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POURQUOI SUIS-JE SI CRITIQUE ?

Posté par sylvie le 31 mars 2010

Bonjour à tous, ravie de vous retrouver après ces quelques jours …

Ce soir j’aborderai un thème de psychologie ayant pour sujet «   pourquoi suis- je critique « …. On se pose souvent la question mais cela reste sans réponse

Pourquoi suis-je si critique ?  Parce que vous vous sentez en état d’insécurité. Il est impossible d’accepter les autres avec leurs faiblesses ses et leurs erreurs si l’on ne commence pas par s’accepter soi même. Moins son se sent sur de soi, plus on cherche à en imputer la faute aux autres. C’est une façon de se trouver des excuses: on se justifie en critiquant les autres. C’est un peu comme si l’on disait  » je ne suis pas si mauvais, regardez le, lui, il est pire  » …

Le modèle occidental a besoin de comparer les gens entre eux , et de juger tout et tous. Cela fait partie du sens de la concurrence que l’on nous inculque comme moyen de pression de parvenir à la réussite . Nous avons appris à mesurer notre succès en comparant ce que nous avons à ce qu’ont les autres. Souvent nous critiquons autrui pour tenter de nous rassurer  quant à nous mêmes. Il est plus facile de juger les autres en mettant l’accent sur leurs imperfections et leur faiblesse que de scruter sans préjugé nos propres comportements. D’ailleurs tout le monde le fait : critiquer son prochain est une façon très courante , voire intéressante de communiquer avec autrui .  » Dites,vous ne savez pas ce qu’il vient de faire ? » et tout votre auditoire est suspendu à vos lèvres. Tous les ragots ne sont-ils pas faits, dans une plus ou moins grande mesure, de critiques et de jugements ?

Juger les autres tend à nous rassurer,car il est plus agréable de mettre l’accent sur les fautes des autres plutôt que sur les nôtres. Cela diminue donc notre insécurité, seulement voilà , c’est un remède à très court terme. Si nous déballons tous les points faibles de quelqu’un dans son dos, qu’est ce que les autres peuvent bien dire de nous en notre absence ? Dès que nous admettons le fait que nous ne sommes pas à l’abri des jugements et des critiques, notre insécurité redouble, nos défenses psychologiques se relèvent et nous revoilà plus critiques encore. Et le cercle se fait plus vicieux, nous sombrons dans une insécurité pire que la précédente et notre moi faible régente notre existence.

Juger les gens,dire du mal d’eux,dénigrer, colporter des ragots, comparer et se montrer négatif constituent autant d’ingrédients du découragement. Personne n’aime à s’attarder en compagnie de gens découragés, à contrario, le fait de nous dénigrer nous-mêmes, de nous comparer aux autres de façon défavorable, de les mettre sur un piédestal pour nous ridiculiser représente une autre façon de juger, mais en nous posant cette fois en victimes,cibles de critiques et en butte à un dramatique sentiment d’insécurité. Nous devenons décourageants même à nos propres yeux. Le découragement de soi même ou des autres est une des attitudes les plus destructrices que l’on puisse adopter. Nul ne saurait réaliser son potentiel quand il est plongé dans le découragement.

Jugement et critique sont étroitement liés aux vaines attentes. En général, nous critiquons quand nous attendons quelque chose qui ne se concrétise pas. Une attitude typique est la suivante : nous voulons que les gens fassent des choses pour nous, qu’ils s’occupent de nous ou qu’ils se montrent à la hauteur de nos exigences, et quand  ils nous déçoivent ou ne comblent pas nos attentes, nous nous sentons autorisés à les critiquer: après  tout, ils n’ont pas fait ce qu’ils étaient  » censés » faire.  Arrêtez vous un instant sur ce processus:  en vérité qui juge ? Qui fixe les normes? Qui s’arroge la certitude de percevoir les choses correctement ? Juger les autres implique de les comparer à quelque chose, et qui a le droit de savoir ce qu’est ce quelque chose, et qui a le droit de savoir  ce qu est ce « quelque chose » transcendant ? N’imposons nous pas implicitement aux autres nos normes, nos convictions ou nos échecs ?

Tout jugement, toute critique de nous mêmes ou des autres, se réfère à une exigence de perfection. Une fois que nous renonçons à celle ci, une fois que nous acceptons que nul ne peut être parfait, nous n’éprouvons plus le besoin de cultiver cette néfaste et décourageante habitude. Nous pouvons accepter les autres et les laisser être tels qu’ils sont Et devenir encourageants

 

 

Publié dans psychologie | 1 Commentaire »

 

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