LA LITTERATURE FRANCOPHONE Iere partie

Posté par sylvie le 10 janvier 2008

LA FRANCOPHONIE

Forgé au XXe siècle, ce mot désigne l’ensemble des pays ou l’on parle le français,. Un espace à géométrie variable, suivant que le français y est parlé par la majorité de la population comme c’est le cas en Wallonie, au Quebec et en Suisse romande, ou par une très petite minorité, comme en Israël ou aux États Unis. La France est, bien sur, au coeur de la francophonie, même si elle a pu jouer un rôle moins actif dans ses institutions, que le Canada, par exemple. En revanche, quand on traite de littérature francophone, on n’inclut généralement pas les écrivains français.

Une littérature francophone a pu se développer dans certains pays pour des raisons évidentes: ainsi, en en Suisse romande, on écrit depuis sept cents ans en français. Dans d’autres pays, comme ceux de l’Afrique noire, le français s’est imposé du fait de l’expérience coloniale, et parce que les langues locales n’avaient pas de forme écrite. Au Maghreb et au proche orient, le français est pratiqué en concurrence avec l’arabe, selon un jeu qui n’exclut pas une forme de complémentarité et implique des choix esthétiques, culturels et idéologiques!

EN SUISSE :

Son voisinage avec la France donne à la Suisse romande une situation paradoxale, dans la mesure où nombre de ses écrivains ont été annexés par l’histoire litteraire française. Beaucoup d’entre eux, nés en Suisse, ont été attirés par Paris, ou ils ont écrit l’essentiel de leur oeuvre. C’est le cas de Jean Jacques Rousseau ( 1712-1778) dont les Deux Discours, Emile, Julie ou la Nouvelle Heloise, les Confessions, et le Contrat social, sont des oeuvres phares des Lumières françaises.

EN BELGIQUE

Si le  » détour suisse  » de la littérature française se situe incontestablement à la fin du siècle des Lumieres,  on pourrait dater des années 1880-90 le  » moment belge » celui qui voit Bruxelles s’imposer comme rivale de Paris,et terre d’avant garde . Le bref exil bruxellois de Victor Hugo au début des années 1850 n’y est peut être pas etranger,mais l’activité intense d’un éditeur comme Kistenmackers explique mieux la montée en puissance   d’une sensibilité belge

AU QUEBEC

Louis Hemon apparait comme l’une des premieres grandes voix du Quebec litteraire avec un roman posthume  » Maria Chapdelaine » qui connaitra un succès prodigieux, mais Hemon est né à Brest, et s’il a choisi le Canada, on ne sait dans quelle nationalité le ranger..

EN AFRIQUE NOIRE

Le grand nom de la littérature africaine c’est bien sur Leopold Sedar Senghor qui  est à la fois l’un premiers Noirs à occuper une position litteraire et politique dans la France Coloniale avec le mouvement de la négritude et l’un des fondateurs d’une culture politique et litteraire  plus specifiquement africaine, en tant que president du Senégal.

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HONORE DE BALZAC

Posté par sylvie le 3 janvier 2008

HONORE DE BALZAC

Le   20 Mai 1799  nait à Tours Honoré Balzac, fils d’un fournisseur aux armées. L’enfant, mélancolique, n’a pour seul refuge que la lecture. Employé, pendant ses études, chez un notaire parisien, il s’amuse et s’impregne des drames familiaux et financiers qui trouvent leur aboutissement dans l’étude de son employeur.

A 20 ans, il passe le baccalaureat de droit, et avec l’accord de sa famille décide de se consacrer à la litterature. Il écrit un drame  » Cromwell » , un academicien le lit et lui conseille d’abandonner la littérature.

Puisqu’il ne semble pas doué pour le theatre, Balzac se lance alors dans le roman feuilleton, signant Horace  de Saint Aubin ou Lord R’hoone. Ce roturier a herité de son père le gout de la noblesse et sera souvent critiqué  pour avoir ajouté une particule à son patronyme.  En 1823 il rencontre Laure de Berny , voisine de ses parents. Elle a 15 ans de plus que lui. Ils s’aimeront pendant plus de dix années . De cet amour naitra  » Le lys dans la vallée » mais aussi le romancier de  » La comedie humaine ». Laure de Berny initie le jeune provincial au milieu aristocratique de la capital et l’aide financièrement dans ses entreprises: maison d »edition, imprimerie. Balzac bien que persuade qu’il va gagner une fortune  » subite et colossale »  fait chaque fois faillite. Il n’aura jamais le sens des affaires, et toutes ses entreprises financières seront des échecs. Tout en frequentant les salons, où son élegance tapageuse ne passe pas inaperçue, et en s’eprenant de femmes dela haute societé , il se documente curieux de tout, et fait aussi du journalisme.

