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QUELQUES AUTEURS CLASSIQUES

Posté par sylvie le 27 janvier 2012

ARISTOTE

Aristote, célèbre philosophe grec ( 384 -  322) est fils d’un médecin, Nicomaque, qui lui inspire le goût des études naturelles. Précepteur d’Alexandre le Grand, Aristote est l’un des génies les plus remarquables de l’Antiquité. Il traite les genres les plus divers: histoire naturelle, philosophie, poèsie, rhétorique…. Il est le créateur de la physiologie et de la zoologie. Disciple de Platon, il abandonne bientôt la doctrine de son maître et fonde à Athènes l’école péripatéticienne ou Lycée, qui pose l’expérience  comme base de nos connaissances . Instaurateur de la philosophie expérimentale et du syllogisme par ses méthodes et ses classifications, Aristote a fourni le moule dans lequel s’est accompli, jusqu’au Temps Modernes, tout le travail philosophique et scientifique de l’humanité.

Connue au moyen âge, mais imparfaitement par l’intermédiaire des arabes, sa logique domina toute la scolastique. Cette logique, bannie des sciences par Bacon  , écartée de la philosophie par Descartes , a aussi été critiquée par Hegel.

ALBERT CAMUS

Ecrivain français ( 1913-1960)  est mort en 196O victime d’un accident de voiture. Après des débuts dans le journalisme, il quitte l’Algérie et vient habiter en France. Membre de la Résistance, il est ensuite rédacteur en chef du journal « Combat ». Très engagé dans les événements de son époque, il se montre hostile à l’existentialisme de Sartre, ainsi qu’au communisme. En littérature, il a exprimé l’absurdité de la condition humaine, et la révolte qu’elle suscite…( l’étranger, le Mythe de Sisyphe, la Peste). Il pensait qu’il importe moins d’être heureux que d’être conscient. Il a aussi chanter la beauté de son Algérie natale..

AUGUSTE COMTE

Auguste Comte, philosophe français ( 1798-1857) est un polytechnicien  qui prend dans es réflexions le contrepied de la philosophie spiritualiste.  Sans épouser les conceptions matérialistes ou athées de son temps, il invite à sacrifier l’inconnaissable pour s’appliquer à l’observation des phénomènes et des faits au moyen de la science.  Plus tard,il s’efforce de créer une religion nouvelle basée sur le culte des hommes d’exception.

ALPHONSE DAUDET

Alphonse Daudet, né en 184O, a 9  ans lorsque sa famille doit s’installer à Lyon.Son père, un marchand de soieries, vient de subir sa première faillite dans laquelle a été engloutie la dot de son épouse ( son fils ne se révèlera pas meilleur gestionnaire que lui). Une nouvelle faillite paternelle, lorsqu’il a seize ans, disperse la famille. Alphonse, surveillant au lycée d’Ales, las de subir  » les basses humiliations du pauvre », monte à Paris rejoindre son frère Ernest ,lui aussi litterateur et qui écrira plusieurs romans, oubliés depuis, dont Thèrese , la Venus de Gordes, le Roman de Delphine…. Il sera directeur du Journal officiel ensuite.

Etudiant désargenté, il mène la vie de bohème, fréquente les cabarets et s’essaie comme son aîné , au journalisme, collaborant au Figaro, à Paris Journal … Son voisin de chambre est lui aussi un homme du sud : Léon Gambetta, futur homme politique. Il rencontre aussi Fréderic Mistral, défenseur de la poèsie provençale,dont il devient l’ami.

A 2O ans il est engagé par le duc de Morny , ministre de Napoleon III comme le troisième secrétaire, il découvre le grand monde et aussi le demi-monde.

Poitrinaire, il se soigne dans le midi, et ,de là, s’embarque pour l’Algérie ou il apprend le succès, à l’Odéon, de sa pèce  » la Dernière idole ». Il rentre à Paris, fait une rechute, repart pour la Corse et la Provence où il retrouve Mistral et ses disciples, qui participent au renoueau de la langue provençale..

Les contes qu’il publie dans les journaux le font connaître; mais son premier roman  » Le petit chose » où il évoque ses années de  » pion  » à l’école d’Alès, passe inaperçu et la publication des « Lettres de mon Moulin » est un insuccès. Il a épousé Julia Allard, descendante d’une famille d’industriels du Marais, qui croit  en son talent, le soutient et l’encourage. Installé à Paris, dans l’hotel de ses beaux parents,il rêve à la Provence.

Pendant la guerre de 187O, il est incorporé dans la garde nationale, malgré sa myopie. Mais il refuse de se faire enrôler, et par les Communards, qui ont au au début sa sympathie, et par les Versaillais, il se retire à Champrosay, au bord de la Seine, en amont de Paris. En 1872 il publie « Tartarin de Tarascon », inspiré par un voyage en Algérie. Paris accueille le roman avec un grand rire, Gustave Flaubert crie au chef d’oeuvre, mais les Provençaux sont offusqués. L’Arlesienne, sur la musique de Georges Bizet, est en revanche un échec et une blessure pour Daudet, passionné de théâtre. La situation financière des Daudet est mauvaise. Heureusement la famille Allard veille. Julia, toujours convaincue de sa valeur, exige de son marie qu’il écrive…. Ses romans sont finalement couronnés de succès, et assurent à son auteur céléblrité et aisance matérielle. Les Daudet fréquentent les frères Goncourt, Emile Zola, Gustave Flaubert. Ils organisent des jeudis littéraires ou leur fils ainé Léon futur chantre fait déjà preuve de ses talents de polémiste… En 1883 est né Lucien qui sera le confident de Marcel Proust.

« Dans la première partie de ma vie, j’ai connu la misère, dans la seconde la douleur » Daudet souffre d’une maladie incurable et ne trouve aucun soulagement  , sauf dans la morphine, sans pour autant perdre ses dons créatifs. Il travaille entre deux crises, voyage, écoute de la musique. Il siège à l’académie Goncourt qui vient d’être fondée. La parution de ses oeuvres complètes en édition populaire est un triomphe.

Le 16 Décembre 1897 au cours d’un dîner en famille, il s’effondre. Une foule imense accompagne jusqu’au cimetière du Père Lachaise celui qui a fait découvrir la Provence à la France du Nord..

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