MA PENSEE DU SOIR

Posté par sylvie le 16 avril 2009

MA PENSEE DU SOIR

Vous pouvez tromper  tout le monde un certain temps,

Vous pouvez tromper quelques personnes un certain temps

Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps………..ABRAHAM LINCOLN

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LES BEATTLES

Posté par sylvie le 15 avril 2009

En enregistrant plus d’un album par an en moins de dix ans de collaboration, Les Beatles forment le groupe le plus populaire de l’histoire de la musique. Auteurs de succès inoubliables, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr continuent, trente ans après leur séparation, de susciter la passion. Une légende que rien n’arrêtera.

Liverpool

L’histoire du groupe le plus mythique commence à Liverpool en 1957, quand John Winston Lennon, âgé de 17 ans, fonde le groupe The Quarry Men avec  James Paul McCartney, de deux ans son cadet. Les deux jeunes hommes ignorent alors le destin qui les attend. Accompagnés de George Harrison, les Quarry Men parviennent à faire leur première apparition télévisée en 1959, alors qu’aucun d’entre eux n’a une réelle expérience musicale. Un an après, le batteur Pete Best les rejoint pour former le groupe Johnny and The Moondogs, qui deviendra rapidement The Beatles, un groupe reconnu et adulé dans toute la région. C’est pourtant à Hambourg en Allemagne que les comparses vont faire leurs réels débuts scéniques en 1961. Puis ils retournent l’année suivante, forts de leur succès européen, dans leur Liverpool natal, où ils se produisent au Cavern Club, devenu depuis un lieu emblématique. Ils y font la connaissance de leur manager et ami Brian Epstein, qui décèdera malheureusement cinq ans plus tard, restant à jamais le cinquième Beatles.

La carrière du groupe commence alors à se dessiner, quand Pete Best quitte la formation en août 1962, et se fait remplacer par Richard Starkey, dit Ringo Starr. Cet événement surprenant va pourtant contribuer à l’essor des Beatles. En effet, dès l’automne 1962, « Love Me Do », le premier 45 tours du groupe cartonne dans toute l’Angleterre. Ce succès est dû aux qualités musicales du morceau, mais également à l’image étonnante de ses membres, qui se démarquent alors des grandes voix américaines du rock’n'roll telles que Elvis Presley ou Chuck Berry. Le costume-cravate des plus « british » et les paroles tendres de leur chanson plaisent davantage au public de l’île, qui voit en ces jeunes garçons les gendres idéaux.

Beatlemania

Dès leurs débuts, ceux qu’on appelle également les Fab Four, connaissent un succès phénoménal au point de rendre le public hystérique. Leurs tubes s’enchaînent à une vitesse folle et en font les idoles des années 1960 en quelques mois. Le rythme et les textes de « Please Please Me », « She Loves You », « I Want To Hold Your Hand » et « I Saw Her Standing There » entre autres, sont si efficaces, qu’en quelques mois, les Beatles sortent trois albums et de nombreux 45 tours. Dès 1964, la Beatlemania dépasse même les frontières de l’Angleterre, envahit toute l’Europe et traverse l’Atlantique jusqu’aux Etats-Unis. Ainsi, les tournées mondiales s’enchaînent à n’en plus finir, avec un passage à l’Olympia en France et au Ed Sullivan Show outre-atlantique qui attirent les foules par milliers. Le groupe est désormais le plus important dans le monde et ouvre la voie internationale à d’autres artistes britanniques, comme the Rolling Stones, the Animals et the Kinks. Le succès de « Can’t Buy Me Love », « Yesterday », « A Hard Day’s Night », « Ticket To Ride » et « Help, We Can Work In Out » est tel que les Beatles reçoivent  en 1965 la médaille de membre de l’Empire Britannique de la main de la reine d’Angleterre elle-même. Lennon osera même déclarer à cette époque : « Nous sommes plus célèbres que Dieu ».

