomatiques par l’intermédiaire de procédés psychiques. Derrière le label «  psy » se profilent en France environ 50 000 professionnels, dont les psychothérapeutes qui n’ont pas encore de statut réglementé. Alors vers qui se tourner ? Comment s’orienter ?

Toutes les psychothérapies s’intéressent aux symptômes douloureux ou au développement de la personne, à ses ressources intérieures. Elles offrent au patient une vision différente de sa souffrance, qui le libère de son enfermement ou lui ouvre des perspectives nouvelles. Toute thérapie implique un changement. La thérapie consiste à demander à une tierce personne d’éclaircir les problèmes qui se posent entre nous et nous. Peu importe l’âge, une thérapie pour un enfant ou un adulte ne peut fonctionner que si celui-ci est conscient d’une souffrance et désireux de s’en débarrasser. Le plus souvent, on oppose psychanalyse et psychothérapies. La première , qui est un travail de longue haleine, propose une exploration de l’inconscient, un TRAVAIL PROFOND SUR SOI. Le but de la cure est de réconcilier le patient avec sa vérité profonde et d’acquérir une meilleure connaissance de soi même.

La guérison, ou plutôt la suppression du symptôme ou l’accès à un mieux vivre n’a pas la priorité, l’objectif est de dénouer l’énigme du symptôme. Les autres thérapies ont pour objectif de privilégier la guérison du patient et accéder à une vie de meilleure qualité. Changer d’abord, comprendre si nécessaire. On peut dire que l’efficacité d’une thérapie ou d’une analyse dépend du savoir faire du praticien, beaucoup plus que de la méthode utilisée. De façon schématique, on peut dire que la thérapie brève est préconisée quand le problème est précis, ponctuel et bien circonscrit: arrêter de fumer, de rougir , d’être stressé… Une thérapie brève ou moyenne peut être indiquée en période de crise : difficultés relationnelles (sexuelles, conjugales, professionnelles . Une psychanalyse est recommandée pour des personnes qui vont «  assez bien » dans la vie sociale et qui souhaitent entrer dans un processus de connaissance de soi. En prenant conscience de la manière dont leurs souffrances enfouies s’enracinent dans leur histoire personnelle.

LES PSYCHOTHERAPIES DE COURTE DUREE

LES THERAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES

Elles visent à déconditionner les patients de certains blocages ou phobies. ; peu à peu le patient est mis face à des situations qui l’angoissent pour apprendre à dépasser des obsessions ou des troubles post-traumatiques. Ces thérapies sont généralement assez courtes et localisées sur la guérison de symptômes.

Les thérapies comportementales corrigent un comportement ,une peur, une obsession, une inaptitude.

L’HYPNOSE ERIKSONNIENNE

Elaborée par un psychothérapeute de renommée internationale, Milton Erickson , le thérapeute travaille sur les états de conscience modifiées (EMC) permettant de mobiliser les souvenirs enfouis et les ressources profondes de l’inconscient. L ‘individu plonge dans une forte suggestibilité. L’objectif est de libérer l’inconscient pour que le patient adopte d’autres comportements. L’hypnose permet de contourner les résistances de la conscience. Il faut compter cinq à six séances pour voir apparaître des changements . La durée est de quelques semaines.

LA SOPHROLOGIE

La sophrologie vise «  l’harmonie de la conscience » par le renforcement du schéma corporel, la visualisation et la stimulation de l’imaginaire. A terme, elle elle crée des automatismes basés sur le contrôle de soi. La sophrologie est à la fois une science qui étudie la conscience de l’homme , une philosophie humaniste et un ensemble de méthodes d’entrainement utilisant la relaxation. Cette méthode est inspirée de l’hypnose et maintient l’activité consciente à la frontières de l’endormissement. Elle dure de quelques semaines à une année à une raison d’une séance par semaine.

La sophrologie convient à tout âge, elle aide à trouver son équilibre , prévient les tensions et les surmenages et supprime des troubles tels que l’insomnie, la spasmophilie, l’angoisse, la timidité ou encore le manque de confiance en soi.

