CLEOPATRE – L’ambiguité d’une reine

Posté par sylvie le 18 novembre 2007

Plus brillante que belle, la dernière reine d’Egypte fut une extraordinaire manoeuvrière. Le secret de son incroyable pérennité réside dans l’usage qu’elle fit de la séduction amoureuse au service d’un grand dessein politique.

S i la personnalité historique de Cléopatre est si difficile à dégager du mythe formidable qui a assuré sa célébrité, c’est que celui ci s’est formé de son vivant, nourri à la fois par l’image qu’elle a voulu donner d’elle même et par la propagande contraire de ses ennemis romains. Ces deux origines opposées du mythe permettent de rendre compte de l’ambilavence de ce dernier.

Cleopatre, souveraine raffinée et polyglotte, s’identifiant aussi bien à Isis qu’à Aphrodite, semble incarner la synthèse réussie des cultures prestigieuses de l’Egypte  et de la Grece, mais elle est également la femme lascive et venereuse. qui sut soumettre à ses charmes corrupteurs les plus valeureux généraux de Rome. Car si le secret de son incroyable pérennité dans la mémoire historique réside avant tout  dans l’usage qu’elle fit de la séduction amoureuse au service d’un grand dessein politique, ce qui étant sans précédent et qui ne sera pas renouvelé, du moins à un niveau comparable.

Les sources classiques ne nous révèlent guère la reine d’Egypte que dans ses relations avec les grands acteurs politiques de cette période cruciale de l’histoire romaine. Date de naissance, identité même de sa mère, éducation, circonstances de son accession au trône, premières années de règne : tout ce qui la concerne avant son apparition théâtrale devant César , reste obscur. Celui ci avait débarqué en Egypte à l’automne 48 avant J.C. presque par hasard alors qu’il poursuivait Pompée, son rival en fuite. Si la nature intime de leur liaison n’est pas douteuse, on s’interroge toujours sur la place réservée à la reine d’Egypte dans les projets élaborés par César durant les trois dernières années de sa carrière.

Son assassinat laissa Cléopatre seule souveraine d’une Egypte toujours aussi dépendante des caprices de Rome. Cleopatre dut attendre la fin d’une guerre de trois ans entre républicains et partisans de Cesar pour saisir l’opportunité de peser de nouveau sur les affaires romaines.  La savante mise en scène de son débarquement lui permit de conquérir un Marc Antoine vainqueur des républicains. Désormais elle lia son sort à celui d’Antoine et devint la cible privilégie de l’autre prétendant à l’heritage césarien, le jeune Octave. Si le résultat final de cette alliance fut la défaite des deux amants lors de la bataille d’Actium et l’avènement d’Octave devenu Auguste, le rôle exact de Cleopatre dans ce drame historique comporte nombre de mysteres.

En definitive, Cleopatre comme figure politique autonome reste très mal connue. On peut juste supposer que le but principal de ses efforts fut de reconstituer un empire egyptien, centré à Alexandrie, en utilisant son ascendant  sur Antoine pour récupérer le glacis protecteur de territoires qui devaient assurer son indépendance et sa prospérité. Elle pouvait espérer transmettre cet empire au fils posthume qu’elle avait eu de Cesar, ainsi qu’aux trois enfants nés de son union avec Antoine, qui avait lui meme procédé au partage ; un tel projet l’aurait replacée dans la tradition de ses ancetres.

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Quelques personnages qui ont marqué le siècle .

Posté par sylvie le 13 novembre 2007

Sigmud FREUD: le père de la psychanalyse

Délaissant l’hypnose et la cathartique, la psychanalyse est d’abord une méthode d’investigation de l’inconscient grâce à la methode des associations  libres : le patient exprime ce qui lui vient à l’esprit, sans critique, et, si possible sans reticence. La tâche du psychanalyste etant de donner un sens aux oublis, lapsus , actes manqués et rêves qui revent un traumatisme ou un conflit ancien. Freud amène ainsi le malade à la reconstitution consciente des cause de sa névrose., le postulat étant que le retour de l’inconscient  à la conscience entraîne la guerison. A partir de 1902, la psychanalyse grace à Freud et à ses disciples  ( notamment Adler, Bonaparte, Reich, Jung)part à la conquete du monde.Freud poursuivit ses recherches jusqu’en 1938   elargissant ses investigations à l’art, l’ethnologie, l’histoire des civilisations, etc…

JEAN GABIN

Enfant de la balle, chanteur et danseur au début de sa carriere, Jean Gabin est révélé par le cinéma parlant dans des roles de bon ou mauvais garçon. Champion des justes causes, chantre de l’amitie, de l’amour , de la liberté, cabochard et bagarreur,  il tourne avec les meilleurs réalisateurs  les grands classiques du cinema français de l’entre-deux guerre. Durant les années 1950,vieilli et épaissi, il abandonne les roles d’ouvrier pour se transformer en colereux, jouant des roles écrits sur mesure, car sa popularité est immense et sa seule présence suffit à assurer le succes d’un film.

