DESCARTES

Posté par sylvie le 30 mars 2009

DESCARTES

Ah Descartes! Oui nous connaissons, nous, Français ! Oui c’est notre gloire nationale, celui que tout le monde entier nous envie ; d’ailleurs la philosophie du monde entier est redevable à notre demi-dieu de la pensée, celui qui nous a fourni l’adjectif magique qui donne l’air si intelligent : cartésien …. Descartes adulé en France? Comment se fait- il qu’il ait passé presque toute sa vie à l’étranger, en Hollande notamment, et qu’il soit mort en Suède ? Il y’a là une énigme ….

Descartes est né en France le 31 mars 1596 . Sa ville de Naissance ? Descartes!! En fait, en 1596 elle s’appelait La Haye. Plus tard, beaucoup plus tard…on a décidé de l’appeler LA HAYE-DESCARTES, puis DESCARTES tout court.

Le petit René est malingre, chétif, maladif . Aussi lorsqu’il rentre au collège royal de La Flèche, chez les jésuites à dix ans, il bénéficie d’un traitement de faveur : on le laisse se lever quand il veut, il consacre toute sa vie cette habitude propre à faire naître de fécondes méditations. Après avoir fait son droit à Poitiers, il s’en va en Hollande, la vie à Paris ne l’attirant pas. On le juge alors plus ou moins comme le raté de la famille, incapable de stabilité.;

De Hollande, il passe au Danemark, du Danemark il s’en va en Allemagne et s’engage dans l’armée du duc Maximilien de Bavière. Un soir, prés d’Ulm, ne trouvant pas le sommeil il s’approche du poêle qui chauffe sa chambre – Que se passe – il alors ? Est-ce la surchauffe du poêle ou la qualité particulière du bois de combustion ? On ne peut rien affirmer, mais voilà ce qi se passe : c’est Descartes lui-même qui le raconte : dans son cerveau apparaissent les «  fondements d’une science admirable » et ce n’est pas fini: il se couche et fait trois rêves étonnants dont il situe l’envoyeur quelque part en «  haut » .. Descartes était un grand lecteur de Montaigne qui lui enseigna le doute : sans Montaigne, il n’y aurait peut être pas eu Descartes.

SON DISCOURS DE L’AME ETONNE

Voici les quatre règles que Descartes expose dans son «  Discours de la Méthode », ces quatre règles qui concernent la physique, c’est-à-dire une discipline où iil n’est pas question de Dieu.

LES QUATRE REGLES DE RENE

1 -NE RECEVOIR AUCUNE CHOSE POUR VRAIE QUE JE NE LA CONNUSSE COMME TELLE:

En général, nous jugeons trop vite ce qui se présente à notre esprit, nous l’amalgamons à des idées toutes faites. Il faut éviter soigneusement la précipitation et la prévention – c’est-à-dire les préjugés. Il ne faut admettre que ce qui est jugé certain , évident et chasser le probable, prendre pour habitude le doute utile.

2 -DIVISER CHACUNE DES DIFFICULTES QUE J’EXAMINERAIS EN AUTANT DE PARCELLES QU’IL SE POURRAIT ET QU’IL SERAIT REQUIS POUR MIEUX LES MIEUX RESOUDRE:

Il faut analyser – réduire en éléments simples toute la pensée; la fractionner jusqu’à l’insécable. Il s’agit encore une fois de lutter contre les pensées ou les visions toutes faites. La règle du doute doit s’appliquer jusqu’à ce qu’on trouve l’idée-certitude.

3-CONDUIRE PAR ORDRE MES PENSEES EN COMMENCANT PAR LES OBJETS LES PLUS SIMPLES ET LES PLUS AISES A CONNAITRE POUR MONTER PEU A PEU COMME PAR DEGRES JUSQU’À LA CONNAISSANCE DES PLUS COMPOSES;

La plus simple des pensées étant comprise, admise pour certaine, il est facile ensuite de comprendre celle qui se trouve juste au-dessus, puis au-dessus encore, afin d’accéder aux plus complexes.

4-FAIRE PARTOUT DES DENOMBREMENTS SI ENTIERS ET DES REVUES SI GENERALES QUE JE FUSSE ASSURE DE NE RIEN OMETTRE

La mécanique de la pensée ne doit faire l’économie de quelque élément que ce soute, sous peine d’invalider sa démarche.

