ERNEST HEMINGWAY

Posté par sylvie le 14 avril 2011

Ernest Hemingway

Ecrivain américain

[Né à Oak Park, Illinois le 21 juillet 1899
Décédé à Ketchum, Idaho le 02 juillet 1961

Fils d’un médecin et d’une musicienne, Ernest Hemingway est né près de Chicago. Très jeune, il devient reporter au Kansas City

Star puis s’engage sur le front italien pendant la 1re Guerre mondiale où il est grièvement blessé. Il s’installe à Paris et commence à écrire

. Il s’impose dès ses premiers romans et le succès l’amène à voyager dans le monde entier. Il est correspondant de guerre lors de la guerre civile espagnole qui lui inspire son grand succès Pour qui sonne le glas. Il est de nouveau correspondant pendant la 2e Guerre mondiale.

En 1952, il écrit Le Vieil Homme et la mer, et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1954. Malade, il se suicide en 1961.

 Avec Le Vieil Homme et la mer, Hemingway signe l’une des œuvres majeures du XXe siècle, parabole de la victoire dans la défaite où l’homme ne triomphe jamais totalement. Figure incontournable de l’écrivain aventurier, bon vivant, buveur, prêt à cotoyer la mort, son style est “réaliste” et ses romans ont pour personnages principaux soit des aventuriers (tel que lui) soit des personnages “désanchantés” ou cyniques ayant perdus fois en la vie.

Les anecdotes sur Ernest Hemingway

La belle infirmière…
Blessé sur le front italien, Ernest Hemingway est transféré à l’hôpital de Milan où il tombe amoureux d’une jeune infirmière anglaise, Margaret Jenkinson. Il fera un livre de cette rencontre : le fameux  ” l’ Adieu aux armes”.

Ernest Hemingway s’est écrasé en avion dans la jungle africaine, passant un temps pour mort aux yeux du monde. C’est l’une des nombreuses anecdotes qui lui ont valu la réputation d’aventurier, avec son penchant notoire pour l’alcool.

Les citations d’Ernest Hemingway

«C’est quand on est vaincu qu’on devient chrétien.»
[ Ernest Hemingway ]L’adieu aux armes

«Quand on a du succès, c’est toujours pour les mauvaises raisons. Quand on devient populaire, c’est toujours dû au pire aspect du travail effectué.»
[ Ernest Hemingway ]

«De la joie chez les gens intelligents, est la chose la plus rare que je connaisse.»
[ Ernest Hemingway ]

«Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n’y a pas de signalisation.»
[ Ernest Hemingway ]

«Décider de ne pas être un salopard permet de se sentir plutôt bien… Ca pourrait presque remplacer Dieu.»
[ Ernest Hemingway ]Le soleil se lève aussi

«La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l’activité de son imagination.»
[ Ernest Hemingway ]Men at war

«Le temps est la plus petite chose dont nous disposons.»
[ Ernest Hemingway ] – Extrait d’interview dans The New Yorker – 13 Mai 1950

«La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques.»
[ Ernest Hemingway ]Notes sur la guerre – Septembre 1935

«Celui qui a commencé à vivre plus sérieusement de l’intérieur commence à vivre plus facilement à l’extérieur.»
[ Ernest Hemingway ]

«D’une utilisation imprécise, tous les mots ont perdu leur tranchant.»
[ Ernest Hemingway ]La mort dans l’après-midi

«J’ai appris à ne jamais tarir le puits de mon inspiration, à toujours m’arrêter quand il restait un peu d’eau au fond et à laisser sa source le remplir pendant la nuit.»
[ Ernest Hemingway ]

«Ce qui est moral est ce que vous trouvez bon après et ce qui est immoral est ce que vous trouvez mauvais après…»
[ Ernest Hemingway ]La mort dans l’après-midi

«Chacun de mes contacts avec la politique m’a donné l’impression d’avoir bu dans un crachoir.»
[ Ernest Hemingway ] – Extrait du journal New York Times -17 Septembre 1950

«Le déplacement majestueux de l’iceberg est dû au fait qu’un neuvième seulement se laisse voir à la surface de l’eau.»
[ Ernest Hemingway ]

«Le chat est d’une honnêteté absolue : les êtres humains cachent, pour une raison ou une autre, leurs sentiments. Les chats non.»
[ Ernest Hemingway ]

«Dans tous les arts, le plaisir croît avec la connaissance que l’on a d’eux.»
[ Ernest Hemingway ]

«Toutes les fresques paraissent bonnes quand elles commencent à peler et à s’écailler.»
[ Ernest Hemingway ]L’adieu aux armes

 

Publié dans LITTERATURE | Pas de Commentaire »