CHARLES DE GAULLE

Charles de Gaulle est, sans conteste, la personnalité la plus marquante de l’histoire de la France du XXe siècle.

Bien que son appel à la résistance , lancé le 18 juin  1940  n’ait pas été immédiatement entendu, il poursuivit , avec courage, un combat difficile qui déboucha en 1644 sur la libération de la France et son arrivée au pouvoir. Estimant cependant ne pas disposer d’une entière liberté de mouvements, il préfère en 1946 se démettre de ses fonctions et entrer dans l’opposition. L’imbroglio algérien lui permet en 1958 d’être élu président d’une nouvelle république, recomposée selon ses vues et d’excercer ses talents au service de la restauration de la puissance française. La crise de Mai 1968 dont son autorité ne se remettra pas, aura raison de l’homme, une nouvelle fois contraint à la démission , mais pas de la légende.

GANDHI : l’ascete de la liberté

Si la réputation de Gandhi dépasse largement les frontières de l’Inde, c’est que le combat qu’il a mené toute sa vie ne fut pas simplement une lutte pour arracher aux Anglais l’indépendance de son pays:  le Mahatma ( la grande âme)    apotre  de la non violence,  guide spirituel dont le seul nom suffisait  à mobiliser les foules, à enseigner à l’humanité entière une nouvelle manière d’être et une façon inédite de faire de la politique.

LAUREL ET HARDY:  les rois du burlesque

Le maigre et le gros, le triste et le gai tandem burlesque   par excellence, tournerent ensemble 90 films   qui rendit    inoubliable la catastrophique mais toujours touchante maladresse des personnages qu’ils interpretaient. Ils dominerent pendant 20 ans le cinema comique americain, excellents au temps du muet,,  toujours brillants  à l’époque du parlant. Cinquante ans après, ils restent assurément les personnages les plus aimés du cinema d’avant guerre.

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LA PASSION DE L’EGYPTE (1ere partie)

Posté par sylvie le 13 novembre 2007

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 Depuis des millénaires déjà, la civilisation des pharaons attire et dérange. Hebreux, Grecs, Romains, intellectuels de la Renaissance … Tous ont puisé à la source de l’Egypte non sans une certaine ambivalence.

L’Egypte pharaonique suscite bien des passions. L’histoire de l’Egypte est aussi celle du regard que l’on porte sur ce pays hors normes. Or ce regard a , est , sera toujours passionné . Admiration ? repulsion ? Amour ? haine ? Tout est dans cette ambivalence, comme dans les histoires d’amour.

Les amants de l’Egyptes sont nombreux : d’abord ce fut les Hebreux, puis les Grecs, puis les Romains. Plusieurs siecles plus tard  ce furent les intellectuels de la Renaissance.les sectes ésoteriques, les savants de Bonapartes et les Egyptologues, leurs descendants. Sans parler bien sur des milliers de touristes qui envahissent l’Egypte moderne et des foules de visiteurs qui se pressent immanquablement à l’entrée des grandes expositions. les éditeurs le reconnaitront également : un livre consacré à l’Egypte avec en couverture, le masque en or et pierres précieuses du jeune Toutankhamon voit ses ventes assurées.

TRADITION PRIMORDIALE :

Qu’aimons nous donc tant, dans la civilisation pharaonique ? Sa richesse biensur, la beauté de ses temples, la grandeur de ses pyramides. On admire l’Egypte non seulement pour son esthetique, mais aussi pour son savoir. Les dernieres découvertes en matiere d’écriture en témoignent : ce pays pourrait fort bien avoir inspiré les bases de notre alphabet.  La sagesse egyptienne fascinera aussi les h umanistes de la Renaissance.

