MUSSET

Posté par sylvie le 2 mai 2016

ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

Un surdoué, Musset! un élève modèle au lycée Henri IV. Il n’a pas 17 ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine au concours général. Il n’a pas dix huit ans lorsqu’il est introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cenacle, crée par Victor Hugo, déjà célèbre

.Musset est alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillants qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis de soupers en nuits folles. Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. Il faut penser à exercer un métier, un vrai plus tard. Il commence des études de médecine, de dessin, de musique. Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

En décembre 1829 c’est la gloire! Le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser….. Il n’a que 19 ans! on souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil  » Contes d’Espagne et d’Italie », la critique n’est pas tendre: on lui reproche sa liberté insolente dans l’écriture, la distance à la fois habile et fière  qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa légèreté.

Sollicité, Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre. Le 1er décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » La nuit  vénitienne », copieusement sifflée! sa déception est immense, il décide de ne plus écrire pour la scène.

1832 – le 8 avril, son père meurt du choléra. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 il publie  » spectacle dans un fauteuil » qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues. Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passioon folle et presque furieuse, le tourbillon qui semble d’abord élever George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6  mars 1835.

Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’œuvre  » Lorenzaccio  » : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce ne sera représentée,expurgée qu’en 1896 , trente neuf ans après la mort de son auteur.

L’année de la rupture est aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse  » la nuit de mai » et  » la nuit de décembre ». Suivront  » la nuit d’aout »,  » la nuit d’octobre » chefs d’œuvre d’un lyrisme fascinant pour certains , insupportables pour d’autres.

Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850 , l’Académie française en 1852 sur l’insistance de Victor Hugo, et la mort enfin une nuit de mai 1857.

Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

Le Musset, le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le notre, a été redécouvert par le XXeme siècle. Il entre triomphant dans le XXIe siècle et les siècles à venir

 

 

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TAGORE

Posté par sylvie le 19 avril 2016

Tagore est assurément un des pères de la littérature indienne. Son œuvre est immense et fascinante. Il est l’auteur de plus de mille poèmes,deux mille chansons dont il a écrit la musique, des pièces de théâtre, des romans, des recueils de nouvelles.Il a écrit aussi des essais sur tous les sujets qui lui étaient chers, de la philosophie à la politique, de l’éducation aux arts, il a laissé de de nombreux croquis ,dessins et peintures. Mais Tagore fut avant tout un poète  » le Poète » comme il est affectueusement dénommé en Inde, et c’est par sa poésie qu’il se fit connaître dans le monde entier.

 

Dernier enfant d’une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l’ombre d’un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et sociale que connut au 19e siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences modernistes d’essence occidentale.  Eduqué dans les trois langues – sanscrit, bengali, et anglais, il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui meme en anglais certains de ses recueils.  La publication de Gitanjali ( l’offrande lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d’amitié au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non violence et l’unité entre les hommes.

 

Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l’émergence de l’Inde comme nation. Il est l’auteur de nombreux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh.

 

 

L’Offrande lyrique est une succession de dialogues, de louanges à Dieu d’une grande beauté et d’une grande humilité. Ces poèmes allient la finesse de lagnage à la contemplation ou la réflexion philosophique, et ils le font si harmonieusement que c’est bien à  une double et indissociable méditation que nous sommes conviés. Et ce n’est pas la moindre qualité de cette œuvre que d’avoir été traduite par André GIde qui lui apporta toutes ses qualités d’écrivain, et plus encore …

 

 

En 1901 il fonda l’école de Santiniketan à Bolpur pour pallier au mauvais système éducatif qui prévalait alors. Dans cette école, Tagore avait pris l’habitude, au cours de réunions matinales de partager avec les professeurs et les élèves son expérience spirituelle et philosophique.Il y exposait sans jamis se départir de sa verve poétique, ses conceptions sur la relation à la vie, à Dieu et à la nature. Ces causeries d’une grande limpidité, ont été réunies et traduites en français dans les ouvrages  » La demeure de la Paix  » et « Sâdhanâ ». Dans le premier, Tagore nous montre comment chez l’homme l’angoisse, les doutes et les incertitudes sont un mal nécessaire,porteur d’apprentissage, mais peuvent se révéler un bien lourd fardeau si l’on y répond par l’inaction ou par le remède trop facile que constitue le refuge dans les idées reçues ou la lecture des écritures.

 

Dans un langage simple et vivant, plein de bon sens, Tagore, sur bien des problèmes de notre société, pose les diagnostics et suggère les remèdes, nous fait voir le fait et nous encourage à la nécessité. Il ponctue son message par quelques prières ou préceptes empruntés aux textes sacrés hindous. Au travers d’anecdotes vécues, il parle de l’amour,de la beauté, de l’écoute, de l’action et de la libération intérieure. Il nous dit l’importance de se sentir relié et de ne pas négliger le spirituel dans notre vie.

