LA BETE DU GEVAUDAN

Posté par sylvie le 24 septembre 2013

LA BETE DU GEVAUDAN – 1764

Pendant trois ans, de 1764 à 1767 dans la province du Gevaudon, l’actuelle Lozère, une bête iconnue agresse et tue, provoquant l’angoisse et la    superstition de toute une population. Ceux qui réchappent à ses griffes la décrivent comme un animal ressemblant à un loup, aux pattes puissantes, aux mâchoires destructrices et à la queue    touffue. Dans une région couverte de montagnes, de grottes et de forêts, les recherches sont particulièrement difficiles et laissent les hauts dignitaires impuissants face à la sauvagerie des    actes commis. Les cadavres des victimes portent les traces d’une férocité rarement observée.  Le plus souvent, le ventre est déchiqueté, la gorge est tranchée.

 

Aux yeux de ceux qui l’ont croisée, la bête a un comportement singulier et déroutant. Elle s’aventure sur des prairies  occupées par les    troupeaux mais elle s’en prend d’abord aux femmes, aux enfants, à la campagne comme en bordure  des bourgs. Traquée pendant des heures, elle est capable de continuer à provoquer la    population le soir, en rôdant autour des maisons. Insensible aux coups de fourche qu’elle reçoit, elle l’est également aux coups de fusil. Cette invulnérabilité  a fait dire qu’elle était    une créature de Satan, envoyée sur terre pour punir les pécheurs et les hérétiques, ou un homme déguisé pour assouvir ses pulsions morbides.

 

Face au désastre, les autorités réagissent vite. Etienne Lafon, syndic du diocèse de Mende, en appelle à la participation des dragons qui, placés    sous le commandement du capitaine Duhamel, chassent la bête à partir du mois de Septembre 1764. Parallèlement, les paysans s’arment de leurs outils et se lancent dans d’importantes battues, en    vain. Deux mois plus tard, la Gazette de France, journal officiel du royaume, publie une première description de l’étrange animal, qui, des lors , suscite à la fois la peur et la fascination dans    tout le pays.

 

Le 12 janvier 1765, c’est tout un groupe d’enfants qui rencontre la bête. Ayant courageusement défendu la vie de ses jeunes amis, le très modeste    Jacques Portefaix reçoit une prime de trois cents livres et se trouve protégé par la monarchie qui lui fait épouser une carrière militaire. Peut-être s’agit-il là d’un vif encouragement de la    part du roi Louis XV en direction de la population locale à vaincre l’animal. Mais les battues n’offrent aucun résultat et le commandant Duhamel se retire.

 

C’est un louvetier, Martin Denneval, fort de ses précédents succès qui prend le relais en offrant ses services au mois de fevrier 1765. Ses    observations lui font rapidement dire que la bête n’est probablement pas un  loup. Alors que les frères Martel de la Chaumette prétendent avoir tué l’animal, à tort, les soupçons se tournent    en direction de deux hommes, Jean Chastel et son fils Antoine. Ces derniers traïnent une mauvaise réputation et sont des cibles toutes trouvées pour une population devenue paranoïaque au regard    d’un bilan particulièrement lourd. En un an, la bête a tué soixante six personnes.

 

Versailles supporte mal l’immobilisme dans lequel est plongé le Gévaudan. Louis XV décide d’y envoyer son porte-arquebuse, le marquis François    Antoine de Beauterne. L’optimisme des habitants  provoqué par l’arrivée du représentant du roi, est de courte durée. La créature continue de se cacher et de sévir dans un périmètre qui ne    cesse de s’élargir. Enfin le 21 septembre, Beauterne annonce avoir tué l’animal qui est identifié par quelques survivants et dont le corps empaillé est présenté à la cour de Versailles. L’affaire    est officiellement close et le porte-arquebuse se retire du Gévaudan.

 

Pourtant, à partir du mois de décembre 1765, les agressions reprennent. Face au silence du roi, la région seule se mobilise. Le marquis Jean    Joseph d’Apcher organise de nouvelles battues auxquelles participe toute la population paysanne. Le 19 juin 1767, Jean Chastel tue un loup, reconnu responsable des horreurs qui frappent le pays    depuis trois ans.. Fier de son exploit, il se présente à Versailles où il n’obtient aucune distinction. Il permet néanmoins aux habitants du Gévaudan de retrouver une certaine tranquillité. La    bête ne frappera plus jamais.

 

Des questions subsistent . Y’avait-il un lien entre Chastel et l’animal? L’idée que l’homme avait dressé la bête avant de la tuer de ses propres    mains a été avancée. Une autre hypothèse: celle de la réunion des actes de plusieurs loups n’est pas à exclure. A moins que, considérant la nature trop craintive de ces animaux, il se soit agi    des actes d’un seul homme,Chastel en l’occurence, couvert de fourrures et protégé des balles qu’il pouvait recevoir.

