QUAND L’ARGENT DEVIENT UNE NEVROSE

Posté par sylvie le 22 novembre 2010

La sagesse populaire répète jusqu’à la nausée que l’argent ne fait pas le bonheur! et pourtant quelle belle chose que l’argent! N »est-t-il pas le signe et la trace de l’énergie formidable que nous déployons  tous à nous à nous adapter au monde ?

Certes, il en est de cette énergie comme de toutes les autres: il faut la manier avec d’infinies précautions, car , de motrice, elle devient destructrice. L’argent fait, indifferemment le bien ou le mal. Mais dans un cas comme dans l’autre, n’oublions pas qu’il n’y est pour rien  et que seul l’utilisateur est en cause.  Ne jetons donc pas l’argent aux orties: l’histoire chrétienne compte certes un  grand nombre de saints indigents, mais aussi des hommes comme Saint Etienne, roi de Hongrie,  qui vécut dans le luxe et les honneurs;

Vilipender les pouvoirs de la fortune et les injustices qu’elle crée revient à accuser son véhicule après un accident de la route. Si quelqu’un est responsable, c’est le conducteur, la voiture se contente d’aller dans la direction où j’ai tourné le volant…

L’argent n’est qu’un moyen, et, comme tel, il ne mérite pas de devenir tabou. Vous voulez en gagner le plus possible? Allez y …. L a vie  nous fait un cadeau, pourquoi ne pas en profiter ? bien sur, faire fortune n’est pas donné à tout lemonde .. Mais qui a dit que le monde etait donné ? L’abondance est potentielle, à nous de fournir les efforts nécessaire pour la conquérir. Car   il n’y a personne qui n’ait amassé de biens sans se donner les moyens d’y parvenir.

C’est ce que beaucoup trop de gens se refusent à admettre.. Ils s’imaginent dans la peau d’un milliardaire flanqué de jolies filles et confortablement calé sur la banquette arrière d’ung grosse voiture…Mais ces rêveurs ne font précisément que cela : rêver … Engagent-ils le moindre pas en direction de leur but ? Non, ils s’estiment battus avant même d’être entrés dans la course. En somme, ces gens voudraient être riches comme d’autres, voulant etre mécaniciens, refuseraient de se tremper les mains dans le cambouis.

On dira que certaines personnes déploient des efforts gigantesques et qu’elles ne réussisset pas pour autant à toucher le jackpot. C’est qu’elles dépensent leur énergie à mauvais escient, et donc, en pure perte….  Quand on joue au golf, la difficulté  n’est pas de repérer le trou,( il est signalé par un drapeau), c’est de choisir le club et la trajectoire qui vous feront éviter le bunker ou la rivière.. Ceux qui se trompent sur les moyens à mettre en oeuvre sont logiquement   voués à l’échec…

Si l’on n’est pas doué pour amasser et faire fructifier l’argent, il faut être capable de le reconnaitre.Les Américains vroient peut être un peu trop  naïvement à la doctrine de  » Vouloir, c’est pouvoir » .. , il faut cependant prendre garde à ne pas se raconter d’histoire….

Reste un dernier cas de figure, : celui de l’échec voulu . Certaines personnes semblent se donner les moyens de réussir, et puis, au dernier moment, c’est la débandade, le sabordage.. Comme si, quelque part, inconsciemment cela les arrangeait dêtre pauvrs.. Parce qu’ils ne veulent pas ressembler à leur père ou au contraire, pour ne pas lui faire honte, parce qu’ils refusent les responsabilités de la fortune, ou redoutent de perdre  » les conforts de la pauvreté..

Pour toutes ces raisons, la auvreté peut devenir une névrose.En fait, ce qui est névrotique, c’est bien souvent notre rapport à l’argent. Nous appelons de tous nos voeux une société constitués de gens aisés, un société où chacun serait l’égal de l’autre, il y’a là une utopie nefaste, comme l’histoire  nous l’a rappelé avec le communisme.

Ce qui rend la vie passionnante, c’est précisement que nous soyons tous différents, intellectuellement, physiquement et même materiellement. C’est parce que nous ne sommes pas semblables qu’il peut s’établir entre nous un jeu , des relations, des conflits, de l’amour…

Celui qui se fixe pour seul objectif la réussite sociale, n’est ce pas qu’il ne se reconnaît pas lui même et qu’il demande la reconnaissance des autres ? De toute evidence, il commet une erreur grossière: comment obtenir de l’extérieur ce qu’on ne fait pas pour soi même ? Comment convaincre votre voisin ou votre patron  de votre valeur si vous n’en êtes pas vous même intimement persuadé ?

Se reconnaître soi même c’est déjà reconnaître l’extraordinaire simplicité de nos besoins nbaturels: si tout fonctionne bien dans notre tête, nous pouvons être heureux avec un peu de nourriture, des vêtements , et un toit. C’est parce que nous ne nous reconnaissons  pas que nous courons après la voiture de luxe,le fauteuil de directeur, ou le manteau de fourrure … Nous comptons sur les objets extérieurs pour dire qui nous sommes.

Le pire, c’est que, parvenue à la réussite, nous risquons d’aller plus mal encore. La presse à sensation nous fournit chaque jour des exemples de célébrités qui ont tout voulu, la uissance et la gloire et qui, une fois leur but atteint, en crèvent litteralement confrontées à d’effroyables incertitudes sur leur être propre…Quand ils ne se suicident pas !! Le milliardaire sait -il pourquoi on l’entoure ? Pour lui  ou pour son argent … C’est une question qui vous gâche la vie… Une petite histoire pour cloturer ce thème relatif à l’argent : un indien qui allait par monts et par vaux, les poches toujours remplies de cailloux!! quand il passait devant une maison, ou traversait un village, il plongeait les mains dans ses poches et exhibait ses galets….- vous voyez, disait-il, moi aussi, je suis propriétaire … Ce n’était pas un fou, mais un sage…..

Les gens entassent des sous ou des pierres, ou des trophées de chasse ou de souvenirs.. Chacun son gain, son  » grain ».. La pauvreté est sans doute parfois une névrose, ,mais la richesse en est une autre ……………………………………………

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