Mais l’ambiance frénétique qui se dégage des tournées lasse vite le groupe.
Après le concert à San Francisco le 29 août 1966, il décide de se consacrer aux enregistrements en studio, et l’année suivante voit naître Sergent’s Pepper Lonely Hearts Club Band, le premier album concept de l’histoire du rock. Avec 4 Grammys Awards, dont celui du meilleur album, leur huitième opus prouve une nouvelle fois les qualités musicales et poétiques des Beatles à travers de nombreux titres phares comme « Strawberry Fields Forever », « Lucy In The Sky With Diamonds » et « With A Little Help From My Friends » qui s’enchaînent sans temps mort autour d’un même thème. La même année 1967, Lennon et ses acolytes tournent le film « Magical Mistery Tour » et commercialisent l’album des chansons. Ce n’est pas la première expérience cinématographique des Beatles puisqu’en 1964 déjà, ils étaient les vedettes du film musical « A Hard Day’s Night », et en 1965, de « Help ! ».

La décadence

En 1968, le quatuor enregistre un double album  White Album, qui devient légendaire grâce aux tubes « Ob-La-Di, Ob-La-Da », « Back in USSR », « Blackbird » et « Helter Skelter ». Mais le succès engendre vite l’orgueil chez les musiciens qui commencent à ne plus s’entendre, notamment Lennon et McCartney, dont les conflits nuisent au groupe. C’est d’ailleurs à ce moment que John Lennon découvre de nouveaux horizons artistiques avec sa compagne Yoko Ono et s’écarte des Beatles. De plus, l’annonce de consommation de drogue, qui n’a pas épargné les Fab Four, considérés pourtant comme un groupe de rock sage, choque le public et n’arrange rien au déclin de leur travail. Si chacun pense déjà à une carrière solo, le quatuor continue tout de même à enregistrer des disques ensemble au cours de séances longues et difficiles. Ainsi, en 1968 paraît le talentueux Abbey Road et deux ans plus tard, Let It Be, pour la sortie duquel Paul annonce officiellement la séparation des Beatles. Des millions de fans sont sous le choc. Les quatre Anglais laissent derrière eux huit années de folie et des centaines de tubes.

La vie du groupe n’est pourtant pas terminée puisque : depuis leur séparation, les ventes de disques et de produits dérivés se poursuit. De plus, les fans trouvent leur bonheur dans les carrières solo de chacun des Beatles. Si Ringo Starr se fait plutôt discret, et se lance dans le cinéma, les autres musiciens réussissent le pari d’une nouvelle carrière. George Harrison ne cessera d’écrire et d’enregistrer jusqu’à sa mort récente, le 29 novembre 2001. John Lennon, de son côté, continue de travailler avec sa compagne Yoko et s’engage pleinement contre la violence et la guerre. La naissance de leur fils en 1975 l’éloigne des médias, et il faut attendre 1980 pour que Lennon sorte un nouvel album Double Fantasy. Mais le 8 décembre 1980, un déséquilibré mental le tue en plein New York. La plus brillante carrière reste celle de Paul McCartney, qui, après avoir fondé le groupe des Wings avec son épouse Linda, a mené une carrière solo exceptionnelle. A plus de soixante ans, la chance et le talent en ont fait le seul véritable survivant des Beatles.

DANS MON AUTRE BLOG : HEMINGWAY (voir liens)

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Posté par sylvie le 14 avril 2009

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IL FAUT ADMIRER LES BEAUTES DE LA NATURE //

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MA PENSEE DU SOIR

Posté par sylvie le 14 avril 2009

MA PENSEE DU SOIR

Maîtriser sa vie,

C’est aussi apprendre

A se faire plaisir

Mais ne pas vivre

Que pour le plaisir . 