En 1829 il publie  » Les chouans »  première pièce de sa comedie humaine qui comptera  31 romans et nouvelles.; renonçant aux aventures mondaines pour se consacrer à son oeuvre il va désormais publier en moyenne trois romans par an.Cet homme débonnaire et généreux, au physique comme au moral, qui aime le luxe, gaspille fastueusement l’argent que lui rapportent ses livres. Pour payer ses dettes, il travaille la nuit, écrit quinze heures de suite en buvant des litres de café, se nourrissant de tartines de sardines et de beurre mélangés, réinventant ses romans sur les épreuves que lui envoient les imprimeurs . Pour échapper à ses créanciers, il se cache, déménage, se deguise… et commence à ressentir des douleurs cardiaques.

A 32 ans il est célebre dans toute l’Europe et s’eprend de la comtesse Hanska ,l’une de ses admiratrices . Elle est l’épouse d’un comte russe , vieux et tres riche, et qui, aux yeux du perpetuel désargenté qu’est Balzac, lui donne un charme supplementaire.  La comtesse etant rarement à Paris, leur passion mutuelle s’exprime surtout de façon épistolaire. La comtesse est enfin veuve en 1841 . Pour l’épouser, mais le mariage se trouve sans cesse retardé, Madame Hanska etant moins pressée que son soupirant – Balzac est pret à prendre la nationalité russe ;le 14 mars 1850 ils se marient.

Entretemps l’academie française a refusé de l’accueillir, son génie s’est tari.Il souffre du coeur et ne parvient plus, malgré le café, à  » produire » pour calmer les créanciers et les directeurs de journaux qui lui réclament des chapitres payés d’avance. Son mariage le comble mais c’est un homme usé, épuisé , qui revient à Paris. Il doit s’aliter.  Son ami, Victor Hugo lui rend une dernière visite le 18 aout 1850, quelques  heures plus tard à  51 ans meurt Honore De Balzac . Il n’a pas achevé l’oeuvre gigantesque qu’il s’etait proposé de batir. Mais il a inventé, en moins de 20 ans deux mille cinq cents personnages, parmi lesquels certains sont devenus universels.

Il a révolutionné le roman français, lui apportant une dimension que l’on ne retrouve que chez les grands romanciers russes et anglo-saxons: une façon unique de préparer lentement le lecteur puis d’accélerer les scenes jusqu’à leur fin rapide, une grande maitrise dans les découpages de l’intrigue et la mise en avant de détails symboliques. Avant Zola, il a décrit une société hantée par l’argent, avant Freud il a démonté le mécanisme des passions, melant dans son univers romanesque tous les genres: poesie, drame, comedie,  et panorama social.

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RABELAIS

Posté par sylvie le 23 décembre 2007

FRANCOIS RABELAIS

Medecin et ecrivain français de la Renaissance

1493-1553

Rabelais est l’un des humanistes les plus connus de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler , à la lumière de la pensée antique, l’ideal philosophique et moral de leur temps.

François Rabelais serait né en 1494 à la metaierie de la Devinière ,pres de Chinon, en Touraine. Selon Bruneau de Tartifume, Rabelais est novice vers la fin de 1510 au monastère de Cordeliers ( ordre des freres mineurs, ou franciscains; il reçoit une formation de theologie.  Plus tard il devient moine vers 1520.

Il manifeste tres tot une curiosité humaniste. Pierre Lamy l’initie aux etudes grecques et l’encourage à ecrire à Budé. Rabelais s’interesse aux auteurs antiques et correspond avec d’autres humanistes célèbres .

En 1523 suite aux commentaires d’Erasme sur le texte grec des Evangiles, la Sorbonne tente d’empecher l’etude du grec. A la fin de cette année, les superieurs de Rabelais  confisquent ses livres de grec. Bien que ses livres lui soient peu à peu restitués, Rabelais se resout à changer d’ordre monastique. Rabelais ne se plie pas facilement aux regles monacales et ne reste pas cloitre dans son monastere. Vers 1528 il prend l’habit de pretre seculier pour se rendre dans diverses universités.  IL va d’abord à Paris ou il commence ses etudes de medecine, il a deux enfants.

iL va à Paris ou il commence ses etudes de medecine. Il s’inscrit en 1530 à la faculté de medecine de Montpellier ou il donne des cours sur Hippocrate et Galien.  Au printemps 1532 il s’installe à Lyon. Le premier novembre il est nommé medecin de l’Hotel Dieu . Il y enseigne la medecine et publie des critiques  de traites medicaux antiques.

Rabelais publie Pantagruel sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier ( anagramme de François Rabelais). Il ecrit une lettre à Erasme dans laquelle il se declare le fils spirituel de l’humaniste, en ce qu’il a voulu réconcilier la pensée paienne avec la pensée chretienne , construisant ainsi ce qu’on a appelé l’Humanisme chretien. Après le succes de son premier ouvrage, Il publie Gargantua sous le meme pseudonyme,  utile précaution puisque tous ses livres sont ensuites condamnés par la Sorbonne.

