CITATIONS

Posté par sylvie le 31 mai 2011

BOUQUETS DE PROVERBES EN COULEURS

chaque peuple nourrit son âme de petites phrases qu’en des temps lointains, de sages ancêtres avaient pensées, puis écrites. Ces petites phrases se sont améliorées de millénaire en millenaire pour devenir des conseils et, très vte, des commandements ( dans la morale judéo-chrétienne),  ou des préceptes (pour les bouddhistes)…

Ces jolies petites phrases , simples à retenir, mais au sens souvent abstrait à la première oreille, ont guidé toutes les peuplades de la planète, de l’hom sapiens jusqu’au siècle français des Lumières en passant par Confucius et Kant.. On peut les appeler Maximes comme la Rochefoucauld ou Pensées pour Pascal…Disons , proverbes..

La calme sagesse est une épouse fidèle, la précipitation est une prostituée…MALAISIE

Les mots que l’on  n’a pas dits, sont les fleurs du silence … JAPON

Ouvre tes yeux avant le mariage, car après tu ne peux que les fermer… MAROC

En Sibérie, l’hiver dure douze mois. Le reste c’est l’été…. RUSSIE

Eduquer une femme c’est éduquer un village …..ANGOLA

Nos instituteurs d’antan s’évertuaient à rédiger chaque jour  en haut du tableau noir , et pleins et en déliés, même avec une craie, une phrase à méditer. Comme un plat du jour: une morale par jour….D’abord la date, puis la petite phrase à lire avant de s’asseoir, et à relire et relire puisqu’elle restait inscrite toute la journée au-dessus des dessins des parcours de rivières ( la craie bleue) ou de la terrible  table de multiplication par huit. On revenait de la récréation : le tableau avait été nettoyé avec un chiffon poussiereux ,les leçons précédentes avaient été mal effacées, mais la morale était toujours là, à nous obséder.

C’est ainsi qu’une nation se construit, que ses citoyens s’intègrent les uns aux autres avec de petites phrases comme «   aide toi le ciel t’aidera » ou  » rien ne sert de courir, il faut partir à point »   Plus tard, on comprendra que la  Bible était pillée autant que les conclusions des fables de La Fontaine , ou que ces morales étaient aussi des maximes ou des proverbes ancestraux.

Voici donc des  extraits de ces citations, ils sont très differents d’un continent à l’autre,mais si sembles en même temps.. Montaigne disait que les vérités n’étaient pas sembleables d’un côté comme de l’autre des Pyrénées. Il parlait des lois des hommes, pas de leurs codes philosophiques.  On note même un effet d’enrichissement d’un pays à l’autre, de complémentarité. Ainsi, les Coréens disent  » le piment, plus il est petit, plus il pique ». On peut l’interpreter comme l’explication de  la force physique et intellectuelle de David face à Goliath..

Là où le sang a coulé, l’abre de l’oubli ne peut grandir …BRESIL

 Face à l’éloquence, les montagnes hochent la tête. Face à l’insulte, elles redressent la tête avec agressivité…TIBET

Si tu donnes des coups de cornes, donne les à ceux qui ont des cornes..MEXIQUE

 Suis le conseil de celui qui te fait pleurer, et non de celui qui te fait rire…PROVERBE ARABE

 Un peuple sans culture c’est un homme sans paroles… ALGERIE

Lorsque tu montes à l’échelle souris  a tous ceux que tu dépasses, car tu  croiseras les mêmes en redescendant… ETATS UNIS

A force de vivre d’espérance, on meurt dans le désespoir … ITALIE

S’il y’a deux capitaines sur un navire, il va couler …ILE MAURICE

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AVONS NOUS VRAIMENT BESOIN DE REMORDS ET D’ANGOISSE?

Posté par sylvie le 29 mai 2011

Le remords et l’angoisse ont tous les deux un effet puissamment destructeur. Comme le moi faible, ils ont pour rôle de nous mettre mal à l’aise vis à vis de nous mêmes. Ils paralysent notre activité et nous empêchent de fonctionner au mieux de nos capacités. Ils n’ont aucun rôle positif dans l’instant présent. Quand nous vivons l’instant présent, nous n’avons de temps ni pour le remords ni pour l’angoisse, nous vivons notre vie au lieu de la juger.

Nous n’avons pas besoin du remords, car nous avons une conscience. Dans ce contexte, remords et honte sont équivalents. Notre conscience nous prévient quand nous avons fait quelque chose de mal. La conscience nous envoie un message qui dit à peu près ceci :  » aie, ça c’était un mauvais comportement’ ou bien   » je souhaiterai ne pas avoir dit ou fait cela « … Nous pouvons nous représenter notre conscience sous les traits d’un doux précepteur,  qui nous explique instant par instant comment évolue notre vie et ce qu’il faudrait y changer. Dès le moment où nous avons confiance en nous, nous pouvons faire confiance à notre conscience..

