SERENITE

Posté par sylvie le 29 avril 2016

Petite méditation sur ce minuscule vaisseau qui nous fait voyager dans l’espace sans que nous nous en rendions compte occupés que nous sommes par nos petits problèmes/

 

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MESURER SA PEINE A CELLE DU MONDE

La terre,

Un point dans l’Univers

Même pas visible à l’échelle des planètes

Comme Arthur et Pollux.

Dans ce point,

Nous sommes tous là.

Nos guerres, nos problèmes,

Notre grandeur, notre misère,

Notre art, notre technologie,

Nos religions, nos races, nos civilisations.

Nos accomplissements, nos échecs…

Milliards d’âmes en constante ébullition.

Cela donne à penser non ?

Lorsqu’on se sent désemparé, stressé,

Meme devant tel problème ou décision à prendre,

Se rappeler de cette image

Nous aidera à relativiser

A réaliser notre petitesse dans l’Univers,

Du peu d’importance de nos problèmes

Quand on les voit à cette échelle.

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L’ECOLIERE

Posté par sylvie le 23 avril 2016

L’écolière

Bon Dieu ! que de choses à faire !
Enlève tes souliers crottés,
Pends donc ton écharpe au vestiaire,
Lave tes mains pour le goûter,

Revois tes règles de grammaire.
Ton problème, est-il résolu ?
Et la carte de l’Angleterre,
Dis, quand la dessineras-tu ?

Aurai-je le temps de bercer
Un tout petit peu ma poupée,
De rêver, assise par terre,
Devant mes châteaux de nuées ?
Bon Dieu ! que de choses à faire !

Maurice Carême

 

Maurice Carême

 

 

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VOYAGE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

Posté par sylvie le 21 avril 2016

VOYAGE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

 

La contemplation de la nature nous invite à l’extase, cet état particulier dans lequel on est transporté hors de soi et où l’on participe à l’expérience d’une communion avec une réalité autre et néanmoins essentielle. De même cette disposition d’âme, qui nous amène à admirer des choses que nous n’aurions pas vues sans une attention particulière, à savourer des rencontres que nous aurions considérées comme banales auparavant, à nous ouvrir à l’inconnu, est source d’exultation suprême.

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Quand on sort dans la nature, si l’on s’applique à être tout simplement là avec un arbre, pendant un moment, à regarder où l’on s’appuie contre son tronc, on commence alors à ressentir sa force, sa sérénité , même  si le vent souffle, même s’il pleut. On est conscient, sans penser.. On découvre l’essence même du monde en lui et par conséquent en nous.

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Nous pouvons faire de même avec les gens au lieu de les  » étiqueter » d’emblée comme nous le faisons généralement. Lorsque nous rencontrons une personne, certaines pensées et jugements nous viennent à l’esprit. Nous l’avons déjà cataloguée (dans un sens comme dans l’autre), et nous ne sommes donc plus vraiment en communication avec elle,, mais avec nos propres critères. Plus on se ferme à la réalité, moins l’on s’émerveille de la vie qui se déploie continuellement en soi et des rencontres que l’on fait.. Laissons nous donc surprendre et gardons notre innocence à l’égard des autres.

Comme si c’était la première fois :

                           – Percevoir les fleurs

                             Sans chercher à les nommer,

                             Sans vouloir les qualifier,

                             Sans penser à ce que l’on voit

Sans les charger de nos problèmes, de nos observations ou de nos jugements.

                              Devenir une présence consciente

                              Qui perçoit la beauté autour de soi

Juste ressentir l’essence et la présence des fleurs ,

                             S’émerveiller que tout soit :

                                       – Vie,

                                       - Fraîcheur

                                        -Vibration

                                        -Excitation.

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TAGORE

Posté par sylvie le 19 avril 2016

Tagore est assurément un des pères de la littérature indienne. Son œuvre est immense et fascinante. Il est l’auteur de plus de mille poèmes,deux mille chansons dont il a écrit la musique, des pièces de théâtre, des romans, des recueils de nouvelles.Il a écrit aussi des essais sur tous les sujets qui lui étaient chers, de la philosophie à la politique, de l’éducation aux arts, il a laissé de de nombreux croquis ,dessins et peintures. Mais Tagore fut avant tout un poète  » le Poète » comme il est affectueusement dénommé en Inde, et c’est par sa poésie qu’il se fit connaître dans le monde entier.