Fin 1539 Rabelais part pour Turin dans la suite de Guillaume du Bellay. Il obitient un privilege royal pour l’impression du Tiers livre , edité en 1546,Rabelais le signe de son propre nom. Il se retire à Metz en 1546     et est nommé medecin de la ville de Metz.     

Le 6 aout 1550 Rabelais obtient du roi un privilege d’edition pour toutes ses oeuvres, avec interdiction à quiconque de les imprimer ou de les modifier sans son consentement.

En 1553 il meurt à Paris.

THEMES DE SES OEUVRES :

Rabelais raconte les faits et gestes de deux geants Pantagruel et Gargantua depuis leur naissance jusqu’à leur maturité, ce ne sont pas des ogres cruels, mais des geants debonnaires et gloutons.

Le gigantisme de ses personnages permet à Rabelais de décrire des scenes de festins burlesques. L’infinie goinfrerie des geants ouvre la porte à de nombreux episodes comiques.  Le recours aux geants permet de bouleverser la perception habituelle de la réalité. Sous ces aspects, l’oeuvre de Rabelais s’inscrit dans le style grotesque qui appartient à la culture populaire et carnavalesque.

Neanmoins le theme du geant n’est pas exploité pour son comique. Il symbolise l’ideal humain de la Renaissance : il est la transposition physique de l’immense appetit intellectuel de l’homme de la Renaissance. Rabelais s’efforce ainsi à travers ses textes de concilier cultures savantes et tradition populaire.

Ecrivain pittoresque, il temoigne en outre d’un don prodigieux de l’invention verbale.

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COURANT LITTERAIRE : LE NATURALISME

Posté par sylvie le 4 décembre 2007

Zola et le groupe de Médan

Zola parle déjà des « écrivains naturalistes » dans sa préface à Thérèse Raquin en 1868; c’est à la même époque qu’il conçoit le projet des Rougon-Macquart sur le modèle de la Comédie humaine, de Balzac : ce vaste cycle romanesque forme vingt volumes, publiés entre 1871 et 1893, et raconte, comme le dit son sous-titre, l’ »histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire » et ce sur cinq générations.

Après cinq romans qui évoquent l’irrésistible ascension de personnages de bourgeois, Zola connaît un grand succès en 1877 avec l’Assommoir, qui raconte la « déchéance d’une famille ouvrière dans le milieu de nos faubourgs » (préface). Ce roman rivalise avec le réalisme documentaire et « artiste » des frères Goncourt, qui avaient publié en 1865 Germinie Lacerteux, une étude d’après nature sur la dégradation pathologique d’une servante.

C’est à l’époque de la publication de l’Assommoir que Zola réunit tous les jeudis, dans la maison de campagne qu’il vient d’acheter à Médan, près de Paris, un groupe d’écrivains, parmi lesquels Maupassant, Huysmans, Céard, Hennique et Alexis. La pensée de ce groupe s’affirme en 1880, avec la publication d’un volume collectif, les Soirées de Médan. Parallèllement se constitue une véritable doctrine à travers les articles de Zola lui-même (le Roman expérimental, 1880). Le mouvement est porté par le succès commercial du romancier et par les attaques violentes qu’il subit de la part de la France conservatrice : « M. Zola, écrit Barbey d’Aurevilly, se vautre dans le ruisseau et il le salit. » La composition du groupe, pris en pleine tempête de scandales, varie considérablement, au gré de la « trahison » de certains membres et de l’arrivée de nouveaux adeptes.

L’histoire du naturalisme s’ancre profondément dans la première période de la IIIe République, de la « débâcle » fondatrice de 1870 au tournant des années 1890 (c’est d’ailleurs avec le second Empire que s’achève l’histoire des Rougon-Macquart). Cette époque est marquée par la volonté des républicains modérés de se réconcilier avec l’Église, par l’abandon de tout espoir de restauration monarchique, et par un « retour offensif du mysticisme contre la science », retour décrié par Marcelin Berthelot, la figure emblématique du positivisme de la « République des savants ». Zola lui-même se retrouve au centre de l’histoire politique au moment de l’affaire Dreyfus, puisqu’il prend vigoureusement parti pour Dreyfus et, avec son article « J’accuse », paru le 13 janvier 1898, fait naître la figure de l’intellectuel engagé.

La doctrine et l’écriture naturaliste

Balzac déjà avait représenté la ville comme une jungle et mis le réalisme sous le signe des sciences naturelles, mais ses romans restaient des romans de l’ »âme ». Zola, lui, légitime son entreprise littéraire par une référence systématique aux sciences de la nature : lutte pour la vie et sélection naturelle, lois de l’hérédité, démarche expérimentale et médicale.

