LE DOUTE

Posté par sylvie le 26 novembre 2007

LE DOUTE

Rien de plus commun que le doute, cette défiance que nous avons cutume d’éprouver à l’égard des choses, de nous memes ou d’autrui. Le doute est le contraire de la foi: c’est un manque de confiance. L’on peut aussi douter de soi, de ses capacités,que de la parole d’autrui. Le doute, est une disposition naturelle du sens commun à n’accorder aveuglément ni sa confiance, ni sa croyance.

C’est par là que le doute est philosophe : il est à l’interieur meme du sens commun, ce qui nous donne le ressort de le dépasser, si nous nous donnons la peine.

Certains philosophes affirment que le doute est essentiel à la philosophie à plus d’un titre. D’abord son action negative, destructrice meme, jetant l’incertitude sur toute chose, nous libere du dogmatisme de la conscience commune.

En résumé , le doute dans le sens ordinaire veut dire : état d’esprit provenant d’une absence de certitude.

doute dans le sens philosophique : attitude réfléchie, volontaire, suspension de jugement devant ce qui se présente comme une vérité afin de l’examiner et de mettre à l’épreuve le bien fondé

doute épistémologie: qualité fondamentale de l’investigation scientifique qui vise à ne pas prendre des conclusions momentanées pour des vérités absolues.

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NAISSANCE DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE: LES PRESOCRATIQUES

Posté par sylvie le 17 novembre 2007

UNE BIEN BELLE AURORE

Si la préhistoire, malgré ses découvertes et son courage, reste dans une espèce de nuit, les deux siècles qui  s’y écoulent de Thalles à Socrate apparaissent comme une aurore. Il y eut en ce temps une pléiade de penseurs singuliers, à la fois philosophes, et poètes, savants et chefs de secte. Ce sont eux qui ont écrit , en Europe, les premiers livres de réflexion personnelle.  Ce sont  eux qui ont essaye de répondre à cette question :  » qu’est ce que la nature des choses »

Tous les hommes pensent, tous les hommes  ont des représentations de la vie et de la mort, de la liberté et du bonheur, du vrai et de l’erreur, etc.. Mais pour que cette conception du monde  prenne la forme d’une philosophie, il faut  que soient réunies des conditions particuliers. La philosophie est la mise en forme de certaines pensées. Les conditions     nécessaires de la mise en forme sont l’écriture et la division sociale  du travail

POURQUOI UNE PENSEE PHILOSOPHIQUE,

 on ne fait pas de philosophie , pas plus qu’on ne ne fait des mathématiques av avec de simples paroles. Et même si la philosophie est née du dialogue, elle ne commence réellement qu’avec le texte écrit.  Certes, on pourrait objecter le fait que Socrate, considéré comme le père de la philosophie, n’a pas écrit une ligne.Mais on pourrait objecter à cette objection le fait que Socrate n’a pour nous d’existence philosophique qu’à travers les dialogues écrits de son son disciple Platon.

Pourquoi la philosophie a t-elle besoin de l’écriture ? Parce que la pensée est captive de la parole, de ses hasards, de ses détours et de ses incertitudes. L’écriture donne à la pensée une forme objective et définitive. La parole, même maîtrisée,   est toujours un peu irresponsable. .

L’ORIGINALITE ET LA DIVERSITE DE LA PHILOSOPHIE

Des l’origine, la philosophie aura des caractères qu’elle conservera jusqu’à nos jours.

La diversité de la philosophie n’est pas sans faire songer au monde de l’art. Un trait assez tôt , sépare la philosophie et la science. Alors que la science tend vers une solution unique pour chaque problème donné, la philosophie éclate en une multitude d’écoles  et de courants divers. Alors qu’une statue n’a qu’une seule masse, il ya mille manière de la regarder: tandis que la mesure, la philosophie la regarde. La mesure dépend de l’instrument, le regard dépend du point de vue …..

Le savoir pour lui meme : la philosophie est une pratique et un amour du savoir et de la théorie pour eux meme. A la difference des penseurs des époques précédentes et des autres cultures, les premiers philosophes ont pratiqué une recherche désinteressée qui n’etait soumise ni à l’impératif technique ou économique, ni au pouvoir religieux*

La simplicité: il y’a dans la philosophie une volonté de réduire l’infini bariolage des choses et des êtres à la simplicité des idées. Il est peu de philosophes qui n’aient été hantés par le reve d’unité et de totalité.

Une activité de la raison: la philosophie est une activité de la raison. Elle soumet à sa critique, et donc met en crise, la plupart des énoncés tenus pour vrais par l’opinion de l’époque. C’est des présocratiques que date la rupture entre le mythe et la vérité, entre l’opinion et le savoir. La philosophie cherche la cohérence de la representation en cherchant un principe d’ordre des phénomènes.

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PENSEES PHILOSOPHIQUES COMMENTEES

Posté par sylvie le 11 novembre 2007

L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant .

On retrouve dans cette phrase le theme pascalien de la misère de l’homme, faible comme un roseau parce que mortel, et de la grandeur de l’homme parce qu’il dispose de la raison.

Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme.

 J.J.ROUSSEAU                                                                                     

la liberté est pour Rousseau ce qui définit l’homme. Renoncer à la liberté c’est renoncer à l’humanité qui est en nous, en d’autres termes, la liberté est inalienable, c’est à dire qu’on ne peut ni la donner ni la vendre.

Des pensées sans matiere sont vides, des intuitions sans concept sont aveugles ……………………….E.KANT

cette phrase résulte la theorie de la connaissance chez Kant.  Des pensées sans matieres sont des concepts qui ne se réfèrent à aucune intuition, la connaissance nécessite l’action de la faculté d’entendement qui procède au moyen d’intuition,c’est à dire qu’on ne peut connaitre que ce qui est donné dans l’intuition.

Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant …………………………………..MONTAIGNE

La mort est la conséquence de la vie. C’est pourquoi Montaigne considère que la sagesse est d’accepter notre mort et donc de philosopher, c’est apprendre à mourir, ce qui n’est rien d’autre qu’apprendre à vivre.

Je pense, donc je suis                        DESCARTES

Descartes formule la découverte du cogito dans le discours de la methode. A l’issue du doute, Descartes s’aperçoit qu’il est impossible de douter de la pensee, car douter c’est penser, or si je pense c’est que j’existe, il faut bien que j’existe.  La formulation laisse entendre que l’existence est déduite de la pensée.

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LA SAGESSE

Posté par sylvie le 1 novembre 2007

z1wsojpc.jpgLA SAGESSE

 

La sagesse, c’est être attentif aux messages de son coeur, c’est être à l’écoute de soi, à l’écoute de l’autre.Mais comment parvenir à entendre ces messages dans ce vacarme permanent, dans ce rythme quotidien qui ne nous laisse que peu de chances de nous retrouver, de faire le point sur ce que nous ressentons, sur ce que nous desirons vraiment, sur ce qui est essentiel pour nous ?

Faute de temps, faute de regard, faute d’écoute, nous perdons notre vraie richesse. Nous nous appauvrissons un peu plus chaque jour et notre vérité devient aridité. Plus rien ne peut pousser, ni pour soi, ni pour l’autre, et l’on ne donne plus puisqu’on n’a plus rien à donner.

La sagesse, c’est tenter de développer l’harmonie avec soi, bien sur, mais aussi avec l’autre. Tenter d’integrer les contraires, souvent faces opposées d’une même vérité, plus complementaires que contradictoires. La sagesse est ouverture, rigueur, courage, endurance, engagement, humilité. Elle est apprendre et comprendre, mais comprendre de tout son être.

                 » on ne reçois pas la sagesse. Il faut la découvrir soi meme après un trajet que personne  ne peut faire pour nous » Marcel Proust.

CITATIONS :

« tu me dis, j’oublie

 tu m’enseignes,je me souviens

 tu m’impliques, j’apprends  » …………………….BENJAMIN FRANKLIN

« On n’enseigne pas ce que l’on sait

 On n’enseigne pas ce que l’on veut

 On enseigne ce que l’on est ……………………..JEAN JAURES

 » ce qui compte dans l’effort, c’est avant tout l’action, plutot que le résultat.

Fais donc ton devoir sans te préoccuper de ce qu’il en résulte, de son aboutissement bon ou mauvais. Dans la seule sagesse tu trouveras ton refuge sans penser à l’issue, source de maux et de misere. Le sage ne se soucie ni du bon ni du mauvais en ce monde……….L.Van Beethoven

« donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer………..Mere TERESA

« on ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux »..ST EXUPERY

« Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre..J.P.SARTRE

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JEAN PAUL SARTRE

Posté par sylvie le 13 octobre 2007

sartre500500.jpgSARTRE :1905-1980

Né à Paris en 1905,Sartre, orphelin de père à un an, passa son enfance entre une mère catholique et un grand père protestant auprès de qui celle ci, très jeune était retournée avec son fils, après la mort de son mari. Sartre, enfant, considère cette très jeune femme , resoumise à ses parents, plus comme une grande soeur que comme une mère, et apprend auprès du vieillard majestueux, à la belle longue barbe blanche, qui aime jouer la comédie et les grands pères noble. De cette enfance solitaire et truquée, au milieu d’adultes qui l’adulent, le sauve une boulimie de lecture, puis d’écriture. A onze ans, il devient athée, l’année même ou sa mère se remarie.

Reçu à l’école Normale Supérieure en 1924 , il est agrégé de philosophie à 24 ans, il sera professeur de philosophie au Havre, puis au Lycée Pasteur.  En 1933   il est pensionnaire de l’institut français à Berlin et découvre la phénoménologie.

Au moment de la guerre, il est mobilise. Fait prisonnier, il se fait passer pour civil, est libéré et reprend son poste de professeur. En 1944 il quitte l’enseignement pour devenir directeur de la revue  » Les Temps Modernes » et se consacrera dès lors entièrement à ses activités philosophiques, littéraires, journalistiques qu’il entrecoupera de nombreux voyages ( USA-URSS-AFRIQUE-SCANDINAVIE)

Il meurt en 1980 au faite de la célébrité, ayant pourtant, fidèle à son éthique personnelle, refusé certains  » honneurs » dont le prix Nobel.

Impossible de citer toute l’oeuvre polyphonique de ce bourreau de l’écrite… Il faut néanmoins noter les titres de ses trois ouvrages proprement philosophique qui se détachent :

- lettre et le néant

- Critique de la raison dialectique

- L’existentialisme est un humanisme.

SES CITATIONS :

 » Il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il na pas de Dieu pour la concevoir »

« Il ne peut avoir de vérité autre, au point de départ, que celle ci : je pense donc je suis, c’est là la vérité absolue de la conscience saignant elle même « 

« en fait, nous sommes une liberté qui choisit mais nous ne choisissons pas d’être libres: nous sommes condamnés à la liberté »

 » Il n’y a de liberté qu’en situation et il n’y de situation que par la liberté ».

 » a notion d’histoire naturelle est absurde: l’histoire ne se caractérise ni par le changement ni par l’action pure et simple du passé, elle est définie par la reprise intentionnelle du passé par le présent , il ne saurait y avoir qu’une histoire humaine .

simon250250sartre.jpg

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