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HISTOIRE DES LOUPS

Posté par sylvie le 9 mai 2009

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LES LOUPS 

 

Au Moyen Âge, l’imagination populaire fait du loup une bête féroce et sanguinaire, le loup devient le bouc émissaire de toutes les peurs inexpliquées. Cause de tous les
. les malheurs, il fallait l’exterminer. Son déclin est dû à la persécution humaine et à la limitation de son territoire. Il a aussi été pourchassé pour sa fourrure et sa capture était largement favorisée par un système de prime. Cela permettait aux paysans des rentrées d’argent supplémentaires. Autrefois pour connaître le nombre des caribous et savoir si la chasse serait bonne, les Esquimaux Amérique écoutaient hurler les loups.

 

Apparu il y a environ 2 millions d’années, d’abord sur le continent américain puis en Eurasie, le loup s’est répandu dans tout l’hémisphère Nord. Seuls les déserts et la  forêropicale ont arrêté son expansion vers le sud. Peu de régions sont restées hors de sa portée exceptée les sommets les plus hauts où le climat est trop ingrat. Cette prodigieuse capacité d’adaptation en a fait l’unique être vivant directement concurrent de l’homme. Il y a encore une centaine d’années, le loup était le mammifère le plus répandu qu’on ait jamais connu au cours de l’histoire. Mais victime des persécutions qui lui étaient infligées par l’homme depuis des siècles, repoussé par l’extension des pâturages et des villes, cet animal prudent et timide s’est replié vers des régions plus hostiles, vides d’hommes. Systématiquement pourchassés depuis le Moyen Âge, le loup joue un rôle indispensable dans la nature. Il est donc urgent de renoncer à nos frayeurs ataviques et de vivre en harmonie avec les loups. Son avenir repose désormais entre les mains de l’homme, qui doit sauver les animaux qui subsistent encore en leur préservant des territoires adéquats et en comprenant leur rôle indispensable dans l’équilibre général de la nature.

LES LOUPS CHASSENT LE NEZ AU VENT

Le loup possède une ouïe et un odorat très sensibles, qu’il utilise couramment quand il chasse. Sa vision saisit mieux les sujets en mouvement que les formes immobiles; elle le conduit parfois à prendre l’homme pour une proie, jusqu’au moment où l’animal reconnaît l’odeur humaine et s’enfuit, très effrayé. Un loup chasse quand il a faim, seul ou en meute, selon la saison et la taille de sa proie. Quand la nourriture est abondante, le loup mange beaucoup et digère vite. Prudent, il constitue souvent des réserves, qu’il enterre. Il se montre très frugal pendant les périodes de pénurie : il est capable de jeûner une dizaine de jours sans problème. Durant l’hiver, les loups se nourrissent d’ongulés souvent plus grand qu’eux: orignal (élan), renne (caribou), chevreuil, etc., qu’ils attaquent en meute. Ils ne chassent pas comme les chiens la truffe collée au sol, mais les oreilles dressées et le nez au vent, attentifs aux effluves et aux bruits qu’une brise peut leur apporter. Grâce à une étude de D. Mech, dans l’Isle Royal, au Canada, on sait qu’un loup perçoit l’odeur d’un orignal à 300 m environ. Il s’immobilise alors, la truffe pointée dans la direction de la proie. A ce signe tous les autres lèvent la têe pour analyser l’odeur. Chacun alors, remue la queue et fait des bonds. Puis gardant le silence malgré leur excitation, ils s’approchent le plus possible , contre le vent. L’hiver est l’époque  de la chasse aux grands herbivores. Les loups se rassemblent en grand nombre. Cette meute importante s’est réunie, attendant que le leader sonne le signe du départ en chasse. Quand les décisions de celui ci sont unanimement approuvées, la harde est calme et disciplinée. Le loup ne chasse pas les proies les plus belles mais choisit délibérément les faibles et les malades qu’il contribue à éliminer . A chaque proie, sa technique. Selon l’adversaire et l’endroit où ils donnent l’assaut, les loups attaquent différemment. Ils ne gaspillent jamais leur énergie à poursuivre longtemps une proie qui s’enfuit. Ils repèrent vite le animaux jeunes, âgés, blessés ou malades, ils les encerclent et les attaquent. Orignal ou cerf sont capables de fracasser le crâne de leurs assaillants, un bison d’en encorner plusieurs

