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LA THERAPIE DU BONHEUR

Posté par sylvie le 11 avril 2009

ON N’AIME VRAIMENT QUE SANS CONDITION

Nous avons tous plus ou moins tendance à penser que, sans les autres, sans leur agressivité, sans les diverses pressions ou chantages affectifs qu ils exercent sur nous, nous serions les plus heureux des hommes.  » si j’étais seul sur une île déserte, s’imagine t’ont naïvement, au moins je serais tranquille et je pourrai mener ma vie comme bon me semble. »

Pourtant, il suffit d’un second regard pour s’apercevoir que ce rêve est aussi absurde impossible. L’autre existe : c’est un fait,une réalité incontournable avec laquelle nous devons nous accommoder. 3 jeu peux bien aller m’enterrer dans une grotte ou méditer en ermite dans le desert du Hoggar, l’autre n’en existera pas moins. Pas seulement  » ailleurs » mais en moi, comme nous l’a trouvé la psychologie moderne. Nous n’y pouvons rien. J’ai besoin du monde puisqu’il est là. J’ai besoin de l’autre, puisqu’il existe. La partie ne saurait être indépendante du tout ».

Vouloir nier l’autre est une illusion complète. Si vous êtes dans un compartiment et que vous faites semblant de dormir  pour ne pas parler avec votre voisin, vous croyez  peut être ne pas communiquer. Pourtant, vous communiquez encore dans votre refus de communiquer. Quand deux personnes n’arrivent as à s’entendre et se disent  » c’est inutile, nous n’avons plus rien à nous dire » elles viennent pourtant  de se parler. Voir en l’autre un adversaire c’est donc s’enfermer dans un choix impossible  et se condamner  irrémédiablement aux conflits et au malheur.  L’autre fait partie du jeu !

Si nous avons tellement peur de l’autre, c’est que nous nous croyons séparés de lui. Tout le chemin consiste à prendre conscience qu’il n’y a pas de séparation mais seulement une différence . Nous sommes tous faits du même matériau.  Les scientifiques disent que le monde est fait d’atomes dont l’arrangement et différent mais qui ne sont pas séparés de la trame même de l’univers. Les mystiques ne disent pas autre chose depuis des millénaires.

Aborder l’autre de cette manière, c’est faire de notre rencontre une joie de la reconnaissance, et non une inquiétude de l’exclusion.  » Si je sais que, sous e masque, partout c’est un autre  » soi » alors je peux trouver partout du plaisir et de la joie ». Lorsque les enfants jouent  cache cache, le vrai bonheur, c’est pour eux de trouver celui qui se cache si bien que personne ne le découvre .. ;

 » Si l’autre est mon égal alors je peux logiquement que l’aimer et le respecter… , on dit aussi qu’il faut aimer son prochain comme soi même … Quand on a dit cela, on a tout dit . Une chose pourtant : aimer l’autre comme soi même  cela signifie aussi plus ni moins… Nous sommes semblables  aux autres mais en même temps différents….C’est cette variété inépuisables des êtres  qui permet le jeu et qui donne toute sa richesse au monde. En détruisant l’autre, j’appauvris forcément le monde donc je m’appauvris moi même. Le racisme, la xénophobie,  l’intolérance sont des positions autodestructrice car vouloir faire disparaître la différence c’est se priver de son propre capital.

La seule solution envisageable, du point de vue socio économique, c’est à dire en clair, humain, c’est donc l’amour de l’autre. A condition que cette attitude suppose la distinction entre les êtres et non leur confusion ou leur annihilation, même au nom d’un amour passionné. Je crois que c’est Sacha Guitry qui disait :  » l’amour, c’est deux êtres  qui n’en font plus qu’un.. Je veux bien,mais lequel ? « …..

Et, en effet, de quelle sorte d’amour nous parlerons, qui suppose que l’un soit phagocyté par l’autre , ou que les deux fusionnent en un seul ? Cette disparition entrainer définition la monotonie : il y’a réduction et appauvrissement là où il devrait y avoir expansion et enrichissement

A mon sens, on nous a trop raconté que l’amour c’était avoir besoin de l’autre.. Ne voit-on pas que cette conception  implique une dépendance, voire une double dépendance, et donc une terrible restriction  » esclave de l’amour » .. Je me retrouve enchaîné . Tôt ou tard, j’en ferai grief à ma ou mon partenaire.. Viendront alors la rancune et la frustration.

La vraie difficulté de l’amour,ce n’est pas tant de le trouver, il est partout. C’est d’apprendre à vivre sans condition. Je ne dois rien à la personne que j’aime, elle ne me doit rien parce que je l’aime. Pour être véritablement heureux, nous devons vivre  dans la relation, et non dans la dépendance.

L’amour ce n’est as avoir besoin de l’autre, c’est choisir seul avec qui on veut vivre son besoin. Ce n’est pas du tout la même chose. Dans le deuxième cas,  » je reste indépendant, je continue de choisir, si bien que je n’amoindris en rien mes chances de bonheur. C’est parce que je peux quitter ma femme à tout instant que je peux choisir de rester.. Je n’ai as de mission envers l’autre » …

L’amour a comme condition sine qua non la liberté. Il faut apprendre à aimer en se préservant soi même…

 

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