 

LA BETE DU GEVAUDAN dans HISTOIRE wallpaper-chemin-de-foret

 

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Citations historiques expliquées

Posté par sylvie le 9 octobre 2011

Voici quelques citations commentées et qui reracent les principaux épisodes de l’histoire mondiale. En donnant la parole aux hommes et aux femmes célèbres, ces citations restituent pour chaqque époque les événements majeurs, les grandes dates, et les figures marquantes. Pour cela, chaque citation est replacée dans son contexte et décryptée à la lumière de notre connaissance contemporaine…

  »LA FRANCE A PEUR « 

Le 30 janvier 1976  le petit Philippe est enlevé à Troyes, à la sortie  de l’école. Pendant deux semaines, le ravisseur exige une rançon ,déjouant tous les pièges. Un temps suspecté puis relâché, Patrick Henry, 22 ans, donne des interviews. Si jamais le petit a été tué, dit-il, il veut la peine de mort pour son assassin. Le 17 fevrier au soir, il est arrêté dans la chambre qu’il louait depuis peu. Le corps de l’enfant est dissimulé sous le lit.

« Bonsoir….  » lance Roger Gicquel à l’ouverture du journal télévisé  de TF1 le lendemain.  » la France a peur. Je crois qu’on peut le dire aussi nettement. La France connaît la panique depuis qu’hier soir ,une vingtaine de minutes après la fin de ce journal on lui a appris cette horreur. Un enfant est mort. Un doux enfant au regard profond, assassiné, étranglé…;, il répètera encore quatre fois  » La France a peur ».  » oui la France a peur  et nous avons peur, et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous combattions, je crois, parce qu’on voit bien qu’il débouche sur des envies folles de justice expéditive, de vengeance immédiate et directe. Et comme c’est difficile de ne pas céder à cette tentation quand on imagine la mort atroce de cet enfant … »..

Deux ministres souhaitèrent l’application de la peine de mort .. une certaine presse titra » la guillotine pour l’assassin du petit Philippe » approuvée par les trois quarts des Français..

Maitre Badinter a défendu le tueur d’enfant en 1977. Avec une plaidorie enflammée, il a fait du procès Henry celui de la peine capitale. En sauvant la tête de son client, pourtant auteur du pire des crimes, Robert Badinter a fait vaciller la guillotine. En 1981, devenu ministre de la Justice, il abolit la peine de mort. A cette date, une large majorité des Français y était toujours favorable.

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LES GRANDES ENIGMES DE L’HISTOIRE

Posté par sylvie le 12 mars 2011

LE VASE DE SOISSONS

Au milieu du Vè siècle, la Gaule n’éest encore qu’une mosaïque de peuples barbares. Clovis qui hérite du petit royaume de son père n’a alors qu’une seule volonté, celle de conquérir les territoires de ses voisins, notamment ceux des Wisigoths. Mais le jeune roi des Francs décide de faire débuter sa marche en direction des Romains et de son général Syagrius qui a établi sa capitale à Soissons.

Les soldats de Clovis profitent de leurs conquêtes pour piller les lieux les  plus dangereux et réunir un butin qu’ils ont l’habitude de partager en parts égales, en tirant au sort, selon la loi de la guerre. A Soissons,  Clovis fait clairement part de son désir de recevoir un vase liturgique, propriété d’un évèque, sur la demande de ce dernier. L’un des soldats francs présent lors du partage, proteste contre cet abus et frappe l’objet convoité pour le briser. Honteux, Clovis doit rendre le vase abîmé à l’éveque et vit ce moment comme une épreuve. L’écclesiastique semble neanmoins honoré de pouvoir récupérer l’objet disparu.

Un an plus tard, en passant ses troupes en revue, Clovis se retrouve face à l’homme qui a cassé le vase. Lui reprochant la négligence de sa tenue, il jette les armes du soldat à terre  et profite du fait que celui ci se soit baissé dans le but de  les ramasser, pour le frapper mortellement à la tête avec sa hache, et lui crier  » Ainsi as tu traité le vase de Soissons ».. Tel est le récit que nous livre le prélat Grégoire de Tours dans ses dix livres d’histoire. Mais cet événement, devenu l’un des grands épisodes d’une histoire de France mythifiée, a-t-il bien existé ?

Aujourd’hui les historiens reconnaissent la probable véracité du fait mais sont également d’accord pour dire que l’altercation entre Clovis et le soldat a été délibérement exagérée par le chroniqueur, habitué aux développements oratoires et aux récits d’allure légendaire, conséquences de la nature de ses  sources d’origine orale..

Le vase, constamment regardé comme brisé, on en retrouve sa trace bien après la mort de Clovis, dans le testament de saint Remi, l’évèque de Reims dont l’identité n’avait pas été révélé. L’objet précieux, en relatif bon état, est en argent et doit être destiné à être transformé en  » un encensoir et un calice gravé de représentations. Le vase devait donc être lourd et beau..