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Posté par sylvie le 13 avril 2009

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LA THERAPIE DU BONHEUR

Posté par sylvie le 11 avril 2009

ON N’AIME VRAIMENT QUE SANS CONDITION

Nous avons tous plus ou moins tendance à penser que, sans les autres, sans leur agressivité, sans les diverses pressions ou chantages affectifs qu ils exercent sur nous, nous serions les plus heureux des hommes.  » si j’étais seul sur une île déserte, s’imagine t’ont naïvement, au moins je serais tranquille et je pourrai mener ma vie comme bon me semble. »

Pourtant, il suffit d’un second regard pour s’apercevoir que ce rêve est aussi absurde impossible. L’autre existe : c’est un fait,une réalité incontournable avec laquelle nous devons nous accommoder. 3 jeu peux bien aller m’enterrer dans une grotte ou méditer en ermite dans le desert du Hoggar, l’autre n’en existera pas moins. Pas seulement  » ailleurs » mais en moi, comme nous l’a trouvé la psychologie moderne. Nous n’y pouvons rien. J’ai besoin du monde puisqu’il est là. J’ai besoin de l’autre, puisqu’il existe. La partie ne saurait être indépendante du tout ».

Vouloir nier l’autre est une illusion complète. Si vous êtes dans un compartiment et que vous faites semblant de dormir  pour ne pas parler avec votre voisin, vous croyez  peut être ne pas communiquer. Pourtant, vous communiquez encore dans votre refus de communiquer. Quand deux personnes n’arrivent as à s’entendre et se disent  » c’est inutile, nous n’avons plus rien à nous dire » elles viennent pourtant  de se parler. Voir en l’autre un adversaire c’est donc s’enfermer dans un choix impossible  et se condamner  irrémédiablement aux conflits et au malheur.  L’autre fait partie du jeu !

Si nous avons tellement peur de l’autre, c’est que nous nous croyons séparés de lui. Tout le chemin consiste à prendre conscience qu’il n’y a pas de séparation mais seulement une différence . Nous sommes tous faits du même matériau.  Les scientifiques disent que le monde est fait d’atomes dont l’arrangement et différent mais qui ne sont pas séparés de la trame même de l’univers. Les mystiques ne disent pas autre chose depuis des millénaires.

Aborder l’autre de cette manière, c’est faire de notre rencontre une joie de la reconnaissance, et non une inquiétude de l’exclusion.  » Si je sais que, sous e masque, partout c’est un autre  » soi » alors je peux trouver partout du plaisir et de la joie ». Lorsque les enfants jouent  cache cache, le vrai bonheur, c’est pour eux de trouver celui qui se cache si bien que personne ne le découvre .. ;

 » Si l’autre est mon égal alors je peux logiquement que l’aimer et le respecter… , on dit aussi qu’il faut aimer son prochain comme soi même … Quand on a dit cela, on a tout dit . Une chose pourtant : aimer l’autre comme soi même  cela signifie aussi plus ni moins… Nous sommes semblables  aux autres mais en même temps différents….C’est cette variété inépuisables des êtres  qui permet le jeu et qui donne toute sa richesse au monde. En détruisant l’autre, j’appauvris forcément le monde donc je m’appauvris moi même. Le racisme, la xénophobie,  l’intolérance sont des positions autodestructrice car vouloir faire disparaître la différence c’est se priver de son propre capital.

La seule solution envisageable, du point de vue socio économique, c’est à dire en clair, humain, c’est donc l’amour de l’autre. A condition que cette attitude suppose la distinction entre les êtres et non leur confusion ou leur annihilation, même au nom d’un amour passionné. Je crois que c’est Sacha Guitry qui disait :  » l’amour, c’est deux êtres  qui n’en font plus qu’un.. Je veux bien,mais lequel ? « …..

