• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 14 février 2009

MARCEL PROUST

Posté par sylvie le 14 février 2009

Marcel Proust est ne le 10 juillet 1871 dans la maison de son grand oncle maternel , Louis Weil, a Auteuil.  Son père  est devenu médecin après avoir fait des études au seminaire; il épouse une jeune fille d’origine alsacienne. Un soir qu’Adrien Proust rentre chez lui,une balle tirée par un   insurgé l’atteint à la jambe.. Sa femme en apprenant cet  événement est saisie d’une telle frayeur que l’enfant qu’elle met au monde en portera le stigmates toute sa vie, cet enfant c’est Marcel Proust.

Marcel maladif, Marcel fragile pour qui le printemps devient la plus triste des saisons – les pollens libérés par les fleur dans les premiers beaux jours provoquent chez lui de terribles crise d’asthme. A neuf ans, alors qu’il rentre d’une promenade au bois e Boulogne avec ses parents, il étouffe, sa respiration ne revient pas, son père le voit mourir ! un ultime sursaut le sauve… Voilà maintenant la menace qui plane sur l’enfant, sur ‘homme plus tard: la mort peut le saisir dès le retour du printemps , à la fin d’une promenade, n’importe quand, si ne crise d’asthme et trop forte! Marcel effectue pourtant son service militaire au 76 e régiment d’infanterie, à Orleans. Revenu à la vie civile, il suit des cours à la Sorbonne et dans un institut libre de science politique. Tout cela n’est rien . Ce qu’il sait, sur ce qu’il sent, c’est qu’il est écrivain, et que le temps presse.

« A la recherche du temps perdu » est une construction impressionnante, fascinante , ou deux cents personnages se croisent, évoluent, et semblent à chaque page, inviter le lecteur à les rejoindre.

Marcel Proust fréquente le mode bourgeois et l’aristocratie. Il accumule ainsi le matériau nécessaire à la construction de son oeuvre : une conscience plonge en elle même, recueille tout ce que le temps vécu y  a laissé intact et se met à reconstruire, à donner vie à ce qui fut ébauches et signes. Lent et patient travail de déchiffrage, somme s’il fallait en tirer plan nécessaire et unique d’un genre qui ‘a pas de précédent, qui n’aura pas de descendanc: celui d’une cathédrale du temps. Pourtant, rien du gothique répétitif dans cette recherche, rien e pesant de roman- rien du roman non plus, pas d’intrigue, d’exposition, de noeud, de dénouement.

Pendant quinze ans, ans sa chambre tapissée de liège,, potes fermées, Proust écrit, ne cesse de modifier , de retrancher, d’ajour en collant sur les pages initiales le fameuses paperolles que l’imprimeur redoute.  Plus e deux cents personnages vont vivre sous la plume de Proust, couvant quatre générations..

En 1913,paraît le premier tome de l’oeuvre » Du côté de chez Swann ».  L’année suivante, Proust perd son secrétaire et ami dans un accident d’avion. Ce deuil, surmonté par l’écriture traverse certaines des pages les plus émouvantes et les plus pure de  » La recherche. »  En 1919 il obtient le prix Concourt. Il ne reste à Proust que trois années à vivre. Il écrit, e cesse d’écrire,élaborant dans le silence de sa chambre de liège ces phrases admirables en spirales ou en volutes qui forent la mémoire jusqu’à ‘insécable noyau de l’émotion. Voilà le génie proustien : le style, l’absolu d’une élégance insoupçonnée dans la langue française avant lui , et cette allure inimitable que tant d’apprentis ont tenté d’imiter , demeurant apprentis.

En 1922 Marcel Proust tombe malade, victime ‘un refroidissement. Le médecin consulté lui ordonne du repos, lui prescrit des médicament. Mais Proust ne veut entendre parler ni de l’un ni des autres : il corrige son prochain roman :  » Albertine disparue » Et ces corrections l’absorbent tout entier . Il a la fièvre, mais ne veut pas garder le lit. Toujours debout, du matin au soir et une partie de la nuit, malgré les supplications de Céleste.  Il va mourir à la tâche, après avoir confié son oeuvre à son frère Robert Proust et à Jacques Rivière, éditeur chez Gallimard, beau frère d’Alain Fournier.

Le 18 novembre 1922 Marcel Proust s’est probablement glissé dans le lignes où il nous avait fait vivre la fin de l’un de ses personnages : l’ écrivain Ergot. Il a du quitter le monde ainsi, emportant avec lui le petit pan de mur  jaune qu’on ne peut plus contempler, dans le tableau  de e Vermeer, sans penser à lui… Ainsi vivant….

Publié dans LITTERATURE | Pas de Commentaire »

 

Les chroniques de Wenceslas... |
Aşk Desem Az Gelir |
Quelques textes des étudian... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les écrits de Shok Nar
| kantinof
| quelques mots parmi tant d'...