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Les bœufs musqués se défendent collectivement, en formant un cercle, épaule contre épaule et cornes basses. Devant une résistance opiniâtre la meute préfère rompre l’engagement et partir en quête d’un adversaire moins coriace – ce qui est très fréquent. La proie est rarement mise à mort du premier coup. Les loups cherchent à mordre les pattes, l’épaule,les flancs ou la croupe. Il faut parfois plusieurs assauts et de nombreuses poursuites pour faire tomber la proie. Un loup se pend à son mufle pour la paralyser pendant que d’autres s’accrochent à sa croupe. Étourdie par ses assaillants, attaquée de toutes parts, elle finit par succomber. La majeure partie de l’animal tué est dévorée sur place – un loup mange de neuf à dix kg de chair par repas. Lors de la durée, le mâle dominant écarte ses subalternes avec autorité. Il tolère que sa compagne  le rejoigne, puis repu, il laisse les restes aux autres loups. Dans la mêlée, chacun s’efforce de prélever sa part. Il arrive que les loups soient rassasiés avant d’avoir tout dévoré. Ils enterrent alors les restes à l’abri des mouches,des corbeaux et des pies. Ces réserves de viande font la joie des renards et autres petits carnivores.

IMPORTANCE DE LA HIERARCHIE

La harde obéit à une hiérarchie stricte et durable : la position de chacun ne peut être remise en cause qu’à travers des événements tel qu’un décès ou la formation d’une nouvelle meute. Le respect de cette hiérarchie et, donc, la cohésion du groupe reposent sur des modes de communication olfactifs, sonores et visuel. Ainsi, les loups ont tout un code d’attitudes, de postures et de mimiques. Pour se reconnaître, les loups se reniflent la tête et l’arrière-train, mais soutenir le regard est un signe de provocation. L’organisation d’une meute est la forme de société la plus hautement développée du monde animal. Lorsque deux loups se rencontrent, le dominant adopte une attitude agressive ; il reste immobile, oreilles dressées, crinière hérissée, queue levée, pattes droites.
L’animal de rang inférieur avance, oreilles baissées et queue entre les pattes. Puis il s’accroupit et lèche le museau de son congénère en signe de soumission. Si l’autre animal reste en posture de domination queue et oreilles dressées, corps raide, le loup dominé se couche sur le dos, urine et  présente ses organes génitaux.

LES LOUPS HURLENT EN MEUTE
Le hurlement est très communicatif : quand un loup hurle, toute la  harde se joint à lui et forme un choeur y compris les louveteaux. Les premières études de J.B.THEBERGE ont révélé que le loup a cinq façons de donner de la voix. La plus caractéristique, le hurlement , s’entend à plus de huit kilomètres. Les loups ne hurlent que sporadiquement (toutes les dix heures en général), en général avant ou après la chasse. La meute signale ainsi  sa présence aux hardes voisine. Mais elle peut aussi hurler sans raison apparente
pour le plaisir. Le loup aboie (alerte), jappe ( amitié), gronde ( désaccord et mise en garde), gémit ( soumission ou amitié).  Chaque individu a son timbre de voix qui est toujours parfaitement reconnaissable.