LE DOUTE METHODIQUE

Voilà donc la méthode cartésienne présentée dans le discours du même nom. Il s’agit, d’un doute méthodique, volontaire, total, mais momentané, car on reconstruit ensuite des certitudes, ayant librement choisis les éléments qui ne peuvent être mis en doute.

JE DOUTE, DONC JE SUIS

Le doute que Descartes applique à la physique, doit aussi être appliqué à la métaphysique- ce qui , n’appartenant pas à la physique, concerne les préoccupations de l’âme ,la recherche d’un éventuel être absolu, de Dieu par exemple. L’ouvrage de Descartes qui traite de cet aspect , plus délicat, est écrit en latin. Il est réservé à des gens de culture, habitués à la spéculation philosophique. Son titre «  Les médiations métaphysiques ».

ET DIEU DANS TOUT CA ,,?

A l’aide de sa méthode infaillible, Descartes prouve sans difficulté l’existence de Dieu, voici comment :

- Je possède en moi l’idée de la perfection, alors que je suis imparfait. Cette idée de perfection ne peut donc avoir l’homme pour origine. Elle vient forcément d’un être supérieur , un être parfaitement parfait, et cet être , c’est Dieu .

-Et comment prouver encore plus l’existence de Dieu? Eh bien voilà : puisque l’idée de Dieu existe, c’est que Dieu existe.

LA MORT EN SUEDE

Toutes ces idées répandues en Europe dressent contre Descartes de multiples détracteurs. C’est en Hollande surtout qu’ils sont les plus virulents. Ils affirment que les théories de Descartes peuvent aisément conduire à nier l’existence de DIEU. Descartes répond , est contredit de nouveau, répond encore, puis se lasse. Il quitte la Hollande pour Paris – voyage de 1647-1648 – mais il ne supporte plus la France, ni les Français, ni le refus de la pension qui lui a et promise. Il répond alors favorablement t à l’appel de la reine Christine de Suède qui l’invite à Stockholm. Le 28 janvier 1650 alors qu’il vient de s’installer dans sa maison suédoise, la reine le demande auprès d’elle. Il sort, prend froid, revient chez lui, s’alite et ne se relève pas: une pleurésie l’emporte le 11 février. Ses restes se trouvent en l’église de Saint Germain des Près.

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BAUDELAIRE

Posté par sylvie le 22 mars 2009

BAUDELAIRE ,UN POETE MAUDIT ?

LES ANNEES ROMANTIQUES ( 1821 – 1841)Naissance et enfance.

 

Le 9 septembre 1819, Charles Baudelaire ( 60 ans) artiste peintre et veuf depuis 1814, épouse Caroline Dufay (26 ans) . Le 9 avril 1821, Charles Baudelaire naît de cette union à Paris. Le 10 février 1827 son père meurt et sa mère se remarie très vite ( le 8 novembre 1828 ) avec un officier supérieur de l’armée, le chef de bataillon Aupick. Cette époque est pénible pour Baudelaire.

LES ANNEES D’APPRENTISSAGE.

En 1831 suite à une promotion en tant que lieutenant colonel, Aupick et sa famille déménagent à Lyon. Charles y sera interne au Collège Royal et en gardera un très mauvais souvenir. En 1836 après une nouvelle promotion, Aupick devient colonel et rentre à Paris. Charles est alors pensionnaire au collège Louis le Grand. Il obtient des prix de vers latins et de discours français au concours général. Il se passionne alors pour la poésie romantique ( Hugo- Gautier, Sainte Beuve ) Mais en 1839 il est renvoyé à cause d’un caractère de plus en plus «  bizarre » : cela ne l’empêchera pas d’ »obtenir son baccalauréat en aout. Charles a dix huit ans, il s’inscrit à l’Ecole de Droit en novembre 1839 , mais il écrit à Victor Hugo, il rencontre Balzac et Nerval et mène une vie libre, insouciante et gaie faite de dissipation et d’excès en compagnie de jeunes étudiants. Cependant , les nombreuses dettes qu’il contracte inquiètent sa famille qui décide de l’éloigner de Paris.