Mais l’Egypte va nous influencer également consciemment ou non par la voix de ses dieux. Pour certains .théologiens de la Reforme, c’est dans la religion egyptienne qu’il faut chercher d’origine d’un pantheisme libcolossememnon02.jpgerateur de diktats du dogme monotheiste/

 

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DES FEMMES LIBRES AU PAYS DES PHARAONS ? 1 ere partie

Posté par sylvie le 28 octobre 2007

nefertiti2petite1.gifEn Egypte, les femmes vont au marché et s’adonnent au négoce, et les hommes restent à la maison et tissent. Déconcerté et généralisant parfois de maniere abusive, Herodote nous rapporte certaines moeurs observées au pays du Nil. Dans sa patrie, la place de la femme etait au foyer et l’homme s’occupait des affaires, il allait de même à Rome et dans la plupart des societés antiques où les femmes ,éternelles mineures, devaient se plier à la tutelle d’un homme de leur famille. Ce dernier les representait au tribunal et elles ne pouvaient disposer ni d’elles memes ni de leur fortune; en revanche des comptes rendus de procès prouvent que l’Egyptienne du Nouvel Empire pouvait se rendre en personne au tribunait et pouvait  porter plainte, meme contre son propre père. Elle étaut autonome sur le plan juridique et pouvait disposer librement de ses biens.

Sur le plan juridique, les femmes egyptiennes avaient plus de droits que les femmes d’autre societé, c’est incontestable, mais les lois egyptienes n’etant pas codifiées, on se demande dans quelle mesure elles pouvaient  vraiment en faire usage. La question fait l’objet de debats chez les egyptologues.

BELLES ET ELEGANTES – Les femmes de la classe sociale supérieure , plus restreinte, nous sont mieux connues. Elles ne suivaient pas l’exemple  de leurs epoux, les scribes et les fonctionnaires qui faisaient graver sur leurs steles funéraires les étapes de leur vie, de leur carriere, leurs réussites et leurs bonnes actions sous forme de biographie idéalisée; s’il est vrai qu’elles pouvaient heriter de fortunes et en heriter , la plupart d’entre elles dependaient de leurs epoux, ce qui limitait leur autonomie. Nous ignorons aujourd’hui tout de de la condition des femmes seules. Les veuves n’ont pas du souvent avoir la vie belle, les épouses et les filles des hauts fonctionnaires futrent tout de meme sous l’ancien Empire pretresses d’hathor.Les activités musicales qu’elles avaient au temple leur donnaient l’occasion de revêtir des fonctions honorables , les femmes n’ecrivant pas, des enseignements de la sasse rédigés par ou pour des femmes n’existent pas. Aucun papyrus ne mentionne leurs pensées ou leurs idéaux.

Elles ont donc surtout utilisé le batonnet des scribes pour se maquiller  ainsi que nous le montrent des representations des chambres funéraires où elles apparaissent toujours jeunes et belles, parfaites, c’est ainsi qu’elles voulaient être immortalisées.  Fideles aux canons egyptiens de la beauté, elles ont une peau claire, sont minces, gracieuses, elles ont de longues jambes, des hanches etroites, des petits seins attachés haut et une tête relativement volumineuse.

La chevelure etait l’un des plus grands attraits feminin, et son incomparable séduction est prouvée par les nombreuses recettes magiques destinées à faire perdre ses cheveux à une rivale. Quant à la perruque, elle semble avoir été chargée d’une signification  erotique pour de nombreux egyptiens :

Si la femme semble avoir été l’égale de l’homme sur le plan juridique, les textes qui nous parvenus toujours écrits par des hommes, la présentent souvent comme un  être déraisonnable, aux réactions imprevisibles. Elle serait comme le tourbillon des eaux profondes  dont les remous sont insondables.

Le mariage repose sur un simple arrangement  entre le fiancé et le père qui s’efforcait de trouver  un bon mari pour sa fille. La femme mariée etait désignée sous le nom de  » maitresse de la maison », c’est en effet là  qu’elle passait sa vie, s’occupait des enfants et du menage, tissait, cuisait le pain, brassait la biere ou surveillait les serviteurs.  Dans les chambres funeraires pourtant l’éouse n’apparait jamais comme la maitresse de la maison  , veillant  sur son menage,  le maitre du tombeau se soucie lui meme de ces taches, la femme egyptienne n’etait surement pas cloitree chez elle, elle allait au marché, pouvait vendre les légumes qu’elle cultivait ou les etoffes qu’elle fabriquait, mais la famille et les taches ménageres etaient le centre de ses préoccupations. Avant toute autre chose, elle devait mettre des enfants au monde car un homme qui n’a pas d’enfant est comme celui n’a pas été né; Evidemment elle devait donner un fils à son mari, les nombreuses grossesses se succedaient, les enfants n’etaient pas sevrés avant l’age de trois ans. La mortalité des mères et des enfants etait élevée, malgré le savoir faire des gynecologues  et des medecins, celèbres au dela  des frontières de leur pays.

 

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