Le remords, en revanche est un dictateur malveillant. Il nous rabâche que nous sommes mauvais, que notre  personnalité dans son ensemble est inadaptée, mauvaise ou égoïste. Le remords isole un acte, une pensée ou un sentiment et l’extrapole à l’ensemble de la personnalité. Le remords nous submerge d’images négatives. Il nous donne l’impression d’être faible et sans ressource. Voilà pourquoi sa dictature est si efficace: il acquiert rapidement la maîtrise de notre nature,de notre comportement et de notre vie.

Le remords est insidieux en ce sens qu’il favorise la récidive du  » mauvais » comportement. C’est un cercle vicieux, un serpent qui se mord la queue. Le mécanisme du remords est en général le suivant :

- On commet un acte méchant, égoïste ou destructeur vis à vis de soi même ou d’un tiers, bref quelque chose dont on sait pertinemment que c’est mal.

-On commence à en éprouver du remords.

-Le remords augmente.

-Le remords ronge et dévore, la souffrance est insupportable.

-On part à la recherche d’un moyen d’échapper à cette souffrance.

Il faut assumer ses actes, cesser de cultiver le remords. La prochaine fois qu’un remords vient à l’esprit, il faut trancher dans le vif : se dire simplement que l’on a fait quelque chose qui nous déplaît, et qu’il faut en tirer les leçons, la fois suivante ne pas recommencer   …Il faut remercier notre conscience, et se récompenser d’assumer ses propres responsabilités.. Se détacher donc du remords.

De la même manière, l’angoisse est inutile. Qu’est ce que l’angoisse ? Elle consiste à rêver à un événement dont nous souhaitons qu’il ne se produise pas. Elle consiste à se faire du souci à propos d’évènements qui ne se sont pas encore passés. U ne fois que cette circonstance se présente, nous pouvons prendre des mesures en conséquence. Que de fois ne nous sentons nous pas soulagés quand quelque chose dont nous avions peur se produit enfin ? Nous pouvons ajuster notre comportement à n’importe quel évènement présent, mais nous ne pouvons jamais remédier à quoi que ce soit en cultivant l’angoisse. Elle est profondément inutile. L’angoisse commence comme un mauvais rêve éveillé, et elle évolue rapidement en cauchemar. Comme le remords, l’angoisse nous arrache au présent et nous transporte dans un no man’s land de douleur. Détachons s nous de l’angoisse. Vivons l’instant présent sans remords ni anxiété. Pour mordre dans la vie à belles dents, nous n’avons besoin ni de l’un, ni de l’autre.

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 20 octobre 2010

 

Citations

Le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves …..PAULO COELHO

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EMILE ZOLA

Posté par sylvie le 2 août 2009

Ravie de vous retrouver après quelques jours d’absence …

Bienvenue aux juilletistes de retour, et bonnes vacances aux autres qui ne sont pas encore partis…

Le thème du jour : ZOLA

Dans les années 1890 lorsqu’on voit arriver les Zola- Emile et son épouse Alexandrine -  au théâtre, on  sait qu’il va falloir  un certain temps pour que le couple gagne les places qui lui sont réservées lorsqu’elles sont situées au milieu d’une rangée.  En effet, Monsieur et Madame Zola qui adorent les plats en sauce, ont pris un tel embonpoint qu’ils doivent jouer des hanches    pour parvenir jusqu’aux sièges où ils vont asseoir leurs kilos superfétatoires.

Pourtant , qui les connut lorsqu’ils se rencontrèrent en 1865, Alexandrine avait alors pour prénom Gabrielle, puis lorsqu’ils se marièrent en 1870 , nourris frugalement de lapin aux petits pois,  pouvait affirmer que les Zola, jeunes, étaient minces comme des fils de haricots verts.

Que s’est-il passé en vingt ans ? eh bien, Zola a fait fortune! une grosse fortune – son allure en a intégré l’adjectif – -en écrivant l’Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire . Le projet en a été proposé à l’éditeur Lacroix, qui, enthousiaste, accepte de publier d’abord en feuilleton dans les journaux, puis en livre, cette histoire de la famille Rougon-Macquart que Zola, grand admirateur du médecin Claude Bernard a décidé d’écrire  en scientifique : l’écrivain, en observateur soucieux du détail, doit connaître les lois de la nature, et s’en inspirer pour créer. Le projet comporte dix volumes.

Hélas, pour les deux premiers romans, les ventes sont minces, Lacroix fait faillite, Zola craint la saisie ….

L’éditeur Charpentier poursuit le programme e publication. Bon an mal an, les ventes se situent aux environs de deux mille exemplaires par livre jusqu’en 1877.Cette année là, c’est l’explosion  . L »Assommoir,une peinture sans concession des misères monde ouvrier, atteint des ventes record! en 1840 Nana, qui traite de la prostitution, se vend à cinquante mille exemplaires en deux jours!!

Jusqu’au dernier volume des Rougon-Macquart,- le Docteur Pascal en 1883, la fortune et la bonne fortune continuent de choyer Zola qui, à son tour, choie dans le secret son ménage clandestin  Jeanne Rozerot, l’ancienne lingère d’AleAlexandrine les deux enfants qu’elle lui a donnés.