Et, en effet, de quelle sorte d’amour nous parlerons, qui suppose que l’un soit phagocyté par l’autre , ou que les deux fusionnent en un seul ? Cette disparition entrainer définition la monotonie : il y’a réduction et appauvrissement là où il devrait y avoir expansion et enrichissement

A mon sens, on nous a trop raconté que l’amour c’était avoir besoin de l’autre.. Ne voit-on pas que cette conception  implique une dépendance, voire une double dépendance, et donc une terrible restriction  » esclave de l’amour » .. Je me retrouve enchaîné . Tôt ou tard, j’en ferai grief à ma ou mon partenaire.. Viendront alors la rancune et la frustration.

La vraie difficulté de l’amour,ce n’est pas tant de le trouver, il est partout. C’est d’apprendre à vivre sans condition. Je ne dois rien à la personne que j’aime, elle ne me doit rien parce que je l’aime. Pour être véritablement heureux, nous devons vivre  dans la relation, et non dans la dépendance.

L’amour ce n’est as avoir besoin de l’autre, c’est choisir seul avec qui on veut vivre son besoin. Ce n’est pas du tout la même chose. Dans le deuxième cas,  » je reste indépendant, je continue de choisir, si bien que je n’amoindris en rien mes chances de bonheur. C’est parce que je peux quitter ma femme à tout instant que je peux choisir de rester.. Je n’ai as de mission envers l’autre » …

L’amour a comme condition sine qua non la liberté. Il faut apprendre à aimer en se préservant soi même…

 

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QUELQUES RECITS PITTORESQUES

Posté par sylvie le 9 avril 2009

HISTOIRE D’OEDIPE

Laios, roi de Thebes, voulait un fils malgré l’oracle qui lui avait annoncé le pire des malheurs, ce fils le tuerait lui et son père, et coucherait avec sa mère. Laios désobéit à l’interdiction de l’oracle, mais, pris de peur, il décida à la naissance du bébé de l’abandonner aux bêtes sauvages.

Le garçon, au lieu de mourir, fut recueilli par un berger, puis adopté  par le roi et la reine de Corinthe. Parvenu à l’âge de l’adolescence, il consulta l’oracle pour connaître son avenir : l’ Oracle lui annonça qu’il tuera son père et épousera sa mère. Or, Oedipe (tel était son nom) croyait que son père et sa mère etaient le roi et la reine de  Corinthe  qui l’avaient adopté. Pensant déjouer l’oracle,( la voix du destin) ,il quitta son foyer  pour ne plus revoir ceux qu’ils croyaient ses parents

A un carrefour de route, Oedipe se prit de querelle avec un étranger qu’il tua. L’étranger était le roi de Thèbes, son père, mais Oedipe ne le savait pas. Dans la campagne,un monstre sévissait: le  » sphinx » tuait et mangeait  tous ceux qui passaient à sa portée s’ils ne savaient pas répondre à son énigme:  » quel est l’animal qui , le matin marche à quatre pattes, le midi  se tient sur deux pattes, et le sir en a trois ? »  jusqu’alors personne  n’avait su répondre à l’énigme du sphinx jusqu’à Oedipe qui donna la réponse juste : c’est l’homme. Symbole profond : Oedipe , qui ne sait même pas qui il est, car il ne connaît pas ses vrais parents  est celui dans l’abstrait qui connaît  » l’homme » 

Accueilli en héros à Thèbes, Oedipe épousa la reine devenue veuve depuis que son  mari a été tué sur la route : cette reine n’était autre que la propre mère d’Oedipe , qui, sans le savoir avait réalisé les deux prédictions de l’oracle: il avait tué son père, et épousé sa mère est avais commis les deux crimes les plus graves, ceux qui suscitent dans toute société, avant la notre, le plus d’horreur : le parricide et l’inceste.

Freud reprit cette histoire pour dire que loin d’être un monstre de théâtre, Oedipe est n’importe qui, que si son histoire nous touche, c ‘est parce que c’est la notre à nous tous : le petit garçon désire avoir sa mère à lui tout seul et éliminer son père, son rival.Ainsi Oedipe réalise ce que chacun désire en secret. Freud a appelé  » complexe d’oedipe » l’association de ces deux désirs  qui, normalement sont évacués mais qui marquent profondément le psychisme  humain.