 

 

S’il est exact que dans l’immédiat nous risquons peu à ne pas nous interesser au spirituel, dans  » Sâdhanâ », Tagore nous démontre que dans l’absolu, cette négligence est à la source de la plupart de nos problèmes et nous prive d’une plus grande réalisation de nous mêmes. Maintes fois, il s’émerveille de la nature et de son exemplarité car elle a su faire coexister, au dehors, le travail incessant et les nécessaires impératifs de survie, avec au dedans, la beauté absolue et la tranquillité.

 

 

La nature est omniprésente dans les poèmes de Tagore. De chemins solitaires en vols de cygnes sauvages, de moussons tumultueuses en déluges de fleurs multicolores, de ciel d’étoiles en bouquets de galaxies, la palette est large et le poète ne manque jamais d’en utiliser  toutes les nuances pour peindre ses merveilleuses métaphores. Mais si Tagore voue à la nature un grand amour, ce n’est pas seulement pour la décrire, mais pour louer à travers elle les sentiments, les émotions qu’elle lui a communiqués.

 

 

Quelques heures seulement avant sa mort, le sept aout 1941, Tagore dicta son dernier poème….

 

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EMILE ZOLA

Posté par sylvie le 16 avril 2016

L’année 1861 est celle d’une expérience capitale qui va sans doute déterminer la vision du monde qu’il adopte dans tous ses romans: rien n’y est atténué, le réel le plus trivial y côtoie  sans complexe les observations les plus délicates. Zola, dans sa page, livre tout. Dans une noce, il décrit la finesse d’une dentelle puis se penche sur la vomissure d’un  invité qui a trop bu.

 

LA FIEVRE DE BERTHE: 

l’affaire est simple : dans une minuscule chambre voisine de la sienne, vit et travaille une prostituée,Berthe. Elle  tombe malade, a la fièvre, délire. Pris de pitié, le bon Zola,20 ans, pur et vierge, et bien décidé à le rester par idéal personnel, veille cette femme toute une nuit. Au petit matin elle est guérie! le bon Zola s’apprête à la quitter mais Berthe veut le remercier. Par quel moyen ? Devinez..

 

DEHORS EMILE

  Emile est  atterré! tout bon, tout pur qu’il soit , il a perdu son cap moral, lâché le gouvernail, dérivé … Le voici échoué dans les bras de Berthe! la première femme, s’était-il juré, ce serait la seule, il lui consacrerait toutes ses forces, ses ressources, jusqu’à la mort. Soit! Mais , à bien y regarder, Berthe n’est pas de la dernière récolte: son cou est gras, elle souffre d’une sorte de pelade et ses dents se comptent sur les doigts d’une main! qu’à cela ne tienne: l’intègre Zola , le bon jeune homme de 20 ans , dévoile à Berthe son projet : il veut la faire sortir de l’enfer qu’elle vit! il va tout lui donner- lui qui n’a rien. Il lui propose de redevenir la couturière qu’elle fut. Berthe croit d’abord qu’il plaisante. Mais il insiste. Elle le repousse. Il recommence. Elle lui rit au nez, puis l’insulte et enfin le met dehors! 

 

LE FILON DU VECU : 

La poésie façon Musset, c’est fini! les alexandrins romantiques terminés. La littérature où les petites femmes ont un grand cœur, quel mensonge! Et ces chansons qu’elles égaient , une escroquerie! Désormais, le réel, seulement le réel! et pour commencer il raconte son aventure avec Berthe. Tout y réel! ou presque : Berthe y devient Laurence, Zola a trouvé sa voie: il va exploiter le filon de son vécu, le travestissant juste assez pour que les intéressés ne s’y intéressent pas trop. 

 

UN APPRENTISSAGE SUR LE TERRAIN: Zola exerce de petits métiers qui vont lui fournir une expérience précieuse pour ses romans futurs. 

 

CHEF DE PUBLICITE :

l’écriture! Zola ne pense qu’à cela! Sa devise ? Pas un jour sans une ligne! Entré à la librairie Hachette il s’y fait apprécier. On lit dans les journaux tous les articles qu’il publie,, on le sait ami des peintres en vue – Pissarro- et plus tard Monet, Sisley, Manet, Renoir. Peu à peu, le journaliste et l’écrivain l’emportent sur le chef de la publicité qu’il est devenu. En 1866  un an après s’être mis en ménage avec Alexandrine Meley, il  quitte Hachette. 