LES PSYCHOTHERAPIES DE MOYENNE DUREE

Le psychodrame : c’est une psychothérapie de groupe fondée sur le jeu théâtral visant à libérer les individus de leurs comportements. L’efficacité thérapeutique repose sur la fiction du jeu qui déjoue la censure.

La gestalt thérapie : c’est une approche globale de l’individu selon les cinq principales dimensions de l’être ( physique, affective, intellectuelle, sociale, et spirituelle).. Le travail es ta la fois verbal et corporel et se pratique à la fois en thérapie individuelle et en thérapie de groupe. Le but de la thérapie est de rendre le patient capable de ne pas dépendre des autres et délai faire découvrir qu’il peut faire beaucoup de choses seul .. La durée est d’une séance par semaine pendant deux ou trois ans .

La thérapie familiale : Dans ce cadre, le symptôme de l’enfant n’est plus interprété comme le seul signe de difficultés individuelles mais plutôt comme le révélateur de relations dysfonctionnelles impliquant la famille entière. Le thérapeute se concentre sur la détermination des rôdes et des places de chacun et aide à la positivassions des ressentis conflictuels.

Le symptôme du patient désigné est le signe que la famille doit s’adapter à une nouvelle situation ( un deuil, l’entrée d’un enfant dans l’adolescence) mais qu’elle résiste au changement. La thérapie familiale est particulièrement préconisée en cas de symptômes psychosomatiques tels que l’anorexie, la boulimie , mais également la toxicomanie et l’alcoolisme. La durée d’une thérapie familiale oscille entre quelques mois et quatre ans à raison d’une séance par semaine.

 

 

LA PSYCHOTHERAPIE LONGUE : LA PSYCHANALYSE

Les pensées psychanalytiques

Issue de l’hypnose et de l’étude des rêves, Freud élabore une méthode appelée psychanalyse. C ‘est technique qui se donne pour objectif de découvrir au plus profond de notre inconscient, la source de nos souffrances psychique et nous permet de vivre avec.

Cependant la psychanalyse moderne n’est pas un monolithe: elle se compose de diverses tendances mettant l’accent sur un aspect ou un autre. La référence historique reste la pensée freudienne mais le XXe siècle a tout connu de grands psychanalyses qui ont mis l’accent sur différentes problématiques.

CARL JUNG Médecin psychiatre, il devient en 1906 le disciple de Freud, et ainsi l’un des fondateurs de la psychanalyse. En 1913 Jung se distingue de son maître et son opposition porte surtout sur la méthode. Alors que Freud en a rigoureusement fixé les processus, Jung opte pour une démarche personnelle, empirique: chacun doit trouver la liberté de trouver, conduit par son propre inconscient, son cheminement particulier. Leur divergence est surtout importante sur les contenus même de l’inconscient. Là ou Freud statue uniquement les désirs sexuels refoulés, Jung perçoit d’autres contenus, riches de forces créatrices. Pour l’explorer il étudie les grands mythes fondateurs, les religions, les arts.

JACQUES MARIE LACAN : il a puisé dans la théologie, la cybernétique, l’ethnologie, la linguistique et les mathématiques pour enrichir la psychanalyse. Peu désirer de s’en tenir aux dogmes, il a introduit de nouveaux concepts prolongeant la théorie freudienne. Notamment «  le stade du miroir » qui rend compte de la genèse du moi, le sujet acquiert la conscience d’avoir un moi. Toute psychanalyse débute par des entretien préliminaires pour cerner la problématique du patient et tester son désir d’entreprendre une analyse . Chez les lacaniens, ils durent plusieurs semaines. Le patient est ensuite invité à s’allonger dès que l’analyse est placé en tant que «  sujet supporté savoir ». La cause de la souffrance. Ce qui, d’après Lacan, signe la mise en place du transfert.

Le travail de l’analyste consiste à rendre visible une vérité que notre conscience s’efforce de fuir car trop désagréable. C’est adire contraire à la morale, aux règles éducatives, à nos idéaux, et à l’image que nous voulons donner de nous .

