LE CHEMIN DES MOTS

Posté par sylvie le 29 avril 2013

Un joli conte qui donne à réfléchir …

LE CHEMIN DES MOTS

Il était une fois une petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour dire ce qu’elle ressentait..

Chaque fois qu’elle tentait de s’exprimer, de traduire ce qui se passait à l’intérieur d’elle, elle éprouvait une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée. Ils avaient l’air de se bousculer dans sa bouche mais n’arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.

Dans ces moments là,elle devenait agressive, violente, presque méchante. Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elles lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer. »  de toute façon tu peux pas comprendre. Ça sert à rien de dire…C’est des bêtises de croire qu’il faut tout dire » …

D’autres fois, elle préférait s’enfermer dans le silence, avec ce sentiment douloureux que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu’elle ressentait, qu’elle n’y arriverait jamais. Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d’elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio qu’il ya chez tout être humain un chemin de mots qu’il appartient à chacun de trouver »…  Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le chemin des mots qui était à l’intérieur d’elle.            

La première fois où elle s’aventura sur le chemin des mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du chemin semblaient se cacher, paraissaient la fuir. La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu’elle vit sur la pente d’un talus fut  » OSER » . Quand elle s’approcha, ce mot osa lui parler. Il dit d’une voix exténuée  » veux tu me pousser un peu plus haut sur le talus » . Elle lui répondit  » je crois que je vais te prendre avec moi et que je vais t’emmener très loin dans ma vie. »

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier. Le deuxième mot qu’elle rencontra fut le mot  » VIE ». Elle le ramassa, le mit contre son oreille. Tout d’abord, elle n’entendit rien. Mais en retenant sa respiration, elle perçut comme un petit chuchotement  » je suis en toi, je suis en toi » et plus bas encore  » prends soin de moi  » mais là, elle ne fut pas très sure d’avoir bien entendu.

Un peu plus loin sur le chemin des mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux, comme s’il avait froid.  Il avait l’air vraiment malheureux ce mot là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l’approcha de son coeur et entendit un grand silence. Elle le caressa et lui dit  » comment t’appelles tu  toi ? « . Et le petit mot qu’elle avait ramassé lui dit d’une voix nouée  » moi je suis le mot  » SEUL « ..Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s’intéresse à moi, ni ne s’occupe de moi ».. Elle serra le petit mot contre elle, l’embrassa doucement et poursuivit sa route.

Près d’un fossé sur le chemin des mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus . Elle s’arrêta, le regarda et c’est le mot qui s’adressa à elle  » je m’appelle TOI  lui dit il,  » je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il me faut me différencier sans arrêt des autres »… La petite fille le prit en disant  » j’ai envie de t’adopter, toi, tu seras un bon compagnon pour moi » …

Sur le chemin des mots elle rencontra d’autres mots qu’elle laissa à leur place. Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d’une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissait détendu les yeux grands ouverts. Il avait l’air d’un mot tout à fait heureux d’être là. Elle s’approcha de lui, lui sourit et dit  » c’est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t’avoir trouver. Veux tu venir avec moi ?  » il répondit  » bien sur, moi aussi je t’attendais »  ce mot qu’elle avait trouvé était le mot  » VIVRA ».

Quand elle rassembla tous les mots qu’elle avait recueilli sur le chemin des mots, elle découvrit avec stupéfaction qu’ils pouvaient faire la phrase suivante  » Ose ta vie, toi seule la vivra ».. Elle répéta plus lentement  » Ose ta vie,toi seule la vivra »

Depuis ce jour, la petite fille prit l’habitude d’aller se promener sur le chemin des mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes et ceux qui la connaissent furent très surpris d’entendre tout ce que cette petite fille avait à l’intérieur d’elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu’il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais de mots pour se dire …

AUTEUR INCONNU …
*

LE CHEMIN DES MOTS  petite-fille

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LES COULEURS DE LA VIE

Posté par sylvie le 27 avril 2013

LES COULEURS DE LA VIE

      Dans les couleurs de la vie,
Il y a du blanc, du noir, du gris,
Comme le peintre devant sa toile,
Peignant le jour qui se dévoile.

      Il y aussi le rouge de la passion,
Qui va de pair avec les pulsions,
C’est la seule qui met du piment,
Dans nos pauvres petits sentiments.

Il y a du orange tel un ciel étrange,
Le soleil accueillant un ange,
Une nouvelle naissance,
Graine d’éternité ou de croyance.

Il y a le jaune des amours trompés,
On est toujours le premier étonné,
Elle n’a pas bonne réputation,
Le contraire de la purification.

