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BLOG EN PAUSE

Posté par sylvie le 27 février 2016

suite a une fracture du bras mon blog sera en pause quelque temps. Je vous retrouverai avec plaisir des que mon bras droit le permettra.

Bon we a tous

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LA PHOTOGRAPHIE

Posté par sylvie le 20 février 2016

La photographie apparaît au début du XIX siècle. Dès ses premiers balbutiements, elle se présente comme un  » miroir qui se souvient ». Pour sa capacité à fixer le réel, elle devient l’outil privilégié des portraitistes et des conservateurs de musée et du patrimoine.

Les possibilités artistiques qu’elle offre en font tout aussi précocement un outil de création à part entière.

Son histoire est riche de ces aspects qui se nourrissent et s’interprètent.

Physicien et inventeur Nicephore Niepce est déjà concepteur d’un moteur à explosion quand il décide de s’intéresser à la fixation des images obtenues par la caméra obscura…


Il teste plusieurs substances photosensibles et obtient ses premiers résultats avec le bitume de Judée. Il réalise ses premiers clichés depuis sa fenêtre. Il faut plusieurs jours aux plaques d’étain pour être impressionnées. Il baptise le résultat  » héliographie »..

.

A la mort de Niepce son associé Daguerre,abandonnant le bitume de Judée pour l’iodure d’argent ramène le temps d’exposition à environ un quart d’heure, puis à moins de deux minutes…   Il ne s’agit pas encore de la photographie que l’on doit à Willam H.Fox Talbot et à son procédé du négatif-positif, mais le daguerreotype s’imposera jusqu’au début du XXe siècle..

LES ANNEES 50

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, la photographie devient un art majeur .


En réaction au photo reportage d’agence dont le but est de montrer les temps forts de l’histoire en train de s’écrire, un certain nombre de photographes préfèrent le portrait de la simplicité humaine.


Les représentants de cette photographie  humaniste posent un regard sobre sur la misère sociale comme l’américain Louis Stettner ou fixent la poésie du quotidien et la grâce des gens ordinaires comme les Français Robert Doisneau et Henri Cartier Bresson ou bien de toute une vie vue à travers l’objectif comme avec Jacques Henri Lartigue.

LES ANNES 60

Les années 60 voient apparaître les limites de la photographie humaniste avec le courant de la photographie subjective ainsi que l’émergence de démarches plus expérimentales.

La photographie subjective :ce mouvement est né du constat que tout cliché par le choix du cadrage ,de l’angle , est toujours une représentation partielle et partiale de la réalité. Ses représentants cherchent à capturer la réalité dans sa spontanéité,sans se soucier de mise en forme.Ils livrent des images brutes auxquelles le spectateur est invité à donner un sens..

La photographie de l’imaginaire:  un univers onirique très puissant…  L’américain Michals associe des images énigmatiques à des textes manuscrits au contenu déconcertant laissant le spectateur-lecteur construire sa propre histoire;

LES ANNEES 70

Le photo reportage du renouveau: si le développement de la télévision aboutit à la crise du photo-reportage,celui ci se renouvelle surtout en France… Les photographes s’organisent et fondent l’agence Gamma afin de produire l’image symbolique de l’instant vécu…  Les photographes abandonnent le sensationnalisme et privilégient l’aspect personnel, leur ton est plus pessimiste et plus engagé…

LA PHOTOGRAPHIE AUJOURD’HUI

Les années 80 voient d’une part la confirmation de la photographie comme moyen d’immortaliser et de commercialiser des happenings d’art contemporain et d’autre part, l’épanouissement de recherches radicales sur l’érotisme et sur l’abjection

L’érotisme : Helmut Newton photographe de mode transcende des modèles déjà choisis pour leur perfection en vue de créer des images de femmes sublimées a en être irréelles.
Herb Ritts qui a aussi travaillé pour de grands noms du spectacle tels que Madonna, applique les mêmes principes au nu masculin offrant des images de couples d’hommes sensuelles sans être choquantes.

Le Pastiche : la photographie permet de tout faire même d’imiter la peinture.