BIOGRAPHIE ANTON TCHEKHOV

Posté par sylvie le 2 mars 2011

Il faut savoir pourquoi l’on vit

« Il me semble que l’homme doit avoir une foi, du moins en chercher une, sinon sa vie est complètement vide… Vivre et ignorer pourquoi les cigognes volent, pourquoi les enfants naissent, pourquoi il y a des étoiles dans le ciel… Il faut savoir pourquoi l’on vit, ou alors tout n’est que balivernes et foutaises. »  (Anton Tchékhov)

Marais-Oiseaux_cigognes

Anton Tchékhov

  »Personne n’a compris avec autant de clairvoyance et de finesse le tragique des petits côtés de l’existence ; personne avant lui ne sut montrer avec autant d’impitoyable vérité le fastidieux tableau de leur vie telle qu’elle se déroule dans le morne chaos de la médiocrité bourgeoise . » Gorki

Sa vie

 Ecrivain russe né à Taganrog 1860, décédé à Badenweiler en Allemagne en 1904.

Sa biographie se résume à quelques dates dans un calepin et beaucoup de pages blanches. Il ne se passe rien ou à peu près rien dans la vie de l’écrivain, comme il ne se passe rien ou à peu près rien dans son théâtre.

Une enfance triste dans une bourgade reculée, des études de médecine, une impérieuse vocation littéraire, quelques voyages à l’étranger, des séjours en sanatorium, un mariage sur le tard : bref une vie sans histoires, une vie de routine, partagée entre le travail, les factures à régler et les médicaments.

Sur ce fond de grisaille l’homme souffre continuellement, rongé par un mal inexorable, la tuberculose. Il tousse et crache le sang ; le visage fin et bon, la bouche légèrement moqueuse expriment la mélancolie, et les rides trahissent la crispation de la souffrance. Cette vie ne tient qu’à un fil. Mais chaque instant, si douloureux soit-il, est une victoire sur la maladie. Chaque souffle d’air, le frémissement des feuilles, le bruit des pas sur la neige sont un miracle de la vie.

Nul n’a éprouvé aussi bien que Tchekhov la tristesse désespérante de ces mornes journées où la maladie ne laisse pas de répit, la solitude, le dégoût devant la médiocrité du monde, le tragique à la fois social et métaphysique de la condition humaine ; mais nul n’a connu aussi bien que lui le prix de cette succession d’instants arrachés à la mort.

Fut-il heureux ou malheureux cet homme qui déclare que  » plus le fond sera gris et terne, mieux cela vaudra ? « . La question importe peu.  » Seuls les êtres indifférents sont capables de voir les choses clairement, d’être justes et de travailler « , répond-t-il. Tchekhov s’est désintéressé de sa propre histoire. Il a tout sacrifié à son travail renonçant à vivre pour écrire et, par nécessité, se protégeant contre les dangereux élans de la tendresse.

Son bonheur à lui compte peu, comparé à celui de milliers d’hommes que son œuvre – cette œuvre construite avec froideur, certains diront avec cruauté – a pour mission d’éduquer. Il aime trop les êtres pour s’attacher à l’un en particulier, et il a trop conscience de leur besoin de dignité pour ne pas constamment dénoncer leurs illusions.

L’écrivain ne se veut ni moraliste ni philosophe. Il se contente de peindre la vie, de montrer simplement, modestement les choses. A l’inverse de celle de Tolstoï, son œuvre n’enseigne rien, mais, pourtant, elle donne des leçons. Avant tout Tchekhov est un artiste :  » Mon rôle n’est que d’avoir du talent, autrement dit de savoir distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas, de savoir éclairer les personnages et de leur faire parler leur langue.  »

  » Dans mon enfance je n’ai pas eu d’enfance « . Le petit garçon qui garde la boutique d’épicerie que tient son père, en veillant tard dans la nuit, a déjà sur le monde un regard d’adulte. Entre deux devoirs rédigés à la lueur des bougies, il observe les passants et écoute leurs conversations, tout en luttant contre le sommeil.

Le père, fils de serf libéré, est un homme sévère, violent, qui passe ses colères en maniant le fouet et, l’instant d’après, s’agenouille devant les icônes. On suit très régulièrement les offices chez les Tchekhov, on est confit en dévotions. L’église, la boutique, le lycée, une atmosphère de brutalité et de bigoterie, tel est le cadre où grandit le jeune Anton.

A Taganrog, bourgade du Sud sur la mer d’Azov, la vie est monotone et triste, parfois sordide – les affaires marchent mal ; la famille Tchekhov, le père, la mère et leurs six enfants, vit entassée dans quatre pièces et loue à des étrangers les chambres disponibles. A quatorze ans Anton gagne quelques kopecks en servant de répétiteur à des fils de notables. Mais bientôt la situation se dégrade, car le père qui a emprunté 500 roubles, ne peut rembourser ses traites et doit s’enfouir pour éviter la prison pour dettes. Anton seul reste à Taganrog, où à seize ans, il est chargé de liquider l’affaire et d’envoyer aux siens, à Moscou, l’argent qu’il pourra sauver du naufrage.

