HISTOIRE DES LOUPS 1

Posté par sylvie le 27 juin 2010

Les Loups 1

Les loups

Au Moyen Âge, l’imagination populaire fait du loup une bête  féroce et sanguinaire ; le loup devient le bouc émissaire de toutes les peurs inexpliquées. Cause de tous les malheurs, il fallaitl’exterminer. Son déclin est dû à la persécution humaine et à la limitation de son territoire (la déforestation entre autre). Il a aussiété pourchassé pour sa fourrure et sa capture était largementfavorisée par un système de prime. Cela permettait aux paysansdes rentrées d’argent supplémentaires.

 Autrefois, pour connaître le nombre des caribous et savoir si la chasse serait bonne, lesEsquimaux d’Amérique écoutaient hurler les loups. En Europe alors, ces mêmes hurlements étaient synonymes de danger et inspiraient la peur. Depuis les temps les plus anciens, l’homme
s’est toujours opposé au loup. Hormis certaines nations amérindiennes qui vouaient beaucoup d’admiration au loup, allant même jusqu’à le considérer parfois comme un « frère sauvage » ,l’homme s’est toujours, jusqu’à tout récemment, acharné à vouloirle détruire. Il est encore, de toute évidence, l’animal le plus controversé de toute Amérique du Nord.

Apparu il y a environ 2 millions d’années, d’abord sur le continent américain puis en Eurasie, le loup s’est répandu dans tout l’hémisphère Nord. Seuls les déserts et la forêt tropicale ont arrêté son expansion vers le sud. Peu de régions sont restées hors de sa portée exceptée les sommets les plus hauts où le climat est trop ingrat. Cette prodigieuse capacité d’adaptation en a fait l’unique être vivant directement concurrent de l’homme. Il y a encore une centaine d’années, le loup était le mammifère le plus répandu qu’on ait jamais connu au cours de l’histoire. Mais victime des persécutions qui lui étaient infligées par l’homme depuis des siècles, repoussé par l’extension des pâturages et des villes, cet animal prudent et timide s’est replié vers des régions plus hostiles, vides d’hommes. Systématiquement pourchassés depuis le Moyen Âge, le loup joue un rôle indispensable dans la nature. Il est donc urgent de renoncer à nos frayeurs ataviques et de vivre en harmonie avec les loups. Son avenir repose désormais entre les mains de l’homme, qui doit sauver les animaux qui subsistent encore en leur préservant des territoires adéquats et en comprenant leur rôle indispensable dans l’équilibre général de la nature.

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Les loups chassent le nez au vent.

Le loup possède une ouïe et un odorat très sensibles, qu’il utilise couramment quand il chasse. Sa vision saisit mieux les sujets en mouvement que les formes immobiles; elle le conduit parfois à prendre l’homme pour une proie, jusqu’au moment où l’animal reconnaît l’odeur humaine et s’enfuit, très effrayé. Un loup chasse quand il a faim, seul ou en meute, selon la saison et la taille de sa proie. Quand la nourriture est abondante, le loup mange beaucoup et digère vite. Prudent, il constitue souvent des réserves, qu’il enterre. Il se montre très frugal pendant les périodes de pénurie : il est capable de jeûner une dizaine de jours sans problème.

 Durant l’hiver, les loups se nourrissent d’ongulés souvent plus grand qu’eux: orignal (élan), renne (caribou), chevreuil, etc., qu’ils attaquent en meute. Ils ne chassent pas comme les chiens la truffe collée au sol, mais les oreilles dressées et le nez au vent, attentifs aux effluves et aux bruits qu’une brise peut leur apporter. Grâce à une étude de D. Mech, dans l’Isle Royal, au Canada, on sait qu’un loup perçoit l’odeur d’un orignal à 300 m environ. Il s’immobilise alors, la truffe pointée dans la direction de la proie.

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À ce signe tous les autres lèvent la tête pour analyser l’odeur. Chacun,alors, remue la queue et fait des bonds. Puis, gardant le silence malgré leur excitation, ils s’approchent le plus possible, contre le vent. L’hiver est l’époque de la chasse aux grands herbivores. Les loups se rassemblent en grand nombre. Cette meute importante s’est réunie, attendant que le leader sonne le signe du départ en chasse. Quand les décisions de celui ci sont unanimement approuvées, la harde est calme et disciplinée. Le loup ne chasse pas les proies les plus belles, mais choisit délibérément les faibles et les malades, qu’il contribue à éliminer. À chaque proie, sa technique. Selon l’adversaire et l’endroit où ils donnent l’assaut, les loups attaquent différemment. Ils ne gaspillent jamais leur énergie à poursuivre longtemps une proie qui s’enfuit. Ils repèrent vite les animauxjeunes, âgés, blessés ou malades, ils les encerclent et les attaquent.
Orignal ou cerf sont capables de fracasser le crâne de leurs assaillants un bison d’en encorner plusieurs.