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LE POUVOIR DES MOTS

Posté par sylvie le 8 avril 2009

Le Pouvoir des Mots

Un orateur parle du pouvoir de la pensée positive et des mots.

Un participant lève la main :

- Ce n’est pas parce que je vais dire bonheur, bonheur, bonheur ! que je vais me sentir mieux, ni parce que je dis malheur, malheur, malheur ! que je me sentirai moins bien : ce ne sont que des mots, les mots sont en eux-mêmes sans pouvoir…

L’orateur :

- Taisez-vous espèce d’idiot, vous êtes incapable de comprendre quoi que ce soit !

Le participant, comme paralysé, change de couleur et s’apprête à faire une répartie cinglante :

- Pour qui vous prenez-vous espèce de…

L’orateur lève la main :

- Je vous prie de m’excuser. Je ne voulais pas vous blesser. Je vous prie d’accepter mes excuses les plus humbles.

Le participant se calme.

L’assemblée murmure, il y a des mouvements dans la salle.

L’orateur :

- Vous avez la réponse à la question que vous vous posiez :
- Quelques mots ont déclenché chez vous une grande colère.

- D’autres mots vous ont calmé.

- Comprenez-vous mieux le pouvoir des mots ?

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SOCRATE

Posté par sylvie le 2 avril 2009

Thème déjà abordé , mais j’aime tout particulièrement ce philosophe…SOCRATE, L’EXEMPLE DEVENU MODELE

LE PÈRE DE LA PHILOSOPHIE

Socrate est un cas singulier dans l’histoire de la philosophie : il est le seul philosophe parmi les plus connus à n’avoir rien écrit, parent en cela de Bouddha et de Jésus , qui ne furent pas des philosophes. Platon a été son évangéliste. C’est lui, en effet, qui a fait de Socrate son maître et le père de la philosophie grecque.

Pourquoi cette position originaire ? Parce que Socrate fut le premier à centrer sa réflexion sur l’humain, et seulement sur l’humain : rien de ce qui est humain ne lui fut étranger. En ce sens, c’est bien Socrate et non les présocratiques qi fixe la philosophie dans le cadre de la pensée occidentale : la philosophie répond moins à la question de la nature des choses ( la science se chargera de cette physique) .

L’IRONIE SOCRATIQUE

Cet art de l’interrogation s’appelle ironie, parce qu’aussi la feinte n’en est pas absente.

«  La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien! Mais eux, les spécialistes » qui prétendent savoir, ils en savent moins moins que moi , parce qu’ils ne savent même pas qu’ils ne savent rien » disait Socrate. En d’autres termes, celui qui dit savoir ignore tandis que celui qui dit ignorer sait, car le premier ne sait même pas qu’il ignore tandis que celui qui dit ignorer sait au moins cela. Ce n’est là que l’un des paradoxes qui émaillent les ouvrages de Platon qui, presque tous, font de Socrate le personnage principal.

 

« il y’a des hommes qui peuvent plus facilement compter leurs moutons que savoir qui sont leurs amis » … SOCRATE

 

LES PARADOXES SOCRATIQUES;

POUR APPRENDRE IL FAUT DÉJÀ SAVOIR

Comment, en effet, celui qui ne saurait rien pourrait-il chercher ce qu’il ignore , On peut confirmer cette thèse par l’expérience du dictionnaire : pour prendre connaissance d’une définition d’un mot dont on ignore le sens, il faut connaître le sens des mots de la définition( si j’ignore le chinois par exemple, je ne peux saisir la moindre définition de cette langue.