Seize ans et des responsabilités d’adulte ! De nature gaie, vive, moqueuse, Anton a vite appris la gravité. C’est lui qui réconforte la famille par Lettreet, chaque mois, à date régulière, il envoie quelques roubles à Moscou. Malgré son enfance misérable et les mauvais traitements de son père, il ne juge pas les siens.

A seize ans, le monde qui l’entoure est celui de la routine de la vie provinciale, de la steppe aux portes de la ville – promesse d’évasion – de l’enfance misérable, de la médiocrité des villageois, de leur médiocrité et de leur soûlerie, des vols des commis, des mensonges et de la misère de ces pauvres qui se résignent à leur sort. Une seule génération sépare Anton du servage, et il ne lui faut pas beaucoup d’imagination pour ressentir la cuisante humiliation des opprimés.

Il a découvert le besoin de dignité inhérent à chaque homme, et ces quelques lignes, écrites en 1879, la réponse à son jeune frère Michel, sont révélatrices :  » Une chose me déplaît dans ta Lettre: pourquoi te qualifies-tu de petit frère nul et insignifiant ? Ton insignifiance, ta médiocrité, sais-tu où seulement tu dois les ressentir ? Peut-être devant Dieu, devant l’esprit, la beauté, la nature ; mais jamais devant les hommes. Devant les hommes il faut prendre conscience de sa dignité « .

Petit-fils de serf, fils de boutiquier, Tchekhov est un vivant exemple de l’ascension sociale offerte aux classes laborieuses par le régime tsariste finissant. Si la peinture que l’écrivain fait des milieux aristocratiques qu’il ne connaissait pas n’est pas des plus convaincantes, il est aussi à l’aise dans le peuple que dans la bourgeoisie et dans les classes libérales. Comme une vieille collection de photos, l’œuvre de Tchekhov nous apprend bien des choses sur la société où il vécut. Société riche en inégalités, bien sûr, mais plutôt bon enfant, société lasse d’elle-même et en quête d’un avenir radieux – donc apte à tomber (comme elle le fit) dans le pire des pièges pseudo-idéalistes, société où la naissance ne compte plus pour rien, où ne règnent que, pour les uns, l’argent, et, pour les autres, une profonde et haute spiritualité.

En 1879 Anton rejoint sa famille à Moscou. Il s’inscrit à la faculté de médecine où il terminera ses études en 1884. Les Tchekhov vivent pauvrement et logent dans un sous-sol humide. Les frères aînés boivent et se dissipent. Anton a la charge des siens et améliore l’ordinaire en publiant quelques brefs récits dans un petit journal humoristique. En 1880, à vingt ans il a publié neuf récits, 5 ans plus tard il atteindra le chiffre de 129 articles et nouvelles !

Mais cette littérature  » alimentaire  » payée 68 kopecks la ligne compte moins dans sa vie que la médecine. Il écrit ses contes trois heures par jour, sur le coin de la grande table où est servi le samovar, au milieu des éclats de rire de ses frères et de leurs camarades. Ses sujets appartiennent à la vie de tous les jours, qu’il observe de son regard moqueur. Sa facilité tient du prodige.

 » La médecine est ma femme légitime, écrit-il, la littérature, ma maîtresse. Quand l’une m’ennuie, je vais passer ma nuit avec l’autre « .

 A partir de 1884 Tchekhov devient médecin pratiquant à Zvenigorod. Son seul souci, grave, est sa santé. Depuis quelque temps il s’est mis à cracher du sang.

L’écrivain célèbre Grigorivitch lui écrit une Lettredans laquelle il exprime son admiration pour son talent. Il lui écrit  » vous vous rendez coupable d’un grand péché moral si vous ne répondez pas à ces espérances.

Jusqu’ici Tchekhov a traité son travail littéraire avec légèreté, comme un passe-temps sans importance, cette Lettrel’oblige à prendre du recul sur lui-même.

Bientôt Tchekhov devient une gloire de la Russie. Il reçoit le prix Pouchkine ; on le courtise, on l’adule, et le public l’aime. Et pourtant combien il est difficile de connaître cet homme de 28 ans, déjà las et déçu, qui se livre si peu. De sa vie sentimentale, on ne sait rien ou presque, en dehors d’une brève aventure d’adolescent avec une jeune paysanne et de son tardif mariage avec l’actrice Olga Knipper.