Le sens de nos symptômes de nos difficultés existentielles se d’issue dans l’inconscient, c’est-à-dire dans nos rêves, nos lapsus, nos actes manqués, dans les propos que nous énonçons sans réellement nous entendre.

Le patient est donc invité à dire tout ce qui lui passe par la tête, à associer ses idées sans les trier ni les censurer. L’analyse ne fournit ni explication, ni conseil. Il intervient uniquement pour aider le patient à s’entendre. La fréquence des séances est de deux à trois fois par semaine, et dure plusieurs années ( minimum cinq ans)

Le transfert : est indispensable pour faire avancer l’analyse. Le psychanalyse n’st pas lao en tant que personne réelle, mais pour que le patient puisse lui donner successivement les visages de tous les personnages importants de son histoire , retrouver les sentiments qu’il a éprouvé face à eux et les analyser pour s’en débarrasser. Par l’effet du transfert, le patient devient très dépendant de l’analyste. Celui dit doit donc respecter une éthique : réserve, respect de la parole de l’autre et non interventionnisme.

Le rôle de l’argent est un élément essentiel delà psychanalyse. En effet c’est l’argent qui permet au patient de bénéficier d’une écoute professionnelle et de se libérer ainsi de toute dette envers l’analyse.

La psychanalyse considère le patient dans son ensemble. Ce dont il souffre est pour lui une façon d’exprimer quelque chose qu’il ne peut pas dire avec des mots et qui renvoie toujours à son histoire personnelle. Chaque symptôme est donc unique et pour guérir, il ne suffit pas de le supprimer mais il faut savoir ce qui l’a provoqué.

En analyse tout renvoie toujours au passé, alors que la plupart des psychothérapies ne considèrent que «  l’ici et maintenant ». En s’accordant des priorités différents, les thérapies brèves et les thérapies longues peuvent être envisagées comme des approches complémentaires. En effet, dans la chronologie de la maturation personnelle, il y’a un temps pour la prise de conscience, un temps pour comprendre, et un temps pour vivre mieux. Nous sommes tous confrontés à des moments difficiles

et nous pourrons les surmonter d’autant mieux que nous aurons «  réparer » les blessures du passé.

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LES GRANDS ECRIVAINS

Posté par sylvie le 24 février 2009

ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

Un surdoué,Musset !un élève modèle  au lycée Henri IV. I n’a pas dix sept ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine  au concours général. Il n’a dix huit ans lorsqu’il et introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cénacle, crée par Hictor Hugo, déjà célèbre.

Musset est  alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillant qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis, de soupers en nuits folles.

Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. I faut penser à exercer un métier,un vrai , plus tard.Musset commence des études de médecine, de dessin, de musique . Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

En décembre 1829 c ‘est la gloire le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser .

Il n’a que dix neuf ans. On souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois  semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil «   contes d’Espgne et d’Italie » , la critique n’est pas tendre : on reproche au jeune Musset sa liberté insolente dans l’écriture,la distance à la fois habile et fier qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa  légèreté.

Sollicité , Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre Le premier décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » la Nuit vénitienne » copieusement sifflée! Sa déception et immense: il décide de ne plus écrire pour la scène.

1832  -  le 8 avril, son père meurt du cholera. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 , il publie  » spectacle dans un fauteuil, qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues.

Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passion folle et presque furieuse., le tourbillon qui semble d’abord élever  George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6 mars 1835.

Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’oeuvre: Lorenzaccio : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce, ne sera représentée, expurgée, qu’en 1896 trente neuf ans après la mort de son auteur.

L’année d la rupture et aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse : » la nuit du mai  » et la La nuit de Décembre » . Suivront  » La nuit d’Aout » , la Nuit d’octobre » chefs -d’oeuvre d’un lyrisme  fascinant pour certains, insupportables pur d’autres.

Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850, l’académie française en 1852,sur l’insistance de Victor Hugo la mort enfin une nuit de mai 1857.

Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset, qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

Le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le nôtre , a été redécouvert par le XXe siècle. Il entre triomphant dans le XXI e siècle e ls siècles à venir.