 Zolla  pourrait se retirer du monde, vivre de ses rentes, et mourir académicien! Mais en 1898 , indigné par la conspiration du silence autour de l’innocence du capitaine Dreyfus accusé d’avoir transmis aux Allemands des documents confidentiels, il publie dans  » L’aurore «   du 13 janvier un article au retentissement mondial, intitué par Clemenceau  » J’accuse » …

Quatre ans plus tard, le 29 septembre 1902 il meurt asphyxié dans son appartement, sans doute de façon accidentelle.

En 1908 ses cendres sont transférées au Panthéon.

 

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CAMILLE CLAUDEL

Posté par sylvie le 15 février 2009

Camille Claudel est née à Fère-en-Tardenois (Aisne) le 8 décembre 1864, de Louis-Prosper Claudel, fonctionnaire des impôts, et de Louise-Athanaïse Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village. Après la disparition de Charles-Henri (né en août 1863)[1], le premier fils du couple, mort à seize jours, Camille devient l’ainée d’une famille qui comptera deux autres naissances. Par la suite, le couple s’installe à Villeneuve-sur-Fère, petit village à quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, Camille y passe son enfance entourée de sa sœur Louise, née en février 1866 et de son jeune frère Paul, né en août 1868. La famille Claudel s’installera ensuite pour trois années à Nogent-sur-Seine, de 1876 à 1879. Cette ville de province sans intérêt, ainsi dépeinte par Gustave Flaubert dans L’Education sentimentale, sera le lieu où Camille fera ses premiers pas d’artiste. Là, elle rencontrera le sculpteur Alfred Boucher qui lui fera prendre conscience de ses dons. Camille Claudel de Auguste Rodin (1886) (bronze 7/12, fonderie Rudier 1869)

En effet, depuis l’enfance, Camille est passionnée par la sculpture et s’initie sur de la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d’Alfred Boucher, Camille doit affronter la très forte opposition de sa mère, laquelle aura toujours une violente aversion pour cet art qui passionne son aînée. En 1882, alors que les Claudel séjourne à Wassy, Camille persuade sa famille d’emménager à Paris, à l’exception de son père retenu par ses obligations professionnelles, celà, afin de perfectionner son art auprès des maîtres. Avec son frère Paul Claudel, elle habite au 36, boulevard de Port-Royal. Ensuite Camille vit et travaille dans son atelier du 19 quai de Bourbon, dans l’Ile Saint-Louis à Paris de 1889 à 1913, date de son internement. Une plaque souvenir est apposée sur cette maison. Elle suit, tout d’abord, des cours à l’Académie Colarossi. Par la suite, elle loue un atelier avec des étudiantes anglaises dont Jessie Lipscomb avec qui elle se liera d’une profonde amitié. Camille a d’abord étudié avec Alfred Boucher. Celui-ci était à Paris pour mettre en place La Ruche, un phalanstère, une communauté d’artistes. Mais lorsqu’il gagne le Prix de Rome et s’installe à la Villa Médicis, il demande à Auguste Rodin de le remplacer pour son cours de sculpture qu’il donne au groupe de jeunes filles. Ainsi Camille et Rodin font connaissance. Très vite, la connivence puis la complicité artistique s’installent; devant la fraicheur de Camille, l’originalité de son talent et sa farouche volonté, Rodin ne résiste pas longtemps; tel qu’il le dit lui même: « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose ». Et à ceux qui la critiquent, Rodin répondra: « Je lui ai montré ou trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle »

. Camille inspire énormément Rodin, qui modèlera « l’Éternelle idole », « le Baiser », (ils y travaillèrent à deux) ainsi que la monumentale « Porte de l’Enfer »… Suivront également des œuvres comme la Danaïde, Fugit Amor… Tous deux vivront bientôt une passion stimulante mais orageuse dans laquelle s’entremêlera l’art des deux artistes, au point que l’art de Camille est considéré comme celui de Rodin. Camille s’acharne à être reconnue pour ce qu’elle est et veut prouver qu’elle n’a pas copié Rodin. Mais, comme le notera Paul Claudel en parlant de sa sœur: « Ce n’est plus du Rodin.

 Délaissée par Rodin, vivant misérablement –, Camille Claudel s’enferme bientôt dans la solitude et sombre peu à peu. Elle est âgée de quarante-huit ans lorsque son père décède et que sa famille, ne supportant plus ses errements, décide de l’interner en mars 1913 à l’asile de Ville-Evrard. Elle passera les trente dernières années de sa vie à l’asile d’aliénés de Montdevergues, à Montfavet près d’Avignon, où elle fut très malheureuse, sans rien obtenir de ce qu’elle demandait, sans recevoir une seule visite de sa mère ni de sa sœur, mais seulement de son frère Paul qui venait la voir une fois par an.

Elle meurt le 19 octobre 1943 d’un ictus apoplectique]. Elle est inhumée quelques jours plus tard au cimetière de Montfavet devant le personnel de l’hôpital.

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