Beaucoup de femmes l’ont aimé passionnément, lui-même s’avoue sensuel : il s’ennuie sans grand amour. Mais il refuse de s’engager. Il s’interdit d’aimer. Sa froideur est une défense pour sauvegarder sa liberté intérieure.

Et cependant son prochain lui inspire une grande pitié. Il part pour Sakhaline, sous un climat polaire, où sont rassemblés les déchus de la terre, les bagnards russes. Plus tard il soigne les victimes d’une épidémie de choléra, lutte contre la famine, se dépense sans compter, sans jamais faire ni politique ni morale. Contrairement aux écrivains engagés, Tchekhov revendiquait le droit de n’appartenir à aucun parti et de frapper aussi bien à droite qu’à gauche selon les ordres de sa conscience.

Ces activités ne l’empêchent pas d’écrire. Les critiques littéraires sont souvent acerbes à son égard. Lorsque la Mouette est présentée pour la première fois à Saint-Pétersbourg, le spectacle est un désastre.

En 1897 il séjourna à Nice. Il élut domicile à la Pension russe, située au numéro 9 de la rue Gounod, où il retrouva une quarantaine de ses compatriotes. Parmi eux, de nombreux malades. La cuisinière qui était russe préparait d’abondants repas mi-russes, mi-français, où le borchtch voisinait avec le bifteck-pommes frites. Le temps ensoleillé, les fleurs, les palmiers, la mer paisible et bleue, tout l’incitait à la paresse. Il déambulait longuement sur la Promenade des Anglais, s’asseyait à la terrasse d’un café, lisait les journaux, écoutait les orchestres en plein air et s’efforçait de ne penser à rien.

Après une brève amélioration ses crachements de sang se renouvelèrent.

Tchekhov est de plus en plus souffrant et c’est à cette période de sa vie qu’il tombe dans le piège de l’amour, un piège d’autant plus cruel que la maladie et les tournées théâtrales le séparent sans cesse d’Olga. Le 25 mai 1901 Anton et Olga se marient. Il reste à l’écrivain trois ans à vivre. Trois ans de lente agonie. Comme un courant d’air Olga va et vient et repart, aimante mais incapable de sacrifier sa carrière pour l’homme qui se meurt à ses côtés.

Olga ne désespère pas de sauver son mari de la tuberculose et l’emmène dans une ville d’eau de la Forêt-Noire. Une nuit du début de juillet 1904 Tchekhov s’éteint tout doucement à 44 ans en murmurant en allemand :  » Ich sterbe  » (je meurs).

Son œuvre

Publié dans LITTERATURE | 1 Commentaire »

MARGUERITE DURAS

Posté par sylvie le 19 janvier 2011

Née en Indochine, Marguerite Donnadieu, dite Duras, s’installe à Paris en 1932 pour y finir ses études de droit et de sciences politiques.

 Elle publie ses premiers romans au cours de la guerre, durant laquelle elle est résistante. Dans les années 1950, son style, elliptique et simplifié, évolue vers le Nouveau Roman, notamment dans les Petits Chevaux de Tarquinia (1953). En 1958, Marguerite Duras voit pour la première fois un de ses ouvrages adapté au cinéma : Un Barrage contre le Pacifique est réalisé par René Clément. D’autres oeuvres, telles que l’Amant, seront également mises en images plus tard.

 Parallèlement à son écriture, l’engagement politique de la romancière, dans le camp de la gauche, est de plus en plus fort : elle milite contre la guerre d’Algérie, s’engage dans la révolution féministe de Mai 68 et signe le manifeste contre l’avortement en 1971. Elle s’essaie au théâtre, avec des pièces comme la Musica (1965) et signe des scénarios de films, dont Hiroshima mon amour (1958) et Une aussi longue absence (1960).

Elle passe ensuite à la réalisation, notamment avec India Song (1975) ou le Camion (1977).

 Rongée par l’alcool, Marguerite Duras continue à écrire, puis à dicter ses romans avant de s’éteindre le 3 mars 1996.

Publié dans LITTERATURE | 2 Commentaires »

MARCEL PROUST

Posté par sylvie le 23 août 2010

Fils d’un grand médecin, Marcel Proust naît le 10 juillet1871 à Auteuil.  Avec Robert, son frère de deux ans son cadet, et qui sera comme son père un professeur en médecine réputé), il passe une enfance heureuse malgré ses premières crises d’asthme, dès l’âge de neuf ans, tout en se révélant d’une sensibilité maladive. A Condorcet, en clase de rhétorique, son style étonne et son professeur de français le met au supplice en ironisant sur sa prose enchevêtrée et ses longues phrases.