 

LIBRE :

Le voici libre d’écrire tous les jours autant de lignes qu’il le veut. Il ne se prive pas. Récits, nouvelles, contes , sont déjà sortis de son encrier, ont été publiés dans des journaux, rassemblés en un  volume : Les Contes a Ninon. En 1865  paraît son premier roman  » La Confession de Claude » en réalité, la confession d’Emile qui raconte ses déconvenues avec Berthe. Les premières publications d’Emile sont encourageantes, mais ne rapportent pas grand chose. Il doit faire vivre sa mère, sa compagne. En 1866 il publie un deuxième roman «  »Le Vœu d’une morte » . Il s’en vend quelques dizaines d’exemplaires. Heureusement que les journaux lui commandent des romans feuilletons,rémunérés juste ce qu’il faut pour faire bouillir la marmite. 1867 : Thérèse Raquin. Enfin! il s’en vend suffisamment pour que le mot succès puisse être employé! voilà, Zola vient de trouver : il lui suffit d’écrire deux romans par an, lui garantissant chacun trois mille francs, et le tour est joué.   S’ensuit les succès de la série Rougon-Macquart…l’Assommoir,    Nana ….. Germinal ou il raconte le monde la mine, la misère, et l’épuisement de la classe ouvrière, sa révolte réprimée dans le sang.

 

ZOLA ET L’AFFAIRE DREYFUS: 

 

  1898 – L’épisode majeur de la vie de Zola se situe au moment de l’affaire Dreyfus.  Riche et célèbre! Aux portes de l’Académie française après vingt quatre refus!  heureux père et heureux amant. Mari comblé par une femme qui accepte finalement sa situation d’épouse trompée. Tout va bien pour Zola, en cette année 1895. Pourtant, Zola l’honnête, Zola le juste, va compromettre toute sa renommée pour sauver le capitaine Alf’red Dreyfus , injustement accusé d’avoir communiqué à l’Allemagne des documents secrets. Traduit devant le tribunal militaire, Dreyfus a été condamné à la dégradation militaire et à la déportation à perpétuité. Le 5 janvier 1895, dans la cour des Invalides, Dreyfus a été dégradé. Le 21 il a embarqué pour l’île du Diable, en Guyane. Zola est indigné.

Mathieu Dreyfus remue ciel et terre pour sauver son frère. Trois ans plus tard, les preuves de l’innocence sont réunies. Zola, sollicité, prend sa plume, rédige un article cinglant où il donne le nom des vrais coupables, de hauts responsables de l’armée qui ont agi par antisémitisme. L’article paraît dans  » l’Aurore » du 13 janvier 1898 sous le titre de Clemenceau  » J’ACCUSE ». Au terme de deux procès, il est condamné à un an d’emprisonnement et à 3000 francs d’amende alors que le coupable est acquitté! Couvert d’injures, il doit s’exiler pendant onze mois en Angleterre. Mais la vérité est en marche,  et rien ne l’arrête! Alfred Dreyfus n’est complètement acquitté que le 12 juillet 1906, quatre ans après la mort de Zola.

 

LA MORT DE ZOLA: UN ACTE CRIMINEL  ?

 

Zola s’attire  la haine de tous ceux qui n’acceptent pas sa façon de révéler la misère humaine, de montrer le monde dans ses détails les plus triviaux. Est ce cela qui l’a tué ? Le 29 septembre 1902 on découvre le couple Alexandrine et Emile inanimés dans leur appartement. Pour Emile, il est trop tard: il a succombé à une asphyxie due au mauvais tirage de la cheminée. Alexandrine est ramenée à la vie. Que s’est- il passé ? Zola a voulu, avant d’aller dormir, allumer un feu qui n’a pas pris, ou du moins qui a couvé toute la nuit. La veille, des ouvriers avaient travaillé sur le conduit d’évacuation. Faut-il croire ce que, depuis, on a appris ? L’un des ouvriers aurait dit, avant de commencer son travail : on va enfumer le cochon! la mort de Zola ne serait donc pas accidentelle ?

 

TREGOTHNAN, CORNWALL: WHITE BENCH BENEATH RHODODENDRON 'RUSSELLIANUM'

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JEAN DE LA FONTAINE

Posté par sylvie le 9 février 2016

Ils sont cinq autour d’une bonne table. Ils sont venus pour faire bonne chère…Il y’a là Jean Racine, tout fier de sa dernière tragédie   » Berenice  »…, il y’a Nicolas Boileau, célèbre pour ses satires, il y’a Descoteaux qui joue de la flûte à merveille, il y’a Molière qui reçoit, enfin voici celui qu’on appelle avec familiarité, avec attendrissement, et parfois avec ironie :  » le bonhomme », le bonhomme, c’est Jean de la Fontaine.

Présent par le corps, La Fontaine, mais l’esprit toujours ailleurs, on ne sait où ! lui parle t-on ? Il ne répond pas, à peine tourne t-il son large et bon visage vers celui qui l’interpelle, puis il retrouve les délices de ses méditations secrètes et solitaires.