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LES EPICURIENS

Posté par sylvie le 23 février 2009

LES EPICURIENS ET LA RECHERCHE DU PLAISIR

Si le plaisir, comme le dit Epicure, est le «  souverain bien » et le but de la morale, l’épicurisme n’est pourtant pas un appel à la débauche. Il s’agit au contraire d’une morale ascétique qui associe plaisir et vertu.

Dès leur naissance, les hommes recherchent spontanément le plaisir, par la sensation de bien être, et fuient la douleur. Epicure estime qu’il est naturel de rechercher le plaisir, car c’est vivre en conformité avec la nature. L’homme malheureux est celui qui a oublié la nature en lui et qui s’égare dans des désirs vains et artificiels. Il lui faut revenir aux exigences naturelles et laisser la nature en lui être juge du bien comme du mal, plutôt que de vouloir juger par lui-même de la voie à suivre.

C’est par la sensation du plaisir que la nature prononce en nous son jugement. S’il est naturel, le plaisir est ainsi limité : suivre la nature signifie rester dans les bornes que celle-ci impose. Pour ce faire, il convient de distinguer les désirs naturels des désirs vains, des désirs d’opinion. Certains désirs, enseigne Epicure, sont naturels et nécessaires ( boire ou manger), d’autres naturels non nécessaire ( désir sexuel ou esthétique), certains encore ni naturels ni nécessaires ( le désir de gloire ou d’opulence)..La poursuite de ces derniers conduit inévitablement les hommes à l’insatisfaction car ils sont déjà illimités et dépassent la norme naturelle.

Seule la satisfaction des désirs naturels et nécessaires est source d’un plaisir stable.

On a pu reprocher à Epicure de ne livrer qu’une définition négative du bonheur. Comment la privation ou l’absence de trouble pourraient-elles constituer le bonheur ? Cette absence de trouble est certes négative, mais comme le dit le philosophe français Marcel Conche commentant cette notion d’ataraxie «  l’absence de désordre est la positivité de l’équilibre » – Ainsi, le «  plaisir du ventre », c’est-à-dire la satisfaction des besoins vitaux, est la condition même de l’équilibre et de la sérénité. Pour être heureux, dira sobrement Epicure, il faut manger du pain et boire de l’eau. Le plaisir naturel est au fondement du bonheur véritable du sage. En effet, ne désirant rien qui excède les limites naturelles, celui-ci parvient à un état d’indépendance d’autarcie dans lequel le corps et l’âme s’équilibrent.

 

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PLATON

Posté par sylvie le 22 février 2009

LE PLUS INSAISISSABLE DES PHILOSOPHES

Il y’ a une énigme Platon  que les interprètes n’ont pas fini de débrouiller après vingt quatre siècles. Ces oeuvres si belles, si littéraires, si limpides , nous ne savons pas exactement quel est leur statut. L’homme Platon, avec sa pensée, se cache en effet dans son oeuvre sous les noms des interlocuteurs de ses dialogues, celui de Socrate en particulier. Il ne parle jamais en son nom propre , excepte dans des lettres dont l’authenticité a été contestée.. Le cas est unique dans l’histoire de la philosophie : lorsque Descartes écrit  » le discours de la méthode, » , Kant  » la critique de la raison pure  » ou Nietzsche  » la Naissance de la tragédie » , on sait que ces auteurs parlent en leur nom propre et qu’ils sont derrière chacune des pensées exprimées dans ces ouvrages. Rien de tel avec Platon…

Il aimait le pastiche, se plaisait a caricaturer le discours de tous ceux qu’il considérait comme des ennemis de la sagesse, vrais antiphilosophes .

La rencontre de Socrate décida du destin de Platon… Le Jeune Platon, aristocrate de naissance, brûla alors les tragédies qu’ils avait écrites.. La philosophie serait sa voie et sa vie. Mais si la fréquentation du maître détourne le jeune Platon d’une carrière de poète tragique, n’allons pas croire que l’appel de la dramaturgie été complètement étouffé. Platon n’a qu’une vingtaine d’années lorsque son maître bien aimé est condamné à mort. Il est tellement malade qu’il ne peut assister aux sublimes derniers moments du sage dans sa prison et qu’il rapporte lui même dans Phdédon. Cette condamnation et cette mort furent pour Platon un traumatisme qui décida peut être de toute sa pensée : que faut -il faire pour qu’un tel scandale ne puisse plus se reproduire ?