 

Dernier enfant d’une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l’ombre d’un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et sociale que connut au 19e siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences modernistes d’essence occidentale.  Eduqué dans les trois langues – sanscrit, bengali, et anglais, il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui meme en anglais certains de ses recueils.  La publication de Gitanjali ( l’offrande lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d’amitié au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non violence et l’unité entre les hommes.

 

Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l’émergence de l’Inde comme nation. Il est l’auteur de nombreux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh.

 

 

L’Offrande lyrique est une succession de dialogues, de louanges à Dieu d’une grande beauté et d’une grande humilité. Ces poèmes allient la finesse de lagnage à la contemplation ou la réflexion philosophique, et ils le font si harmonieusement que c’est bien à  une double et indissociable méditation que nous sommes conviés. Et ce n’est pas la moindre qualité de cette œuvre que d’avoir été traduite par André GIde qui lui apporta toutes ses qualités d’écrivain, et plus encore …

 

 

En 1901 il fonda l’école de Santiniketan à Bolpur pour pallier au mauvais système éducatif qui prévalait alors. Dans cette école, Tagore avait pris l’habitude, au cours de réunions matinales de partager avec les professeurs et les élèves son expérience spirituelle et philosophique.Il y exposait sans jamis se départir de sa verve poétique, ses conceptions sur la relation à la vie, à Dieu et à la nature. Ces causeries d’une grande limpidité, ont été réunies et traduites en français dans les ouvrages  » La demeure de la Paix  » et « Sâdhanâ ». Dans le premier, Tagore nous montre comment chez l’homme l’angoisse, les doutes et les incertitudes sont un mal nécessaire,porteur d’apprentissage, mais peuvent se révéler un bien lourd fardeau si l’on y répond par l’inaction ou par le remède trop facile que constitue le refuge dans les idées reçues ou la lecture des écritures.

 

Dans un langage simple et vivant, plein de bon sens, Tagore, sur bien des problèmes de notre société, pose les diagnostics et suggère les remèdes, nous fait voir le fait et nous encourage à la nécessité. Il ponctue son message par quelques prières ou préceptes empruntés aux textes sacrés hindous. Au travers d’anecdotes vécues, il parle de l’amour,de la beauté, de l’écoute, de l’action et de la libération intérieure. Il nous dit l’importance de se sentir relié et de ne pas négliger le spirituel dans notre vie.

 

 

S’il est exact que dans l’immédiat nous risquons peu à ne pas nous interesser au spirituel, dans  » Sâdhanâ », Tagore nous démontre que dans l’absolu, cette négligence est à la source de la plupart de nos problèmes et nous prive d’une plus grande réalisation de nous mêmes. Maintes fois, il s’émerveille de la nature et de son exemplarité car elle a su faire coexister, au dehors, le travail incessant et les nécessaires impératifs de survie, avec au dedans, la beauté absolue et la tranquillité.

 

 

La nature est omniprésente dans les poèmes de Tagore. De chemins solitaires en vols de cygnes sauvages, de moussons tumultueuses en déluges de fleurs multicolores, de ciel d’étoiles en bouquets de galaxies, la palette est large et le poète ne manque jamais d’en utiliser  toutes les nuances pour peindre ses merveilleuses métaphores. Mais si Tagore voue à la nature un grand amour, ce n’est pas seulement pour la décrire, mais pour louer à travers elle les sentiments, les émotions qu’elle lui a communiqués.

 

 

Quelques heures seulement avant sa mort, le sept aout 1941, Tagore dicta son dernier poème….

 

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MON ENFANCE CAPTIVE

Posté par sylvie le 17 avril 2016

MON ENFANCE CAPTIVE

Mon enfance captive a vécu dans des pierres

Dans la ville où sans fin , vomissant le charbon,

L’usine en feu dévore un peuple moribond :

Et pour voir des jardins je fermais les paupières…

J’ai grandi, j’ai rêvé d’orient, de lumières,

De rivages de fleurs où l’air tiède sent bon,

Des cités aux noms d’or, et, seigneur vagabond,

De pavés florentins où trainer des rapières.