On raconte même qu’un jour il a demandé  » qui est donc ce jeune homme fort courtois qui m’a parlé pendant une heure ?  » c’etait son fils!!!

Le souper chez Molière se déroule dans une si bonne humeur que Jean Racine toujours prêt à lancer quelque propos mordant, se gausse du Bonhomme, de son étourderie, de sa façon un peu pataude : Boileau pousse l’enchère, et Descoteaux le suit. Seul Molière se tait. Il trouve que ses amis exagèrent.  Se penchant vers son voisin, il dit alors   » ne nous moquons pas du Bonhomme, il vivra peut être plus que nous….. »

Moliere voit juste. La Fontaine et ses fables demeurent des valeurs sûres et, si l’on excepte le jugement excessif de Jean Jacques Rousseau, qui doute que les enfants comprennent les apologues du Bonhomme, leur lecture demeure un pur plaisir pour tous les âges.

La Fontaine n’a inventé presque aucune des histoires racontées dans les fables. Il s’est inspiré de celles qu’ont créees les fabulistes grecs, latins et indiens,  les auteurs de fabliaux du Moyen âge.

Son génie, c’est d’en avoir revu la mise en scène, d’avoir porté à son point de perfection l’art dde la narration  là l’aide d’un français pur, élégant, que le temps n’altère pas.

La Fontaine est né à Château-Thierry le 8 juillet 1621. Il vit une enfance heureuse auprès de son père  Charles et de sa mère Françoise Pidoux. Il se marie à vigt six ans, hérite de la charge de maître des Eaux et Forets    qu’occupait son père., mais seule la littérature l’interesse. En 1605   il publie ses « Contes et Nouvelles »en vers, assez lestes qui lui valent une réputation de libertin.

En 1608 paraîssent les six premiers livres  des  » Fables Choisies » mises en vers avec une dédicace à Monseigneur  le Dauphin », fils de Louis XIX; ils assurent à La Fontaine une gloire qui ne connaîtra pas d’éclipse.

Elu à l’Académie française, en 1683, La Fontaine meurt le 13 avril 1695 après avoir renié ses contes licencieux, toujours lisibles aujourd’hui ….

CITONS L’AUTEUR :

 » Garde toi , tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine »..

« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…

« rien ne sert de courir, il faut partir à point »

« amour, amour, quand tu nous tiens …on peut dire adieu prudence « 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

« En toute chose, il faut considérer la fin »

MAGNIFIQUE PAYSAGE

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ARAGON

Posté par sylvie le 2 février 2016

 

 

Le 3 octobre 1897 naît à Paris un enfant illégitime auquel son père  , préfet de police, donne le nom d’Aragon et son propre prénom.

 

L‘HOMME QU’AIMAIENT LES FEMMES

 

Parmi toutes les attitudes rassurantes, Aragon choisit très tôt d’être un bon élève : élève brillant à St Pierre de Neuilly, puis au lycée Carnot, il compose des romans dès 1904 et de la poesie, dictant d’abord ses textes à ses tantes. Lecteur avide, traînant une réputation de surdoué il est bachelier en 1915 et entame des études de médecine.

 

Il rencontre un jeune étudiant de son âge, André Breton, avec lequel il échange plaisanteries de carabin et extraits d’Apollinaire, il fait en meme temps la connaissance Philippe Soupault, la première triade surréaliste est montée.

 

Envoyé au Front, Aragon décroche la croix de guerre, et commence à écrire un roman : » Anicet ou le panorama » cette quête de la beauté, d’un dandysme achevé , est rédigée dans le sang et la boue des tranchées et sera publie en 1920.  Après sa démobilisation, Aragon toujours inscrit en médecine, voyage beaucoup, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, il publie  » feu de joie » avec un dessin de Picasso.

 

Il publie des poèmes du Mouvement perpétuel  et entre au PCF, après Eluard, mais avec Breton et Benjamet Peret, ces derniers plus par provocation que par conviction. Cet été là, Aragon redige le violent pamphlet du Traite du Style, en réaction à l’exécution aux USA de Sacco et Vanzetti. Il détruit une grande partie des milles pages de la  » Défense de l’Infini » ou l’interview collective sur la sexualité qui parait dans deux numéros successifs de la Révolution surréaliste  témoignent d’une grande difficulté, pour Aragon de faire passer ses desirs de la sphere mentale au niveau physique. Ce séducteur dandy se maîtrise mal , dans l’intimité. Abandonné par Nancy Cunard, submergé de problèmes financiers, Aragon tente de se suicider à Venise en septembre 1928.