IL EST MEILLEUR DE SUBIR L’INJUSTICE QUE DE LA COMMETTRE

Les sophistes qui sont les interlocuteurs de Socrate pensent que celui-ci se paie leur tête en affirmant cela. Tout dépend évidemment du sens que l’on donnera à l’adjectif «  meilleur ». Veut on dire par là le plus avantageux personnellement ou le plus conforme à l’idéal moral du bien ? Socrate prend «  meilleur «  en second sens.

LE TYRAN EST LE MOINS LIBRE DE TOUS LES HOMMES

Pour les interlocuteurs de Socrate, comme pour l’opinion commune, la liberté consiste à faire ce que l’on veut, faire ce qui plaît. Dès lors, le tyran qui peut d’un signe envoyer n’importe qui à la mort ou en exil est le plus libre des hommes. Socrate objecte à cette opinion que le tyran est l’esclave de ses passions : il n’est, littéralement parlant , même pas maître chez lui. Il est donc le moins libre des homme.

LE PHILOSOPHE MARCHE A L’ESSENCE

En toutes choses, Socrate cherche l’essence, c’est-à-dire la nature profonde des choses, au-delà des apparences et des évidences : qu’Est-ce que la beauté ? Qu’Est-ce que la justice ? Derrière le cas particulier, l’exemple contingent il faut trouver le concept : si un corps et un vase peuvent être dits beaux c’est bien qu’ils possèdent un élément commun , la qualité d’être beau qu’il faudra déterminer. Socrate fut le premier à lier de façon aussi explicite et systématique le vrai à l’universel: si une idée est vraie, elle doit l’être dans toutes les applications de même type.

Lorsqu’on demande à Hippias le sophiste ce qu’est le beau, Hippias répond : «  le beau c’est une belle femme » . Au lieu de déterminer le sens universel du beau, Hippias ne fait que citer un exemple. Mais cet exemple lui-même est incompréhensible si l’on ne sait pas ce qu’est le beau : ce n’est pas le fait qui qualifie l’idée, mais , à l’inverse, l’idée qui qualifie le fait. Il faut bien savoir au préalable ce qu’est le beau ( quelle est son essence, son idée) pour reconnaître en cette femme une belle femme.

NUL N’EST MECHANT V VOLONTAIREMENT

L’une des paroles fortes de Socrate rapportées par Platon , son disciple , constitue peut être le centre ou l’âme de sa pensée. Il y’a une telle liaison entre la pensée et l’action, entre la théorie et la pratique que c’est véritablement ignorer ce qu’est le bien que mal agir. Connaître le bien, c’est le faire , l’ignorer, c’est faire le mal. «  nul n’est méchant volontairement » ne signifie pas que l’on doive disculper le criminel ou le délinquant mais que l’action mauvaise n’est pas perverse. Au fond, Socrate ne croît pas que l’on puisse faire le mal pour le mal. Il y’a selon lui une domination du bien qui l’emporte à jamais : en fait, on agit toujours pour le bien, ne serait-ce que pour le sien propre.

LE PROCES DE SOCRATE

A la fin du Ve siècle avant J .C. , Athènes traverse une crise profonde dont elle ne se relèvera jamais réellement. La guerre contre Sparte l’a ruinée. Le parti démocratique accusé de la défaite et de la corruption a été balayé momentanément par une camarilla d’aristocrates ou Socrate comptait un certain nombre de relations. Lorsque ce gouvernement est balayé à son tour et que le parti démocratique revient au pouvoir, Socrate devient prisonnier d’un règlement de comptes ou les motifs politiques se mêlent aux motifs moraux et religieux. Des accusateurs portent alors sur la place publique des plaintes contre lui ;Trois chefs d’accusation lui furent dressés :

- Socrate ne reconnaît pas les dieux de la cité,

 

- Il veut en introduire de nouveaux

- Il corrompt la jeunesse.