Puis je pris en dégoût le carton du décor

Et maintenant, j’entends en moi l’âme du Nord

Qui chante, et chaque jour j’aime d’un coeur plus fort

Ton air de sainte femme, ô ma terre de Flandre,

Ton peuple grave et droit, ennemi de l’esclandre

Ta douceur de misère où le coeur se sent prendre.

Tes marais, tes prés verts ou rouissent les lins

Tes bateaux, ton ciel gris où tournent les moulins

Et cette veuve en noir avec ses orphelins.

ALBERT SAMAIN

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ALBERT SAMAIN : D’origine humble et de santé fragile, Albert Samain, né à Lille en 1858, doit interrompre ses études dès 14 ans , son père, marchand de vin, étant mort, il doit gagner sa vie pour aider sa mère à élever ses quatre frères et soeurs. Il finit par trouver un emploi d’expéditionnaire àla préfecture de Paris, après avoir, en vain, tenté de faire du journalisme.

Il restera ce modeste bureaucrate. Son ambition est ailleurs : la poèsie. Héritier des parnassiens,il obtient la célébrité dès son premier recueil  » Au jardin de l’infante », acquérant un public surtout féminin qui lui restera fidèle. Le musicien Raymond bonheur qui a encouragé ses débuts, lui offre l’hospitalité dans sa propriété de Magny-les Hameux lorsque, malade Albert Samain ne peut plus vivre en ville, il y meurt en 1900 a 42 ans.

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EMILE ZOLA

Posté par sylvie le 16 avril 2016

L’année 1861 est celle d’une expérience capitale qui va sans doute déterminer la vision du monde qu’il adopte dans tous ses romans: rien n’y est atténué, le réel le plus trivial y côtoie  sans complexe les observations les plus délicates. Zola, dans sa page, livre tout. Dans une noce, il décrit la finesse d’une dentelle puis se penche sur la vomissure d’un  invité qui a trop bu.

 

LA FIEVRE DE BERTHE: 

l’affaire est simple : dans une minuscule chambre voisine de la sienne, vit et travaille une prostituée,Berthe. Elle  tombe malade, a la fièvre, délire. Pris de pitié, le bon Zola,20 ans, pur et vierge, et bien décidé à le rester par idéal personnel, veille cette femme toute une nuit. Au petit matin elle est guérie! le bon Zola s’apprête à la quitter mais Berthe veut le remercier. Par quel moyen ? Devinez..

 

DEHORS EMILE

  Emile est  atterré! tout bon, tout pur qu’il soit , il a perdu son cap moral, lâché le gouvernail, dérivé … Le voici échoué dans les bras de Berthe! la première femme, s’était-il juré, ce serait la seule, il lui consacrerait toutes ses forces, ses ressources, jusqu’à la mort. Soit! Mais , à bien y regarder, Berthe n’est pas de la dernière récolte: son cou est gras, elle souffre d’une sorte de pelade et ses dents se comptent sur les doigts d’une main! qu’à cela ne tienne: l’intègre Zola , le bon jeune homme de 20 ans , dévoile à Berthe son projet : il veut la faire sortir de l’enfer qu’elle vit! il va tout lui donner- lui qui n’a rien. Il lui propose de redevenir la couturière qu’elle fut. Berthe croit d’abord qu’il plaisante. Mais il insiste. Elle le repousse. Il recommence. Elle lui rit au nez, puis l’insulte et enfin le met dehors! 

 

LE FILON DU VECU : 

La poésie façon Musset, c’est fini! les alexandrins romantiques terminés. La littérature où les petites femmes ont un grand cœur, quel mensonge! Et ces chansons qu’elles égaient , une escroquerie! Désormais, le réel, seulement le réel! et pour commencer il raconte son aventure avec Berthe. Tout y réel! ou presque : Berthe y devient Laurence, Zola a trouvé sa voie: il va exploiter le filon de son vécu, le travestissant juste assez pour que les intéressés ne s’y intéressent pas trop. 