 

ELSA EST L AVENIR DE L’HOMME

 

Il ne tombera jamais plus bas, et tout ce qui suit, apparaît à posteriori comme une tentative raisonnée de sauvetage mental,  quitte à y sacrifier ses talent. En Novembre 1928 il rencontre une certaine Elsa Kagan, elle vit séparée de son mari , c’est sous ce nom d’Elsa Triolet qu’elle se fera un renom en littérature. 

Née en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs moscovites, proche des milieux formalistes russes, elle a délibérément  rencontré Aragon à Paris avec le projet de s’en faire aimer. Vivant avec Aragon, elle adopte la langue et la nationalité française et commence l’élaboration d’oeuvres croisées : à un roman d’Aragon répondra, en écho, un roman d’Elsa Triolet.  » je ne suis pas un écrivain » dit elle dans son journal  » je suis simplement une femme malheureuse et j’écris avec mon malheur »

 

A l’automne 1930 Aragon voyage en URSS  pour représenter les surréalistes au Congres des écrivains révolionnaires. Les communistes de stricte obédience accablent les surréalistes, suspects de derive trotskiste et anarchiste. Aragon choisit son camp, il revient d’URSS avec un poème  » Front rouge » qui rompt avec l’esthétique surréaliste et sonne comme une déclaration de guerre à Breton – le poème vaut à son auteur d’être inculpé pour appel au meurtre . Breton le défend  en publiant l’affaire Aragon . Mais la rupture est consommée entre lui et le surréalisme.

 

Il épouse Elsa -  Durant toute la guerre, Aragon publie sous différents pseudonymes.  A la libération, Aragon et Elsa ne sont pas tendres pour les écrivains suspects de collaboration et exigent et obtiennent des têtes.  Le poète avait prévenu  » je ne pratique pas le pardon des injures ». 

 

A la mort d’Elsa, vêtu de blanc avec une recherche permanente, homosexuel enfin affirmé , il pose comme un acquis cette vie  » ratée de bout en bout » 

 

Vilipendé par les uns, encensé par les autres, définitivement décale, commandeur descendu de son socle, il meurt en 1982

LES YEUX D’ELSA

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa.

Louis Aragon.

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MALRAUX

Posté par sylvie le 28 juin 2015

 

On ne sait trop ce qui a crée la légende Malraux. Ses nombreux voyages vers l’Asie où il fut retenu manu militari pour avoir tenté d’en    rapporter quelque bas-relief de temple khmer,en 1924?


Ses romans qui exaltent l’image de héros décidés à créer eux mêmes leur destin, même s’il les conduit au pire, plutôt que de subir une vie ordinaire, dépourvue de sens ?


Sa participation à la guerre d’Espagne en 1936  aux côtés des républicains, pilote et commandant de l’escadrille internationale Espana qu’il a constituée ?


Son action , tardive pour certains, dans la Résistance où il devient le colonel Berger qui tente d’agir au printemps 1944 en accord avec les maquis du Sud Ouest, mais qui, arrêté à Gramat, dans    le Lot, puis transféré à Toulouse, échappe de peu au pire, les Allemands quittant précipitamment la ville ?


Le commandant de la brigade Alsace-Lorraine qui est la première unité de la première armée française à pénétrer dans Strasbourg libérée en 1944?


L’homme qui doit surmonter la disparition tragique de ses deux demi-frères, exécutés par les nazis, celle de Josette Clotis, sa seconde épouse, qui meurt les jambes écrasées par un train le 12    novembre 1944, plus tard le 23 mai 1961 la mort de ses fils Gauthier, 20 ans et Vincent,18 ans dans un accident de voiture, près de Troyes?


Le gaulliste fidèle et convaincu, qui devient en 1959 ministre d’état, chargé des Affaires culturelles, créant les Maisons de la culture afin de démocratiser ce qui était réservé au petit nombre    ?


C’est tout cela, sans doute, la légende Malraux. C’est aussi le passionné d’art moderne qui fait réaliser par Marc Chagall l’actuel plafond de l’Opéra , en 1964 par André Masson,celui de    l’Odéon..
Mais c’est surtout le champion de l’épopée qui demeure dans la mémoire collective, le romancier qui a su à travers ses oeuvres montrer des héros engagés jusqu’à la mort dans une fraternité active    et révolutionnaire…


Qu’il était impressionnant,Malraux, lorsqu’il apparaissait sur le petit écran qui tout à coup semblait s’agrandir, tout savoir, tout dire! l’impression est identique lorsqu’il nous embarque avec    ses personnages dans l’Orient des révoltes..    Lorsqu’il parlait de son enfance il disait :  » Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, moi je déteste la    mienne .. ».  Passionné de littérature, il commence à se bâtir une culture personnelle qui va s’enrichir d’autant plus rapidement qu’on refuse de l’inscrire au lycée Condorcet .. A dix sept    ans le voilà libre..  Il se spécialise dans les livres rares, fréquente les milieux litteraires, rencontre Cocteau, Reverdy, les peintresVlaminck, Léger … En 1920 il devient directeur    littéraire des éditions du Saggitaire.. Il épouse l’année suivante  Clara Goldschmidt dont il place la fortune en Bourse ..  Mais il est  ruiné … La solution pour s’en    sortir ? L’aventure … Une aventure risquée: il s’agit d’aller prélever des bas-reliefs d’un temple cambodgien – l’art kmer le passionne- et de les revendre très cher en Europe … Et la fortune    est rebâtie en un clin d’oeil et une croisière … 