Du point de vue de l’écriture, le naturalisme hérite des réalistes d’après 1850 tels que Champfleury ou Duranty, mais aussi du réalisme subjectif de Flaubert et surtout du souci documentaire et pourtant «artiste» des Goncourt, qui se disaient « à la fois des physiologistes et des poètes ». Pour se documenter, Zola fit un nombre important de lectures, mais il mena également de nombreuses enquêtes sur le terrain (les Carnets de ces enquêtes ont été publiés) : cette méthode lui a valu d’incarner à jamais le stéréotype du romancier « observateur », qui se répandra bien au-delà du naturalisme.

L’imaginaire naturaliste

Les naturalistes se sont référés à Schopenhauer pour son pessimisme joyeux et surtout son idée d’une «volonté» amorale qui alimenterait la vie et ne se suspendrait que dans la contemplation esthétique. Cette force vitale, sous la forme de l’ »instinct », du « tempérament », de la « fêlure héréditaire », de l’appétit, du désir, c’est-à-dire en fin de compte de la nature, est au coeur de l’imaginaire naturaliste.

Quand le personnage du roman naturaliste est coupé de cette nature, sa vie est étouffée. Quand il est dominé par la nature, le personnage devient un « rapace », avide d’argent, de pouvoir, de vice, profondément immoral. Parfois, son instinct dévorant l’amène à la déchéance : dans l’alcoolisme ou dans la prostitution. La foi religieuse devient parfois elle-même pulsion destructrice. Tout cela nous ramène à l’idée principale du naturalisme : sous l’homme social se cache la bête.

Gilles Deleuze a proposé une définition du naturalisme comme catégorie esthétique, caractérisée par le doublage d’un « milieu déterminé » par un « monde originaire » fait de « pulsions », qui « prolonge le réalisme dans un surréalisme particulier ».

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L’IRLANDE

Posté par sylvie le 1 décembre 2007

irlandeciels.jpgL’Irlande est un savant alliage d’humanité et de nature. C’est un pays où l’on prend le temps de vivre  et d’apprecier les bonnes choses.

Dublien , capitale de l’Irlande, affiche désormais fierement son indépendance  v is à vis de son voisin britannique. Les pubs de Dublin et dans d’autres villes d’Irlande sont à l’image du pays accueillant et joyeux. L’Irlande ne renie pas son passé qui l’a façonné et lui a donné son caractère que l’on aime tant, mais elle surfe sur un modernisme qui,il faut le dire, lui va bien.

Largement dominéee par les prairies et paturages, l’ile offre une grande variété de paysages. La cote est aux  plages sablonneuses contraste avec la cote ouest au relief découpé te sol irlandaisel les falaises de Moher. Bien sur, celle que l’on nomme la verte Erin abrite des villes agréables et animées comme sa capitale Dublin, Cork ou encore Galway.

Petit pays aux habitants d’une grande hospitalité, c’est dans ses pubs que vous apprecierez le temperament jovial des Irlandais.On découvre également sur cette île habitées de nombreux vestiges du passé: chateaux, églises, monasteres. L’Irlande qui affiche une croissance économique impressionnante depuis quelques années est à coup sur, tourné vers l’avenir. Sa population jeune et ses industries technologiques       s’annoncent comme des serieux atouts pour les années à venir.

L’Irlande est une terre d’etonnement, parcequ’un embouteillage           en rase campagne pour cause de moutons capricieux, un    nourrisson au pub agrippé à sa guiness , ou un curé qui , entre deux pintes, vous raconte St Patrick, ça n’arrive qu’ici….

Quand on décide de partir en Irlande, on sait d’avance qu’on ne devrait pas compter sur de longues siestes à 40° à l’ombre mais plutot sur une atmosphere vivifiante. L’Irlande présente un climat typiquement oceanographique, tempéré  et humide. De la grosse pluie à la petite bruine, il pleut souvent en Irlande. Il faut toujours avoir un parapluie à portée de main,il ne faut pas se laisser tromper par un debut de matinée ensoleillé, le temps change tres vite et une grosse pluie peut s’abattre en quelques heures. Coté temperature, l’ile se rattrappe, il fait doux en été (20°  et les mois d’hiver ne sont généralement pas froids ( rarement au dessous de 0)

A Belfast, certains hesitent à s’y rendre. Souffrant de son passé marqué par la violence, la capitale de l’Irlande du Nord est un melange atype des cultures anglaises et irlandaises et mérité rien qu’à ce titre une petite visite.