Au delà de ces considérations, l’épisode du vase de Soissons est important car il nous informe sur les intentions de Clovis durant sa campagne militaire. Le roi des Francs impose incontestablement sa supériorité à ses guerriers en refusant le partage du butin à parts égales.. Il rappelle son droit de vie et de mort en tant que chef de guerre en frappant l’un de ses soldats. Enfin , il tente de s’attirer l’alliance du haut clergé de Gaule en répondant à la requête de saint Remi…

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LES PLUS GRANDS PERSONNAGES DE L’HISTOIRE DE FRANCE

Posté par sylvie le 27 février 2011

HENRI IV   1553-1610

Sa réputation de  » Vert Galant » et de roi bon vivant n’est pas étrangère à sa popularité, mais Henri IV est avant tout celui qui a ramené la paix et la concorde dans un royaume déchiré durant des décennies par les guerres de religion.

Henri de Navarre a été un des acteurs de ces guerres et c’est non sans mal qu’il fera valoir ses droits à la Couronne à la mort d’Henri III, le dernier fils de Catherine de Medicis en 1589. Le parti catholique n’entend pas laisser monter sur le trône de France un prince protestant, si bien qu’Henri de Navarre devra lutter âprement, ralliant à son  » panache blanc » des partisans toujours plus nombreux… Et, parce que « Paris vaut bien une messe », le futur souverain accepte de se convertir au catholicisme pour mieux assurer la nécéssaire réconciliation des Français.

le 27 février 1594, il est solennellement sacré roi de France.

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CITATIONS HISTORIQUES EXPLIQUEES

Posté par sylvie le 25 février 2011

Voici quelques citations commentées retraçant les principaux épisodes de l’histoire mondiale. En donnant la parole aux hommes et aux femmes célèbres, il restitue pour chaque époque les événements majeurs, les grandes dates et les figures marquantes.

« PARCE QUE C’ETAIT LUI,PARCE QUE C’ETAIT MOI » -  MONTAIGNE

 En 1850 , sous le règne d’Henri III, Michel de Montaigne pense être au soir de sa vie, (à 47 ans ! ) . Dans les Essais, il disserte librement sur tous les sujets, d’abord pour lui même : quand il se penche sur sa jeunesse, son chagrin est intact, jamais il ne retrouvera un ami comme Etienne de la Boétie. Ils se comprenaient d’un regard, toute absence leur était souffrance.

Emporté dix sept ans plus tôt à l’âge de 33 ans par un mystérieux « flux de ventre », La Boètie laissa Montaigne désemparé, car une telle entente se produit  » une fois en trois siècles » . En 1570, Montaigne publie en un volume les écrits du cher disparu, des traductions d’oeuvres grecques et des sonnets. Il préfère laisser de côté son pamphlet contre la tyrannie, Le discours de la servitude volontaire, car, écrit-il , il lui trouve  » la façon trop délicate et mignarde » pour l’abandonner  » au grossier et pesant air d’une si malplaisante saison » on est alors en pleine guerre de religion.

 Désormais retiré dans la  » librairie  » de son chateau familial, alors que les déchirements civils continuent autour de lui, Michel de Montaigne entretient le culte de celui qu’il appelle  » le plus grand homme de notre siècle » … Un siècle qui compte pourtant quelques génies comme Léonard de Vinci, Nicolas Copernic ou Michel-Ange.  » Si on presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut exprimer q u’en répondant  » parce que c’était lui, parce que c’était moi »… Montaigne exprime ici , en quelques mots, un sentiment personnel pourtant indicible. Dans l’histoire littéraire, on appela longtemps ce sentiment par bienséance  ou par gêne,  » amitié »… Aujourd’hui on ose nommer ce sentiment par son nom  » amour » …

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LES VIOLENCES DU PACIFIQUE

Posté par sylvie le 14 octobre 2010

Le Pacifique est un paradis fragile.Ses terres occupent la zone géologique la plus instable de la planète, délimitée par une ceinture de feu et constamment secouée par les soubresauts venus des entrailles du globe… Les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les raz de marée, engendrés par les séismes,modèlent sans cesse les paysages et redessinent les côtes,menaçant les villages, et donnant à leurs habitants le désir de profiter pleinement de chaque instant heureux…

Mer en furie

Mais les risques de violences naturelles résultent aussi des tempêtes. Chaque année des cyclones, ouragans, ou typhons viennent tourbillonner à pleine puissance sur les atoll et archipels balayant les maisons,les fermes , les équipements publics , puis noyant sous des pluies  torrentielles le chantier lamentable de leurs irrépressibles ravages. Et quand arrivent les grands calmes des cieux, c’est la sécheresse qui menace car elle devient vite extrême et réduit à l’état de béton ou de poussière les champs et les jardins…Des phénomènes météorologiques cycliques,notamment El Nino et sa petite soeur La Nina- accentuent ces désastres brutaux.