ILLUSIONS PERDUES ( 1842-1851)

Le 9 avril 1842 Baudelaire devient majeur, il a en effet 21 ans. De retour à Paris, il fait la connaissance de Sainte Beuve et de grands artistes romantiques comme Hugo, Gautier, Delacroix. Il prend possession de l’héritage de son père. C’est à cette époque, qu’il entame avec Jeanne Duval une liaison orageuse qui durera jusqu’en 1856. Entre 1842 ET 1844 Baudelaire, heureux, vit et crée en toute liberté : de nombreux poèmes recueillis par la suite dans «  Les Fleurs du Mal » datent de cette époque.

En septembre 1844 , craignant que son fils ne dilapide sa fortune personnelle, sa mère le met sous la tutelle d’un notaire qui, en tant que conseil judiciaire, gère l’argent de Charles. celui-ci, profondément vexé et humilié, tente même de se suicider . Sous la pression de ses amis, il devient critique d’art afin de subvenir à ses besoins. De 1845 a 1847 il publie quatre poèmes en revue «  A une dame créole » – «  Don Juan aux enfers » – «  A une malabar aise «  – et «  Les chats » .

Au moment ou il fait la connaissance de Marie Daubrun, la comédienne aux yeux verts, il soutient la révolution républicaine de février 1848 : il est sur les barricades, participe à des journaux républicains et fait paraître des poèmes anti-bourgeois comme «  le vin de l’assassin » . Mais ses positions politiques deviennent vite paradoxales. Il parle d’un «  gout de la vengeance «  d’un «  plaisir naturel de la démolition «  … Il renvoie dos à dos la «  folie du peuple «  et la «  folie de la bourgeoisie » qui se déchirent en juin 1848.

LE POETE A l’ECOLE DU DESENCHANTEMENT ( 1851-1867)

Avec le coup de Louis Napoléon Bonaparte le 2 decembre 1851 et le rétablissement de l’Empire un an plus tard, l’aventure politique prend fin. Baudelaire a découvert Edgar Poe et a commencé à le traduire . Ces années sont une intense période de création: onze poèmes, sont publiés dans «  Le messager de l’assemblée » et surtout dix huit dans «  La revue des deux mondes » sous le titre «  Les Fleurs du Mal » . Sur le plan amoureux, la période est prolixe et complexe : Baudelaire vit toujours avec Jeanne Duval, mais il ne supporte plus son caractère depuis 1852 année où il fait la connaissance de Madame Sabatier à qui il envoie anonymement «  A celle qui est trop gaie » – Enfin en 1854 Marie Daubrun devient sa maîtresse.

Le 27 avril , le général Aupick meurt à Paris. L’éditeur publie «  Les Fleurs du Mal » comportant cinquante deux poèmes inédits sur cent. En juillet, le ministère de l’intérieur saisit le parquet qui requiert une information judiciaire à l’encontre de l’auteur et de l’éditeur du recueil. Le 20 aout, Baudelaire et son éditeur sont condamnés et six poèmes des «  Fleurs du Mal «  doivent être supprimés.? Malgré ou grâce à cela, Baudelaire est célèbre : les plus grands auteurs de l’époque l’ont reconnu comme un des leurs et l’ont soutenu ( Hugo, Sainte Beuve, Gautier etc. … )

A la suite de sa condamnation, et sans doute à cause de problèmes financiers importants, Baudelaire entame une période d’intense activité littéraire : publication de ses premiers poèmes en prose, de sa traduction des Aventures d’Artur Gordon Pym de Poe de Salon de 1859 où Baudelaire expose les principes esthétiques du « gouvernement de l’imagination » comme «  reine des facultés » et enfin des Paradis artificiels en 1860. Mais surtout il prépare la deuxième édition des Fleurs du Mal, publiée en en 1861 pour laquelle il a composé trente cinq poèmes nouveaux dont trente quatre ont paru en revue entre 1858 et 1861.