L’Abjection : la liberté d’expression bénéficie aussi aux photographes de l’horreur.. LA PHOTOGRAPHIE dans Divers CHivGfbPAKY4u9NEMn0JjP2LIzU LARTIGUE

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MALRAUX

Posté par sylvie le 18 février 2016

On ne sait trop ce qui a crée la légende Malraux. Ses nombreux voyages vers l’Asie où il fut retenu manu militari pour avoir tenté d’en rapporter quelque bas-relief de temple khmer,en 1924?

Ses romans qui exaltent l’image de héros décidés à créer eux mêmes leur destin, même s’il les conduit au pire, plutôt que de subir une vie ordinaire, dépourvue de sens ?

Sa participation à la guerre d’Espagne en 1936  aux côtés des républicains, pilote et commandant de l’escadrille internationale Espana qu’il a constituée ?

Son action , tardive pour certains, dans la Résistance où il devient le colonel Berger qui tente d’agir au printemps 1944 en accord avec les maquis du Sud Ouest, mais qui, arrêté à Gramat, dans le Lot, puis transféré à Toulouse, échappe de peu au pire, les Allemands quittant précipitamment la ville ?

Le commandant de la brigade Alsace-Lorraine qui est la première unité de la première armée française à pénétrer dans Strasbourg libérée en 1944?

L’homme qui doit surmonter la disparition tragique de ses deux demi-frères, exécutés par les nazis, celle de Josette Clotis, sa seconde épouse, qui meurt les jambes écrasées par un train le 12 novembre 1944, plus tard le 23 mai 1961 la mort de ses fils Gauthier, 20 ans et Vincent,18 ans dans un accident de voiture, près de Troyes?

Le gaulliste fidèle et convaincu, qui devient en 1959 ministre d’état, chargé des Affaires culturelles, créant les Maisons de la culture afin de démocratiser ce qui était réservé au petit nombre ?

C’est tout cela, sans doute, la légende Malraux. C’est aussi le passionné d’art moderne qui fait réaliser par Marc Chagall l’actuel plafond de l’Opéra , en 1964 par André Masson,celui de l’Odéon..

Mais c’est surtout le champion de l’épopée qui demeure dans la mémoire collective, le romancier qui a su à travers ses oeuvres montrer des héros engagés jusqu’à la mort dans une fraternité active et révolutionnaire…

Qu’il était impressionnant,Malraux, lorsqu’il apparaissait sur le petit écran qui tout à coup semblait s’agrandir, tout savoir, tout dire! l’impression est identique lorsqu’il nous embarque avec ses personnages dans l’Orient des révoltes..    Lorsqu’il parlait de son enfance il disait :  » Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, moi je déteste la mienne .. ».  Passionné de littérature, il commence à se bâtir une culture personnelle qui va s’enrichir d’autant plus rapidement qu’on refuse de l’inscrire au lycée Condorcet .. A dix sept ans le voilà libre..  Il se spécialise dans les livres rares, fréquente les milieux litteraires, rencontre Cocteau, Reverdy, les peintresVlaminck, Léger … En 1920 il devient directeur littéraire des éditions du Saggitaire.. Il épouse l’année suivante  Clara Goldschmidt dont il place la fortune en Bourse ..  Mais il est  ruiné … La solution pour s’en sortir ? L’aventure … Une aventure risquée: il s’agit d’aller prélever des bas-reliefs d’un temple cambodgien – l’art kmer le passionne- et de les revendre très cher en Europe … Et la fortune est rebâtie en un clin d’oeil et une croisière …

Si son aventure humaine est exaltante, sa vie privée est agitée , sa femme Clara est remplacée par Josette Clotis… Suit après la poétesse Louise de Vilmorin qui traverse quelques années de son existence ..  En 1948 il épouse la femme de son demi-frère:Madeleine, et les deuils, et les tragédies ne l’épargnent pas ..  Remarquable de courage,il se relève toujours et continue d’agir- il devient une sorte de conseiller international dans les dernières années de sa vie-

André Malraux est mort d’une congestion pulmonaire le 23 novembre 1976 à l’hôpital de Créteil …     Il était né le 3 novembre 1901 à Paris

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JEAN DE LA FONTAINE

Posté par sylvie le 9 février 2016

Ils sont cinq autour d’une bonne table. Ils sont venus pour faire bonne chère…Il y’a là Jean Racine, tout fier de sa dernière tragédie   » Berenice  »…, il y’a Nicolas Boileau, célèbre pour ses satires, il y’a Descoteaux qui joue de la flûte à merveille, il y’a Molière qui reçoit, enfin voici celui qu’on appelle avec familiarité, avec attendrissement, et parfois avec ironie :  » le bonhomme », le bonhomme, c’est Jean de la Fontaine.