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Et comment dire l’angoisse des populations autochtones ont plus de 90% vivent à quelques metmres à peine au dessus des flots, face au constat établi d’une inexorable montée du niveau des océans ? Dans ce monde où des îles surgissent sous la forme de volcans et prolongent leur existence gr^$ace à la vie des madrépores, les mouvements de la erre,du ciel et des eaux sont ainsi radicalement créateurs que destructeurs …

Une vingtaine de cyclones balaient chaque année l’océan, surtout à l’ouest.. Ils engendrent des vents de 300 km/h, des déluges suivis d’inondations et de glissements de terrain. Ces tempêtes épouvantables qui provoquent régulièrement des dégâts considérables constituent l’envers du paradis..

Selon la terminologie météorologique,on parle de dépression tropicale modérée ou forte lorsque le vent moyen atteint entre 53  et 118 km/h, et de cyclone tropical lorsqu’il dépasse 118 km/h….

Les cyclones sont appelées hurricanes en Amérique et dans le Pacifique Nord-est, et typhons en Asie.

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Violent tourbillon d’air chaud et humide, le cyclone mesure de 300 à 800 km de diamètre sur environ 10 km de hauteur.. Cette turbine naturelle tourne autour d’un axe vertical dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hemisphère sud, dans le sens inverse dans l’hémisphère Nord …A proximité immédiate de cet axe ,dans un rayon de 4 a 100 km  l’air paraît calme et le ciel dégagé. C’est l’oeil du cyclone..  le cyclone agit comme une cheminée qui aspire l’air extérieur et le fait monter en altitude.. A sa base, la pression atmosphérique est rès faible,ce qui provoque un gonflement de la mer dont le niveau peut alors s’élever de plusieurs mètres, on parle alors de marée de tempête …

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se développent en général pendant la saison c haude. Dans le Pacifique sud ouest 90%  des cyclones se forment de décembre à avril, dans le nord ouest, ils se produisent surtout de juillet à novembre, mais peuvent frapper toute l’année..

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CITATIONS HISTORIQUES EXPLIQUEES

Posté par sylvie le 10 octobre 2010

Pendant la guerre de Sécession, le gouvernement fédéral d’Abraham Lincoln avait émancipé les Noirs américains.  Mais cent ans plus tard, la ségrégation les empêche toujours d’excercer leurs droits civiques dans les États du Sud. Le président Kennedy a fait de la lutte pour l’égalité raciale l’un de ses objectifs.

Le pasteur Martin Luther King est un adepte de l’action non violente inspirée de Gandhi. Il appelle au boycott des transports publics qui pratiquent la ségrégation, à des occupations pacifiques et à des manifestations. Le 28 août 1963 , sur les marches du Mémorial Lincoln de Washington, il prononce les mots suivants, devant 250 000 personnes dont 60 000 blancs.

 » Je rêve qu’un jour, sur les collines rouges de la Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve  qu’un jour, même l’état du Mississippi, un État qui étouffe sous la chaleur de l’injustice, qui étouffe sous la chaleur de l’oppression, soit transformé en  une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre  jeunes enfants vivent un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés à la couleur de leur peau mais à la mesure de leur caractère. Je fais un rêve aujourd’hui! je rêve qu’un jour, là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur aux lèvres dégoulinant des  mots  » interposition » et  » annulation »  qu’un jour, même en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme soeurs et frères »….

Pour le pasteur King, prix Nobel de la Paix, le rêve a tourné au cauchemar, assassiné par un malfrat blanc le 4 avril 1968.  » Enfin libre » lit-on sur son tombeau.

En 1983 le Congrès a voté un jour férié en son honneur. Aujourd’hui, le Noir, s’il est toujours plus pauvre que le Blanc, a gagné le droit au respect et à sa part du rêve américain.
CITATIONS HISTORIQUES EXPLIQUEES dans HISTOIRE martin-luther-king            martin-luther-king-speech dans HISTOIRE

« VIVE LE QUEBEC LIBRE  »

Les 21-22 juillet 1967, le président De Gaulle, parti de Saint-Pierre – et-MMiquelon , remonte le Saint Laurent à bord du croiseur Colbert. Le 23, il salue à Québec la  » terre française du Canada » avec derrière lui deux étendards : celui de la France et celui du Québec, bleu roi aux fleurs de lys capétiennes. La feuille d’érable du Canada est absente. Le lendemain, il prononce un discours au balcon de l’hotel de ville de Montréal ( » française » précise t-il encore) devant une foule immense. Seul le drapeau de la France orne le balcon.

« Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération, s’enflamme le visiteur. La France entière sait, voit, entend ce qui se passe ici. Vive Montréal,, vive le Québec,… Vive le Québec libre ! ( suivent 25 secondes d’ovation) – Vive le Canada français et vive la France.   »

Le premier ministre canadien Pearson, stupéfait, juge les propos  » inacceptables » car ils encouragent  » à détruire le Canada ». De Gaulle annule reste de sa visite et rentre à Paris le 27. Giscard d’Estaing ex ministre des finances, dénonce peu après  » l’exercice solitaire du pouvoir » .

Aux référendums de 1980 puis de 1995  les Québécois ont dit non à l’indépendance de leur province.

Le 22 janvier 2007 Segolène Royal,rencontrant à Paris le chef du Parti québécois indépendantiste,évoqua leurs  » valeurs communes , soit la liberté et la souveraineté du Québec »…  » L’histoire nous montre, commenta le premier ministre canadien Harper qu’il est plus que déplacé qu’un dirigeant étranger intervienne dans les procédures démocratiques d’un autre pays » faisant ainsi référence à De Gaulle!

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MERMOZ

Posté par sylvie le 3 juin 2009

Jean Mermoz  (1901 – 1936)


 

« Coupons moteur arrière droit »

Le 7 décembre 1936 disparaissait dans l’Atlantique Sud le Latécoère « Croix du Sud » avec à son bord Jean Mermoz et son équipage, Cruveilher, Ezan, Lavidalie et Pichodou. La stature et la réputation d’invulnérabilité de ce géant de l’aviation qu’était Mermoz étaient telles que sa disparition semblait impossible. Longtemps, Saint-Exupéry, et avec lui une foule de gamins, attendront une nouvelle résurrection du « Grand ».

Né en 1901, le jeune garçon timide qui se passionnait pour la poésie devint rapidement une sorte de géant à l’épaisse chevelure dont la carrure athlétique fera tourner la tête à nombre de femmes de par le monde. Rien ne semblait pourtant destiner cet adolescent sensible qui se vouait à la sculpture ou au journalisme à une glorieuse carrière d’aviateur. Une enfance austère, une adolescence bousculée par la Grande Guerre, il terminait ses études en 1919 en échouant à l’oral du baccalauréat : Jean ne réalisera pas le rêve de sa mère tant aimée, « Mangaby » (Gabrielle), qui rêvait pour lui d’une préparation à l’École Centrale. 

Alors qu’il allait s’engager dans l’Armée, c’est sur les conseils d’un chanteur d’opérettes, Max Delby, qu’il opta pour l’aviation, signant en avril 1920 un engagement de quatre ans. Après ses classes, il fut envoyé comme élève pilote à la base d’Istres. Pilote-né, Jean Mermoz ne l’était sans doute pas, puisqu’il échoua à deux reprises à son brevet de pilote avant de le décrocher le 2 février 1921.

Après sa formation, le caporal Jean Mermoz dut rejoindre la 7éme escadrille du 11ème régiment de bombardement de Metz-Frescaty (il s’y ennuya ferme) avant de partir l’année suivante, en 1922, pour la Syrie où il connut ses premiers contacts avec le désert : après un atterrissage forcé, il mit quatre jours de marche dans la montagne et le désert avant de rejoindre sa base. En mars 1923, il lui fallut s’arracher aux délices du Levant. C’en fut fini des nuits de Beyrouth et de la liberté de Palmyre. Après un voyage de retour où se manifesta le paludisme qu’il avait contracté au Moyen-Orient,  il dut se résoudre au retour à la vie de caserne au 1er Régiment de Chasse à Thionville. Mermoz, qui n’avait guère de goût pour l’armée, se mit à la détester.

C’est un pilote aguerri qui, en mars 1924, fut démobilisé… et se retrouva sans emploi. Sans doute l’aviation était-elle en plein essor, mais elle ne manquait pas de pilotes démobilisés. Aussi c’est sans succès qu’il frappa à la porte de compagnies d’aviation ou de constructeurs, traversant une période très dure, où il fut réduit à la soupe populaire et aux asiles de nuit sordides.

C’était l’époque où, à Toulouse, Latécoère lançait l’extraordinaire aventure de sa ligne. Son génie avait consisté à s’entourer des meilleurs pilotes de la dernière guerre à peine éteinte, sans distinction de camp, comme l’ex commandant de la célèbre escadrille des Cigognes, Dombray, ou Doerflinger, qui avait été son adversaire… Et c’est à l’intraitable Didier Daurat que Latécoère avait confié l’exploitation de la « Ligne ».