Malgré la notoriété, de graves ennuis accablent Baudelaire qui se dit au bord du suicide : son éditeur fait faillite, l’argent constamment défaut, sa candidature à l’Académie Française est un échec humiliant et sa santé se détériore. : le 13 janvier 1860 il subit «  quelque chose comme une congestion cérébrale » . Son départ en Belgique n’arrangera ni sa situation financière, ni son état physique. En mars 1866 Baudelaire subit en effet une grave crise à Namur et dès lors, son état s’aggrave : il devient aphasique, hémiplégique et décède le 31 aout 1867 à l’âge de 46 ans. Il est inhumé au cimetière Montparnasse . Les Œuvres complètes de Baudelaire commencent à paraître en 1868 chez l’éditeur Michel Levy, avec une troisième édition des Fleurs du Mal augmentée ( 151 poèmes) et préfacée par Théophile Gautier;

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ISAAC ASIMOV

Posté par sylvie le 14 mars 2009

  • Nous piétinerons éternellement aux frontières de l’Inconnu, cherchant à comprendre ce qui restera toujours incompréhensible. Et c’est précisément cela qui fait des nous des hommes.

    [Isaac Asimov – Conscience]

  • Je n’ai pas peur des ordinateurs. J’ai peur qu’ils viennent à nous manquer.

    [Isaac Asimov – Conscience]

  • Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir. Il faut aussi savoir improviser.

    [Isaac Asimov – Réussite]

  • La violence est le dernier refuge de l’incompétence.

    [Isaac Asimov – Sagesse]

  • On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie.

    [Isaac Asimov – Sciences]

  • En science, la phrase la plus excitante que l’on peut entendre, celle qui annonce des nouvelles découvertes, ce n’est pas « Eureka » mais c’est « drôle ».

    [Isaac Asimov – Sciences]

  • Les choses changent. Mais si vite… Est-ce que les habitudes des hommes pourront suivre ?

    [Isaac Asimov – Temps]

  • Pour convaincre, la vérité ne peut suffire.

    [Isaac Asimov – Vérité]

  • La vie est agréable. La mort est paisible. C’est la transition qui est désagréable.

    [Isaac Asimov – Vie]

  • Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu’il y a de divorce entre la nature et nous.

    [Isaac Asimov – Vie]

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    QUELQUES GRANDS AUTEURS DE LA LITTERATURE FRANCOPHONE 1

    Posté par sylvie le 9 mars 2009

    LEOPOLD SEDAR SENGHOR

    Venu du Sénégal faire des études supérieures en France,après son baccalauréat obtenu en 1928, Leopold Sedar Senghor fonde une revue en 1934. Il lui donne pour titre  » l’étudiant noir  » et crée avec son ami Aimé Cesaire, le mot  » négritude ». Il le définit ainsi  » la négritude est la conscience d’être noir, simple reconnaissance d’un fait qui implique acceptation, prise en charge de son destin de noir, de son histoire, de sa culture… Senghor a pour condisciple Georges Pompidou, le futur président de la République.

    Premier Africain agrégé de l’université française, il est nommé professeur à Tours, puis à Saint Maur des Fossés. Prisonnier de guerre en 1939, il tombe gravement malade, est libéré, puis participe à la Résistance. Sa carrière politique le conduit aux plus hautes responsabilités de son pays. En 1960, il est élu président de la République du Sénégal. Homme d’une grande culture, il est un poète à l’écriture sensible, élégante et inspirée.. Il décède en France en 2001.

    AIME CESAIRE

    Ami de Léopold Sedar Senghor, Aimé Cesaire est né  en Martinique le 25 juin 1913. Élève au Lycée Louis Le Grand à Pais, il est admis à Normale sup en  1935. Son agrégation en poche, il retourne en Martinique où il va conduire avec une égale réussite et une même passion ses activités d’homme politique, de professeur et d’crivain. L’homme politique se fait l’artisan de la loi de départementalisation des anciennes colonies. Le professeur au lycée Schoelcher fonde avec Suzanne son épouse une revue  » Tropiques » qui devient un efficace vecteur culturel, remarqué par André Breton. L’écrivain publie de nombreux recueils de poemes ou il met en scène les dérives et les malheurs provoqués par une colonisation violente et aveugle …

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    LES GRANDS ECRIVAINS

    Posté par sylvie le 24 février 2009

    ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

    Un surdoué,Musset !un élève modèle  au lycée Henri IV. I n’a pas dix sept ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine  au concours général. Il n’a dix huit ans lorsqu’il et introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cénacle, crée par Hictor Hugo, déjà célèbre.

    Musset est  alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillant qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis, de soupers en nuits folles.

    Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. I faut penser à exercer un métier,un vrai , plus tard.Musset commence des études de médecine, de dessin, de musique . Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

    En décembre 1829 c ‘est la gloire le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser .

    Il n’a que dix neuf ans. On souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois  semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil «   contes d’Espgne et d’Italie » , la critique n’est pas tendre : on reproche au jeune Musset sa liberté insolente dans l’écriture,la distance à la fois habile et fier qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa  légèreté.

    Sollicité , Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre Le premier décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » la Nuit vénitienne » copieusement sifflée! Sa déception et immense: il décide de ne plus écrire pour la scène.

    1832  -  le 8 avril, son père meurt du cholera. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 , il publie  » spectacle dans un fauteuil, qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues.

    Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passion folle et presque furieuse., le tourbillon qui semble d’abord élever  George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

    Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6 mars 1835.

    Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’oeuvre: Lorenzaccio : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce, ne sera représentée, expurgée, qu’en 1896 trente neuf ans après la mort de son auteur.

    L’année d la rupture et aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse : » la nuit du mai  » et la La nuit de Décembre » . Suivront  » La nuit d’Aout » , la Nuit d’octobre » chefs -d’oeuvre d’un lyrisme  fascinant pour certains, insupportables pur d’autres.

    Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850, l’académie française en 1852,sur l’insistance de Victor Hugo la mort enfin une nuit de mai 1857.

    Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset, qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

    Le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le nôtre , a été redécouvert par le XXe siècle. Il entre triomphant dans le XXI e siècle e ls siècles à venir.

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    ROLAND BARTHES

    Posté par sylvie le 21 février 2009

     ROLAND BARTHES  -1915 61980  – Ecrivain français

    Ayant perdu son père très tôt, Roland Barthes grandit auprès de sa mère et suit des études classiques.

    Attiré par les lettres et la philosophie, il découvre les œuvres de Marx, de Sartre et, plus tard, de Camus. Il en arrive alors à s’interroger sur le rôle et les signes de l’écriture littéraire au sein de la société (le Degré zéro de l’écriture, 1953). Alliant la psychanalyse à la linguistique et au structuralisme, il publie encore de nombreux essais, donnant naissance à une nouvelle forme de critique (Mythologie, 1957).

     Grand sémiologue, Roland Barthes est admis au Collège de France et y enseigne sa discipline jusqu’en 1980, date à laquelle il trouve la mort dans un accident de circulation.

     

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    SIMONE DE BEAUVOIR

    Posté par sylvie le 15 février 2009

    Femme de lettres française, Simone de Beauvoir est reconnue dans le monde entier grâce à son essai féministe intitulé le Deuxième sex

    . Sa relation amoureuse et particulièrement marginale pour l’époque avec le philosophe et écrivain Jean-Paul Sartre lui confère un statut particulier de femme indépendante et totalement libérée.

    Le rejet d’un enseignement religieux Simone Ernestine Marie Bertrand de Beauvoir vient au monde le 9 janvier 1908, au sein d’une famille catholique relativement aisée. Aînée d’une famille de deux enfants, elle reçoit une éducation maternelle sévère et traditionnelle. Enfant, elle étudie à l’Institut Désir, une école catholique. Elle rejette très tôt ces enseignements en se déclarant totalement athée. Elle se découvre alors une profonde passion pour la lecture et l’écriture. Dès 1926, elle s’inscrit à des cours de philosophie dispensés à la Sorbonne. Elle obtiendra l’agrégation trois ans plus tard avec un résultat plus que satisfaisant. Elle enseignera sa discipline à Marseille, puis à Rouen et à Paris. Toutefois, non comblée par cette profession, elle l’abandonne en 1943 pour suivre une carrière littéraire. Son premier roman, l’Invitée, met en scène des rapports amoureux embrasés par le sentiment de jalousie, au sein d’une relation tripartite.