Il commence à fréquenter les salons, notamment celui de Mme de Caillavet, l’égérie d’Anatole France. Libéré de ses obligations militaires pour raisons de santé, il s’inscrit à la faculté de droit et devient, avec ses manières exquises, la coqueluche des salons. Ses amis sont le musicien Reynaldo Hahn et Lucien Daudet, , l’un des fils d’Alphonse. Au moment de l’affaire Dreyfus, Proust dont la mère est juive, signe avec Anatole France une pétition en faveur de Zola.

Dans son appartement rue de Courcelles, il organise de fastueux dîners à l’étiquette compliquée ou il invite ses amis aristocrates… Quand il ne séjourne pas dans les grands hôtels de la côte normande, il collabore à des journaux, traduit les oeuvres de l’historien anglais John Ruskin. Son père, dont les travaux ont permis de vaincre le choléra, et qui a toujours accepté et payé les frasques de son fils meurt en 1903  , sa mère en 1905. Pour Marcel Proust, le choc est tel qu’il reste alité un mois sans ce’sser de pleurer. Sa chambre est devenue son refuge. Il en a couvert les murs de liège pour écrire dans  un silence total.

« Du côté de chez Swann » est publié en 1914 à compte d’auteur. L’accueil de la critique est mitigé. Proust, à cause de ses crises d’asthme, vit de plus en plus seul, le plu ténu parfum de fleur le fait tousser. La première guerre mondiale fauche nombre de ses amis. Il déménage plusieurs fois, fait de l’hôtel Ritz son second domicile, enquêtant auprès des maîtres d’hôtel, toujours à la recherche du temps perdu.

En 1919 il obtient le Prix Goncourt pour  » A l’ombre des jeunes filles en fleur ». Cachant un étant de santé de plus en plus défaillant, il recommence à sortir, tout en travaillant d’arrache pied à son oeuvre. Il sait que le temps lui est compté. En proie à des cauchemars et à des maux de tête, se nourrissant mal, épuisé, il contracte une pneumonie fin octobre 1922. Son frère Robert veut le faire transporter dans une clinique, Marcel refuse. Il veut encore travailler …    Il meurt le 18 novembre 1922 à l’âge de 51 ans

« Du côté de chez Swann » est le premier tome d’ » A la recherche du temps perdu »; suivent  » A L’ombre des jeunes filles en fleur,  » le coté des Guermantes, Sodome et Gomorrhe,  la prisonnière , Albertine disparue , Le temps retrouvé , les trois dernières oeuvres étant posthumes.  Oeuvre clé de la littérature  française, à la fois chronique mondaine d’un siècle finissant, vaste analyse psychologique d’êtres qui se croisent, s’aiment et se déchirent, et formidable exercice de style,  » A la recherche du temps perdu » n’est pas d’un abord facile. Cette  » comédie humaine » est aussi foisonnante en personnages que celle d’un Balzac si elle n’en a pas la rigueur classique. Elle s’ordonne à coups de digressions,de retours en arrière, autour de l’exploration de la mémoire du narrateur: il s’agit moins de faits que de sentiments, de souvenirs, de sensations ….En recréant une réalité disparue dans l’inconscient, Proust a renouvelé complètement la conception du roman…

Publié dans LITTERATURE | Pas de Commentaire »

MARGUERITE YOURCENAR

Posté par sylvie le 2 février 2010

La Grèce, l’Italie, l’Europe centrale … Marguerite Yourcenar a beaucoup voyagé. Elle aimait dire que, ainsi, elle faisait le tour de sa prison.

PREMIERE FEMME A L’ACADEMIE FRANCAISE :

Évidemment, on devrait trouver Marguerite Cleenwerck de Crayencour – devenue par passage à l’anagramme : Yourcenar, dans la rubrique des écrivains francophones, puisqu’elle est belge, qu’elle a enseigné pendant une grande partie de sa vie aux États Unis. Mais il s’est passé un événement majeur dans sa vie et dans notre Académie française : elle a été la première femme à siéger sous la Coupole! ce qui n’est pas rien! si les statuts de l’académie française, élaborés au temps de Richelieu, ne précisaient pas que les académiciens dussent être des hommes exclusivement, c’est que jamais dans l’esprit du Cardinal,  n’avait germé l’idée que les membres de la noble assemblée pussent un jour être des femmes!

PATIENCE ET LABEUR :

Et pourtant si : le 6 mars 1980  Marguerite Yourcenar, née le 8 juin 1903 à Bruxelles, d’un père français appartenant à une vieille famille du Nord et d’une mère belge, devient une immortelle. Elle a de quoi ( lire Alexis ou le Traité du vain combat) ou bien ( Mémoires d’Hadrien) ou bien ( L’oeuvre au noir) … La recette Yourcenar, faite d’un mélange d’érudition, de philosophie et de rigueur, demeure inimitable, car elle use d’un ingrédient qu’on peine à identifier. Certains pensent qu’il s’agit du génie, d’autres sont surs qu’il ne peut s’agir de cela car le possédant, ils écriraient facilement du Yourcenar… Alors c’est autre chose … Peut être le bon sens, celui d’avoir considéré l’écriture comme un véritable artisanat, fait de patience et de labeur.