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Les bœufs musqués se défendent collectivement, en formant un cercle, épaule contre épaule et cornes basses. Devant une résistance opiniâtre, la meute préfère rompre l’engagement et partir en quête d’un adversaire moins coriace – ce qui est très fréquent. La proie est rarement mise à mort du premier coup. Les loups cherchent à mordre les pattes, l’épaule, les flancs ou la croupe. Il faut parfois plusieurs assauts et de nombreuses poursuites pour faire tomber la proie. Un loup se pend à son mufle pour la paralyser pendant que d’autres s’accrochent à sa croupe. Étourdie par ses assaillants, attaquée de toutes parts, elle finit par succomber. La majeure partie de l’animal tué est dévorée sur place – un loup mange de 9 à 10 kg de chair par repas. Lors de la durée, le mâle dominant écarte ses subalternes avec autorité. Il tolère que sa compagne le rejoigne, puis, repu, il laisse les restes aux autres loups. Dans la mêlée, chacun s’efforce de prélever sa part. Il arrive que les loups soient rassasiés avant d’avoir tout dévoré. Ils enterrent alors les restes à l’abri des mouches, des corbeaux et des pies. Ces réserves de viande font la joie des renards et autres petits carnivores.

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Sa fiche technique:

Nom:Loup gris ou Canis Lupus
Famille:Canidés (regroupe 36 sous espèces)
Classe:Mammifères
Identification:Ressemble au berger allemand. Cou épais, face large et concave, museau fin,
oreilles pointues, queue ébouriffée. Pelage de couleur variable. Mue au printemps.
Taille:De 100 à 150 cm de long (femelle < mâle). De 60 à 95 cm au garrot.
Queue de 30 à 50 cm.
Poids:De 18 à 70 kg.
Répartition actuelle:Nord de l’Amérique du Nord, Asie, Moyen-Orient, Quelques populations
résiduelles en Europe.
Habitat:Très varié. Paysages ouverts, forêts à dominance d’arbres à feuilles caduques,
banquise.
Régime alimentaire:Carnivore. Apports ponctuels de fruits et insectes.
Structure sociale:Groupe social de type « couple monogame durable »Maturité sexuelle:Mâle 3
ans. Femelle 2 ans.
Saison de reproduction:Début de l’hiver en Amérique du Nord, février/mars en Espagne, mars
en Italie, avril dans l’Arctique
Durée de gestation:De 61 à 63 jours, une fois par an.
Nombre de jeunes par portée:De 3 à 8 (5 en moyenne)Poids à la naissance:De 300 à 500 g
Espérance de vie:De 8 à 16 ans (jusqu’à 20 ans en captivité)
Statut, protection:Porte la mention « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées
d’extinction de l’U.I.C.N (Union internationale pour la conversation de la nature et des ses
ressources)
Remarque:Record de 400 Km détenu par un « grand vieux loup » traqué par le Grand Dauphin
de la forêt de Fontainebleau aux portes de Rennes

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Importance de l’hiérarchie.

La harde obéit à une hiérarchie stricte et durable : la position de chacun ne peut être remise en cause qu’à travers des événements tel qu’un décès ou la formation d’une nouvelle meute. Le respect de cette hiérarchie et, donc, la cohésion du groupe reposent sur des modes de communication olfactifs, sonores et visuel. Ainsi, les loups ont tout un code d’attitudes, de postures et de mimiques. Pour se reconnaître, les loups se reniflent la tête et l’arrière-train, mais soutenir le regard est un signe de provocation. L’organisation d’une meute est la forme de société la plus hautement développée du monde animal. Lorsque deux loups se rencontrent, le dominant adopte une attitude agressive ; il reste immobile, oreilles dressées, crinière hérissée, queue levée, pattes droites.
L’animal de rang inférieur avance, oreilles baissées et queue entre les pattes. Puis il s’accroupit et lèche le museau de son congénère en signe de soumission. Si l’autre animal reste en posture de domination queue et oreilles dressées, corps raide, le loup dominé se couche sur le dos, urine et présente ses organes génitaux.