     Disciple et compagne de Jean-Paul Sartre En 1929, sa rencontre avec l’existentialiste Jean-Paul Sartre marque un tournant décisif dans son existence et dans sa conception de la vie. Tous deux nouent une relation intellectuelle et affective très forte mais ne se conforment pas à la vie maritale. Ils se refusent en effet à partager le même toit. Jusqu’à la mort du philosophe, ils vivront ainsi dans l’anticonformisme le plus total. Les liaisons extérieures font partie intégrante de leur relation, qui va parfois jusqu’à inclure une tierce personne dans leur jeu amoureux. Le rapport que Simone de Beauvoir entretient avec son amant illustre parfaitement ses réflexions sur la position de la femme au sein de la société et sur le rapport à l’autre en général. Un écrivain particulièrement engagé Les idées qui fleurissent dans l’esprit de Simone de Beauvoir sont marquées très tôt par un fort engagement politique. Dès 1926, elle intègre un mouvement socialiste. En 1945, Jean-Paul Sartre crée les Temps modernes, une revue de gauche dans laquelle elle écrira de nombreux articles.

     Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, ses engagements politiques redoubleront d’intensité. Elle fait preuve également d’un engagement très prononcé envers la condition féminine. En 1949, elle publie un essai intitulé le Deuxième sexe. Dans des considérations toujours proches de l’existentialisme, elle prône la libération et l’émancipation de la femme dans la société. À travers une étude historique, scientifique, sociologique et littéraire, elle tente de démontrer à quel point la femme est aliénée par l’homme. L’unique moyen de s’y soustraire serait alors d’acquérir une indépendance totale. Cet ouvrage scandalise la haute société mais sera soutenu par Lévi-Strauss et deviendra le socle des premiers mouvements féministes. Une culture du voyage

    Dès 1947, Simone de Beauvoir se lance à la découverte du monde. Elle se rend tout d’abord aux Etats-Unis, où elle rencontrera son amant Nelson Algren, puis parcourt l’Afrique et l’Europe. En 1955, elle débarque en Chine. Elle découvre Cuba et le Brésil au début des années 1960, puis séjourne en URSS. Ses différents périples à l’étranger lui permettent d’enrichir ses ouvrages, qu’elle ne néglige à aucun moment. En 1954, son roman les Mandarins remporte le prix Goncourt. Elle abandonne toutefois le genre romanesque pour se consacrer aux essais et aux ouvrages autobiographiques. En 1958 paraît Mémoires d’une jeune fille rangée, suivi de la Force de l’âge et de la Force des choses. À travers cette fresque autobiographique, elle propose un exemple d’émancipation féminine et poursuit son étude sur le comportement et la responsabilité des hommes au sein de la société. Une perte qui la tue à petit feu En 1980, Jean-Paul Sartre décède. Simone de Beauvoir est particulièrement affectée par cette perte, qu’elle considère avec fatalisme. Elle s’éteint en 1986, à l’âge de 78 ans et reposera au cimetière Montparnasse, à Paris.

    Écrivain et essayiste, disciple du mouvement existentialiste, Simone de Beauvoir est considérée comme le précurseur du mouvement féministe français. Son œuvre fut grandement influencée, et illustrée par sa relation anticonformiste avec le philosophe Jean-Paul Sartre.

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    MARCEL PROUST

    Posté par sylvie le 14 février 2009

    Marcel Proust est ne le 10 juillet 1871 dans la maison de son grand oncle maternel , Louis Weil, a Auteuil.  Son père  est devenu médecin après avoir fait des études au seminaire; il épouse une jeune fille d’origine alsacienne. Un soir qu’Adrien Proust rentre chez lui,une balle tirée par un   insurgé l’atteint à la jambe.. Sa femme en apprenant cet  événement est saisie d’une telle frayeur que l’enfant qu’elle met au monde en portera le stigmates toute sa vie, cet enfant c’est Marcel Proust.

    Marcel maladif, Marcel fragile pour qui le printemps devient la plus triste des saisons – les pollens libérés par les fleur dans les premiers beaux jours provoquent chez lui de terribles crise d’asthme. A neuf ans, alors qu’il rentre d’une promenade au bois e Boulogne avec ses parents, il étouffe, sa respiration ne revient pas, son père le voit mourir ! un ultime sursaut le sauve… Voilà maintenant la menace qui plane sur l’enfant, sur ‘homme plus tard: la mort peut le saisir dès le retour du printemps , à la fin d’une promenade, n’importe quand, si ne crise d’asthme et trop forte! Marcel effectue pourtant son service militaire au 76 e régiment d’infanterie, à Orleans. Revenu à la vie civile, il suit des cours à la Sorbonne et dans un institut libre de science politique. Tout cela n’est rien . Ce qu’il sait, sur ce qu’il sent, c’est qu’il est écrivain, et que le temps presse.