La cusine irlandaise est à base de viande et de pomme de terre! l’irish stew est une sorte de pot au feu qui melange mouton, carottes ,pomme de terre    et oignons! c’est le plat irlandais le plus typique. A Dublin, la specialité s’appelle  » le Coddle » c’est un ragout au lard et saucisses avec des pommes de terre et des oignons., on y trouve bien sur du saumon, et comme dessert, crumble aux pommes! coté boisson on trouve les bieres brunes, suivies du whisky, les vins sont importés et relativement chers. Les Irlandais sont des grand consommateurs de thé , le ub est le meilleur restaurant dans les petites villes et village.

La réputation de l’accueil irlandais n’est pas u n mythe, il n’est pas rare de se voir gratifier d’un sourire ou d’un bonjour par un passant. Ce sens de l’accueil se retrouve particulierement dans lespubs; paradoxalement,les contacts physiques sont tres rares, en effet, on ne se sert la main que lors de la premiere rencontre  et la bise est encore plus exceptionnelle.   

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                            BALLADE IRLANDAISE

Un oranger ,sur le sol irlandais                                           
On ne le verra jamais.
Un jour de neige embaumé de lilas,
Jamais on ne le verra.
Qu’est ce que ca peut faire ?
Qu’est ce que ca peut faire ?
Tu dors auprès de moi,
Près de la rivière,
Où notre chaumière
Bat comme un coeur plein de joie.

Un oranger sur le sol irlandais,
On ne le verra jamais.
Mais dans mes bras, quelqu’un d’autre que toi,
Jamais on ne le verra.
Qu’est ce que ca peut faire ?
Qu’est ce que ca peut faire ?
Tu dors auprès de moi.
L’eau de la rivière,
Fleure la bruyère,
Et ton sommeil est à moi.

Un oranger sur le sol irlandais,
On ne le verra jamais.
Un jour de neige embaumé de lilas,
Jamais on ne le verra.
Qu’est ce que ca peut faire ?
Qu’est ce que ca peut faire ?
Toi, mon enfant, tu es là !

                                     

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Parce que c’etait lui…Parce que c’etait moi

Posté par sylvie le 29 novembre 2007

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Qu »ont en commun Jules et Jim, Montaigne et la Boetie, Le Petit Prince et le Renard si ce n’est d’avoir rencontré un véritable ami ?

Complicité, fidélité et solidarité caractérisent ce lien étonnant qui unit les hommes par delà les pays, les années et les guerres, Les grands écrivains de la littérature mondiale – La Fontaine, Zola, Camus ou Fred Uhlman – ont exploré les multiples facettes de l’amitie et décrit avec sensibilité des moments partage!

Pour le plaisir :  Antoine de St Exupery – Le Petit Prince

C’est alors qu’apparut le renard :

- bonjour, dit le renard

-bonjour, répondit poliment le petit prince,qui se retourna mais ne vit rien.

-je suis là, dit la voix, sous le pommier

-Qui es tu ? Dit le Petit Prince. Tu es bien joli…

-Je suis un Renard, dit le renard

-Viens jouer avec moi,lui proposa le Petit prince, je suis tellement triste….

-Je ne puis pas jous jouer avec toi, dit le Renard, je ne suis pas apprivoisé…

-ah, pardon ! fit le Petit prince, mais apres réflexion, il ajouta:

-Qu’est ce que signifie  » apprivoiser »

- tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches tu?

-Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est ce que signifie « apprivoiser »

–les hommes, dit le renard! ils ont des fusils  et ils chassent! c’est bien genant. Ils élevent aussi des poules : c’est leur seul interêt! tu cherches des poules?

-non, dit le Petit Prince,je cherche des amis! que signifie  » apprivoiser »

-c’est une chose trop oubliée dit le renard, ca signifie » créer des liens »

-créer des liens ?

-bien sur, dit le renard. T u n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoi de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cemt mille renardss. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde, je serai pour toi unique au monde…

-je commence à comprendre,dit le petit prince. Il y’a une fleur, je crois qu’elle m’a apprivoisé.

-c’est possible dit le renard. On voit sur la terre toutes sortes de choses.

-Oh ce n’est pas sur la terre,dit le petit prince

-le Renard parut intrigué

-sur une autre  planete ?

-Oui

-il y’a des chasseurs sur cette planete là ?

- non

-ça , c’est interessant! et des poules ?

- Non

-Rien n’est parfait soupira le renard

Mais le renard revint à son idée

« ma vie est monotone…je chasse les poules , les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaitrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique! eh puis regarde!!! tu vois la bas ?  les champs de blé ? je ne mange pas de pain.. Le blé pour moi ne me rappellent rien! et ça c’est triste.  Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé! le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi! et j’aimerai le bruit du vent dans le blé …. »

Le renard se tut, et regarda longtemps le petit prince

- s’il te plait, apprivoise moi …

- je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir,  et beaucoup de choses à connaitre.

-On ne connait que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaitre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point des marchands d’amis,les hommes        n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise moi..

- que faut il faire ? dit le petit prince.

