PREMIER MAI

Posté par sylvie le 27 mai 2013

PREMIER MAI marcheusePremier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les by Supreme Savings » href= »# »>parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents .

VICTOR HUGO

 

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UNE ALLEE DU LUXEMBOURG

Posté par sylvie le 21 mai 2013

Voici une poèsie de Gerard de Nerval sur le Jardin du Luxembourg, que j’ai visité hier …..
UNE ALLEE DU LUXEMBOURG 

Elle a passé, la jeune fille,
Vive et preste comme un oiseau ;
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.
C’est peut-être la seule au monde
Dont le cœur au mien répondrait ;
Qui, venant dans ma nuit profonde,
D’un seul regard l’éclairerait !…
Mais non, – ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’a lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, – il a fui

GERARD DE NERVAL

LE JARDIN DU LUXEMBOURGUNE ALLEE DU LUXEMBOURG  jardin-du-lux

Resté inchangé dans ses grandes lignes, il représente bien les jardins à la française. Un grand parterre est tracé dans la perspective du palais, fait de compartiments sinueux et varies.

Le jardin du Luxembourg est garni de nombreuses statues, la plupart datant du temps de Louis Philippe. Elles représentent des figures de la mythologie grecque, des animaux, des personnages célèbres comme Beethoven, Baudelaire, etc… et autour de la terrasse centrale, les reines de France..

La partie sud ouest du jardin  est tracée en jardin anglais..

Plusieurs bâtiments ont été construit dans le jardin/:

Le Palais du Luxembourg où siège le Sénat, la chambre haute du Parlement propriétaire du jardion dont il assure l’entretien  – le jardin du Luxembourg est un jardin privé, ouvert au public

- Le Musée du Luxembourg consacré à de grandes expositions d’art temporaires, on accède au ¨palais du Luxemburg et au musée par la rue de Vaugirard.
palais du Luxembourg et au musée par la rue de Vaugirard

-
L’Orangerie qui abrite une série de végétaux dits  » d’orangerie « ,  provenant du pourtour méditerranéen que l’on retrouve dans la partie du jardin dite  » à la française »
provenant du pourtour méditerranéen, que l’on retrouve dans la partie du jardin . L’orangeraie sert de salle d’expositions temporaires.

lux_jardete

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LA FONTAINE

Posté par sylvie le 13 mai 2013

LA FONTAINE

C’est un spectacle affligeant que celui des jolies fontaines,
souvent de pures oeuvres d’art, taries par le temps et abandonnées au profit du progrès.
Elles sont nombreuses à travers la Sicile, surtout dans les petites villes du sud.
Un jour, dans le silence du midi, chaud et poussiéreux
je vois, au centre d’une place intemporelle, l’une d’entre elles.
Elle soupire,
elle pleure sans arrêt,
par gouttes ou par gorgées,
sous les yeux distraits des passants.

Fanée
par l’indifférence perfide
du progrès,
elle résiste à l’oubli
et sourit au souvenir
des assoiffés d’antan.

Jadis,
elle remplissait la cruche
qui, à l’ombre du balcon,
éteignait,
de sa fraîcheur,
l’ardeur des lèvres brûlées.

C’est d’elle que l’eau sourdait
des entrailles de la colline,
battue par le soleil de feu.

En plein été,
prodigue et souriante,
elle attendait la foule.
Elle regardait
les corps allumés et en sueur,
s’entasser autour de l’eau,
pour puiser fraîcheur et réconfort.

Maintenant,
triste et abandonnée
dans le silence de la fin,
elle agonise
avec la faible plainte
d’un filet qui tombe.

Domenico Fasciano

LA FONTAINE fontaine

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