DUBLIN

Vu de la mer, Dublin reste une énigme jusqu’au dernier moment. Il y’a un phare, puis une cheminée d’usine, un immeuble de bureau. Le reste, jusqu’à qu’on soit tout près, n’est qu’une  ligne d’ombre, longue et mince, un mirage qui ne promet rien d’extraordin.

 

 DUBLIN dublin

A gauche, se dressent les montagnes vertes et mauves de Country Wicklow.

 

A droite, la bosse du promontoire Houd Head s’élève avec suffisance.

 

. Impossible de deviner qu’entre ces deux excroissances se trouve la capitale de l’Irlande, ses 117 Km carrés d’asphalte, de pierres et de briques, soit près du tiers de la population  du pays, près du tiers aussi des oeuvres humaines qui font sa grandeur . Rien de tout cela n’apparaît quand on arrive en bateau.

 

A en juger par les signes extérieurs, Dublin pourait fort bien n’etre pas au rendez vous… Et pourtant, il est là, en train d’essayer quelqu’unes des pièces de sa nouvelle garde robe car il aime assortir  sa parure à la saison et à la couleur  du ciel.  Les jours de rafale et de crachin glacial, les rues maussades s’habillent de noir et de gris. Les grands édifices publics du XVIIIè siècle  baignent dans une splendeur  moelleuse et des milliers de maisons plus modestes rayonnent d’une chaude intimité, tandis que les mers se gorgent de soleil…. Certains jours Dublin se métamorphose une douzaine de fois  avec les nuances subtiles et successives de l’atmosphère, comme beaucoup de ses habitants celtes à l’humeur changeante, elle a quelque chose du caméléon.

 

Dublin avec ses bars et ses mansardes regorgent d’écrivains qui possedent un portrait stéréotype de leur ville natale et qui seraient prêts à ne faire qu’une bouchée de celui qui se permettrait d’empieter sur leur territoire litteraire.

 

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Comparé à Londres, Paris, New York peuplé chacun de plus de dix fois plus d’habitants, Dublin est petit, compact, bien délimité.  La mer à l’est, la montagne au sud, les paturages au nord et à l’ouest.  Dublin est une ville non pas intellectuelle mais affective.. Les plaisirs habituels des Irlandais n’incluent ni la bonne chère, ni l’élégance. Les vêtements servent à protéger du froid, les aliments à remplacer les calories brulées, l’alcool à entretenir la conversation que la bouche disparaisse dans une barbe de trois jours, sous des narines d’où s’échappent de grosses touffes de poils, le tout couronné d’une chevelure qui voit rarement le peigne, cette bouche n’en parlera pas pour autant plus mal qu’une autre.

 

Dublin possède une foule de trésors : quais et larges rues du XVIIIe siècle, canaux bord d’arbres, vastes parcs y compris en plein centre.,pub, boutiques qui semblent porter la marque de générations passées , les Dublinois fidèles à leurs souvenirs familiers, se sont montré délibérement hostiles au changement. Même les supermarchés n’ont pas pignon sur rue, on leur préfère la petite boutique.

 

Hors des grandes artères, Dublin semble parfois une ville extremement jeune.. Les familles sont nombreuses et l’on est à l’étroit dans les maisons, aussi les rues écartées se tranforment-t-elles en terrains de jeux animés, les bébés y font leurs premiers pas, les plus grands s’organisent en bande improvisées , et les adultesn paraissent n’intervenir que rarement.  Pour certains gosses, c’est un lieu de travail  : ils vendent des babioles  ou mendient pour completer l’argent de poche;

 

On ne peut s’amuser sans boire : le bar, l’essence même en somme des plaisirs de Dublin, est le creuset où la boisson et la conversation se fondent en un alliage  d’une fraternité inégalée. Si boire est une affaire d’hommes, les femmes ont envahi les bars . Si les kivrognes ont diminué au fil du temps, ils n’ont pas neanmoins disparu : hmmes et femmes jurent, trébuchent, zigzaguent  en marmonnant des obscenités destinés à d’invicibles ennemis( mari- épousent- amants ) Dublin s’est compromise avec la boisson.

 

En tête des plaisirs qu’accompagne l’alcool, viennent les chevaux et les paris auxquels ils donnent lieu. Il y’a à Dublin des gens  qui préfèrent aux courses  les sports d’équipe. Les deux grands classiques  anglais  ainsi définis :  » le football, jeu de gentlemen joué par des voyoux » , et  » le rugby  jeu de voyoux joué par des gentlemen »  Ils ont tous les deux de nombreux adeptes, le football etant traditionnellement  le sport de Dublin

 

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