Il y a parfois du vert à outrance,
On dit que c’est celle de l’espérance,
Comme une bouffée d’oxygène,
Devant le temps qui s’égrène.

Il y a le bleu des tendres aveux,
Qu’on peut lire les yeux dans les yeux,
Qu’ils soient malicieux ou rieurs,
C’est toujours signe de bonheur.

Il y a l’indigo, drôle de couleur,
Est-ce celle des prédateurs,
Des hommes voleurs d’amour,
Qui gardent et ne donnent rien en retour ?

Il y a le violet qui impose le respect,
Modèle de sagesse sous tous les aspects,
Beau comme une améthyste,
Qui à travers le temps résiste.

Il y a la couleur de l’âme,
C’est la seule qui se damne,
Pour prendre sa vraie couleur,
Souvent celle de la douleur.

Il y a une couleur indéfinissable,
Qui vient mettre son grain de sable,
On peut la voir la nuit et le jour,
C’est la couleur de l’amour…

LES COULEURS DE LA VIE couleurs-de-la-vie

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LES COULEURS

Posté par sylvie le 26 avril 2013

COULEURS

La couleur principale , sur la planète
Est sans doute le bleu , couleur de la mer
Suivi de près du vert
Couleur de la forêt et des prés
Mais après ?

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Au printemps , le jaune est dominant
Mimosa , ajonc , iris et forsythia
Genêt, pissenlit , tournesol et colza
Primevère , pensée , rose et bégonia
Le lin , le chou , la tulipe et le réséda
Et combien d’autres dont le nom m’est inconnu
En tous cas , au printemps , tous les champs
Et les bois sont teints de jaune assurément

 

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En été , j’hésite
C’est déjà plus difficile
Un peu de bleu , avec les violettes et les pervenches
De jolis rouges , avec les coquelicots
Les roses et les pommiers en fleur
De beaux violets , avec les iris
En tous cas , en été , toutes les couleurs
Comme la saison , sont plus vives et plus chaudes

 

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.
En automne , c’est encore différent
Les moissons sont finies
fleurs se font timides et rares
On ne trouve plus grand-chose
La nature , déjà
Prépare son hivernage
Les champignons ont supplantés les fleurs
Le goût remplace les odeurs

 

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En hiver , enfin
La nature se repose
Plus de fleur ,
Plus d’odeur
Plus de saveur
Il faut attendre le retour du printemps
C’est le cycle de la vie
Il faut savoir attendre

 

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MON HUMEUR DU SOIR

Posté par sylvie le 22 avril 2013

Ma créa et la citation du jour

Dans la nature, rien n’est parfait et tout est parfait.

Un arbre peut être tordu, et ses branches tourmentées,

Il est toujours beau.

ALICE WALKER

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ECOLOGUIDE – L’ENERGIE

Posté par sylvie le 20 avril 2013

 » C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas  » …  VICTOR HUGO

Le constat dressé par la Fondation Hulot et son président est sans équivoque: à force d’exploiter les ressources de notre planète et de la polluer, nous menaçons son fragile équilibre. Si le problème n’est pas récent, il est désormais au coeur des préoccupations de chaque citoyen et de ses élus. Les divers aspects de l’écologie sont abordés pour nous apprendre à réduire nos gaspillages, à partager les ressources et à consommer mieux et non pas plus … Voici donc quelques informations utiles  et de conseils pratiques sur l’écologie au quotidien pour faire en sorte, tous ensemble , que la planète bleue le reste.

L’ENERGIE

L’énergie utilisée sous forme d’électricité, d’essence ou de chaleur est indispensable à l’activité humaine. Cauffage, machines, véhicules, tous les appareils qui permettent confort, déplacement , production de biens, utilisent de l’énergie tirée du pétrole, du gaz, du charbon, de l’uranium ou du soleil. Mais les réserves d’énergie sont en quantité limitée dans le sous sol de la Terre. Seul le Soleil brillera pour encore quelques milliards d’années. Or les besoins des hommes s’accroissent avec leur nombre… Aujourd’hui six milliards, nous devrions être neuf milliards en 2050 et entre dix et douze milliards en 2100.

Pour ne pas tomber en panne d’énergie, il faudra éviter le gaspillage, développer les énergies renouvelables, voire inventer d’autres moyens pour en produire… Le défi énergétique est sans doute l’un des plus importants du XXIe siècle.

