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ATHENES

Posté par sylvie le 23 décembre 2012

Lorsque vous approchez de la ville en venant de l’aéroport  situé au sud de la capitale, vous commencez à découvrir l’Athenes moderne.

Vous avez tout d’abord l’impression de voir une mer figée, un mer de ciment qui recouvre l’espace visible de montagnes au golfe saronique.

La place Syntagma ( place de la Constitution) se trouve approximativement au centre de l’Athenes moderne. Elle est le centre vital  de l’Athenes touristique. L’été, près de 3OOO clients  peuvent trouver place dans les cafés en plein air qui débordent sur les trottoirs de la place Syntagma, ou qui sont disposés autour des oranges , des parterres, et des fontaines  de son îlot central. Les heures passent comme des minutes pour celui qui aime à rester là, paressement assis  à boire un vere,  ou à savourer  des tranches  de melon tout en contemplant le spectacle de la rue :l’aristocratie athenienne se  rendant à un salon, les mauvais garçons  à la recherche des filles seules , etc…

Il y’a aussi les serveurs des grands hôtels exécutant un vrai numero de slalom tout en tenant un plateau au dessus de leur tête, dans ce champ de mine que constitue une rue  encombrée de voitures pour apporter la commande d’un client assis à une table de l’ilôt central de la place .L’hiver, les rues du centre sont si frequemment embouteillées qu »on a bien plus fait d’aller à pied, grincements de freins, concerts de klaxon, voilà les bruits familiers dans le centre d’Athènes.  Cette cacophonie s’accompagne souvent de vacarmes assourdissants des marteaux piqueurs, ponctué à l’occasion d’une collision de pare choc et d’un vif échange de grossieretés.

Athènes aurait du devenir une capital strictement culturelle et politique. Or, de par sa situation géographique, elle a tout le temps attiré le commerce. Je doute qu’en Europe on trouve une capitale  dont les habitants soient aussi expansifs et aussi sociables  que les Atheniens. Ceux ci adressent la parole aux premiers venus à propos de tout et de rien.  Leur curiosité est insatiable, leur façon de vous aborder franche, sympathique, directe et personnelle : » combien gagnez vous ?combien avez vous payé ce costume ?  Vous êtes marié ? « ..Combien d’enfants avez vous ?  » etc ….

Les Athèniens ont pour la vie une passion qui est en totale discordance avec leurs interminables querelles politiques, leur goût obsessionnel pour les chansons tristes, leur façon de  conduire une voiture avec l’indifference du kamikaze.. Ils conservent un amour  de la vie  dont ils ne font pas un mauvais usage . On est surpris de constater que suicide et ivrognerie sont pratiquement inconnus à Athènes.

Lorsque des Athèniens projettent de passer une soirée entre amis, à la bonne franquette, soyez certain qu’il y’aura des retardataires… A Athènes,  on se soucie peu d’être à l’heure, sauf s’il s’agit d’un rendez vous  d’affaires qui en vaille vraiment la peine. Soyez surs,que qu’une fois tous les amis réunis, que les verres soient remplis, pas un ne portera le sien à ses lèvres sans l’avoir préalablement choqué ontre celui de son voisin en disant  » stin  yia pas »  » A ta santé » …

Dans les grandes villes en général on est de plus en plus contraint à planifier ses loisirs, c’est une notion  totalement étrangère à l’Athènie : il prend son plaisir quand et où il le trouve, et l’apprécie d’autant plus qu’il est spontané.

En ce qui concerne la vie en commun,ils adoptent une attitude qui revient à dire  » pas de précipitation, nous pourrions faire fausse route, attendons, nous allons bien voir , pour l’instant nous avons tout ce qu’il faut  pour passer le temps agréablement, nous avons à boire, nous sommes en compagnie  d’amis, pourquoi se préoccuper en faisant des projets qui nous obligeraient à regarder la pendule ?  » *

Ceci est valable pour tout autre chose !  les cinémas ne prennent pas la peine de préciser dans la presse les heures de séance, aux théâtre, ils annoncent les horaires mais commencent toujours une demi heure en retard.Ces retards agacent les visiteurs étrangers.A Athenes la sieste était autre chose qu’un simple plaisir : une obligation  pour ainsi dire .

Chez l’Athenien, le logement est plutôt nu et fonctionnel, c’est un endroit fait pour dormir, non pour se divertir. Entre épouses, on s’invite volontiers  à tour de rôle pour d’interminables parties de poker  ou de rami. Les hommes préfèrent sortir le plus souvent possible pour retrouver leurs amis.

