HISTOIRE DU JAZZ

Posté par sylvie le 21 août 2015

 LE JAZZ ET LE BLUES

LES MUSIQUES AFRO AMERICAINES DU XXe SIECLE

 

Le jazz et le blues ont une origine commune : l’arrivée des esclaves noirs sur les cotes de Virginie, au début du XXe siècle.

 

Pour tout bagage, les esclaves noirs apportent leur culture orale qui associe musique, chant et danse et quelques instruments: tambour, bafafon, (xylophone africain) et banjar.

 

Les proprietaires de plantations ont coutume de dire : » un Noir qui chante est un bon Noir » cela donne du coeur à l’ouvrage et les esclaves sont plus productifs. Mais ils leur interdisent toute réference à leur culture d’origine à une pratique culturelle autre que celle de leurs  » maitres ». Contraints d’utiliser une langue qui ne leur appartient pas les esclaves s’approprient le violib et les genres musicaux des colons européens , ils y ajoutents leurs banjos et leurs percussions. Mais outre le folkore ,le chant religieux exerce une influence déterminante:

C’est la naissance : des worksongs, mélopées rythmant leurs travaux

- des negro spirtuals chantés dans les temples protestants qui representent les seuls lieux de rencontre des communautés noires et ou celles ci bénéficient d’une liberté de parole au cours des offices.

 

LA NAISSANCE DU BLUES

 

De ces apports multiples émerge peu à peu le blues entre 1865 et 1870 à l’époque de l’abolition de l’esclavage, après la guerre de Secession.

 

Libres de voyager, les Noirs quittent le Sud pour les grandes cités, à la recherche d’un emploi. Ce faisant , ils ont acces à divers instruments tels que guitare, harmonica, piano avec lesquels ils mettent en musique leur quotidien de  » Negre » . Le blues est né.

 

Avant d’essaimer sur l’ensemble du territoire nord americain, le blues est implanté dans les regions de peuplement afro-americain, le Sud rural des USA , en particulier le delta du Mississipi . Un grand nombre de figures emblèmatiques sont originaires de cette région, comme les pionniers Charley Patton, ou Big Joe Williams. Son house, spécialiste du Botteneck, accessoire cylindrique passé autour du doigt qui plaque les cordes sur le manche pour obtenir des glissandos, Skip James, Bukka White, Robert Johnson ,devenu une légende.

 

Au début du siècle, le blues se développe dans d’autres parties du Sud des USA ou il prend des formes spécifiques. Ainsi, en Luisiane l’accordeoniste Clitton Chenier lui donne des accents de la culture cajun, heritée des colons français. Le texas fournit un important contingent d’excellents musiciens : Blind Lemon Jefferson, T-Bone Walker.

Apres la seconde guerre Mondiale, Chicago devient la capitale du Blues avec des interpretes comme Muddy Waters, Willie Dixon, Otis Span…..

 

 

LE STYLE RURAL

Le blues des origines , celui qui naît dans le delta du Mississipi est qualifié de  » rural ». C’est une musique dure, intimiste et primaire. La guitare prend le pas sur le banjo. Leadbelly ainsi que la chanteuse Bessie Smith sont deux des figures emblématiques de ce blues. Surnommée  » l’impératrice du blues »  Bessie Smith conquiert les théâtres de la cote  est. Elle réalise la transition entre l’art rural des années 1920 et celui des chanteuses de jazz des années 1930 ( E.Fitzgerald- B.Holyday .)

                   

                               

LE BLUES URBAIN :

Avec les migrations vers les villes se développe un blues dit  » urbains » .C’est une musique plus sophistiquée et les musiciens qui la jouent sont plus proches du milieu du jazz. Contrairement au blues rural, les chanteurs de blues urbain sont accompagnés d’orchestres complets ( basse, piano, batterie, guitare,cuivre). Les figures marquantes sont Big Bill Boonzy, T-Bone Walker ou encore Lennie Johnson. Le piano joue un rôle prépondérant dans ce blues à travers des styles comme le ragtime et le boogie-woogie. La Nouvelle Orleans, berceau du jazz verra apparaître de nombreux  pianistes du blues comme Champion Jack Dupree, Prof essor Longhair, ou Fats Domino.

 

LE BLUES ELECTRIFIE:

 

La seconde guerre mondiale a fait ses ravages. Le blues urbain est en perte de vitesse. Le blues rural retrouve un second souffle avec des musiciens comme Lighnin Hopkins , Sonny Boy Williamson. Le son de ce blues est différent car la guitare s’est electrifiée. A Détroit, John Lee Hooker , à Chicago Elmore James, Muddy waters remplacent le blues tranquille du Mississipi  par un blues aux sons durs,metalliques, cassants. Tous les instruments  du Chicago blues electyrifié ont leur porte drapeau :  willie Dixon pour la basse, Junior Wells et Big Walter Horton pour l’harmonica, Fred Bellow pour la batterie …… Ce blues se décline de plusieurs façons : – le blues des virtuoses de la guitare électrique comme B.B.king -  le  » West side Blues  » de Buddy Guy – le rythm and blues d’Albert King,de Freddy King

 .