Présent par le corps, La Fontaine, mais l’esprit toujours ailleurs, on ne sait où ! lui parle t-on ? Il ne répond pas, à peine tourne t-il son large et bon visage vers celui qui l’interpelle, puis il retrouve les délices de ses méditations secrètes et solitaires.

On raconte même qu’un jour il a demandé  » qui est donc ce jeune homme fort courtois qui m’a parlé pendant une heure ?  » c’etait son fils!!!

Le souper chez Molière se déroule dans une si bonne humeur que Jean Racine toujours prêt à lancer quelque propos mordant, se gausse du Bonhomme, de son étourderie, de sa façon un peu pataude : Boileau pousse l’enchère, et Descoteaux le suit. Seul Molière se tait. Il trouve que ses amis exagèrent.  Se penchant vers son voisin, il dit alors   » ne nous moquons pas du Bonhomme, il vivra peut être plus que nous….. »

Moliere voit juste. La Fontaine et ses fables demeurent des valeurs sûres et, si l’on excepte le jugement excessif de Jean Jacques Rousseau, qui doute que les enfants comprennent les apologues du Bonhomme, leur lecture demeure un pur plaisir pour tous les âges.

La Fontaine n’a inventé presque aucune des histoires racontées dans les fables. Il s’est inspiré de celles qu’ont créees les fabulistes grecs, latins et indiens,  les auteurs de fabliaux du Moyen âge.

Son génie, c’est d’en avoir revu la mise en scène, d’avoir porté à son point de perfection l’art dde la narration  là l’aide d’un français pur, élégant, que le temps n’altère pas.

La Fontaine est né à Château-Thierry le 8 juillet 1621. Il vit une enfance heureuse auprès de son père  Charles et de sa mère Françoise Pidoux. Il se marie à vigt six ans, hérite de la charge de maître des Eaux et Forets    qu’occupait son père., mais seule la littérature l’interesse. En 1605   il publie ses « Contes et Nouvelles »en vers, assez lestes qui lui valent une réputation de libertin.

En 1608 paraîssent les six premiers livres  des  » Fables Choisies » mises en vers avec une dédicace à Monseigneur  le Dauphin », fils de Louis XIX; ils assurent à La Fontaine une gloire qui ne connaîtra pas d’éclipse.

Elu à l’Académie française, en 1683, La Fontaine meurt le 13 avril 1695 après avoir renié ses contes licencieux, toujours lisibles aujourd’hui ….

CITONS L’AUTEUR :

 » Garde toi , tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine »..

« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…

« rien ne sert de courir, il faut partir à point »

« amour, amour, quand tu nous tiens …on peut dire adieu prudence « 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

« En toute chose, il faut considérer la fin »

MAGNIFIQUE PAYSAGE

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POUR FAIRE LE PORTRAIT D’UN OISEAU

Posté par sylvie le 6 février 2016

POUR FAIRE LE PORTRAIT D’UN OISEAU

Peindre d’abord une cage

Avec une porte ouverte

Peindre ensuite

Quelque chose de joli

Quelque chose de simple

Quelque chose de beau

Quelque chose d’utile

Pour l’oiseau

Placer ensuite la toile contre un arbre

Dans un jardin

Dans un bois

Ou dans une forêt

Se cacher derrière l’arbre

Sans rien dire

Sans bouger ….

Parfois l’oiseau arrive vite

Mais il peut aussi mettre de longues années

Avant de se décider

Ne pas se décourager

Attendre s’il le faut pendant des années

La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau

N’ayant aucun rapport

Avec la réussite du tableau

Quand l’oiseau arrive,

S’il arrive,

Observer le plus profond silence,

Attendre que l’oiseau entre dans la cage,

Et quand il est entré,

Fermer doucement la porte avec le pinceau,

Puis

Effacer un à un tous les barreaux

En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau

Faire ensuite le portrait de l’arbre,

En choisissant la plus belle de ses branches

Pour l’oiseau,

Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent,

la poussière du soleil,

Et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été

Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter.