Comme Pythagore, Platon pense que la philosophie ne peut exister que dans une communauté d’hommes bien dirigée. Il n’est pas impossible de lire Platon comme un philosophe essentiellement politique. Platon avait caressé un rêve : celui de devenir le conseiller  du prince : celui de faire du prince un philosophe.. Le hasard aura voulu que Platon tombe sur un tyran Denys de Syracuse. Expérience amère : Platon fut vendu comme esclave par celui qu’il prétendait transformer en sage!!  Plus tard, Voltaire se plaindra d’être traité en domestique par le roi de Prusse.. Les philosophes ne se sont jamais vraiment rendus compte à quel point ils pouvaient énerver les gens du pouvoir ..  Ce n’ est pas parce qu’une pensée est nécessaire que son auteur est indispensable ..

Le platonisme est le modèle de tous les dualismes philosophiques  : le monde est cassé en deux parts inégales :

D’un coté  l’être, de l’autre l’apparence, d’un coté la réalité, de l’autre l’illusion, d’un coté la vérité, de l’autre le mensonge .

Philosopher c’est apprendre à mourir…en transcrivant cette phrase de Platon, Montaigne l’a tirée vers un sens stoïcien  qu’elle n’avait pas à l’origine ..  L’interprétation la plus simple consiste à dire : être sage, posséder la sagesse, c’est s’habituer à la pensée de la mort pour ne plus la craindre… Seulement, on n’apprend jamais vraiment à mourir ..

Platon plus profondément voulait dire ceci : comme il y’a deux mondes hors de l’homme ( l’intelligible e le sensible) , il y’a deux mondes en l’homme : l’âme , et le corps ..   Philosopher c’est oublier les soucis du corps au profit de l’âme, c’est mettre le corps entre parenthèses pour permettre à l’âme ainsi libéré de se déployer et d’atteindre les idées .. Philosopher, c’est mimer la mort .. L’homme sage joue la mort pour la déjouer ..

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Posté par sylvie le 22 février 2009

LES MASSACRES DU XX e SIECLE

L’histoire du XXe siècle restera marquée par de nombreux massacres qui se caractérisent par l’alliance de la cruauté et de la technologie.

GUERRES,MASSACRES ET GENOCIDES

Alors que la guerre se définit comme un affrontement violent entre puissances ennemies, le “ massacre” apparaît  comme la volonté délibéré de supprimer l’adversaire, voire, quand il devient “ génocide” , d’éradiquer un peuple ou une race. Cette notion déborde donc bien au-delà de celle de guerre.

L’humanité a connu de nombreux massacres. Toutefois le génocide du peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale restera emblématique d’une nouvelle forme de tuerie organisée à grande échelle, appuyée sur une véritable logistique et accompagnée d’une politique de propagande ne laissant rien au hasard..  On peut parler d’une “ rationalisation “ du massacre.

DEUX DEUX GUERRES MONDIALES A NOS JOURS

A coté de la déportation et du génocide des populations juive et tzigane par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, l’époque récente présente de nombreux cas de massacres collectifs : le génocide du peuple arménien par les Turcs ( 1915-1918), le massacre d’Oradour-sur Glane en juin 1944, celui de milliers d’officiers polonais à Katyn par la police de Staline.

En décembre 1946, les Nations unies ont fait entrer dans le droit international la notion de crime contre l’humanité, définie par la charte du Tribunal de Nuremberg qui jugeait les responsables du régime nazi.

En décembre 1948 elles ont précisé celle de crime de génocide, cela n’a pas empêché  la fin du XXe siècle de connaître de nouveaux massacres : celui des communistes en Indonésie par le régime de Suharto, de la population cambodgienne par les Khmers rouges, des victimes des dictatures d’Amérique Latine, massacres interethniques au Rwanda, exécution et viols massifs dans l’ex Yougoslavie .. Et tout prés de nous , l’Irak. ..