Marguerite Yourcenar est morte à l’hôpital de Bar Harbour, non loin de sa maison de Petite Plaisance, sur l’île des Monts-Déserts, aux Etats Unis..

Publié dans Divers, LITTERATURE | 1 Commentaire »

Posté par sylvie le 2 novembre 2009

L’oubli

Le temple est en ruine au haut du promontoire.
Et la Mort a mêlé, dans ce fauve terrain,
Les Déesses de marbre et les Héros d’airain
Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire.

Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire,
De sa conque où soupire un antique refrain
Emplissant le ciel calme et l’horizon marin,
Sur l’azur infini dresse sa forme noire.

La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux
Fait à chaque printemps, vainement éloquente,
Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;

Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux
Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,
La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes.

JOSE MARIA DE HEREDIA

Sa mère est française. Son père ,espagnol est l’un des plus riches planteurs de café de l’île de Cuba. L’ancêtre de la famaille a été le compagnon de Cortez lorsqu’il a découvert le Nouveau Monde.. Jose Maria de Heredia, malgré cette prestigieuse lignée est éduqué en France. Il décide de s’(y installer, la fortune familiale lui permettant d’étudier beaucoup en travaillant peu, le contraire d’un poète maudit.

Leconte de Lisle le prend sous sa protection : il apprécie , dans les réunions des parnassiens, la verve méridionale de ce convive qui n’écrit guère.. Herédia mettra plus de trente ans   à parfaire son chef d’oeuvre et unique recueil :  » Les trophées » .. Le succès est immédiat et durable. Les cent dix huit sonnets de cette  » légende des siècles » le mènent à l’Académie Française… L’époque apprécie la perfection de ses vers , sa précision d’orfèvre. L’art de Heredia, magnifique illustration de la poétique du Parnasse, est d’un verbe éclatant et tout d’éloquence.

Cet homme, qui meurt ruiné en 1905 dans un chateau normand, a apporté une inoubliable note d’exotisme, dans une fin de siècle mercantile, et ses vers sonnent encore haut et clair comme les coups d’épée d’un conquistador.

Publié dans LITTERATURE | Pas de Commentaire »

ANTOINE DE SAINT EXUPERY

Posté par sylvie le 28 octobre 2009

A l’institut national de la propriété industrielle, à Paris, on conserve précieusement une quinzaine de brevets d’invention qui concernent, par exemple, une nouvelle méthode pour l’atterrissage des avions sans visibilité, ou bien un nouveau dispositif de démarrage pour moteurs d’avion, ou bien encore une torpille aérienne.

Aucun de ces brevets n’a été exploité industriellement- même si on en retrouve les idées dans l’aviation américaine. Ce qui les rend précieux, c’est qu’ils témoignent du génie inventif de celui qu’on pouvait croire seulement arpenteur de nuages, explorateur de planètes invisibles, ou jardinier du coeur : Antoine de Saint Exupery.

Saint Ex pour les familiers de l’oeuvre ou les amateurs d’apocope, c’est surtout  » Le petit Prince »  un conte que les adultes se lisent et relisent à eux-mêmes quand ils prétendent le lire aux enfants….

Car il faut pour le comprendre, avoir traversé des passions et leurs orages, livré de vains combats contre l’indifférence, subi d’inguérissables blessures.

Saint Ex était expert en orages de toutes sortes, lui qui pilotait par tous les temps des avions aux instruments rudimentaires, et qui tentait de lutter contre les coups de tonnerre ou les coups de foudre dans sa vie sentimentale.

Né aristocrate – en 1900 – à Lyon – orphelin de père    a quatre ans, élevé dans l’harmonie  végétale et minérale, des propriétés familiales de l’Ain et du  Var, il tombe amoureux des airs après son premier vol en 1912 à l’aérodrome d’Ambérieu.

Après des études au Mans, à Fribourg, il prépare à Paris le concours d’entrée à l’école navale. Il échoue, entre aux Beaux Arts, fait son service militaire, apprend à piloter, se fiance à Louise de Wilmorin chez qui on n’accepte pas ce casse cou rêveur. Rupture-première blessure- voici Saint Exupery aux petits métiers: contrôleur de fabrication, représentant en camions ….