    « A la recherche du temps perdu » est une construction impressionnante, fascinante , ou deux cents personnages se croisent, évoluent, et semblent à chaque page, inviter le lecteur à les rejoindre.

    Marcel Proust fréquente le mode bourgeois et l’aristocratie. Il accumule ainsi le matériau nécessaire à la construction de son oeuvre : une conscience plonge en elle même, recueille tout ce que le temps vécu y  a laissé intact et se met à reconstruire, à donner vie à ce qui fut ébauches et signes. Lent et patient travail de déchiffrage, somme s’il fallait en tirer plan nécessaire et unique d’un genre qui ‘a pas de précédent, qui n’aura pas de descendanc: celui d’une cathédrale du temps. Pourtant, rien du gothique répétitif dans cette recherche, rien e pesant de roman- rien du roman non plus, pas d’intrigue, d’exposition, de noeud, de dénouement.

    Pendant quinze ans, ans sa chambre tapissée de liège,, potes fermées, Proust écrit, ne cesse de modifier , de retrancher, d’ajour en collant sur les pages initiales le fameuses paperolles que l’imprimeur redoute.  Plus e deux cents personnages vont vivre sous la plume de Proust, couvant quatre générations..

    En 1913,paraît le premier tome de l’oeuvre » Du côté de chez Swann ».  L’année suivante, Proust perd son secrétaire et ami dans un accident d’avion. Ce deuil, surmonté par l’écriture traverse certaines des pages les plus émouvantes et les plus pure de  » La recherche. »  En 1919 il obtient le prix Concourt. Il ne reste à Proust que trois années à vivre. Il écrit, e cesse d’écrire,élaborant dans le silence de sa chambre de liège ces phrases admirables en spirales ou en volutes qui forent la mémoire jusqu’à ‘insécable noyau de l’émotion. Voilà le génie proustien : le style, l’absolu d’une élégance insoupçonnée dans la langue française avant lui , et cette allure inimitable que tant d’apprentis ont tenté d’imiter , demeurant apprentis.

    En 1922 Marcel Proust tombe malade, victime ‘un refroidissement. Le médecin consulté lui ordonne du repos, lui prescrit des médicament. Mais Proust ne veut entendre parler ni de l’un ni des autres : il corrige son prochain roman :  » Albertine disparue » Et ces corrections l’absorbent tout entier . Il a la fièvre, mais ne veut pas garder le lit. Toujours debout, du matin au soir et une partie de la nuit, malgré les supplications de Céleste.  Il va mourir à la tâche, après avoir confié son oeuvre à son frère Robert Proust et à Jacques Rivière, éditeur chez Gallimard, beau frère d’Alain Fournier.

    Le 18 novembre 1922 Marcel Proust s’est probablement glissé dans le lignes où il nous avait fait vivre la fin de l’un de ses personnages : l’ écrivain Ergot. Il a du quitter le monde ainsi, emportant avec lui le petit pan de mur  jaune qu’on ne peut plus contempler, dans le tableau  de e Vermeer, sans penser à lui… Ainsi vivant….

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    HENRY DE MONTHERLANT

    Posté par sylvie le 1 janvier 2009

    HENRY DE MONTHERLANT  – Écrivain français – 1895-1972

     » Éternité est l’anagramme d’étreinte »

    Simple soldat grièvement blessé sur le front en 1918,Henry de Montherlant voit sa jeunesse marquée pr la guerre et par sa passion pour le sport et la tauromachie… Après quoi avide de dépaysement, il réalise de nombreux voyages ( Italie Espagne, Afrique du Nord) durant lequel il prend le temps de la méditation..Cette dualité pour l’action et exaltation des valeurs charnelles d’une part,besoin de spiritualité d’autre part, traverse son oeuvre romanesque puis théâtrale à partir des années 40. Ayant rejoint les rangs de la Croix Rouge, il se consacre par la suite à l’écriture de manière exclusive.