Si son aventure humaine est exaltante, sa vie privée est agitée , sa femme Clara est remplacée par Josette Clotis… Suit après la poétesse Louise de Vilmorin qui traverse quelques années de son    existence ..  En 1948 il épouse la femme de son demi-frère:Madeleine, et les deuils, et les tragédies ne l’épargnent pas ..  Remarquable de courage,il se relève toujours et continue    d’agir- il devient une sorte de conseiller international dans les dernières années de sa vie-


André Malraux est mort d’une congestion pulmonaire le 23 novembre 1976 à l’hôpital de Créteil …     Il était né le 3 novembre 1901 à Paris

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VOLTAIRE

Posté par sylvie le 12 janvier 2015

Ravie de vous retrouver après quelques jours d’absence :

Un sujet d’actualité aujourd’hui : Voltaire…

Ecrivain et philosophe français , ( 1694-1778) , figure emblèmatique de la philosophie des Lumières, chef de file du parti philosophique, son nom reste attaché à son combat contre le fanatisme religieux. Intellectuel engagé au service de la vérité et de la justice, il prend, sur e tard, seul et en se servant de son immense notorieté , la défense des victimes de l’intolérance religieuse et de l’arbirtraire dans des affaires qu’il a rendues célèbres: Jean Clas, Pierre Paul Sirven etc …

François Marie Arouet, dit plus tard Voltaire, est né officiellement le 21 novembre 1694 à Paris et baptisé le lendemain.A plusieurs reprises, il prétendra être né le 20 fevrier 1694, le baptême aurait été retardé du fait du peu d’espoir qu’il avait de rester en vie.  

ETUDES :1704-1711   Il commence ses études en 1704 au collège des Jésuites, il y fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie, obtient des premiers prix. Cette éducation l’initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre. Après sa classe de philosophie, il quitte le collège pour s’inscrire à l’école de droit de Paris. 

LIBERTIN : En 1712 il quitte le concours de l’Académie. Il est introduit dans une société libertine, il aime faire étalage de ses talents litteraires et de son esprit désinvolte et frondeur qui se déploie dans des épigrammes.

En 1716 il est exilé cinq mois à Sully pour des vers sur les amours incestueuses du Régent PhilippeIII.

En 1717  il échappe à la déportation et est emprisonné à la Bastille.

Les années 1719 à 1724 sont des années de mondanité.  En 1726  à la suite d’une altercation avec le chevalier Rohan, il est à nouveau emprisonné à la Bastille.  Il s’exile en Grande Bretagne où il découvre la philosophie de John Locke, les théories scientifiques de Isaac Newton et la caractéristique de la monarchie dont il assurera la vulgarisation.

SA MORALE :  » Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes, mais je me battrai jusquà la mort pour que vous ayez le droit de le dire » 

  Dans la pensée du philosophe anglais John Locke, Voltaire trouve une doctrine qui s’adapte parfaitement à son idéal positif et utilitaire. Locke apparait comme le défenseur du libéralisme en affirmant que le pacte social ne supprime pas les droits naturels des individus. En outre c’est l’expérience seule qui nous instruit, tout ce qui la dépasse n’est qu’hypothèse, le champ du certain coincide avec celui de l’utile et du vérifiable.Voltaire tire de cette doctrine la ligne directrice de sa morale :  La tâche de l’homme est de prendre en main sa destinée, d’améliorer sa condition, d’assurer, d’embellir sa vie par la science, l’industrie, les arts et par une bonne police des sociétés, ainsi la vie en commun ne serait pas possible sans une convention où chacun trouve son compte.

C’est  à Voltaire avant tout autre,que   s’applique ce que Condorcet disait des philosophes du XVIIIe siècle pour cri de guerre : raison, tolérance, humanité..

SES CITATIONS :  » Nous laissons ce monde ci aussi sot et aussi méchant que nous l’avons trouvé en  y arrivant »

                                    » Réecriture est la peinture de la voix » …

                                 «   La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronome : la fille très folle d’une mère très sage » 

        

                                  » Les  hommes discutent, la nature agit « 

                                  »  Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libres « 

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 MERCI A UN LECTEUR QUI A GENTIMENT  RECTIFIE  LA DATE DE NAISSANCE DE VOLTAIRE …….Erreur lors de la frappe…

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MARK TWAIN

Posté par sylvie le 28 mars 2014

Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clement, né le 30 novembre1835  a Florida ( dans le Missouri), décédé le 21 avril 1910 à Redding ( dans le Connecticut) est un grand écrivain, essayiste et humoriste américain.