LES LOUVETEAUX
La gestation dure environ deux mois. Quelques semaines avant la naissance, la louve prépare une ou plusieurs tanières à des emplacements différents. Ainsi,peut elle déménager si elle ne sent plus ses petits en sécurité. Selon ce qui est à sa disposition, elle choisit  une grotte, une souche creuse, un trou entre deux racines, un arbre renversé, le terrier d’un autre animal. Dans les région chaudes et sèches ou dans la toundra, la louve est souvent obligée de creuser une simple cuvette sous les buissons ou une galerie dans le sable. Les tanières se trouvent toujours à proximité d’un point d »eau: durant l’allaitement, la louve a besoin de boire davantage. Prévoyante elle enterre à
proximité des provisions de viande. Aucun loup n’a le droit de venir la déranger. Postés aux alentours, son compagnon et le reste de la harde assurent sa protection. La portée compte en général cinq louveteaux de 300 a 6.00 g; aveugles et sourds, au pelage sombre et ras. Dès la naissance, les louveteaux luttent pour survivre. L’accès aux tétines est difficile, ils craignent le froid et l’humidité, ils sont recherchés par l’aigle et le grand duc.Les louveteaux, Durant les dix premier jours, ils mènent une vie végétative, dormant et se
gorgeant de lait aux huit mamelles de leur mère. Celle-ci les nettoie en les léchant, car ils ne savent pas uriner ni déféquer seuls. On pense qu’ils apprennent ainsi le rapport entre la position couchée sur le dos et la soumission passive qu’ils conservent dans leur comportement d’adulte. Au bout de trois semaines, ils ont les yeux ouverts et commencent à marcher . Pus, couverts d’un épais duvet, ils sortent de la tanière. Vers six semaines, débute le sevrage. Les louveteaux deviennent rapidement trop gros pour s’entasser dans la tanière et peuvent désormais se passer de sa protection. A la fin du deuxième mois, la louve les emmène dans un endroit plus proche des troupeau. Fairley Mowat, dans son livre  » mes amis les loups » parle de ce déménagement, phénomène bien connu des Esquimaux. La meute abandonne parfois les jeunes loups une journée pour aller chasser. A trois mois, leur duvet fait place à la livrée des adultes. A sept mois, ils suivent la harde dans ses déplacements. Jusqu’à dix mois  50 à 80% d’entre eux  peuvent trouver la mort.
 . .
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Les petits sont pris en charge par les parents et la meute entière. Mais,
durant les premières semaines, seule la mère s’en occupe. Son mâle et le
reste de la meute l’approvisionnent devant la tanière. Elle reçoit sa part
de la chasse sous forme de morceaux entiers ou régurgités. Les
louveteaux et le groupe font alors peu à peu connaissance. Très vite, les
petits hurlent et grognent pour réclamer leur nourriture. Désormais, la
louve s’absente afin de chasser ou se reposer : les louveteaux sont alors
placés sous la surveillance d’un « protecteur », mâle ou femelle, qui les
défend et joue avec eux.

DES LOUVETEAUX JOUEURS

Quand les louveteaux ne sont pas occupés à manger ou à dormir, ils
jouent entre eux, avec des cailloux, des feuilles. Ils se révèlent très
chahuteurs avec les adultes. Ceux-ci sont très patients lorsque la jeune
classe leur mord les babines ou monte sur leur dos. À l’âge de 2 mois,
les jeux sont plus brutaux et les adultes moins patients.
enseignent l’art de la chasse, l’embuscade, l’affût, l’attaque, l’esquive.
Presque adultes, ils jouent encore beaucoup. Les jeux avec les adultes
sont une occasion d’apprendre à respecter la hiérarchie, mais aussi
d’échanger beaucoup de tendresse. Le louveteau passe le premier
printemps et le premier été à s’ébattre dans un état de totale
dépendance, mais dès l’automne survient l’initiation à la vie d’adulte : il
se joint aux chasseurs. Quand on n’est armé que de ses dents nues et
de son courage, la chasse aux grands ongulés est une entreprise
risquée ; les jeunes ont donc beaucoup à apprendre. La première étape
de cet apprentissage s’est limitée à attraper des mulots et des insectes
dans la tanière ou au lieu de rendez-vous ; la seconde étape consistera
à étudier les adultes en action. 
 

LA MORPHOLOGIE DU LOUP

Un odorat évolué :
Renifler un cerf à 1,5 km de distance, reconnaître à l’urine qu’il a laissée
si un loup appartient à la meute ou si c’est un intrus, repérer les femelles
en chaleur. Le loup vit dans un monde d’odeur et son « nez » est son plus
précieux atout. Il est, suivant ce qu’il sent, de cent à un million de fois
plus sensible que le nôtre ! La raison d’une telle différence ? Le tissu qui
tapisse le haut de la cavité nasale et qui capte les molécules odorantes
qui traînent dans l’air. Celui du loup est plus grand (170 cm carré chez
l’homme) et cent fois mieux équipé en récepteurs.
Des oreilles orientables :
Le loup n’a pas les oreilles dans sa poche. loin de là ! il peut reconnaître
le hurlement d’un congénère à 16 km de distance si le terrain est dégagé.
Ses oreilles sont très mobile. Il les oriente pour mieux cibler l’origine des
bruit. Il perçoit une gamme de sons plus large que la nôtre : alors que
nous sommes limités à des fréquence comprise entre 16 et 20 000 Hz ,
lui entend des fréquences beaucoup plus aiguës, allant jusqu’à 40 000
Hz , dont les fameux ultrasons 

Publié dans ANIMAUX, Non classé | Pas de Commentaire »

 

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