Si l’oiseau ne chante pas

C’est mauvais signe,

Signe que le tableau est mauvais,

Mais s’il chante, c’est bon signe

Signe que vous pouvez signer.

Alors vous arrachez tout doucement

Une des plumes de l’oiseau

Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

JACQUES PREVERT

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COMMENT NAISSENT LES REVES ?

Posté par sylvie le 6 février 2016

COMMENT NAISSENT LES REVES?

Le rêve peut être défini comme la réaction à un ou plusieurs stimuli qui se manifestent pendant notre repos.Ces stimulations peuvent venir de l’extérieur (des sources qui nous sont étrangères) lorsqu’elles proviennent de notre corps.

LA RESISTANCE

Pour comprendre la complexité du travail d’interprétation du psychanalyste et des résistances que son patient doit surmonter avec son aide, il est utile d’essayer d’interpréter un rêve.

Dès que l’on donne une interprétation à un rêve que l’on vient de faire, la première réaction est de la rejeter soit par parce qu’elle nous semble insignifiante, soit parce qu’elle n’est pas flatteuse, ce qui empêche de progresser ou tout au moins retarder l’analyse. C’est un peu comme si l’on avait honte de la première idée qui vient à l’esprit à propos de notre rêve. Pour analyser un rêve, il ne faut pas négliger les détails. Ne pensez pas non plus que les rêves doux et agréables abritent forcément de nobles pensées

. Savoir permet de vaincre dans bien des cas ses troubles. Par conséquent, si on découvre soudain des choses qui peuvent nous horrifier, il ne faut pas abandonner. La résistance peut se manifester de différentes façons, selon le temps consacré à l’interprétation. Lorsque la résignation est intense et revêt diverses facettes, l’analyse est longue et compliquée, tandis que si elle se manifeste faiblement il sera plus facile de parvenir assez rapidement à la racine du mal

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LES REVES SYMBOLIQUES

Parfois les associations ne mênent à rien , ou bien la résistance est si violente qu’il est impossible de continuer. Il faut faire un essai en décrivant le rêve sur une page d’un agenda et toutes les associations sur la page suivante. Lorsque l’interprétation est difficile et que les résistances semblent insurmontables on peut recourir aux symboles qui sont pour la plupart, issus de la tradition ( fables, folklore, poésies, mythes) et qui font allusion aux organes génitaux et à l’activité sexuelle.

 

Le rêve peut s’expliquer par les symboles dans la mesure où il est la manifestation la plus primitive de l’homme. 

 

Le rêve ( ce dont, en fait, nous nous souvenons au réveil) et les pensées latentes ( c’est à dire les idées que nous associons aux rêves) ne sont cependant pas toujours forcément en rapport avec les symboles.La symbologie à laquelle la psychanalyse recourt sans consulter le sujet ou soi même lorsqu’on tente d’interpreter ses propres rêves ne saurait être considérée comme une sorte de code infaillible.

 

 

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LE TEMPS

Posté par sylvie le 2 février 2016

Le temps guérit de tout  » ,  » l’erreur est humaine » ,  » personne n’est irremplaçable »… Elles sont nombreuses ces phrases toutes faites et passe partout qu’on prononce sans y penser… pourtant elles recèlent de véritables leçons de philosophie ….

ON NE PEUT PAS ETRE ET AVOIR ETE :

Le temps est ainsi fait qu’il passe, et nous avec lui : notre passé est mort et nous ne sommes plus celui que nous étions alors . Nous mourons à ce que nous étions à mesure que nous vivons ce que nous sommes.. C’est cette présence de la mort dans la vie qui fait que  » l’on ne peut pas être et avoir été « .. Nous allons mourir un jour mais nous mourrons aussi un peu tous les jours, nous mourons à l’être que nous avons été, il y’a un an ,un mois,deux jours..