Mermoz, ayant entendu dire que Latécoère embauchait, se rendit donc à Toulouse et se présenta à Didier Daurat. Lorsque ce dernier lui indiqua un appareil sur la piste et lui demanda de faire un petit vol d’essai, Mermoz fut enchanté: cette fois était la bonne! Avec ses 600 heures de vol, et sa maîtrise du pilotage, il était certain d’être engagé. Il effectua une démonstration de ses talents, enchaînant des figures aériennes avant de se poser, radieux. Il dut vite déchanter. Daurat n’était même plus sur la piste: il avait simplement regagné son bureau.

C’est un Mermoz désappointé qui alla le rejoindre. Daurat fut net: ici, on avait besoin de pilotes, pas d’acrobates! Mermoz, dépité, allait franchir le seuil du bureau quand Daurat le rappela: il allait commencer comme mécano, après, on verrait bien! L’homme de fer de Latécoère avait jaugé son homme: certainement un très bon pilote, mais à qui il appliquerait, comme aux autres, la rigueur qui était de règle chez Latécoère. Mermoz l’acrobate aurait tout le temps de le faire lorsqu’il sera pris dans une tourmente au-dessus des Pyrénées. L’histoire d’amour qui se tissera entre la « Ligne » et Mermoz était née dans le coup de gueule de Daurat. C’est dans cette entreprise folle qu’était la « Ligne » que Mermoz deviendra Mermoz, le « Grand », comme l’appellera Saint-Exupéry.

Daurat ne le laissera guère moisir dans les ateliers: il l’affectera bien vite à la ligne Toulouse-Barcelone, vraisemblablement soucieux de ne pas laisser filer un bon pilote. Si de nos jours, un tel trajet semble anodin, voire banal, il suffit de jeter un œil sur ce qu’étaient les machines de l’époque. Le Breguet XIV utilisé pour cette liaison était certes une excellente machine, l’un des artisans méconnus de la victoire de 1918, mais passer les Pyrénées par tous les temps avec un tel engin n’était pas une sinécure. 

La  « Ligne » Latécoère, qui joignit d’abord Toulouse à l’Espagne, s’étirait de plus en plus loin. Le saut de puce qui avait porté ses couleurs à Barcelone, dès la fin de la Grande Guerre, s’était mué en long périple qui, après Alicante, atteignant le Maroc où Latécoère avait livré le journal de la veille à l’emblématique Lyautey, sans oublier un bouquet de violettes de Toulouse pour Madame la Maréchale. Puis ce fut le dangereux survol du désert mauritanien pour joindre les étapes de Cap-Juby, Villa Cisneros, Port Etienne et enfin Saint-Louis du Sénégal et Dakar.

Comme ses autres compagnons, Mermoz survolera régulièrement la partie du Sahara qui longe l’Atlantique, lieu de tous les dangers. Une panne de moteur, par ailleurs assez fréquente, et c’était la catastrophe. Les options étaient aussi nombreuses que peu réjouissantes: la noyade dans l’Atlantique, l’écrasement au sol, la soif et la mort par petit feu sous le soleil africain, à moins que les bandes de bandits qui hantaient la région n’égorgent proprement le pilote perdu dans le désert. Mermoz aura plus de chance que certains de ses compagnons: en mai 1926, à la suite d’une panne, il fut capturé par les Maures et libéré contre rançon.

La « Ligne » ne fut pas qu’une aventure extraordinaire, ce fut le lieu d’une mystique où la carte postale expédiée de Toulouse à un fiancé en poste au Sénégal valait la vie d’un pilote. Outre un gouffre financier, ce fut le tombeau d’un grand nombre de navigants: entre 1920 et 1923, un de chez Latécoère disparaissait chaque mois.

Pour mettre fin à cette hécatombe, Latécoère se lança en 1927 dans la construction d’appareils plus performants, destinés à remplacer les bons vieux Breguet XIV. Ce fut la naissance des Laté 25 et Laté 26 qui donnaient aux pilotes davantage de chances de parvenir sains et saufs à destination. Si le trajet Casablanca-Dakar, sur lequel était affecté Mermoz n’était pas encore de la routine, au moins ne relevait-il plus du déraisonnable.

Acheminer la poste jusqu’à Dakar, c’est bien, mais il fallait aller plus loin. De l’autre côté de l’Atlantique Sud, d’autres pilotes et mécaniciens talentueux, comme Vachet, Hamm et Lafay, avaient défriché les lignes d’Amérique du Sud, de Natal à l’extrême ouest du Brésil à Rio de Janeiro, Montevideo et Rio de Janeiro avant de se lancer à l’assaut de la cordillère des Andes pour atteindre la côte de l’Océan Pacifique à Santiago du Chili.