Les Athèniens sont très fiers de leur art culinaire. La cuisine grecque ne présente pas une grande variété et elle est servie souvent trop froide pour nos palais occidentaux. Au menu des tavernes, on y trouve les souvlaka (morceaux d’agneaux ou de porc ritis servis en brochettes avec des tranches d’oignons, le tout parfumé à l’ail et àl’origan, le tzatziki (yaourt aux concombres, et à l’ail, les kalamarakias ( calamars) et naturellement le fameux moussaka, hachis d’agneau aux aubergines frites recouvertes de sauce béchamel . Il existe pour accompagner ces plats une grande variété de vubs grecs mais le plus populaire et le moins cher est la retsina. L’Ouzo est l’équivalent du raki turc .. C’est l’apéritif national que l’on sert presque invariablement avec une soucoupe de mézé qui se composera presque de tomates et de pommes de terre coupées extremement fines, d’olives, d’un peu de ce délicieux fromage mou et blanc fait avec du lait de chevre que l’on appelle feta.. Cette habitude de servir uniquement des amuse gueule avec l’ouza , ou meme avec la bière est vélatrice du caractère grec. De même qu’il ne mangera jamais sans boire, le grec boira sans manger. Le grec boit assis, toujours avec quelque chose à grignoter à portée de main, ne serait ce que quelques noix ou des tranches de melon…

Voilà qui explique ce phénomène de société qu’est l’absence à peu près totale de l’alcoolisme. Quelque soit l’heure ou les circonstances, vous verrez rarement un athènien en état d’ivresse sauf dans les cabarets sordides  du port du Pirée ou l’ivrognerie du marin est ce qu’est partout dans le monde…

Voilà en quelques lignes ce qu’est la vie chez nos amis Atheniens, les choses ont sans doute évolué avec le temps…. L’histoire de la Grece est toujours à découvrir et rédécouvrir , elle est passionnante par son histoire …

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DUBLIN

Posté par sylvie le 20 décembre 2012

Vu de la mer, Dublin reste une énigme jusqu’au dernier moment. Il y’a un phare, puis une cheminée d’usine, un immeuble de bureau. Le reste, jusqu’à qu’on soit tout près, n’est qu’une  ligne d’ombre, longue et mince, un mirage qui ne promet rien d’extraordin.

 

 DUBLIN dublin

A gauche, se dressent les montagnes vertes et mauves de Country Wicklow.

 

A droite, la bosse du promontoire Houd Head s’élève avec suffisance.

 

. Impossible de deviner qu’entre ces deux excroissances se trouve la capitale de l’Irlande, ses 117 Km carrés d’asphalte, de pierres et de briques, soit près du tiers de la population  du pays, près du tiers aussi des oeuvres humaines qui font sa grandeur . Rien de tout cela n’apparaît quand on arrive en bateau.

 

A en juger par les signes extérieurs, Dublin pourait fort bien n’etre pas au rendez vous… Et pourtant, il est là, en train d’essayer quelqu’unes des pièces de sa nouvelle garde robe car il aime assortir  sa parure à la saison et à la couleur  du ciel.  Les jours de rafale et de crachin glacial, les rues maussades s’habillent de noir et de gris. Les grands édifices publics du XVIIIè siècle  baignent dans une splendeur  moelleuse et des milliers de maisons plus modestes rayonnent d’une chaude intimité, tandis que les mers se gorgent de soleil…. Certains jours Dublin se métamorphose une douzaine de fois  avec les nuances subtiles et successives de l’atmosphère, comme beaucoup de ses habitants celtes à l’humeur changeante, elle a quelque chose du caméléon.

 

Dublin avec ses bars et ses mansardes regorgent d’écrivains qui possedent un portrait stéréotype de leur ville natale et qui seraient prêts à ne faire qu’une bouchée de celui qui se permettrait d’empieter sur leur territoire litteraire.

 

dublin-images

 

Comparé à Londres, Paris, New York peuplé chacun de plus de dix fois plus d’habitants, Dublin est petit, compact, bien délimité.  La mer à l’est, la montagne au sud, les paturages au nord et à l’ouest.  Dublin est une ville non pas intellectuelle mais affective.. Les plaisirs habituels des Irlandais n’incluent ni la bonne chère, ni l’élégance. Les vêtements servent à protéger du froid, les aliments à remplacer les calories brulées, l’alcool à entretenir la conversation que la bouche disparaisse dans une barbe de trois jours, sous des narines d’où s’échappent de grosses touffes de poils, le tout couronné d’une chevelure qui voit rarement le peigne, cette bouche n’en parlera pas pour autant plus mal qu’une autre.

 

Dublin possède une foule de trésors : quais et larges rues du XVIIIe siècle, canaux bord d’arbres, vastes parcs y compris en plein centre.,pub, boutiques qui semblent porter la marque de générations passées , les Dublinois fidèles à leurs souvenirs familiers, se sont montré délibérement hostiles au changement. Même les supermarchés n’ont pas pignon sur rue, on leur préfère la petite boutique.

