L’ANALYSE

Posté par sylvie le 1 février 2016

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’infériorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’âme humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à révéler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaître au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

 

La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première appellation de ” psychologie des profondeurs”.

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, même si l’interprétation donne lieu parfois à des tâtonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaître, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de ” tout ce qui lui passe par la tete” meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficile de parler seul, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrête souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scène ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des ” résistances”, le patient s’oppose à lui même, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort.Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontanéité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interprétations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accélérer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui même et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libère sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

BELLE JEUNE F

 

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