 

UN APPRENTISSAGE SUR LE TERRAIN: Zola exerce de petits métiers qui vont lui fournir une expérience précieuse pour ses romans futurs. 

 

CHEF DE PUBLICITE :

l’écriture! Zola ne pense qu’à cela! Sa devise ? Pas un jour sans une ligne! Entré à la librairie Hachette il s’y fait apprécier. On lit dans les journaux tous les articles qu’il publie,, on le sait ami des peintres en vue – Pissarro- et plus tard Monet, Sisley, Manet, Renoir. Peu à peu, le journaliste et l’écrivain l’emportent sur le chef de la publicité qu’il est devenu. En 1866  un an après s’être mis en ménage avec Alexandrine Meley, il  quitte Hachette. 

 

LIBRE :

Le voici libre d’écrire tous les jours autant de lignes qu’il le veut. Il ne se prive pas. Récits, nouvelles, contes , sont déjà sortis de son encrier, ont été publiés dans des journaux, rassemblés en un  volume : Les Contes a Ninon. En 1865  paraît son premier roman  » La Confession de Claude » en réalité, la confession d’Emile qui raconte ses déconvenues avec Berthe. Les premières publications d’Emile sont encourageantes, mais ne rapportent pas grand chose. Il doit faire vivre sa mère, sa compagne. En 1866 il publie un deuxième roman «  »Le Vœu d’une morte » . Il s’en vend quelques dizaines d’exemplaires. Heureusement que les journaux lui commandent des romans feuilletons,rémunérés juste ce qu’il faut pour faire bouillir la marmite. 1867 : Thérèse Raquin. Enfin! il s’en vend suffisamment pour que le mot succès puisse être employé! voilà, Zola vient de trouver : il lui suffit d’écrire deux romans par an, lui garantissant chacun trois mille francs, et le tour est joué.   S’ensuit les succès de la série Rougon-Macquart…l’Assommoir,    Nana ….. Germinal ou il raconte le monde la mine, la misère, et l’épuisement de la classe ouvrière, sa révolte réprimée dans le sang.

 

ZOLA ET L’AFFAIRE DREYFUS: 

 

  1898 – L’épisode majeur de la vie de Zola se situe au moment de l’affaire Dreyfus.  Riche et célèbre! Aux portes de l’Académie française après vingt quatre refus!  heureux père et heureux amant. Mari comblé par une femme qui accepte finalement sa situation d’épouse trompée. Tout va bien pour Zola, en cette année 1895. Pourtant, Zola l’honnête, Zola le juste, va compromettre toute sa renommée pour sauver le capitaine Alf’red Dreyfus , injustement accusé d’avoir communiqué à l’Allemagne des documents secrets. Traduit devant le tribunal militaire, Dreyfus a été condamné à la dégradation militaire et à la déportation à perpétuité. Le 5 janvier 1895, dans la cour des Invalides, Dreyfus a été dégradé. Le 21 il a embarqué pour l’île du Diable, en Guyane. Zola est indigné.

Mathieu Dreyfus remue ciel et terre pour sauver son frère. Trois ans plus tard, les preuves de l’innocence sont réunies. Zola, sollicité, prend sa plume, rédige un article cinglant où il donne le nom des vrais coupables, de hauts responsables de l’armée qui ont agi par antisémitisme. L’article paraît dans  » l’Aurore » du 13 janvier 1898 sous le titre de Clemenceau  » J’ACCUSE ». Au terme de deux procès, il est condamné à un an d’emprisonnement et à 3000 francs d’amende alors que le coupable est acquitté! Couvert d’injures, il doit s’exiler pendant onze mois en Angleterre. Mais la vérité est en marche,  et rien ne l’arrête! Alfred Dreyfus n’est complètement acquitté que le 12 juillet 1906, quatre ans après la mort de Zola.

 

LA MORT DE ZOLA: UN ACTE CRIMINEL  ?