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CITATIONS DU SOIR

Posté par sylvie le 22 février 2009

 

 

L’homme est un loup pour l’homme tant qu’il n’a pas trouvé ce qu’il  est . …. PLAUTE

On ne traverse jamais deux fois la même riviere …….. HERACLITE

Les autres paient pour vos opinions, pas pour vos doutes …

Qui sommes nous si nous pensons avec la pensée des autres ?

Erreur n’est pas faute … On peut commettre une erreur et la corriger, mais ce serait une faute d’être conscient d’une erreur et de ne rien faire pour la corriger…  

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ROLAND BARTHES

Posté par sylvie le 21 février 2009

 ROLAND BARTHES  -1915 61980  – Ecrivain français

Ayant perdu son père très tôt, Roland Barthes grandit auprès de sa mère et suit des études classiques.

Attiré par les lettres et la philosophie, il découvre les œuvres de Marx, de Sartre et, plus tard, de Camus. Il en arrive alors à s’interroger sur le rôle et les signes de l’écriture littéraire au sein de la société (le Degré zéro de l’écriture, 1953). Alliant la psychanalyse à la linguistique et au structuralisme, il publie encore de nombreux essais, donnant naissance à une nouvelle forme de critique (Mythologie, 1957).

 Grand sémiologue, Roland Barthes est admis au Collège de France et y enseigne sa discipline jusqu’en 1980, date à laquelle il trouve la mort dans un accident de circulation.

 

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LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE PHILOSOPHIQUE

Posté par sylvie le 20 février 2009

LES GRANDS COURANTS DE PENSEE PHILOSOPHIQUE 1

-LE PLATONISME On appelle ainsi la philosophie de Platon et celle de ses disciples, c’est-à-dire la philosophie qui considère que le vrai monde, le monde réel, est celui des Idées absolues, par opposition au monde sensible, qui est celui de l’ignorance et de l’illusion. Aujourd’hui les seuls à pouvoir être vraiment platoniciens sont des mathématiciens (pas tous). Beaucoup de mathématiciens, en effet, pensent que les objets mathématiques ne sont ni des abstractions tirées de la réalité empirique, i des artifices inventés par l’esprit humain, mais des êtres véritables qui ont une existence indépendante, séparée.. Dans l’optique du platonisme mathématique, ce qu’un mathématicien trouve, il le découvre, il ne l’invente pas

… 2 -LES SOPHISTES C’est Platon, l’ennemi des sophistes qui leur a donné la détestable réputation qui leur est restée 2500 ans plus tard. Pour nous, un sophiste est un cynique qui se sert de son habileté à parler afin de faire passer pour vrai ce qui est faux et de persuader les naïfs qui l’écoutent.. A L’opposé du vrai philosophe, le sophiste ne croit pas à ce qu’il dit, car il est capable de plaider le contre aussi bien que le pour, n’hésitant pas utiliser raisonnements (justement appelés sophismes ».. Les sophistes se servent du langage comme d’un instrument au service du pouvoir de persuader sans se soucier de la vérité. Dans ses dialogues, Platon oppose à Socrate, le vrai philosophe, son porte parole, les sophistes, les faux philosophes qui ne cherchent qu’à avoir de l’influence sur les jeunes gens et acquérir le maximum d’argent. Platon est un ennemi résolu du relativisme, or les sophistes sont relativistes…Par ailleurs, l’opposition de Platon n’était pas seulement philosophique elle avait aussi des motivations politiques.. Les sophistes étaient des démocrates. Platon, ardent partisan du régime aristocratique, un démocrate ne peut être qu’un démagogue, un homme qui flatte les passions de la foule ignorante.

 3- LES CYNIQUES Dans l’antiquité, les cyniques se trouvaient de l’autre coté de la hiérarchie Sociale : des hommes libres, vivant parfois à la manière des SDF d’aujourd’hui , comme Diogène et qui adressaient aux riche et aux puissants de leur époque un regard et des paroles sans concession..