-Il faut être tres patient, repondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus… Mais chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près.

Le lendemain revint le petit prince.

-Il eut mieux valu revenir à la meme heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple , à quatre heures de l’après midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux…  Plus l’heure avancera , plus je me sentirai heureux… A quatre heure déjà je m’agiterai et m’inquieterai.  » je découvrirai le prix du bonheur! mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le coeur, il faut des rites…..

- – qu’est- ce qu’un rite ? Dit le petit prince

- c’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard! c’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heures des autres heures. Il y’a un rite, par exemple chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux; je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se  ressembleraient tous, et je n’aurai point de vacances….

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard; et quand l’heure du départ fut proche:

-ah dit le renard, je pleurerai

-c’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise.

-bien sur ,dit le renard;

-mais tu vas pleurer ?

-bien sur dit le renard!

-alors tu ne gagnes rien dit le petit prince

-j’y gagne dit le renard, à cause de la couleur des blés…Puis il ajouta :va revoir les roses, tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses:

 » vous n’etes pas du tout semblables à ma rose, nvous n’etes rien encore, leur dit il!personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne. Vous etes comme était mon renard. Ce n’etait qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde »

Et les roses étaient bien génées.

« vous etes belles, mais vous êtes vides, leur dit  il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sur, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mas à elle seule, elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles.puisque  c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter ou meme quelquefois se taire! puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard :

- adieu, dit il …

- adieu, dit le renard, voici mon secret. Il est tres simple : on ne voit bien qu’avec

 le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

-l’essentiel est invisible pour les yeux, répeté le petit prince afin de se souvenir

-c’est le temps que tu as perdu  pour ta rose, qui fait ta rose si importante.

- c’est le temps que j’ai perdu pour ma rose, fit le petit prince, afin de se souvenir.

-les hommes ont oublié cette vérité dit le renard,mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.Tu es responsable de ta rose.

-je suis responsable de ma rose, répeta le petit prince, afin de se souvenir.

                                                       ANTOINE DE SAINT-EXUPERY

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ANDRE BRETON

Posté par sylvie le 29 novembre 2007

ANDRE BRETON

Écrivain et poète français

1896-1960

Issu de la petite bourgeoisie parisienne, André Breton se destine à la médecine à laquelle il consacre ses études dès 1913. Cependant, dès sa jeunesse il se passionne également pour la poésie, notamment celle de Stéphane Mallarme et Paul Valery. Il entre en contact avec ce dernier dès 1914.Un an plus tard, alors que la guerre fait rage, Breton est déclaré  » bon pour le service » et il doit faire ses classes.

Si ces études lui permettent au départ d’échapper aux tranchées, elles ne lui interdisent pas la vue des horreurs. Affecté au service de santé, il travaille à l’hopital de Nantes avant de rejoindre  un centre de neurologie.Entre temps, il a fait la rencontre de Jacques Vache, un soldat convalescent passionné de littérature qui le tourne vers de nouvelles influences littéraires telles qu’Arthur Rimbaud, Alfred Jarry ou Guillaume Apollinaire. Mais la médecine a également ouvert son esprit aux travaux de Sigmund Freud. Breton rencontrera d’ailleurs le neurologue viennois.

 » Dérèglement des sens » pataphysique et inconscient : les influences majeures de Breton sont déjà là .

A la fin de la guerre, Breton  rencontre Aragon. Ils fondent une revue littéraire. Ils parviennent à être en contact avec le gouvernement Dada de Zurich, un des initiateurs, Tristan Tzara les rejoint d’ailleurs en 1920.

Cette même année la première oeuvre majeure du surréalisme est publiée : les champs magnétiques » Signé par Breton et Soupault –  » Le livre est le fruit de l’écriture automatique, à la confluence des notions d’inspiration,  et d’inconscient, ce procédé écarte la raison pour laisser transparaître le fonctionnement réel de la pensée.

Tout au long des années 20 Breton s’impose comme le chef de file du mouvement et publie notamment  » Clair de lune » et  » Nadja »

DE FREUD A MARX

Alors que la revue révolutionnaire  surréaliste commence sa parution , Breton se brouille progressivement avec ses compagnons. Après Tzara c’est au tour de Soupault ou de Desnos de s’éloigner de Breton . Entré au communisme, Breton fait rentrer le Parti communiste dans ses théories modifiant les enjeux du surréalisme. Désireux de transformer  » monde et à changer la vie » il s’engage politiquement ;cependant le P.C. ne prend pas au sérieux les ambitions des surréalistes. En 1935, Breton quitte les Institutions mais pas les Idées. Il rejoint la France en 1946 et prend part aux débats houleux entre existentialistes, surréalistes et humanistes,jusqu à sa mort, en 1966 il défend fermement le surréalisme qu’il continue à mettre en oeuvre.