Mais Saint Ex, l’écrivain, gagne bientôt les altitudes avec sa plume passionnée par l’action. Les êtres et l’aventure … Pilote pour la société Latécoère de Toulouse, dirigée par Didier Daurat, il est nommé chef d’escale à Cap Juby, dans le sahara espagnol. Il y écrit «  Courrier sud ». En 1929, avec deux autres aviateurs, Mermoz et Guillaumet, il est chargé de créer les lignes de l’Aeropostale en Amérique latine. La bas, naît le personnage de Fabien, héros du roman  » Vol de nuit », prix femina. Courrier Sud est adapté au cinéma en 1937, Vol de nuit en 1939.

Pilote d’essai, Saint Ex est victime de graves accidents alors qu’il tente d’établir des records, dans le désert égyptiens en 1935, au Guatémala en 1938.

L’écrivain poursuit son oeuvre : Terre des Hommes, obtient le grand prix du roman de l’académie française et devient un best seller aux USA.

Au début de la Seconde guerre mondiale, Saint Ex accomplit de dangereuses missions de reconnaissance aériennes dans le nord de la France, racontées dans  Pilote de guerre. Puis démobilisé, il décide de vivre à New York où paraît, en 1943  » le Petit Prince ».

Cette même année, le pilote Saint Exupery reprend du service pour des missions d’observation aériennes depuis la Sardaigne où la Corse. Le 31 juille1944          à 8h45, il décolle de la base de Bastia-Borgo pour un survol des Alpes, à bord de son Lightning P 38. Il ne reviendra pas.

Fin 2003, l’épave de l’avion est retrouvée, au large de Marseille… Le Petit Prince, lui, a rejoint les étoiles …. 

Publié dans GEOGRAPHIE, LITTERATURE | 1 Commentaire »

CORNEILLE

Posté par sylvie le 11 septembre 2009

Poète dramatique et l’un des pères  de la comédie classique, né à Rouen en 1606,Pierre Corneille pratique le métier d’avocat jusqu’en 1650n tout en répondant à sa vocation véritable: le théâtre. Après quelques essais dans la comédie, il s’impose avec la tragi-comédie du Cid. 

Richelieu, d’abord réticent, lui offre son appui et une pension. Suivent des chefs-d’oeuvre : Horace, Cina, Polyeucte, Rodogune. L’énergie , la noblesse, la beauté morale des caractères et la variété des effets dramatiques trouvent en ces tragédies leur plus haute expression. Une comédie retient aussi l’attention du public : Le menteur, qui ouvre la voie à Molière.

Après la représentatin d’une pièce sans éclat, il s’éloigne du théâtre pour n’y revenir que six ansplus tard mais sans retrouver les sommet qu’il avait atteints. A cette époque, un nouveau talent s’impose : Jean Racine.

La vie de Corneille est des plus simples. Sa conversation est pesante et sans agrément.  » J’ai la plume féconde et la bouche stérile »; son amitié pour son jeune frère Thomas lui même dramaturge, est restée proverbiale. Ils ont épousé deux soeurs et vivent dans la même maison pendant vingt cinq ans. Les dernières années de Pierre Corneille, dont la gloire est passée,s’écoulent dans la gêne et la tristesse. Il meurt en 1684.

O  RAGE  O DESESPOIR….

 ô rage, ô desespoir! ô vieillesse ennemie!

N’ai je donc tant vécue que pour cette infamie

Et ne suis je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant lauriers ?

Mon bras, qu’avec respect toute l’Espagne admire,

Mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi,

Trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi ?

O cruel souvenir de ma gloire passée,

Oeuvre de tant de jours en un jour effacée!

Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur

précipice élevé d’où tombe mon honneur

Faut-il de votre éclat voir triompher le comte

Et mourir sans vengeance ou vivre dans la honte.

…….    LE CID …….

Publié dans LITTERATURE | 1 Commentaire »

LES GRANDS ECRIVAINS – FRANCOIS MAURIAC

Posté par sylvie le 4 août 2009

Elle a épousé Bernard sans amour, parce que  » ses deux mille hectares ne l’avaient pas laissée indifférente…. » elle avait toujours eu la propriété dans le sang….

L’amour? Absent.. lui , d’ailleurs, était amoureux de mes pins …affirme t-ele..

Elle ? Thérèse Desqueyroux, l’héroïne du roman éponyme de François Mauriac, publié en 1927.

Thérèse Desqueyroux, c’est le roman du tourment : ce mari indifférent, distant, atteint d’une maladie de coeur, Thérèse a tenté de l’empoisonner en augmentant les doses d’arsenic qu’il prend pour se soigner.

KBernar a failli en mourir. Thérèse, soupçonnée , se retrouve devant les assises, mais son mari qui la sait coupable, la disculpe. L’affaire se termine par un non-lieu. Cependant, son milieu bourgeois étouffant, va lui infliger une peine singulière, paradoxalement libératrice.