 4 – LE SCEPTICISME Le scepticisme est une école philosophique qui a eu plusieurs représentants à travers l’histoire de la pensée. Le scepticisme ne croit ni au caractère absolu de la vérité, ni a caractère objectif du bien .. Il représente un relativisme radical . L’opposé du scepticisme est le dogmatisme 

 5 – L’EPICURISME Cette école doit son nom au philosophe grec Epicure, dont l’idée principale est que le bonheur réside dans le plaisir,. On appelle hédonisme la philosophie qui, comme l’épicurisme, définit le bonheur par le plaisir.. Le plus grand plaisir pour Epicure, est celui qui résulte de la tranquillité. Epicure distinguait trois sortes de plaisir – les naturels et les nécessaires (boire comme on a soif)- ceux là, il faut les satisfaire. – Les naturels et les non nécessaires ( boire une bonne bière quand on soif ) ceux là, on peut les satisfaire avec modération. -Les non naturels et les non nécessaires ( comme boire encore quand on n’a plus soif) ceux la, le sage doit s’en abstenir absolument.. L’épicurisme est une sagesse dont le but est la tranquillité de l’âme; le bonheur est à l’opposé de l’agitation.. L’épicurisme est un matérialisme non parce qu’il prône le plaisir mais parce que , selon lui, toute réalité est matérielle.

 6 – LE STOICISME Ce courant de philosophie est l’un des principaux de l’antiquité grecque et romaine. Il a été illustré par deux hommes qui ont vécu aux deux extrêmes de l’échelle sociale : Epictète fut esclave, et Marc Aurèle empereur. Ce sont les stoïciens qui, les premiers , définirent leur philosophie comme un système, c’est-à-dire comme un ensemble ordonné de pensées traduisant la totalité du réel . La philosophie stoïcienne comprend : – une logique, qui donne les règles du raisonnement – une physique, qui rend compte de l’ordre de l’univers – Une éthique, qui délivre les règles de la vie bonne. Le stoïcisme est un panthéisme : il considère que l’univers matériel est de nature divine et rationnelle… Les êtres sont les étincelles d’une sorte de feu universel … La morale ( l’éthique) stoïcienne consiste à se conformer à cet ordre universel : la sagesse et le bonheur sont définis comme absence de passion (apathie).. Le stoïcisme est donc sur le plan moral, une sorte de fatalisme . Mais aussi il est une sorte de volontarisme , aujourd’hui nous disons encore «  supporter stoïquement la douleur » Le stoïcisme renvoie à l’idée d’un effort réalisé sur soi, d’une maître de soi, même dans la souffrance. L’idée morale du stoïcisme est la distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.. Ne dépend pas de nous tout ce qui nous arrive de l’extérieur : l’état de notre corps ( maladies, douleurs, mort, notre situation sociale , dépendent de nous nos représentations , nos pensées..

 7 – LE RATIONALISME Il s’agit de la philosophie selon laquelle : – il existe une réalité objective (le monde) que la raison humaine peut connaître. – L’être humain a grâce à sa raison la possibilité de maîtriser ses désirs. Le rationalisme est une philosophie optimiste tant sur le plan théorique que sur le plan pratique . Les grands philosophes de l’âge classique (Descartes, Spinoza, Leibniz) ont été des rationalistes.

8 – L’EMPIRISME Il s’agit de la philosophie selon laquelle les idées qui constituent la connaissance et les règles de la vie pratique sont issues de l’expérience . L’empirisme a été dominant en Angleterre (Locke, Hume). 14 – LE LIBERALISME -

 9 LE REALISME Il s’entend de la philosophie selon laquelle il existe une réalité de soi indépendamment des idées qu’on peut en avoir. Selon le réalisme, la planète Neptune existait avant qu’on ne la découvre. Le réalisme est opposé à l’idéalisme.

10 – L’IDEALISME C’est la philosophie selon laquelle ce qu’on appelle «  la réalité » est une représentation de notre esprit.