    En 1962 l’académie française lui ouvre les portes, honorant par la même un écrivain soucieux d’examiner nos ressorts psychologiques et de rendre compte de la  » bête » et de  » l’ange » que se partagent également notre conscience …    

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    POESIE : le chaud et le froid . 1 – LAMARTINE

    Posté par sylvie le 15 décembre 2008

    Les poètes romantiques inventorient avec de troubles délices leurs états d’âme, l’état de leurs pensées, celui de leurs amours, ou les trois à la fois, dans des recueils ou domine le  » je » analysant le  » moi ».. La désespérance et le pessimisme sont souvent au rendez vous qu’on ne leur a pas donné. Les longs épanchements sur es beautés de la nature se font la main sur le coeur, l’autre à la plume, assis devant l’immensité.. Statiques les romantiques ?  pas toujours..  Ils désirent s’engager dans leur temps, accompagner la marche des idées, et même leur montrer le chemin.. Ainsi on trouve Hugo et Lamartine sur le front de l’action…

    Chateaubriand et Hugo ne sont pas les seuls dans la grande valse romantique… Les poètes Lamartine et son Lac, Vigny et son Loup, Musset et ses Nuits, Nerval et son air, plongent avec délices dans leur  » je » lyrique …

    LAMARTINE : si on dit  » Lamartine » on pense tout de suite  » Le lac ».. C’est ce qui demeure de son héritage dans nos mémoires, la plupart scolaire.. Pourtant Lamartine a navigué dans d’autres eaux .. Alphonse de Lamartine est né le 21 octobre 1790,dans une famille de noblesse de robe.. Après les dures années de pension à Lyon, puis la poursuite de ses études au College de Belley, il ne fait rien , il vit tranquillement dans la propriété familiale  de Milly jusqu’à la Seconde Restauration. Il a alors 25 ans ..  Il écrit des poèmes… il voyage : Rome, Naples, il séduit des femmes: Henriette Pommier qu’il veut épouser, les Parents Lamartine refusent .. une Antoinette et une Graziella en Italie, d’autres femmes mariées, d’autres célibataires .. Il compose des tragédies chrétiennes et des élégies.. 

    Se croyant malade en 1816  il part en cure et rencontre une femme mariée, leur idylle dure un mois … Ils se retrouvent à Paris ou elle l’introduit dans les milieux littéraires, pendant qu’ils vivent leur passion près du vieux mari qui fait semblant de ne rien voir .. Il écrit pour elle  une première version du Lac , poème qui l’a rendu célèbre  dans toutes les générations :  » o temps, suspends ton vol …  Il ne la reverra jamais Julie  devenue Elvire dans ses  » Méditation ..  Lamartine continue d’écrire des poèmes ,il vit une aventure torride avec une italienne Lena de Larche .. Il rencontre ensuite Miss Birch qu’il épouse ..en 1820, cette année  est celle de la gloire pour le poète : la publication de ses Meditations poétiques offre aux lecteurs des pages dont le degré de sincérité surprend et séduit .. On a qualifié ces Méditations d’acte de naissance de la poésie romantique

    La renommée de LAMARTINE s’étend à l’étranger . Pendant dix ans le poète mène une carrière de diplomate qui le conduit de Naples en Angleterre..  Il continue d’écrire toutes sortes de méditations diverses en prose et en vers.  Lors de son séjour à Paris Lamartine rencontre Hugo, Sainte Beuve. Avec l’appui de Chateaubriand, il est élu  à l’académie française..

    En 1830  il réalise un voyage en Orient jusqu’à la terre sainte… Il embarque à Marseille ou la population lui fait un triomphe. Il emmené avec lui sa femme , des amis et Julia sa fille .. Elle meurt a Beyrouth cinq mois plus tard.. Lamartine vit un désespoir profond dont il ne se remettra jamais .. Il écrit sur ce deuil des poèmes bouleversants … Il rentre seul en France..  Il va désormais prendre part à la vie politique sans cesser d’écrire …  Les vingt années qui suivent sont des années de gêne financière, il spécule sur les terres,en poete, il perd beaucoup d’argent, s’obstine, en perd davantage..

    Il écrit de nouvelles méditations… Il vend la propriété de Milly .. Sa femme, son soutien moral,son seul appui meurt .. Le gouvernement lui accorde une pension nationale de deux mille cinq cents francs or, ce qui est aujourd’hui une somme considérable , et un chalet à Passy…

    Peu de temps après, il est victime d’une attaque d’apoplexie, perd la mémoire et la raison … Une seconde attaque emporte le poète en 1869,

     

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