L’objectif était de joindre Toulouse à Santiago dans des délais de plus en plus courts. L’acheminement du courrier entre Saint-Louis du Sénégal et Natal s’effectuait par voie maritime à bord d’un aviso. Il devenait urgent que la « Ligne », devenue en 1927 l’Aéropostale lorsque Latécoère céda ses parts au dynamique industriel Bouilloux-Lafont, mette en place une liaison entièrement aérienne entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. La concurrence allemande se faisait jour sous la forme d’une liaison alliant sur l’Atlantique Sud hydravion et bateau, qu’allaient bientôt remplacer les « Zeppelin ».  En attendant un appareil capable vaincre l’Atlantique Sud de façon régulière, Mermoz travailla à la mise en place des vols de nuit, établissant une liaison nocturne entre Rio de Janeiro et Buenos Aires les 16 et 17 avril 1928.

C’est l’année suivante, en mars 1929, qu’avec Collenot, il se lança dans une nouvelle tentative d’établir une route par-dessus les Andes. Rabattus contre la montagne par des vents violents, les deux hommes mirent quatre jours à rafistoler leur appareil dans des conditions épouvantables, avant de s’envoler à nouveau dans des conditions relevant de l’acrobatie et de gagner Santiago du Chili.

Il devint évident en 1930 à Marcel Bouilloux-Lafont que la mise en place d’une liaison exclusivement aérienne relevait de l’urgence. C’est ainsi que le 12 mai 1930, Mermoz, accompagné du navigateur Jean Dabry et du radio Léopold Gimié, embarqua à bord du Laté 28, un monomoteur à flotteurs baptisé « Comte de la Vaulx », pour joindre Natal, assurant ainsi la première liaison aérienne postale sur l’Atlantique Sud, après un trajet de vingt et une heures.

La liaison postale aérienne reliant la France à l’Amérique du Sud via les côtes africaines était née, l’Aéropostale, quant à elle, vivait ses dernières heures. Si la crise économique de 1929 et la révolution brésilienne n’avaient pas suffi à briser l’élan de l’énergique Bouilloux-Lafont, le lâchage sordide dont il fut la victime sonnèrent le glas de sa prestigieuse entreprise dont il dut déposer le bilan en 1931. 

Au début des années trente, Mermoz fit la connaissance d’un constructeur aux idées de génie, René Couzinet, qui lui confiera l’un des appareils les plus élégants de l’histoire de l’aviation, l’Arc en Ciel. A bord de ce trimoteur racé et efficace, il effectua en janvier 1933 une liaison spectaculaire entre Paris et Buenos-Aires, accompagné comme à l’accoutumée d’un équipage éprouvé. Il effectua plusieurs rotations avec l’« Arc en Ciel ». C’est l’année suivante qu’il ouvrira la liaison régulière entre la France et l’Amérique du Sud.

Entre temps, on a préféré au Couzinet « Arc en Ciel » les nouveaux hydravions à coque de Latécoère, la série des Laté 300. C’est à bord de l’un d’entre eux, le Laté 300 « Croix du Sud« , que Mermoz effectua 24 traversées entre 1934 et 1936.

Air France était née le 30 août 1933: on nomma en 1935 Jean Mermoz  Inspecteur Général. Il avait été fait commandeur de la Légion d’Honneur en 1934 et, l’été 1935, s’était lancé dans des liaisons rapides entre la France et l’Afrique du Nord à bord d’un De Havilland DH 88 « Comet », un petit bimoteur exceptionnel.

Le 7 décembre 1936, pour sa 25e traversée sur « La Croix du Sud », l’hydravion quadrimoteur effectuait un faux départ en raison d’une fuite d’huile. Après réparation, l’appareil décollait, emportant vers leur destinée son équipage. Quelques heures après, ce fut le dernier message:

« Coupons moteur arrière droit. »

On peut raisonnablement penser aujourd’hui à une rupture de l’arbre d’hélice de ce moteur arrière droit qui avait donné du souci au décollage. Cette hélice, se détachant, aurait-elle percuté et profondément cisaillé, voire coupé le fuselage au moment même où Edgar Cruveilher lançait son dernier message ? Nul ne peut confirmer ou infirmer cette hypothèse plausible avec certitude.

Jean Mermoz, une sorte d’idole de son époque, avait disparu, après 8200 heures de vol. Ironie du sort, celui qui avait tant prêché avec son ami René Couzinet la cause de l’avion « terrestre » rapide, avait péri avec son équipage dans un hydravion à coque. Sa droiture, son courage et son intégrité en avaient fait un meneur respecté. Respecté, mais dérangeant. Son refus de voir immoler l’Aéropostale et son soutien à Marcel Bouilloux-Lafont, celui qu’il apporta à René Couzinet et à ses avions terrestres alors qu’un puissant courant se manifestait en faveur de l’hydravion, l’avaient amené à une opposition manifeste au Ministère de l’Air. Quand bien même Mermoz, vraisemblablement profondément déçu par les manœuvres économico-politiques qui sonnaient le glas de l’Aéropostale, et ultérieurement de René Couzinet, n’avait pas caché ses sympathies pour les « Croix de feu » du colonel Delarocque, il reçut un vibrant hommage du Ministre le l’Air socialiste Pierre Cot, le 30 décembre 1936 aux Invalides et fut cité à l’Ordre de la Nation.