Aux yeux d’un historien moderne, le procès de Socrate est de nature notablement politique : le philosophe paie pour son influence et ses relations avec un parti qui a profité des troubles dans lesquels la cité se débat pour asseoir une insupportable tyrannie. Mais les chefs d’accusation lancés contre Socrate sont moraux et religieux. L’accusation de corruption de la jeunesse vise directement l’influence, jugée pernicieuse, du philosophe auprès d’un certain nombre de jeunes gens de riches familles. Quant aux deux chefs d’accusation à contenu religieux, ils font allusion au «  démon » que Socrate disait entendre.

Mes accusateurs ont le pouvoir de me tuer, ils n’ont pas celui de me nuire. Je ferai taire les médisants en continuant de bien vivre, voilà le meilleur usage que nous puissions faire de la médisance …… SOCRATE;

 

LE DEMON DE SOCRATE

Socrate disait entendre en lui la voix d’ un démon, c’est-à-dire d’une puissance supérieure «  le mot en Grèce n’a aucune dimension diabolique) lorsqu’il était tenté de commettre une action mauvaise. La psychologie classique traduirait par «  conscience morale » le démon de Socrate., la psychanalyse parlerait de «  surmoi ».

Cela étant, il convient de ne pas «  psychologiser » à l’extrême ce démon. La notion de conscience morale qui n’apparaîtra véritablement qu’avec le christianisme, était étrangère aux Grecs qui ignoraient , l’intériorité du sujet, les profondeurs et l’intimité du «  moi ». Les mouvements internes de la pensée et de la volonté étaient alors systématiquement rapportés à des forces extérieures, personnifiés sous la forme ou figure de dieux.

LA MORT DE SOCRATE

L’émouvant récit que Pla&ton fit des derniers instants de son maître dans «  Phédon », prouve que l’on put, dans l’Antiquité, être un génie et un héros sans cesser d’être un sage. Plus tard, le christianisme verra en Socrate une espèce de saint païen ou laïc et le parallèle avec Jésus sera souvent établi: voilà deux hommes sans œuvre écrite, qui ont bouleversé l’histoire grâce à leurs paroles et à leur enseignement, deux modèles parfaits qu’une mort injuste a grandi aux yeux de tous . Avec Socrate, la philosophie a son martyr: vingt cinq siècles plus tard, la projection imaginaire fonctionne avec une certaine efficacité. Combien d’intellectuels pourtant assez choyés par l’état, ont revêtu les oripeaux des marginaux pourchassés, combien de professeurs chahutés de classe de terminales de lycée pensent à l’injustice suprême subie par Socrate pour se réconforter.

Comme à propos de Jésus, c’est peu de dire que Socrate n’a rien fait pour échapper à la mort : son orgueilleuse attitude devant les juges est même pour beaucoup dans la sentence finale. Alors que , jugé coupable à une faible majorité, il lui est demandé de fixer lui-même la peine, il répond crânement qu’il désirerait être nourri au prytanée, c’est-à-dire en somme devenir rentier de l’état comme ceux qui ont le mieux mérité.

En prison, dans les jours précédant sa mort, des amis lui annoncent que son évasion a été réglée dans ses moindres détails. Socrate refuse et leur tient un beau discours consigné par Platon dans «  Criton » dans ce morceau de bravoure connu sous le nom de «  prosopopée des lois » Socrate imagine le reproche que les lois de la cité lui feraient si lui, leur fils, leur désobéissait. Un homme doit sa vie, littéralement aux lois de la cité. Il doit par conséquent leur obéir, quoi qu’il en coûte. Fidèle aux principes selon lequel il vaut mieux subir une injustice que la commettre, Socrate boit la ciguë ( le mode d’exécution d’alors) calme et confiant devant ses amis éplorés. Pour lui, la mort est une délivrance. C’est ainsi qu’il faut interpréter le dernier chant du cygne , car cet oiseau a la conscience de l’au-delà .

Qu’Est-ce ce que craindre la mort, sinon se prétendre en possession d’un savoir que l’on n’a pas ….. SOCRATE;

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