BARRAGE :

Un barrage est une construction en béton ou en terre qui retient l’eau d’un fleuve ou d’une rivière en créant un lac artificiel. En contrôlant la libération de l’eau, on peut produire de l’électricité. Cette énergie est appelée hydraulique.

BIOCARBURANT

Du maïs, de la betterave ou de la canne à sucre dans le moteur de la voiture ou du scooter ? Ca marche! ces plantes contiennent de grandes quantités de sucre : on peut le transformer en alcool qui, mélangé avec de l’essence, produit un carburant de qualité. Les Brésiliens sont champions du monde du biocarburant depuis 1975

CENTRALE ELECTRIQUE

Une centrale électrique est une usine qui produit de l’électricité. Il existe trois grandes familles : les centrales thermiques qui brûlent les combustibles fossiles ( pétrole, gaz naturel etc… les centrales nucléaires qui utilisent la fission  de l’atome d’uranium, les centrales électriques qui turbinent l’eau des fleuves ou des rivières.

CHARBON

Le charbon est un combustible naturel qui provient de la décomposition d’arbres et de végétaux enfouis dans le sous sol depuis des millions d’années. En dehors des mines à ciel ouvert, l’extraction du charbon est dangereuse du fait de la profondeur des galeries de mine, des explosions dues au gaz et des conditions de travail pour les mineurs qui souffrent souvent de silicose ( maladie respiratoire grave engendrée par la présence de poussières dans les poumons.

CONSOMMATION ENERGETIQUE

La vie quotidienne est consommatrice d’énergie : des transports aux appareils ménagers, de la console à la télévision. A la maison, au bureau, dans l’entreprise ou à la ferme, électricité, pétrole, gaz naturel, bois, permettent de produire de la chaleur, du froid, de s’éclairer , de faire fonctionner les machines, de fabriquer des objets, de produire de la nourriture ou d’élever des animaux en batterie.

Sur la planète , 20% de la population consomme  80% de l’énergie! ces dévoreurs d’énergie sont les habitants des pays les plus industrialisés : Europe, Amérique du Nord, Australie, Japon, H ong Kong, Singapour.

 

ECONOMIE D’ÉNERGIE :

Il existe au moins trois bonnes raisons pour faire des économies d’énergie ;

- La majeure partie des énergies fossiles de notre planète sont à terme épuisables ( pétrole, charbon, gaz

-moins consommer, c’est moins polluer,  moins d’essence ,moins d’électricité, c’est moins de gaz polluants rejetés dans l’atmosphère, notamment les gaz à effet de serre qui participent au réchauffement de la planète et au bouleversement du climat.

-moins d’électricité consommée, c’est également moins de déchets produits par les centrales électriques ou nucléaires.

SIX ASTUCES POUR ECONOMISER L’ESSENCE

- Éviter d’utiliser sa voiture on son deux roues à moteur et parcourir de courtes distances. Lors du premier kilomètre le véhicule consomme 50% de carburant en plus, et la  mise en route  représente plus de 50% de l’usure du moteur.

- Préférer les transports en commun

-Utiliser une seule voiture pour plusieurs personnes lors des trajets habituels.

-conduire en souplesse sans dépasser les vitesses autorisées.  Une conduite » sportive » représente surconsommation d’essence ( jusqu’à 40% .. Rouler à 125 km/h au lieu de 110 comme 20% d’essence en plus.

-Ne pas laisser tourner son moteur si l’on reste longtemps à l’arrêt.

-Bien entretenir son véhicule. Mauvais réglage  de l’allumage et de la carburation, huile trop vieille,pneus sous gonflés  augmentent la consommation du carburant.

SEPT ASTUCES POUR ECONOMISER L’ÉLECTRICITÉ

-Éteindre les lumières en quittant une pièce.

- vérifier que la température à l’intérieur du réfrigérateur est entre plus 5 et plus 8.Dégivrer tous les trois mois réfrigérateur et congélateur: 4 mm de givre et la consommation d’électricité double.

-Arrêter la fonction veille lorsque vous n’utilisez pas les  appareils électroniques pendant longtemps..

-supprimer les lampes halogènes, véritables dévoreuses d’énergie.

-Préférer les ampoules basses consommation.

-En achetant un réfrigérateur,un congélateur ou une machine à laver neufs, choisir des appareils économes en énergie.

Dans un prochain article, nous verrons les astuces pour économiser le chauffage …

 

 

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VICTOR HUGO

Posté par sylvie le 16 avril 2013

VICTOR HUGO

Hugo! Quatre lettres répandues dans tout son siècle et dans le monde entier.