 

Ou passe tout ce temps qui passe ? L’être que nous étions à six, douze, vingt ans ans a t-il irrémédiablement disparu ? L’être que je suis aujourd’hui n’est-il pas au contraire l’unité de celui que j’étais et de celui que je suis ? Même si mon passé est loin, moi je reste. Je ne meurs pas avec lui, je l’intègre à mon présent …

 

C’est Saint Augustin qui a donné l’analyse la plus pointue de ce paradoxe du présent qui contient en soi le passé et le futur «   le futur n’existe pas encore – qui le nierait ? – et pourtant l’esprit vit déjà dans son attente,  le passé n’existe plus – qui le nierait ? – et pourtant  l’esprit vit encore dans son souvenir , le présent, passage réduit à un point, n’a aucune extension – qui le nierait ? - 

 

On ne peut représenter le temps d’une existence humaine par une flèche unidimensionnelle  et linéaire. Notre être a plus d’épaisseur qu’une ligne droite  puisque dans le seul présent , je suis à  la fois celui que je je suis actuellement, celui que j’étais encore il y’a peu et celui que je serai dans quelques secondes …

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HUMOUR

Posté par sylvie le 2 février 2016

Un homme retrouve un de ses amis assis dans un fauteuil roulant pour handicapé.
- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
- Un accident de voiture. Les médecins ont dit que je resterai paralysé à vie.
- Mon pauvre ! C’est épouvantable !
L’autre lui fait signe de se pencher et lui glisse à l’oreille : – C’est un secret, ne le répète à personne, mais je n’ai rien. J’ai tout simulé pour toucher les cent briques de l’assurance, et ça a marché !
- Et tu vas jouer au paralytique toute ta vie pour cent briques ?
- Bien sûr que non! La semaine prochaine, je pars pour un pèlerinage à Lourdes…

 

Aux Urgences :
Un homme est transporté aux urgences à l’hôpital avec les deux oreilles sérieusement brûlées.
- Comment est-ce arrivé ? Lui demande le médecin de service.
- Figurez-vous que j’étais en train de repasser une chemise, et voilà que le téléphone a sonné.
Alors machinalement, j’ai porté le fer à mon oreille et j’ai fait : « Allô ! »
- D’accord pour l’oreille droite, je comprends, mais l’autre ?
- L’autre, c’est quand j’ai voulu appeler l’ambulance.

 

Dans un café parisien,
Un homme est en train de s’enivrer en buvant cognac sur cognac.
Une dame qui se trouve à la table voisine lui dit :
- Monsieur, vous devriez arrêter. Songez que chaque année, l’alcool tue plus de trente mille Français…
Et l’autre répond : – Je m’en fous, je suis belge !

 

Deux grand-mères Alsaciennes discutent :
- Ma petite fille se marie la semaine prochaine !
- Ah, vraiment ? Félicitations ! Et le mari vient d’où ?
- De Faïsbouck, mais ne me demande pas où c’ est !

 

Intéressée
Deux copines discutent : – Et toi, c’est qui ton auteur préféré ?
- Mon amant.
- Ah bon ? Et qu’est ce qu’il écrit ?
- Des chèques.

 

La vérité sort de la bouche des enfants
Dans une classe de CM2, l’instituteur donne un cours sur la faune africaine.
Il dit : – Le lion est le roi des animaux. Il ne craint qu’un seul animal. Lequel ?
Un petit garçon lève le doigt et répond : – La lionne.

 

Délirante…
Un médecin examine une vieille dame qui est en pleine agonie.
Il demande à son mari : – ça fait longtemps qu’elle râle comme ça ?
- Depuis qu’on est mariés.

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ARAGON

Posté par sylvie le 2 février 2016

 

 

Le 3 octobre 1897 naît à Paris un enfant illégitime auquel son père  , préfet de police, donne le nom d’Aragon et son propre prénom.

 

L‘HOMME QU’AIMAIENT LES FEMMES

 

Parmi toutes les attitudes rassurantes, Aragon choisit très tôt d’être un bon élève : élève brillant à St Pierre de Neuilly, puis au lycée Carnot, il compose des romans dès 1904 et de la poesie, dictant d’abord ses textes à ses tantes. Lecteur avide, traînant une réputation de surdoué il est bachelier en 1915 et entame des études de médecine.