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Les loups hurlent en meute.
Le hurlement est très communicatif : quand un loup hurle, toute la harde se joint à lui et forme un choeur y compris les louveteaux. Les premières études de J.B. Théberge et J. B. Falls (1967) ont révélé que le loup a cinq façons de donner de la voix. La plus caractéristique, lehurlement, s’entend à plus de 8 kilomètres. Les loups ne hurlent que sporadiquement (toutes les dix heures, d’après le zoologue américainFred Harrington), en général avant ou après la chasse. La meute signale ainsi sa présence aux hardes voisines. Mais elle peut aussihurler sans raison apparente, pour le plaisir. Le loup aboie (alerte),jappe (amitié), gronde (désaccord et mise en garde), gémit (soumission ou amitié). Chaque individu a son timbre de voix, qui est toujours parfaitement reconnaissable.

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Les louveteaux.

La gestation dure environ deux mois. Quelques semaines avant la naissance, la louve prépare une ou plusieurs tanières à des emplacements différents. Ainsi peut-elle déménager si elle ne sent plus ses petits en sécurité. Selon ce qui est à sa disposition, elle choisit unegrotte, une souche creuse, un trou entre deux racines, un arbre renversé,le terrier d’un autre animal. Dans les régions chaudes et sèches ou dans
la toundra, la louve est souvent obligée de creuser une simple cuvette  sous les buissons ou une galerie dans le sable. Les tanières se trouventprès toujours à proximité d’un point d’eau : durant l’allaitement, la louve a besoin de boire davantage. Prévoyante, elle enterre à proximité des provisions de viande. Aucun loup n’a le droit de venir la déranger. Postésaux alentours, son compagnon et le reste de la harde assurent sa
protection. La portée compte en général cinq louveteaux de 300 à 500 g,aveugles et sourds, au pelage sombre et ras. Dès la naissance, les louveteaux luttent pour survivre. L’accès aux tétines est difficile ; ilscraignent le froid et l’humidité ; ils sont recherchés par l’aigle et le grandduc.

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Les louveteaux, Durant les dix premier jours, ils mènent une vie végétative, dormant et segorgeant de lait aux huit mamelles de leur mère. Celle-ci les nettoie en les
léchant, car ils ne savent pas uriner ni déféquer seuls. On pense qu’ils apprennent ainsi le rapport entre la position couchée sur le dos et la soumission passive qu’ils conservent dans leur comportement d’adulte. Au bout de trois semaines, ils ont les yeux ouverts et commencent à marcher. Puis,couverts d’un épais duvet, ils sortent de la tanière. Vers six semaines,débute le sevrage. Les louveteaux deviennent rapidement trop gros pour
s’entasser dans la tanière et peuvent désormais se passer de sa protection.
À la fin du deuxième mois, la louve les emmène dans un endroit plus proche des troupeaux. Fairley Mowat, dans son livre « Mes amis les loups » (1974) parle de ce déménagement, phénomène bien connu des Esquimaux. Lameute abandonne parfois les jeunes loups une journée pour aller chasser. À 3 mois, leur duvet fait place à la livrée des adultes. À 7 mois, ils suivent laharde dans ses déplacements. Jusqu’à dix mois, de 50 à 80% d’entre eux peuvent trouver la mort.

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Soins communautaires des louveteaux:

Les petits sont pris en charge par les parents et la meute entière. Mais,durant les premières semaines, seule la mère s’en occupe. Son mâle et lereste de la meute l’approvisionnent devant la tanière. Elle reçoit sa part de la chasse sous forme de morceaux entiers ou régurgités. Les louveteaux et le groupe font alors peu à peu connaissance. Très vite, les petits hurlent et grognent pour réclamer leur nourriture. Désormais, la louve s’absente afin de chasser ou se reposer : les louveteaux sont alors
placés sous la surveillance d’un « protecteur », mâle ou femelle, qui les
défend et joue avec eux.

Je finirai l’histoire des loups dans un prochain chapitre … C’etait un peu long, mais je crois que la plupart d’entre nous ont été bercés dans leur enfance  par les histoires de loups ,avec la peur et la magie que nous ont inspirées ces bêtes …

2 Réponses à “HISTOIRE DES LOUPS 1”

  1. sandrasbz dit :

    Bonjour Sylvie,

    Le loup, c’est mon animal préféré…. Rien que pour ça, je n’ai jamais aimé le petit chaperon rouge dans lequel la pauvre bête est sacrifiée ! Merci pour ce bel article !

    Je te fais de gros bisous et je te souhaite une très bonne journée,

    Sandra

  2. sandrasbz dit :

    Bonjour Sylvie,

    Je viens te faire de gros bisous avant de démarrer cette journée ensoleillée.

    J’espère que tu vas bien !

    Sandra

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