 

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BLAISE PASCAL

Posté par sylvie le 27 octobre 2007

imagespascal.jpgAujourd’hui, Blaise Pascal aurait son bac à 12 ans avec les félicitations du jury, préparerait Polytechnique en six mois, terminerait major au concours, loin devant le peloton, premier aussi à Normale Sup , premier partout……. Blaise Pascal est né le 19 juillet 1623 à Clermont Ferrand. Après avoir inquiété quelque peu ses parents à l’âge de deux ans – ils le croient ensorcelé- le petit Blaise, devenu orphelin de mère en 1626 grandit en age et en sagesse, couvé par ses soeurs et son père qui a remarque que son génie de fils lit en cachette et comprend les livres de mathématiques les plus difficiles.

En 1631,Etienne Pascal décide de vendre sa charge de President à la cours de aides de Clermont afin que son fils prodige puisse trouver  à Paris un milieu propice à son développement intellectuel. Pourtant le jeune Blaise ne s’assiéra jamais sur les bancs d’une école: le sachant atteint de migraines violentes et de maux d’estomac, son père assure lui même son éducation, aidé de gouvernantes. Il se rend cependant régulièrement à l’académie des sciences et découvre bientôt par lui même, il n’a pas douze ans , la trente deuxième  proposition d’Euclie : la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits. En 1639  Etienne Pacal est nommé collecteur d’impôts à Rouen. Il y emmène sa petite famille. L’année suivante, Blaise publie un très savant  » Essai sur les conique » qui le fait connaître de Europe entière!!!.

En 1642     voyant son père additionner des colonnes interminables de chiffres, il lui invente une calculatrice à roues qui va être baptisée la Pascaline, et vendue à de nombreux exemplaires pour la somme de cent livres l’unité, somme considérable à l’époque.

En 1647 il est atteint de troubles tels que que les médecins lui interdisent tout travail intellectuel. L’année suivante,pourtant il organise des expériences qui sont faites au uy de Dome par son beau frere afin de prouver l’existence du vide né par Aristote et de la pesanteur de l’air.

1651   – Etienne Pascal meurt – Blaise se laisse aller aux plaisirs du monde, fréquente les salons, les libertins dont l’un se vantera de lui avoir ouvert les portes d’un monde autrement exaltant que celui du calcul et du grec….Cependant un soir d’automne 1654 alors qu’il traverse en voiture le pont de Neuilly, les  chevaux s’emballent, l’attelage vers bêtes et cocher sont tués, seul Blaise s’en sort vivant mais blessé. Quinze jours plus tard, il traverse une nuit mystique pendant laquelle ce qu’il écrit est si capital qu’on le retrouvera à sa mort, soigneusement calligraphié sur un parchemin cousu dans la doublure de son vêtement   – Voici l’essentiel de ce mémorial :  » Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et de savants. Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jesus Christ.   » joie, joie, pleurs de joie  … je m’en suis séparé – je l’ai fui, renoncé, crucifié – je je m’en sois jamais séparé … Soumission totale à Jesus Christ et à mon directeur – éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre – amen  »

Pascal n’a pas oublié le milieu libertin qu’il a fréquenté assidûment ,mais il le juge désormais bon pour les flammes de l’enfer. Il décide de le sauver d’une inévitable damnation éternelle. Pour ce faire, il commence ce qui doit etre son grand oeuvre dont il expose le plan à ses amis  » l’Apologie de la Religion chrétienne »  Le matériau est constitué par des liasses de feuilles et des bouts de papier sur lesquels il a écrit ses pensées sur la vie, sur DIEU , sur l’existence , sur l’esprit. bref sur un peu de tout à mesure qu’elles se formaient dans son esprit au jour le jour, des années durant. Il veut convaincre quiconque cherche la vérité, – ou ne la cherche pas – . Cette somme est publie huit ans après sa mort, décès du à un cancer gastrique avec métastases intestinales, hépatiques et méningées; elle porte alors le titre suivant : Pensées de M.Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets , titres raccourci aujourd’hui en : LES PENSEES DE PASCAL.

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BAUDELAIRE

Posté par sylvie le 20 octobre 2007

baudelaire001.jpgL’Etranger

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est
resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas…
là-bas… les merveilleux nuages !                                               
CHARLES BAUDELAIRE

 

BIOGRAPHIE

Tous les guignons : une prédisposition aux troubles artériels cérébraux , une physiologie fragile de bilioso-nerveux, sur quoi se greffent les conséquences de la syphillis, de l’alcoolisme, de l’opiomanie, l’incompréhension familiale.

Et toutes les chances : son génie, confessé par ses camarades des qu’il eut 20 ans, ses dons, un sens infaillible du beau : dans son écriture, dans ses dessins, dans les reliures dont il faisait habiller ses livres et jusque dans le choix de son linge , des amis et des admirateurs qui de son vivant s’appelaient Verlaine et Mallarmé, une légende crée à dessein qui écartait de lui les imbéciles, et une conscience déchirée qui l’a mis en résonance avec un monde déchiré où cherchait à naître un monde nouveau.