                                                      

LE BLUE REVIVAL

Mais malgré cette évolution le public noir des  » 60s » se désintéresse du blues au profit de la soul music et du rock and roll – seul Taj Mahal tente une relecture des classiques du blues en les confrontant aux différentes facettes de la musique noire, du reggae aux steel band haïtiens. C’est alors le public blanc qui découvre le blues . La musique de Robert Johnson et de Muddy Waters devient un élément fondateur  de la contre-culture des années 1960. L’avenir du blues est alors pris en main par des musiciens blancs :  aux USA  MikeBloomfield guitariste du Paul Butterfield  Blues band, et Johnny Winter, en Angleterre: John Mayall mais aussi des groupes comme Fleetwood Mac, Chicken Shack, les Yardbirds avec les trois guitaristes d’exception que sont Eric Clapton, Jimmy Page et Jeff Beck, les Rolling Stones, les Animals- d’autres comme Jimi Hendrix vont emmener le blues vers des sommets de popularité jamais atteints.

LE JAZZ JUSQU’ AUX ANNEES 1930

Si l’abolition de l’esclavage permet aux Noirs d’exprimer librement leur patrimoine musical afro-américain, elle donne aussi la liberté à une petite frange de ceux qui connaissent la theorie musicale d’accéder à l’oeuvre des grands compositeurs pianistiques européen du XXe siecle.

LE JAZZ NEW ORLEANS

Vers 1900  à la Nouvelle Orl ans, là ou les racines africaines sont le plus vivaces, les orchestres noirs , blancs et créoles jouent une musique analogue : leur répertoire se compose de ragtimes, de marches et de rengaines populaires, les cornettistes, y tiennent le premier rôle.

LE STYLE CHICAGO

les musiciens de la Nouvelle Orleans qui jouent dans les maisons closes du quartier de Styoryvomme en sont chassés en 1917 , il émigrent vers Chicago pour y trouver du travail. King Oliver cornettiste et compositeur fonde en 1922 le premier grand orchestre noir : le Creole Jazz Band. Son second trompette est Louis Armstrong , avec lui , ainsi qu’avec le clarinettiste,Sidney Bechet, s’ouvre l’ère du soliste.

Louis Armstrong est le premier véritable improvisateur du jazz, celui qui a instauré les premières regles. En 1925   il crée un orchestre  qui porte à sa perfection le style New Orleans. Bien qu’influencé par les musiciens noirs, le st-yle Chicago est plutot le fait de musiciens blancs. Il développe l’expression individuelle avec accompagnement plutot que l’improvisation collective. Le rythme est plus heurté et l’harmonie est plus raffinée. Le saxophone apparait dans l’instrumentation.

L‘ERE DU SWING

Vers la fin de la decennie, les projecteur s’écartent de Chicago. New York devient l’endroit ou il faut être là. Là se trouvent les maisons de disques, les clubs et l’argent des blancs qui vont écouter de la musique dans le quartier noir de Harlem. Duke Ellington, Jimmie Lunceford, Count Basie, Glenn Miller ou Beny Goodman n’ont d’autres objectifs que de parfaire  le swing, cette pulsion si particuliere à l’interieur du rythme notamment sur le contretemps.

L’age d’or du swing se situe entre 1935 et 1945. A l’origine crée par les musiciens noirs, le swing réinterprete bientot les chansons des comedies musicales écrites par des blancs. C’est aussi l’époque ou le jazz devient véritablement populaire.

LE BE-BOP

Le be-bop se développe en 1945  à New York et prone outre une révolution musicale, un style de vie et de comportements en rupture avec la societé. Les musiciens noirs cherchent un moyen de réagir contre les contraintes du travail en grand orchestre de musique de danse et contre l’usage commercial de leur art. La musique be bop differe des styles jazz qui l’ont précédee par l’élargissement des bases harmoniques et un tempo plus rapide. Plus cérébral, le jazz passe aux yeux du grand public et des mélomanes du statut d’une musique de danse à celui d’une musique de concert.

Les musiciens bop : le be-bop est crée dans les clubs new yorkais ou l’on retrouve les pianistes Thelonious Monk et Bud Powel, le saxophoniste Charlie Parker, le trompettiste Dizz Gillepsie, Ray Brown, Bill Evans,pianiste et compositeur prodige, il se consacrera par la suite au trio et au solo, sa quete de la perfection le conduira sans cesse à explorer les mêmes themes.

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