 

Zola s’attire  la haine de tous ceux qui n’acceptent pas sa façon de révéler la misère humaine, de montrer le monde dans ses détails les plus triviaux. Est ce cela qui l’a tué ? Le 29 septembre 1902 on découvre le couple Alexandrine et Emile inanimés dans leur appartement. Pour Emile, il est trop tard: il a succombé à une asphyxie due au mauvais tirage de la cheminée. Alexandrine est ramenée à la vie. Que s’est- il passé ? Zola a voulu, avant d’aller dormir, allumer un feu qui n’a pas pris, ou du moins qui a couvé toute la nuit. La veille, des ouvriers avaient travaillé sur le conduit d’évacuation. Faut-il croire ce que, depuis, on a appris ? L’un des ouvriers aurait dit, avant de commencer son travail : on va enfumer le cochon! la mort de Zola ne serait donc pas accidentelle ?

 

TREGOTHNAN, CORNWALL: WHITE BENCH BENEATH RHODODENDRON 'RUSSELLIANUM'

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BRUITS ET SONS ANIMAUX

Posté par sylvie le 14 avril 2016

Dommage que beaucoup de ces verbes soient tombés dans l’oubli !

Le chien aboie quand le cheval hennit

et que beugle le bœuf et meugle la vache,

l’hirondelle gazouille,

la colombe roucoule et le pinson ramage.

Les moineaux piaillent,

le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse.

La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.

Et le chat comme le tigre miaulent,

l’éléphant barrit,

l’âne brait, mais le cerf rait.

Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille.

La biche brame quand le loup hurle.

Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?

Que si le canard nasille, les canards nasillardent !

Que le bouc ou la chèvre chevrote.

Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte.

Que le paon braille,

que l’aigle trompète.

Sais-tu ?

Que si la tourterelle roucoule,

le ramier caracoule et que la bécasse croule,

que la perdrix cacabe,

que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse,

la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.

Tu sais tout cela ? Bien.

Mais sais-tu ?

Que l’alouette grisolle,

Tu ne le savais pas. Et, peut-être, ne sais-tu pas davantage

que le pivert picasse.

C’est excusable !

Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère

Et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère !

Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule

Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule !

Et encore sais-tu ?

que la souris, la petite souris grise : devine ?

La petite souris grise chicote ! Oui !

Avoue qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai cajole !

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LE DESIR DE PEINDRE

Posté par sylvie le 13 avril 2016

Le Désir de peindre

Malheureux peut-être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire!

Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, commeune belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y alongtemps déjà qu’elle a disparu!

Elle est belle, et plus que belle; elle est surprenante. En elle le noir abonde: ettout ce qu’elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintillevaguement le mystère, et son regard illumine comme l’éclair: c’est une explosion dansles ténèbres.

Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir versant lalumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doutel’a marquée de sa redoutable influence; non pas la lune blanche des idylles, quiressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fondd’une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent; non pas la lune paisible etdiscrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue etrévoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l’herbeterrifiée!

Dans son petit front habitent la volonté tenace et l’amour de la proie. Cependant, aubas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l’inconnu et l’impossible,éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d’une grande bouche, rouge et blanche, etdélicieuse, qui fait rêver au miracle d’une superbe fleur éclose dans un terrainvolcanique.

Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles; maiscelle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.

Charles Baudelaire (1821- 1867)

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DE RETOUR

Posté par sylvie le 11 avril 2016

Après six semaines d’absence me voici de retour, si ma main est encore fragile j’arrive cependant à pianoter …..

Un petit texte léger pour commencer :

LE BONHEUR C’EST DANS LA POCHE

Inutile de tourner autour du pot, on ne peut pas avoir tout lu! Rousseau, Rimbaud, Cocteau  , Kafka ….Cafouillages ? c’est la faute à Voltaire.

Pour avoir des lettres n’y allez pas avec le dos de la cuillère, étalez :  Le siècle des lumières, le XIXe siècle,Stendhal, Baudelaire, Les fleurs du mal, Le bateau ivre …

Ajoutez une citation,

Mettez y une louche avec le dernier Goncourt.

Régalez !

Vous êtes calé …

                                                                      »      la     culture, c’est comme la confiture,

moins on en a, plus on l’étale  «              PIERRE DESPROGES

 

 

2 cit

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