 

Voyagez un peu aujourd’hui : vous le rencontrez partout : dans les contrées les plus reculées, il est là . Ou bien son nom est peint sur un mur, affiché à une devanture, ou vivant dans la mémoire    de quelque habitant de ses histoires, lues sur les bancs de toutes les écoles! Certains vont dire que la plus juste rime à Hugo c’est parano … il est vrai que parfois, il en fait … Mais ce qui    peut l’installer pour jamais dans la sympathie de tous ceux qui parviennent à dépasser ses outrances, c’est son humanité profonde, sa générosité, sa sincérité, son courage, sa lutte incessante    pour que le peuple soit fier d’être ! Ce n’est pas pour rien que près de deux millions de personnes accompagnèrent son cercueil au Panthéon!

 

Le père de Victor, Le major Brutus Hugo rencontre Sophie Trébuchet , 23 ans, très cultivée, elle est gracile, sûre d’elle mais discrète, plutôt rêveuse et même secrète, ils tombent amoureux l’un    de l’autre – Ils se marient en 1797. Un premier enfant naît en 1798 : Abel – Puis un deuxième en 1800 : Eugène- Un troisième enfin ! Et quel troisième: Victor Marie , le 26 fevrier 1802 à    Besançon . Le médecin qui a pratiqué l’accouchement prévient les parents : leur petit Victor-Marie ne vivra pas vingt quatre heures … Il va vivre plus de quatre vingt ans !

 

Vingt quatre heures à vivre! Victor Hugo va passer chaque jour de sa vie come s’il ne lui restait que vingt quatre heures à vivre : il veut tout faire, tout dire, tout voir avant de partir. Il    faut l’imaginer ,les yeux écarquilles derrière la vitre des voitures à chevaux qui le conduisent avec sa famille en Corse en 1804, en Italie en 1807; Rome, Naples..

 

Victor, à Madrid passe un an au collège des nobles. Il a neuf ans et ce qu’il voit s’imprime pour toujours dans sa mémoire. Ses pièces de théâtre, beaucoup de ses poèmes, en porteront la marque.    Même les meubles qu’il sculpte, les dessins qu’il crée, et qu’on peut voir dans les demeures qu’il a occupées, semblent sortir d’une Ibérie mal remise de ses cauchemars. Retour à Paris où les    parents de Victor se séparent ..

 

«  Je veux être Chateaubriand ou rien » lorsque le jeune Victor, quatorze ans, écrit ce décasyllabe dans son cahier de vers, la tornade Hugo vient de se mettre en route… Elle va balayer    tout le XIXe siècle, le XXe aussi, et ce n’est pas fini … Son père Brutus, tente de l’arrêter en l’enfermant au Collège Louis le Grand. On y gave Victor de mathématiques. Peine perdue.. Certes,    Victor est attiré par les inconnues à résoudre, mais elles logent ailleurs que dans les formules algébriques.. En attendant de les énumérer bientôt dans ses carnets d’adulte conquérant, il    traduit Virgile, écrit une tragédie, à quinze ans. En 1817 son poème «  le Bonheur que procure l’étude «  obtient la cinquième place au concours de l’Académie Française. Il en est à la    fois heureux et marri ..

 

En 1818 Victor renonce à Polytechnique, et puisqu’il faut faire des études, il s’inscrit en droit. La plume, elle, ne cesse de tourbillonner. En février, 1819 elle rapporte de l’académie des Jeux    Floraux de Toulouse un lys d’or pour une ode sur le rétablissement de la statue d’Henri IV; Ce lys d’or , premier trophée demeurera longtemps accroché au-dessus de la cheminée dans les    différentes demeures hugoliennes. Sa mère en est très fière, mais elle est malade, très malade .. Elle meurt le 27 juin 1821. Victor est désemparé. Il quitte Paris, à pied.. Pendant trois jours    il marche sans s’arrêter … Ou va – t-il ? A Dreux chez Monsieur et Madame Foucher, les parents d’Adèle , une jeune femme dont il est tombé amoureux , Eugène le frère de Victor lui aussi lui voue    un amour fou …

 

Adèle et Victor se marient .. Eugène devient fou, il mourra en 1837 – Victor en ressent jun lourd chagrin mais ne cesse d’écrire, de publier «  Odes et poésies diverses » puis en 1823    «  Hans d’Islande ».