Cette fois, Mermoz, le « Grand », ne ressusciterait pas.

NE PAS OUBLIER CEUX QUI  SONT MORTS DANS DES ACCIDENTS D’AVION

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Posté par sylvie le 22 février 2009

LES MASSACRES DU XX e SIECLE

L’histoire du XXe siècle restera marquée par de nombreux massacres qui se caractérisent par l’alliance de la cruauté et de la technologie.

GUERRES,MASSACRES ET GENOCIDES

Alors que la guerre se définit comme un affrontement violent entre puissances ennemies, le “ massacre” apparaît  comme la volonté délibéré de supprimer l’adversaire, voire, quand il devient “ génocide” , d’éradiquer un peuple ou une race. Cette notion déborde donc bien au-delà de celle de guerre.

L’humanité a connu de nombreux massacres. Toutefois le génocide du peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale restera emblématique d’une nouvelle forme de tuerie organisée à grande échelle, appuyée sur une véritable logistique et accompagnée d’une politique de propagande ne laissant rien au hasard..  On peut parler d’une “ rationalisation “ du massacre.

DEUX DEUX GUERRES MONDIALES A NOS JOURS

A coté de la déportation et du génocide des populations juive et tzigane par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, l’époque récente présente de nombreux cas de massacres collectifs : le génocide du peuple arménien par les Turcs ( 1915-1918), le massacre d’Oradour-sur Glane en juin 1944, celui de milliers d’officiers polonais à Katyn par la police de Staline.

En décembre 1946, les Nations unies ont fait entrer dans le droit international la notion de crime contre l’humanité, définie par la charte du Tribunal de Nuremberg qui jugeait les responsables du régime nazi.

En décembre 1948 elles ont précisé celle de crime de génocide, cela n’a pas empêché  la fin du XXe siècle de connaître de nouveaux massacres : celui des communistes en Indonésie par le régime de Suharto, de la population cambodgienne par les Khmers rouges, des victimes des dictatures d’Amérique Latine, massacres interethniques au Rwanda, exécution et viols massifs dans l’ex Yougoslavie .. Et tout prés de nous , l’Irak. ..

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DE LA IVe A LA Ve REPUBLIQUE

Posté par sylvie le 28 décembre 2008

QU’ CE QUI EXPLIQUE LA FIN DE LA IVe REPUBLIQUE?

La IVe République a permis le retour de la démocratie après le régime de Vichy, mais elle fonctionne très mal.  Elle souffre du même défaut de la IIIe République: c’est un régime très parlementaire c’est à dire que les députés  ont l’essentiel du pouvoir et que le président de la République n’en a que très peu.Nommés et renvoyés par les députés les gouvernements ne tiennent jamais longtemps.

De plus, le premier parti de France est alors le Parti Communiste, hostile au régime, et de 1947 a 1954  De Gaulle dirige un autre parti hostile à la IV e république,le RFP. A eux deux, cs partis réunissent presque la majorité des voix.

Avec la guerre d’Algérie, la France devient ingouvernable: à la suite d’un soulèvement de l’armée à Alger qui met la démocratie en danger, le 13 mai 1958, il faut se résoudre à faire appel à de Gaulle: celui ci fonde la Ve République approuvée par référendum, d’une large majorité de français.

POURQUOI LA Ve REPUBLIQUE DURE-T-ELLE DEPUIS 1958

La Ve République fonctionne bien mieux que la IVe, les gouvernements durent beaucoup plus longtemps, ils ont plus d’autorité, y compris pour imposer des mesures délicates ou impopulaires sur le moment comme l’abandon de l’Algérie en 1962 ou l’abolition de la peine de mort en 1981. L’élection du président au suffrage universel qui a lieu pour la première fois en 1965  est très appréciée.

L’échiquier politique s’est peu à peu réorganisé autour de quelques grands partis  – quatre ( RPR -UDF -PS-PC) dans les années 70 , trois aujoud’hui ( UMP   PS  FN)  ; cela aussi favorise la stabilité de la vie politique . Le front national apparu au début des années 80est hostile au régime, mais pas assez fort pour faire obstacle au gouvernement.

Pourtant la Ve République a des défauts : sous certains gouvernements,le président est tout puissant  et elle apparaît comme une espèce de monarchie, en revanche, aux époques de cohabitation, le pouvoir semble affaibli.  Lors des élections, l’abstention progresse,. Surtout la Ve République n’est pas parvenue à résoudre le problème du chômage de masse, réapparu dans les années 70, elle semble désemparée face aux forces de la mondialisation.

ARTICLE SUR MON AUTRE BLOG : « Il n’y a pas d’amour heureux » – voir liens

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