JEAN DE LA FONTAINE

Posté par sylvie le 9 février 2016

Ils sont cinq autour d’une bonne table. Ils sont venus pour faire bonne chère…Il y’a là Jean Racine, tout fier de sa dernière tragédie   » Berenice  »…, il y’a Nicolas Boileau, célèbre pour ses satires, il y’a Descoteaux qui joue de la flûte à merveille, il y’a Molière qui reçoit, enfin voici celui qu’on appelle avec familiarité, avec attendrissement, et parfois avec ironie :  » le bonhomme », le bonhomme, c’est Jean de la Fontaine.

Présent par le corps, La Fontaine, mais l’esprit toujours ailleurs, on ne sait où ! lui parle t-on ? Il ne répond pas, à peine tourne t-il son large et bon visage vers celui qui l’interpelle, puis il retrouve les délices de ses méditations secrètes et solitaires.

On raconte même qu’un jour il a demandé  » qui est donc ce jeune homme fort courtois qui m’a parlé pendant une heure ?  » c’etait son fils!!!

Le souper chez Molière se déroule dans une si bonne humeur que Jean Racine toujours prêt à lancer quelque propos mordant, se gausse du Bonhomme, de son étourderie, de sa façon un peu pataude : Boileau pousse l’enchère, et Descoteaux le suit. Seul Molière se tait. Il trouve que ses amis exagèrent.  Se penchant vers son voisin, il dit alors   » ne nous moquons pas du Bonhomme, il vivra peut être plus que nous….. »

Moliere voit juste. La Fontaine et ses fables demeurent des valeurs sûres et, si l’on excepte le jugement excessif de Jean Jacques Rousseau, qui doute que les enfants comprennent les apologues du Bonhomme, leur lecture demeure un pur plaisir pour tous les âges.

La Fontaine n’a inventé presque aucune des histoires racontées dans les fables. Il s’est inspiré de celles qu’ont créees les fabulistes grecs, latins et indiens,  les auteurs de fabliaux du Moyen âge.

Son génie, c’est d’en avoir revu la mise en scène, d’avoir porté à son point de perfection l’art dde la narration  là l’aide d’un français pur, élégant, que le temps n’altère pas.

La Fontaine est né à Château-Thierry le 8 juillet 1621. Il vit une enfance heureuse auprès de son père  Charles et de sa mère Françoise Pidoux. Il se marie à vigt six ans, hérite de la charge de maître des Eaux et Forets    qu’occupait son père., mais seule la littérature l’interesse. En 1605   il publie ses « Contes et Nouvelles »en vers, assez lestes qui lui valent une réputation de libertin.

En 1608 paraîssent les six premiers livres  des  » Fables Choisies » mises en vers avec une dédicace à Monseigneur  le Dauphin », fils de Louis XIX; ils assurent à La Fontaine une gloire qui ne connaîtra pas d’éclipse.

Elu à l’Académie française, en 1683, La Fontaine meurt le 13 avril 1695 après avoir renié ses contes licencieux, toujours lisibles aujourd’hui ….

CITONS L’AUTEUR :

 » Garde toi , tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine »..

« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…

« rien ne sert de courir, il faut partir à point »

« amour, amour, quand tu nous tiens …on peut dire adieu prudence « 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

« En toute chose, il faut considérer la fin »

MAGNIFIQUE PAYSAGE

3 Réponses à “JEAN DE LA FONTAINE”

  1. 010446g dit :

    Très intéressant!
    Merci!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Radotage (20 mars 2011)

  2. sylvie dit :

    merci de me lire …….

  3. leblogdelpapet dit :

    Intéressant. Il doit aussi beaucoup à Esope. Bonne journée.

    Dernière publication sur Leblogdelpapet : Divers haïkus vermotiques en juillet 2019

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