 

Il rencontre un jeune étudiant de son âge, André Breton, avec lequel il échange plaisanteries de carabin et extraits d’Apollinaire, il fait en meme temps la connaissance Philippe Soupault, la première triade surréaliste est montée.

 

Envoyé au Front, Aragon décroche la croix de guerre, et commence à écrire un roman : » Anicet ou le panorama » cette quête de la beauté, d’un dandysme achevé , est rédigée dans le sang et la boue des tranchées et sera publie en 1920.  Après sa démobilisation, Aragon toujours inscrit en médecine, voyage beaucoup, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, il publie  » feu de joie » avec un dessin de Picasso.

 

Il publie des poèmes du Mouvement perpétuel  et entre au PCF, après Eluard, mais avec Breton et Benjamet Peret, ces derniers plus par provocation que par conviction. Cet été là, Aragon redige le violent pamphlet du Traite du Style, en réaction à l’exécution aux USA de Sacco et Vanzetti. Il détruit une grande partie des milles pages de la  » Défense de l’Infini » ou l’interview collective sur la sexualité qui parait dans deux numéros successifs de la Révolution surréaliste  témoignent d’une grande difficulté, pour Aragon de faire passer ses desirs de la sphere mentale au niveau physique. Ce séducteur dandy se maîtrise mal , dans l’intimité. Abandonné par Nancy Cunard, submergé de problèmes financiers, Aragon tente de se suicider à Venise en septembre 1928.

 

ELSA EST L AVENIR DE L’HOMME

 

Il ne tombera jamais plus bas, et tout ce qui suit, apparaît à posteriori comme une tentative raisonnée de sauvetage mental,  quitte à y sacrifier ses talent. En Novembre 1928 il rencontre une certaine Elsa Kagan, elle vit séparée de son mari , c’est sous ce nom d’Elsa Triolet qu’elle se fera un renom en littérature. 

Née en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs moscovites, proche des milieux formalistes russes, elle a délibérément  rencontré Aragon à Paris avec le projet de s’en faire aimer. Vivant avec Aragon, elle adopte la langue et la nationalité française et commence l’élaboration d’oeuvres croisées : à un roman d’Aragon répondra, en écho, un roman d’Elsa Triolet.  » je ne suis pas un écrivain » dit elle dans son journal  » je suis simplement une femme malheureuse et j’écris avec mon malheur »

 

A l’automne 1930 Aragon voyage en URSS  pour représenter les surréalistes au Congres des écrivains révolionnaires. Les communistes de stricte obédience accablent les surréalistes, suspects de derive trotskiste et anarchiste. Aragon choisit son camp, il revient d’URSS avec un poème  » Front rouge » qui rompt avec l’esthétique surréaliste et sonne comme une déclaration de guerre à Breton – le poème vaut à son auteur d’être inculpé pour appel au meurtre . Breton le défend  en publiant l’affaire Aragon . Mais la rupture est consommée entre lui et le surréalisme.

 

Il épouse Elsa -  Durant toute la guerre, Aragon publie sous différents pseudonymes.  A la libération, Aragon et Elsa ne sont pas tendres pour les écrivains suspects de collaboration et exigent et obtiennent des têtes.  Le poète avait prévenu  » je ne pratique pas le pardon des injures ». 

 

A la mort d’Elsa, vêtu de blanc avec une recherche permanente, homosexuel enfin affirmé , il pose comme un acquis cette vie  » ratée de bout en bout » 

 

Vilipendé par les uns, encensé par les autres, définitivement décale, commandeur descendu de son socle, il meurt en 1982

LES YEUX D’ELSA

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa.

Louis Aragon.

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L’ANALYSE

Posté par sylvie le 1 février 2016

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’infériorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’âme humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à révéler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaître au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

 

La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première appellation de ” psychologie des profondeurs”.

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, même si l’interprétation donne lieu parfois à des tâtonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaître, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de ” tout ce qui lui passe par la tete” meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficile de parler seul, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrête souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scène ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des ” résistances”, le patient s’oppose à lui même, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort.Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontanéité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interprétations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accélérer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui même et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libère sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

BELLE JEUNE F

 

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