 

Les années Juliette : Victor Hugo va recevoir plus de vingt mille lettres aussi débordantes d’amour, toutes envoyées par celle qui lui a consacré sa vie : Juliette Drouet.. La fidélité de    Juliette est absolue pendant cinquante ans, jusqu’à sa mort! Elle va le suivre partout, elle est sa muse, son inspiratrice, son ange gardien et consolateur. Elle demeure cloitrée et cachée comme    il l’exige, recopiant les manuscrits, toujours dans l’ombre, sans jamais protester, supportant tout de Victor, même ses infidélités .

 

La mort de sa fille Léopoldine est une tragédie pour lui ..A travers le recueil «  Les contemplations » on peut lire l’image d’un père qui a failli mourir de chagrin, qui surmonte sa    douleur, qui se résigne ..

Victor Hugo se lance en politique à corps perdu , depuis toujours sensible à la misère, il commence un roman intitulé provisoirement «  Les misères » qui deviendra «  Les    Misérables » … Nommé pair de France, il prononce son premier discours à la Chambre le 19 mars1846 , il est élu déplu à Paris… Il fuit ensuite en Belgique à cause de Louis Napoléon..

La popularité de Victor Hugo est immense lorsqu’il rentre en France .. On reconnaît en lui le défenseur des opprimés, le proscrit qui n’a cessé de combattre le pouvoir que s’est accordé un seul    homme – Napoléon III…

Dans sa vie privée, le sort s’acharne contre lui : son fils Charles meurt subitement, à Bordeaux. En 1872 sa fille Adèle, qui a vécu un amour malheureux pour un officier anglais , devient folle .    Elle est internée à Saint Mandé ou elle mourra en 1915. En décembre 1873 il perd son second fils François Victor. , En 1877 il publie la deuxième partie de «  La légende des Siècles »,    puis l’émouvant «  Art d’être grand-père » ….

 

Après une congestion cérébrale qui le terrasse en 1878 Victor cesse quasiment d’écrire.. Le 11 mai 1883 celle qui l’a toujours aimé au-delà de tout , Juliette, meurt , à soixante dix sept ans..

 

Le 15 mai 1885 Victor Hugo prend froid.. Le lendemain il est alité avec une forte fièvre qui ne le quitte pas dans les jours qui suivent. Il meurt d’une congestion pulmonaire le vendredi 22 mai ,    à quatre vingt trois ans. Le gouvernement décide de lui faire des obsèques nationales. Son corps est exposé sur un immense catafalque installé sous l’Arc de Triomphe. Plus de deux millions de    personnes suivent ses obsèques, le 1 er juin. Il est conduit tout droit au Panthéon, dans le corbillard qu’il avait choisi : celui des pauvres..

Hugo vous parle :

«  la nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruits » (Ruy Blas.)

«  La haine, c’est l’hiver du cœur «  ( les Contemplations)

«  je n’ai plus d’ennemis quand ils sont malheureux ( Carnets)

«  Les mots sont les passants mystérieux de l’âme » ( Les Châtiments)

« la musique, c’est du bruit qui pense ( Fragments)

«  Ainsi, la paresse est mère, elle a un fils, le vol

VICTOR HUGO

Lise

J’avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande, et, moi, j’étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j’attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m’asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.

Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu’il fut jadis des coeurs ?
Se souvient-on qu’il fut jadis des roses ?
Elle m’aimait. Je l’aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.

Dieu l’avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et par moments elle évitait, craintive,
Mon oeil rêveur qui la rendait pensive.

Puis j’étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupie agile ;
J’étais tout fier d’apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général.

Quoiqu’on soit femme, il faut parfois qu’on lise
Dans le latin, qu’on épelle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l’église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aile blanche,
Quand nous étions à vêpres le dimanche.

Elle disait de moi : C’est un enfant !
Je l’appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l’église ;
Si bien qu’un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.

Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l’aube et le matin du coeur.
Charmez l’enfant, extases inouïes !
Et quand le soir vient avec la douleur,
Charmez encor nos âmes éblouies,
Jeunes amours, si vite épanouies!

VICTOR HUGO

VICTOR HUGO solitude-deux

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 14 avril 2013

« La sérénité est l’art de tout supporter dans ce monde en gardant le sourire et en restant bien dans sa peau.

À une époque où le stress est devenu notre lot quotidien, cet art de vivre semble bien difficile à atteindre, il appartient à chacun de faire l’apprentissage de sa propre sérénité.

Faisons en sorte que chaque jour soit un peu plus serein et radieux.

 

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LE BONHEUR

Posté par sylvie le 8 avril 2013

Le bonheur.