 

Orphelin de père à l’âge de douze ans, il exerce diverses activités : apprenti typographe, rédacteur d’articles dans le journal de son frère, reporter à San Francisco, et se déplace en Europe en tant que correspondant de presse,  pilote de bateau à vapeur sur le Mississipi.  Ne voulant pas se battre  aux côtés des sudistes pour le maintien de l’esclavage, il s’enfuit vers les montagnes du Névda et devient chercheur d’or. Après son mariage avec Olivia Langdon en 1870, il s’installe à Hartford, dans le Connecticut. Il eut quatre enfants dont trois filles, Suzan, Clara et Jeanne et un fils mort prématurément.

 

Dans ses premiers romans, il évoque ses voyages en Europe et en Polynésie  en se moquant des préjugés  et de la conduite de ses compatriotes ainsi que sa période de chercheur d’or.  C’est grâce à ses deux romans  » Les aventures de Tom Sawyer » et les  » Aventures de Hucklebery Finn » qu’il acquiert la célébrité comme écrivain humoriste. Marc Twain a écrit cependant, dans la seconde partie de son œuvre des textes plus graves dénonçant ave pessimisme les excès de la civilisation et l’immoralité érigée en morale. La fin de sa vie est assombrie par des ennuis financiers ainsi que par la mort de l’une de ses filles,( noyée dans sa baignoire suite à une crise d’épilepsie), puis de sa femme.

 

Décrivant avec réalisme et sévérité la société américaine, Mark Twain est l’un des premiers auteurs à utiliser la langue parlée authentique des REtats du Sud et de l’ouest. Souvent comparé à Stevenson et Dickens, il excelle particulièrement dans une peinture réégionaliste de l’Amérique, c’est à dire réalisée par un  » natif » parfaitement  imprégné du vécu de l’endroit qu’il décrit.  

 

Mark Twain est un pamphlétaire virulent et irrévérencieux, notamment lorsqu’il s’en prend à Dieu, à la religion et aux fondements du christianisme.

 

  SES CITATIONS: 

 Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage

.Il est curieux que le courage physique soit si répandu en ce monde et le courage moral si rare

.En France, on n’a ni hiver, ni été, ni principe, mais exception faite de ces trois inconvénients,c’est un beau pays.

Lorsque vous dites la vérité, vous n’avez à vous souvenir de rien.

Pourquoi dépenser de l’argent pour faire établir votre arbre généalogique, faites de la politique et vos adversaires s’en chargeront.

La gentillesse est le langage qu’un sourd peut entendre et qu’un aveugle peut voir.

Chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit.

   Je n’aime pas l’idée d’avoir à choisir entre le ciel et l’enfer, j’ai des amis dans les deux 

Le fait que l’homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature, mais le fait  qu’il puisse mal agir prouve son infériorité de son esprit.

 

mark twain

 

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LES GRANDS ECRIVAINS…JEAN DE LA FONTAINE

Posté par sylvie le 5 juillet 2011

Ils sont cinq autour d’une bonne table. Ils sont venus pour faire bonne chère…Il y’a là Jean Racine, tout fier de sa dernière tragédie  » Berenice »…, il y’a Nicolas Boileau, célèbre pour ses satires, il y’a Descoteaux qui joue de la flûte à merveille, il y’a Molière qui reçoit, enfin voici celui qu’on appelle avec familiarité, avec attendrissement, et parfois avec ironie :  » le bonhomme », le bonhomme, c’est Jean de la Fontaine.

Présent par le corps, La Fontaine, mais l’esprit toujours ailleurs, on ne sait où ! lui parle t-on ? Il ne répond pas, à peine tourne t-il son large et bon visage vers celui qui l’interpelle, puis il retrouve les délices de ses méditations secrètes et solitaires.

On raconte même qu’un jour il a demandé  » qui est donc ce jeune homme fort courtois qui m’a parlé pendant une heure ?  » c’etait son fils!!!

Le souper chez Molière se déroule dans une si bonne humeur que Jean Racine toujours prêt à lancer quelque propos mordant, se gausse du Bonhomme, de son étourderie, de sa façon un peu pataude : Boileau pousse l’enchère, et Descoteaux le suit. Seul Molière se tait. Il trouve que ses amis exagèrent.  Se penchant vers son voisin, il dit alors  » ne nous moquons pas du Bonhomme, il vivra peut être plus que nous….. »

Moliere voit juste. La Fontaine et ses fables demeurent des valeurs sûres et, si l’on excepte le jugement excessif de Jean Jacques Rousseau, qui doute que les enfants comprennent les apologues du Bonhomme, leur lecture demeure un pur plaisir pour tous les âges.