11 – LE MATERIALISME Il s’agit de la philosophie selon laquelle l’ensemble de la réalité est de nature matérielle :l’esprit et les idées ne constituent pas une réalité indépendante.. Ils ne sont que des effets de la matière… 12 -

LE MECANISME (ou mécanicisme) Il s’agit de la conception selon laquelle l’organisme vivant n’est qu’une machine perfectionnée. La théorie défendue par Descartes de l’animal machine est mécaniste.: puisque l’animal est dépourvu d’âme, son corps n’est qu’une machine.. Le mécanisme réduit la vie à un phénomène physico-chimique. Il s’oppose au vitalisme.

 13 LE VITALISME C’est la conception selon laquelle l’organisme vivant n’est pas réductible à une machine.. Seule une «  force vitale » supérieure aux simples mécanisme peut expliquer les grandes fonctions du vivant .. Il s’oppose au mécanisme.

14 LE LIBERALISME Il s’entend à la fois d’une philosophie et d’une idéologie de la liberté.. Le libéralisme affirme la souveraineté de l’individu face aux pouvoirs des Etats et de l’église..

 15 – LES LUMIERES Cette expression désigne le grand courant d’idées qui a balayé l’Euripe au XVIII siècle et a constitué le passage entre l’âge classique et les temps modernes.. Les Lumières accomplissent l’humanisme, apparu au XVIe siècle, à l’époque de la Renaissance. Elles tendent à mettre l’homme à Laplace de Dieu . Elles inventent une philosophie de l’histoire dans laquelle le progrès s’étend à tous les domaines politique, moral et intellectuel .

16 L’UTILITARISME Il s’agit de la philosophie introduite parle philosophe anglais Jeremy Bentham et développée par son disciple John Stuart Mill. Elle définit le bonheur le «  calcul des plaisirs », la vie la plus heureuse étant celle qui contient le maximum de satisfactions et le minimum d’insatisfactions.

17 LE PRAGMATISME C’est une philosophie d’origine américaine reposant sur l’idée que l’efficacité constitue le meilleur critère de la vérité d’une théorie. Selon le pragmatisme, le fait qu’une «  technique » marche est la meilleure preuve que les idées qui ont permis sa construction sont vraies.

 18 LA PHENOMENOLOGIE Au XXe siècle, un philosophe allemand, Edmund Husserl, a introduit une nouvelle philosophie, qu’il a appelée «  phénoménologie » et qui avait pour ambition l’analyse rigoureuse du travail de la conscience. Chez les philosophes influencés par Husserl, comme Sartre, Merleau-Ponty, la phénoménologie se résumait volontiers au mot d’ordre du «  retour aux choses mêmes ». Contre une tradition idéaliste et rationaliste qui avait tendance à oublier la vie quotidienne au profit des idées abstraites; la phénoménologie se conçoit comme une description et une réflexion de l’existant humain dans ses modalités les plus concrètes…

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SHAKESPEARE

Posté par sylvie le 20 février 2009

Il aimait la mort et ses ombres promesses,
Avenir incertain d’un garçon en détresse,
Il voulait mourrir, laisser partir sa peine,
Oublier tous ces jours à la même rengaine…

Elle aimait la vie, heureuse d’exister,
Voulait aider les gens et puis grandir en paix,
C’était un don du ciel, toujours souriante
Fleurs et nature, qu’il pleuve ou qu’il vente

Mais un beau jour la chute commença,
[Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie et il aimait la mort
Qui d’entre les deux allait être plus fort?

Ils s’aimaient tellement, ils auraient tout sacrifiés,
Amis et famille, capables de tout renier
Tout donner pour s’aimer tel était leur or,
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort…

Si différents et pourtant plus proches que tout,
Se comprenant pour protéger un amour fou,
L’un ne rêvait que de mourrir et s’envoler,
L’autre d’une vie avec lui, loin des atrocités…

Fin de l’histoire: obligés de se séparer,
Ils s’étaient promis leur éternelle fidélité
Aujourd’hui, le garçon torturé vit pour elle
Puisque la fille, pour lui a rendu ses ailes…

Il aimait la mort, elle aimait la vie
Il vivait pour elle, elle est morte pour lui… »

‘William Shakespeare’

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