LES GRANDS ECRIVAINS

ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

Un surdoué,Musset !un élève modèle  au lycée Henri IV. I n’a pas dix sept ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine  au concours général. Il n’a dix huit ans lorsqu’il et introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cénacle, crée par Hictor Hugo, déjà célèbre.

Musset est  alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillant qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis, de soupers en nuits folles.

Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. I faut penser à exercer un métier,un vrai , plus tard.Musset commence des études de médecine, de dessin, de musique . Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

En décembre 1829 c ‘est la gloire le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser .

Il n’a que dix neuf ans. On souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois  semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil «   contes d’Espgne et d’Italie » , la critique n’est pas tendre : on reproche au jeune Musset sa liberté insolente dans l’écriture,la distance à la fois habile et fier qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa  légèreté.

Sollicité , Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre Le premier décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » la Nuit vénitienne » copieusement sifflée! Sa déception et immense: il décide de ne plus écrire pour la scène.

1832  -  le 8 avril, son père meurt du cholera. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 , il publie  » spectacle dans un fauteuil, qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues.

Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passion folle et presque furieuse., le tourbillon qui semble d’abord élever  George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6 mars 1835.

Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’oeuvre: Lorenzaccio : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce, ne sera représentée, expurgée, qu’en 1896 trente neuf ans après la mort de son auteur.

L’année d la rupture et aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse : » la nuit du mai  » et la La nuit de Décembre » . Suivront  » La nuit d’Aout » , la Nuit d’octobre » chefs -d’oeuvre d’un lyrisme  fascinant pour certains, insupportables pur d’autres.

Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850, l’académie française en 1852,sur l’insistance de Victor Hugo la mort enfin une nuit de mai 1857.

Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset, qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

Le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le nôtre , a été redécouvert par le XXe siècle. Il entre triomphant dans le XXI e siècle e ls siècles à venir.

2 Réponses à “LES GRANDS ECRIVAINS”

  1. BEHRI 1 mars 2009 à 14:24 #

    Je vous remercie pour l’effort que vous faites pour partager et faire aimer la littérature francaise…ET j’aimerais savoir si possible ce que vous signifiez par » Musset entre triomphant ds le xxi siecle…? S’agit-il là dans gloire enfin reconnue? OU, D’un poète dont l’oeuvre s’inscrit (au temps présent et à venir)comme incotournable dans l’histoire du genre …merci

  2. BEHRI 1 mars 2009 à 14:30 #

    nb,  » la nuit de mai » a été reprise par Aragon ds les yeux d’Elsa…thème actualisé pour dire l’amertume de la capitulation…et cette nuit où il n’avait jamais nuit…
    Un signe (intertextuel), peut-être, de l’intemporalité du discours poétique.

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