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CEZANNNE

Posté par sylvie le 27 juin 2009

Au cours du XIXème siècle, dominé dans le domaine pictural par le romantisme et l’impressionniste, Paul Cézanne réussit à définir un genre nouveau. Incompris du public et d’une partie de la critique, il exercera cependant une influence incontestable sur ses confrères, et continuera à inspirer de nombreux artistes après sa mort.

Les premières œuvres, inspirées des peintures classiques et du romantisme

Paul Cézanne naît en 1839 à Aix-en-Provence, dans une famille très aisée. Il fait des études de littérature et, à la demande de son père, de droit. Il abandonne cependant bien vite une carrière juridique qui ne le passionne pas. Il part alors étudier la peinture à Paris grâce à la pension que lui versent ses parents. Refusé aux Beaux Arts, il fréquente dès 1862 l’Académie Suisse où il étudie et copie avec un grand intérêt les œuvres de Delacroix, Courbet, Rubens ou encore Vélasquez. Il passe beaucoup de temps au Louvre et voit régulièrement son ami Emile Zola, qu’il connaît depuis le collège.

Ayant trouvé sa vocation, Cézanne peint alors ses premières toiles dans lesquelles transparaissent une inspiration romantique (L’enlèvement, 1867) et un goût pour les allégories (Le meurtre, 1868). Il s’essaie également, au travers de natures mortes, à une peinture plus proche du réalisme (la Pendule au marbre noir, 1869).  Il propose à plusieurs reprises ses tableaux au Salon de Paris, mais se verra opposer des refus, excepté en 1882.

L’influence des impressionnistes

Après avoir vécu entre Paris et Aix-en-Provence, Cézanne s’installe en 1872 dans la maison du docteur Gachet, à Auvers-sur-Oise. Aidé de son ami Camille Pissarro, il y développe sa technique et compose ses premières peintures impressionnistes (la Maison du pendu, 1873). Il s’attache alors à saisir la fugacité de scènes rurales, par petites touches de couleur et travaille en extérieur. A la demande de Pissarro, il participe à la première exposition impressionniste, organisée par Nadar, en 1874. Il y présente trois toiles (Une moderne Olympia, La Maison du pendu et Étude, paysage d’Auvers) qui scandalisent le public. A cause de cet échec, il refuse de participer de nouveau à l’exposition jusqu’en 1877, où ses seize œuvres reçoivent un accueil mitigé. Peiné par cette incompréhension du public, Cézanne choisit de rompre avec le milieu impressionniste parisien et repart pour sa Provence natale.

La recherche d’un style nouveau

Cézanne se coupe de son camarade Pissarro et met un terme à son amitié avec Zola après la parution en 1886 de son roman l’Oeuvre. Bien que s’étant marié en 1886, après avoir eu un fils en 1872, il vit alors essentiellement en solitaire, l’héritage laissé par son père le mettant à l’abri du besoin.

L’artiste se consacre alors à son art et peint entre 1880 et 1890 plusieurs centaines de tableaux, avec par exemple plus de 80 représentations de la Montagne Sainte-Victoire. Il s’éloigne de la technique impressionniste par sa recherche de synthèse des formes. Il essaie d’en capter l’essence et laisse apparaître leur trame géométrique. De plus, il sculpte sa matière picturale en posant sur sa toile des touches de peinture dont le relief et la direction sont puissamment évocateurs du volume du sujet représenté.

Cézanne, précurseur de l’art moderne

Suite à ses échecs antérieurs, Cézanne expose peu. Cependant, en 1895, le marchand d’art Ambroise Vollard organise une exposition qui lui est consacrée, rassemblant 150 de ses œuvres. Bien que peu populaire auprès du public, cette rétrospective est un grand succès parmi les acteurs du milieu : artistes et critiques. Dès lors, de nombreux salons exposent les tableaux du peintre et sa réputation ne cesse de s’accroître. Cézanne devient alors une source d’inspiration pour les jeunes artistes, dont plusieurs se rendront à Aix-en-Provence pour le voir travailler.

Le peintre sera également par la suite reconnu comme étant à l’avant-garde du mouvement cubiste, par la synthèse des sujets qu’il représente ainsi que leur géométrisation sur la toile. Dans certains de ses derniers tableaux comme Nature Morte au Rideau et Pichet Fleuri (1895), il multiplie les points de vue, une technique qui sera ensuite développée par les cubistes, notamment par Picasso.

Cézanne décède le 23 octobre 1906 des suites d’une pneumonie, après avoir enfin accédé à une reconnaissance publique.

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