Pour apaiser l’enfant qui, ce soir, n’est pas sage,
Églé, cédant enfin, dégrafe son corsage,
D’où sort, globe de neige, un sein gonflé de lait.
L’enfant, calmé soudain, a vu ce qu’il voulait,
Et de ses petits doigts pétrissant la chair blanche
Colle une bouche avide au beau sein qui se penche.
Églé sourit, heureuse et chaste en ses pensers,
Et si pure de cœur sous les longs cils baissés.
Le feu brille dans l’âtre ; et la flamme, au passage,
D’un joyeux reflet rose éclaire son visage,
Cependant qu’au dehors le vent mène un grand bruit…
L’enfant s’est détaché, mûr enfin pour la nuit,
Et, les yeux clos, s’endort d’un bon sommeil sans fièvres,
Une goutte de lait tremblante encore aux lèvres.
La mère, suspendue au souffle égal et doux,
Le contemple, étendu, tout nu, sur ses genoux,
Et, gagnée à son tour au grand calme qui tombe,
Incline son beau col flexible de colombe ;
Et, là-bas, sous la lampe au rayon studieux,
Le père au large front, qui vit parmi les dieux,
Laissant le livre antique, un instant considère,
Double miroir d’amour, l’enfant avec la mère,
Et dans la chambre sainte, où bat un triple cœur,
Adore la présence auguste du bonheur.

Albert Samain.

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CITES D’EUROPE : AMSTERDAM

Posté par sylvie le 6 avril 2013

C’est un voyageur italien qui , le premier, en 1582, qualifia Amsterdam de Venise du Nord. Les canaux et les ports, le don du commerce et de la finance, l’atmosphère cosmopolite …. Les    deux cités possèdent en effet plus d’un point commun. Pourtant, tour à tour industrieuse et dissipée, Amsterdam est unique et incomparable.

Le nom, déjà, traduit le défi: Amsterdam, déormation de Amsteldam( digue sur l’Amstel) fondée par des pêcheurs frisons au début du XIIIè siècle a du longtemps lutter contre la nature pour    exister.

Batie sur une centaine d’îlots de sable, séparés par des canaux et reliés par plus de 400 ponts, la ville est en partie située au-dessous du niveau de la mer. Les difficultés n’ont pas empêché    ses habitants, très tôt dotés de privilèges commerciaux d’en faire l’un des greniers de l’Europe. Le XVIIe siècle est le siècle d’or du port : la puissante Compagnie des Indes règne alors en    maître sur le c ommerce des denrées rares, la marine hollandaise est à son apogée.

Gagnée au protestantisme en 1578, la ville possède une grande tradition de tolérance: les auteurs réprouvés y font publier leurs oeuvres, les juifs persécutés, à la fin du XVe siècle, les    huguenots, venus de France après la révocation de l’édit de Nantes…Tous ont contribué à la prospérité de la cité qui a vu alors des industries nouvelles comme la fabrication de la soie et le    polissage des diamants.

Pour certains, la tolérance des Amstellodamiens est parfois synonyme de permissivité : au coeur du mouvement des squatter du début des années 70, la ville est tout aussi réputée pour son Quartier    rouge, haut lieu de la prostitution et pour la législation libérale  en matière de drogue.

L’un des lieux les plus visités d’Amsterdam est la maison d’Anne Franck. C’est ici, de juillet 1942 a Aout 1944 que se cachèrent  la jeune fille et sa famille fuyant les persécutions    antisémites perpétrées par les nazis. Morte en déportation, Anne a laissé un émouvant   « journal » qui relate cette période…

Impossible de quitter la ville sans avoir visité les trois musées essentiels, q ue l’on s’intéresse à la peinture ou à l’histoire. Indissociable de Rembrandt dont on peut aussi visiter la maison,    la Rembranthuis offre un panorama exceptionnel de l’art hollandais,du moyen âge au XXe siècle. Inauguré en 1977   le vaste batiment moderne et lumineux  qui abrite le Rijskmuséum    Vincent Van Gogh est entièrement consacré à cet autre monstre sacré de la peinture hollandaise.  Le Stedelijk Muséum possède de vastes collections d’art contemporain….

Pour y être restée quelques jours là bas, j’ai trouvé cette ville magnifique, ses habitants chaleureux … et je me suis souvent demandée comment les Hollandais arrivaient à retrouver leur velo ,    tellement ils étaient entassés les uns sur les autres ….

.CITES D'EUROPE : AMSTERDAM dans GEOGRAPHIE AMSTERDAM-2-BIS

amsterdam dans GEOGRAPHIE

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