La Fontaine n’a inventé presque aucune des histoires racontées dans les fables. Il s’est inspiré de celles qu’ont créees les fabulistes grecs, latins et indiens,  les auteurs de fabliaux du Moyen âge.

Son génie, c’est d’en avoir revu la mise en scène, d’avoir porté à son point de perfection l’art dde la narration  là l’aide d’un français pur, élégant, que le temps n’altère pas.

La Fontaine est né à Château-Thierry le 8 juillet 1621. Il vit une enfance heureuse auprès de son père  Charles et de sa mère Françoise Pidoux. Il se marie à vigt six ans, hérite de la charge de maître des Eaux et Forets    qu’occupait son père., mais seule la littérature l’interesse. En 1605   il publie ses « Contes et Nouvelles »en vers, assez lestes qui lui valent une réputation de libertin.

En 1608 paraîssent les six premiers livres  des  » Fables Choisies » mises en vers avec une dédicace à Monseigneur  le Dauphin », fils de Louis XIX; ils assurent à La Fontaine une gloire qui ne connaîtra pas d’éclipse.

Elu à l’Académie française, en 1683, La Fontaine meurt le 13 avril 1695 après avoir renié ses contes licencieux, toujours lisibles aujourd’hui ….

CITONS L’AUTEUR :

 » Garde toi , tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine »..

« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…

« rien ne sert de courir, il faut partir à point »

« amour, amour, quand tu nous tiens …on peut dire adieu prudence « 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

« En toute chose, il faut considérer la fin »

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BALZAC

Posté par sylvie le 23 mai 2011

Ravie de vous retrouver …Il semblerait que le site ait eu quelques problèmes , car durant trois jours il était impossible de me connecter …

Thème ce soir : les grands écrivains ..

Quelle fut la vie de ces grands auteurs ? Qu’ont-ils écrit ? Ou ont-ils puisé leur géniale inspiration ? ?voici les réponses à ces questions dans une mini biographie… Aujourd’hui : Balzac.

HONORE DE BALZAC  1799-1850

 » Je vous aime , inconnue » , voilà ce que peut lire la destinataire de cette lettre datée de février 1833, signée d’un écrivain très connu  de ceux qui le lisent alors, et de ceux qui le  lisent aujourd’hui encore : Honoré de Balzac…

En 1833 Balzac a 34 ans . Né en 1799 , à Tours, confié très jeune aux oratoriens de Vendôme, il  ya  été saisi d’une inquiétante et  presque maladive boulimie de lecture. Après des études de droit,il se prépare à devenir avoué chez un notaire, mais il rêve d’écriture,son imagination déborde.  Ses parents lui accordent une année afin qu’il fasse ses preuves sur la page blanche.

En deux ans, il écrit plusieurs romans signés  Lord R’Hoone (anagramme d’Honoré ).. En 1822 la rencontre qu’il fait  va lui ouvrir les portes du monde fortuné où il puisera une grande partie de son inspiration : elle s’appelle Laure de Berny.  A quarante cinq ans, mère de neuf enfants,  épouse d’un vieux mari, fille d’un professeur de harpe de la reine Marie Antoinette, filleule de Louis XVI, elle éblouit Honoré qui, malgré les vingt deux ans qui les séparent, tombe dans ses bras.

La Dilecta – ainsi l’appelle Honoré -  l’aimera jusqu’à sa mort en 1836, après avoir toujours soutenu moralement, et surtout financièrement son génial amant.

Le premier vrai roman balzacien paraît en 1829 et s’intitule  » Les Chouans », passionnante histoire d’amour et de rébellion dans la Bretagne de 1799. Plusieurs personnages vont se retrouver  dans les romans que Balzac continue d’écrire, inaugurant ainsi le principe de La Comédie humaine, titre d’un ensemble romanesque phénoménal, qui, en trois parties – Etudes de moeurs, études philosophiques, études analytiques, regroupe 91 romans achevés, 446 en projet et met en scène plus de 2000 personnages parmi lesquels Rastignac,l’arriviste, et Vautrin le révolté.

Et l’inconnue ?  Elle est désormais bien connue, née en 1801, elle vit en Ukraine chez son riche mari, le comte Hanski . Balzac va donc rencontrer Madame Hanska à Genève., leur liaison sera épisodique jusqu’en 1847:  il va la rejoindre en Ukraine et y demeure un peu moins de deux ans.  » L’étrangère » devient enfin familière au point de se décider à épouser son Honoré le 14 mars 1850. Cinq mois plus tard , Balzac meurt à Paris, épuisé.

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