Les personnages de François Mauriac semblent sortir  des régions les plus désemparées de l’âme humaine, celle de l’indécise frontière entre le bien et le mal, entre le ciel et l’enfer, où supplices et délices nourrissent le vertige de la faute

Dans le  » Baiser au lepreux » Noèmie épouse un homme d’une laideur telle qu’elle pas l’idée de l’union charnelle – .Les autres fictions de Mauriac demeurent fidèles à la rhétorique de l’échec où se révèle surtout la défaite de la chair sans cesse troublée par le désir.

François Mauriac, né à Bordeaux le 11 octobre  1885 orphelin de père à deux ans, passe son enfance au château de Malagar, au coeur du vignoble.

Il publie ses premiers poèmes en 1909, participe à la première  Guerre mondiale à Salonique, et devient romancier à succès à partir de la publication du Baiser aux Lepreux. Il est élu à l’Académie Française   en 1933.

Engagé politiquement, il dénonce le fascime, condamne la guerre d’Espagne. De 1939 a 1945 il s’oppose au régime de Vichy , publie clandestinement  ses écrits de résistant sous le titre « Le cahier noir » – signé du pseudonyme Forez.

François Mauriac est mort en 1970, deux mois avant le général de Gaulle, auquel il avait consacré un ouvrage en 1964.

Le prix Nobel lui avait été décerné en 1952 pour  » la profondeur de son discernement spirituel. »

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans LITTERATURE | Pas de Commentaire »

EMILE ZOLA

Posté par sylvie le 2 août 2009

Ravie de vous retrouver après quelques jours d’absence …

Bienvenue aux juilletistes de retour, et bonnes vacances aux autres qui ne sont pas encore partis…

Le thème du jour : ZOLA

Dans les années 1890 lorsqu’on voit arriver les Zola- Emile et son épouse Alexandrine -  au théâtre, on  sait qu’il va falloir  un certain temps pour que le couple gagne les places qui lui sont réservées lorsqu’elles sont situées au milieu d’une rangée.  En effet, Monsieur et Madame Zola qui adorent les plats en sauce, ont pris un tel embonpoint qu’ils doivent jouer des hanches    pour parvenir jusqu’aux sièges où ils vont asseoir leurs kilos superfétatoires.

Pourtant , qui les connut lorsqu’ils se rencontrèrent en 1865, Alexandrine avait alors pour prénom Gabrielle, puis lorsqu’ils se marièrent en 1870 , nourris frugalement de lapin aux petits pois,  pouvait affirmer que les Zola, jeunes, étaient minces comme des fils de haricots verts.

Que s’est-il passé en vingt ans ? eh bien, Zola a fait fortune! une grosse fortune – son allure en a intégré l’adjectif – -en écrivant l’Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire . Le projet en a été proposé à l’éditeur Lacroix, qui, enthousiaste, accepte de publier d’abord en feuilleton dans les journaux, puis en livre, cette histoire de la famille Rougon-Macquart que Zola, grand admirateur du médecin Claude Bernard a décidé d’écrire  en scientifique : l’écrivain, en observateur soucieux du détail, doit connaître les lois de la nature, et s’en inspirer pour créer. Le projet comporte dix volumes.

Hélas, pour les deux premiers romans, les ventes sont minces, Lacroix fait faillite, Zola craint la saisie ….

L’éditeur Charpentier poursuit le programme e publication. Bon an mal an, les ventes se situent aux environs de deux mille exemplaires par livre jusqu’en 1877.Cette année là, c’est l’explosion  . L »Assommoir,une peinture sans concession des misères monde ouvrier, atteint des ventes record! en 1840 Nana, qui traite de la prostitution, se vend à cinquante mille exemplaires en deux jours!!

Jusqu’au dernier volume des Rougon-Macquart,- le Docteur Pascal en 1883, la fortune et la bonne fortune continuent de choyer Zola qui, à son tour, choie dans le secret son ménage clandestin  Jeanne Rozerot, l’ancienne lingère d’AleAlexandrine les deux enfants qu’elle lui a donnés.

 Zolla  pourrait se retirer du monde, vivre de ses rentes, et mourir académicien! Mais en 1898 , indigné par la conspiration du silence autour de l’innocence du capitaine Dreyfus accusé d’avoir transmis aux Allemands des documents confidentiels, il publie dans  » L’aurore «   du 13 janvier un article au retentissement mondial, intitué par Clemenceau  » J’accuse » …

Quatre ans plus tard, le 29 septembre 1902 il meurt asphyxié dans son appartement, sans doute de façon accidentelle.

En 1908 ses cendres sont transférées au Panthéon.

 

Publié dans ARTS, LITTERATURE | Pas de Commentaire »

123456
 

Les chroniques de Wenceslas... |
Aşk Desem Az Gelir |
Quelques textes des étudian... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les écrits de Shok Nar
| kantinof
| quelques mots parmi tant d'...