 

Hors des grandes artères, Dublin semble parfois une ville extremement jeune.. Les familles sont nombreuses et l’on est à l’étroit dans les maisons, aussi les rues écartées se tranforment-t-elles en terrains de jeux animés, les bébés y font leurs premiers pas, les plus grands s’organisent en bande improvisées , et les adultesn paraissent n’intervenir que rarement.  Pour certains gosses, c’est un lieu de travail  : ils vendent des babioles  ou mendient pour completer l’argent de poche;

 

On ne peut s’amuser sans boire : le bar, l’essence même en somme des plaisirs de Dublin, est le creuset où la boisson et la conversation se fondent en un alliage  d’une fraternité inégalée. Si boire est une affaire d’hommes, les femmes ont envahi les bars . Si les kivrognes ont diminué au fil du temps, ils n’ont pas neanmoins disparu : hmmes et femmes jurent, trébuchent, zigzaguent  en marmonnant des obscenités destinés à d’invicibles ennemis( mari- épousent- amants ) Dublin s’est compromise avec la boisson.

 

En tête des plaisirs qu’accompagne l’alcool, viennent les chevaux et les paris auxquels ils donnent lieu. Il y’a à Dublin des gens  qui préfèrent aux courses  les sports d’équipe. Les deux grands classiques  anglais  ainsi définis :  » le football, jeu de gentlemen joué par des voyoux » , et  » le rugby  jeu de voyoux joué par des gentlemen »  Ils ont tous les deux de nombreux adeptes, le football etant traditionnellement  le sport de Dublin

 

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L’ESCLAVE ET L’ENFANT

Posté par sylvie le 14 décembre 2012

L’esclave et l’oiseau

Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage,
Laisse à mes doigts brisés ton anneau d’esclavage !
Tu n’as que trop pleuré ton élément, l’amour ;
Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !

Que tu montes la nue, ou que tu rases l’onde,
Souviens-toi de l’esclave en traversant le monde :
L’esclave t’affranchit pour te rendre à l’amour ;
Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour !

Va retrouver dans l’air la volupté de vivre !
Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre !
Ruisselant de soleil et plongé dans l’amour,
Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour !

Moi, je garde l’anneau ; je suis l’oiseau sans ailes.
Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles.
Va ! Je les sentirai frissonner dans l’amour !
Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour !

Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ;
En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines.
Va plus haut que la mort, emporté dans l’amour ;
Sois clément comme lui… sauve-toi sans retour

L.VALDEMORE

L'ESCLAVE ET L'ENFANT oiseau

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FAMILLES A PROBLEMES

Posté par sylvie le 12 décembre 2012

Les membres de ces familles ou de ces couples sont enfermés dans tel ou tel cercle vicieux qui les fait tous souffrir et qui les détruit individuellement et collectivement. Les familles au sein desquelles vit un alcoolique, un drogué, un malade mental, un violent, un criminel ou tout autre type de personnalité destructrice sont en général des familles à problèmes. Ce terme permet d’envisager la famille tout entière en tant que système, au lieu de concentrer son attention exclusivement sur le problème du fauteur de troubles

. Quand une personne de la famille affectée souffre d’une difficulté majeure, toute la famille en est affectée et chacun y laisse des plumes. Des problèmes peuvent également survenir sans que l’on identifie un coupable en particulier, si un lourd secret ou un conflit extérieur exerce une influence destructrice sur la cellule familiale, celle ci peut devenir une famille à problèmes .. D’une façon ou d’une autre, chaque membre de la famille devient victime . Les familles à problèmes caractérisées par des tensions excessives, sont hélas nombreuse aujourd’hui. Elles souffrent d’un manque de communication,d’une incapacité à exprimer les sentiments ..d’une absence de soutien réciproque, de critiques superflues et destructrices, d’une atmosphère décourageante: chacun se trouve dans l’ incapacité de se développer et de changer de façon positive. Le foyer n’est plus le cocon ou l’on se sent en sécurité. C’est un champ de bataille. Un signe ne trompe pas: si nous avons peur de rentrer chez nous, ou que nous y répugnons c’est que nous faisons partie d’une famille à problèmes .

 On observe souvent des brouilles entre membres de la famille, des alliances fragiles, d’innombrables secrets et force médisance. Chaque membre de la famille se barricade derrière des défenses malsaines pour pouvoir survivre! les enfants qui grandissent dans ce genre datons répercuteront plus tard cette désastreuse éducation sur leur couple… Ainsi une famille à problème en engendre plusieurs.Les familles à problèmes produisent des personnes à problèmes qui, à leur tour, fondent des familles à problèmes.

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