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PAUL VERLAINE

Posté par sylvie le 17 février 2014

PAUL VERLAINE

Amoureux, Verlaine a toujours été amoureux de l’idée même de l’amour sans jamais réussir à la conduire sur l’étroit sentier du    bonheur.

Amoureux de sa cousine Elisa Moncomble …. Frôlements de doigts, regards troublants, gestes équivoques sans doute, rendez vous secrets,    peut être, peut être plus encore… Sait-on ?

Mais Elisa se marie à quelqu’un d’autre, attend un enfant. L’enfant naît, sa mère en meurt.

Verlaine sombre. Son existence devient celle d’un naufragé qui s’accroche à la poèsie, à la fée verte – l’absinthe- , à ….Rimbaud    l’illuminé…

Tant de beauté dans ses poèmes, tant d’horreur dans sa vie- violence contre sa femme Mathilde, contre sa mère ….

Verlaine des extrêmes….

Pour nous, sa poèsie… Tout le reste pour l’oubli

bouquet d'anémones, le cannet, alpes-maritimes, france, juin 2006.

Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?  L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.

Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant
 » Quel fut ton plus beau jour?  » fit sa voix d’or vivant,

Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.

- Ah ! les premières fleurs, qu’elles sont parfumées !
Et qu’il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées !

PAUL VERLAINE

Verlaine est considéré avec Baudelaire comme le père du symbolisme. Ce courant littéraire et culturel européen privilégie un sens du mystère, l’idée de correspondances entre les sens, et la lecture du monde et de la nature comme un réseau de symboles. Mais Verlaine est aussi marqué par le courant romantique et il reprend la mélancolie, la solitude, le thème amoureux et le goût de la nature. Enfin, il adopte en partie un troisième courant, celui du Parnasse, caractérisé par un refus des sentiments, une forme poétique assez courte, une grande recherche formelle (rimes, sonorité, rythme), et la conception de la poésie comme une belle description, un objet d’art sculpté. Dans son premier recueil, Les poèmes saturniens, Verlaine hésite entre ces trois options poétiques. Le poème Nevermore appartient plutôt au style romantique par le souvenir lyrique d’un premier amour qui marque pur la vie entière. L’évocation discrète de la femme aimée et idéalisée et le cadre naturel du sonnet sont les ingrédients typiquement romantiques d’un poème qui joue sur la réécriture.

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