Baudelaire a été l’homme et le poète de toutes les contradictions. En quoi, il reste de notre temps, et pour longtemps. Il l’est aussi par la conscience critique qu’il a eue de son activité littéraire.

MASQUES ET PROMESSES

Fort jeune, Baudelaire écrit de nombreux vers dont nous ne connaissons qu’une faible partie.Son ami, Ernest Prarond se rappellera qu’à cette époque des pièces importantes des Fleurs du Mal étaient déjà composées. En 1844  Baudelaire esquisse  un pas vers les coulisses, il coopère à la rédaction des Mystères galan de Paris. ,libelle anonyme,  il y égratigne des auteurs et des actrices. Et de la fin de 1844 au début 1846 il accepte ou provoque la publication de sonnets sous le masque d’un masochiste de la littérature. Il signe d’autres sonnets sous le nom de sa mère, déformé… Le jour de ses 30 ans, Baudelaire sort de sa clandestinité et publie d’un coup onze pièces des Limbes,il passait pour un critique d’art, il devient un poète. Tandis qu’il complète les Fleurs du Mal, que lui inspirent Mme Sabatier, il obtient la publication de 18 fleurs du Mal   dans la  » Revue des deux mondes ».  Critique d’art? Traducteur de Ope ? poète ?  il ne choisit pas, il  complète ses titres ; toujours harcelé, toujours vaincu, encore vainqueur partir de 1957  il est sacré poète par « Les Fleurs du Mal »,

LA CRITIQUE COMME PRELUDE A LA CREATION

Baudelaire a été un grand critique d’art. Il a parfaitement compris DelacroiX; Mais il a commis des erreurs: champion de la modernité dans l’art, ami de Courbet et de Manet, il n’a pas reconnu en eux les representants de cette modernité, peut être en raison de son attachement à Delacroix. Mais quelque que soit l’originalité de Baudelaire critique d’art,  la contemplation artistique n’est d’abord pour lui qu’une préparation à la création poétique : la difficulté à créer se résorbe devant un tableau, une gravure, une statue, l’image occupe le centre de la page blanche, annule le vertige.  C’est notamment pourquoi les Fleurs du Mal chantent les grands artistes.

Baudelaire est avant tout un poète, il a tenté les voies du romans, mais malgré de nombreux projets, il n’a écrit qu’une seule nouvelle originale  » La Fanfarlo ».

L’UNIVERS POETIQUE

Retracée à grands traits, l’évolution poétique de Baudelaire atteste les fortes variations de son esthétique, mais on peut deceler quelques constantes . Quelques années apres Baudelaire, Mal larme, Verlaine,Rimbaud dépassent les contradictions. Baudelaire, lui les a assumées, attentif à nous en rendre conscients.

Il a éveillé beaucoup de poètes à leur vocation, ceux  cités plus haut, et bien d’autres, mais il exigeait que l’on s’éloigne de ses livres pour être soi.  Les Fleurs du Mal restent immarcescibles dans leur altier solitude, à ce sommet d’où Baudelaire regarde vers Malherbe comme vers le surréalisme.  Elles donnent aux lecteurs ce qu’elles refusent aux poètes.

 

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ARAGON

Posté par sylvie le 20 octobre 2007

aragonetelsa.jpgLe 3 octobre 1897 naît à Paris un enfant illégitime auquel son père  , préfet de police, donne le nom d’Aragon et son propre prénom.

L‘HOMME QU’AIMAIENT LES FEMMES

Parmi toutes les attitudes rassurantes, Aragon choisit très tôt d’être un bon élève : élève brillant à St Pierre de Neuilly, puis au lycée Carnot, il compose des romans dès 1904 et de la poesie, dictant d’abord ses textes à ses tantes. Lecteur avide, traînant une réputation de surdoué il est bachelier en 1915 et entame des études de médecine.

Il rencontre un jeune étudiant de son âge, André Breton, avec lequel il échange plaisanteries de carabin et extraits d’Apollinaire, il fait en meme temps la connaissance Philippe Soupault, la première triade surréaliste est montée.

Envoyé au Front, Aragon décroche la croix de guerre, et commence à écrire un roman : » Anicet ou le panorama » cette quête de la beauté, d’un dandysme achevé , est rédigée dans le sang et la boue des tranchées et sera publie en 1920.  Après sa démobilisation, Aragon toujours inscrit en médecine, voyage beaucoup, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, il publie  » feu de joie » avec un dessin de Picasso.

Il publie des poèmes du Mouvement perpétuel  et entre au PCF, après Eluard, mais avec Breton et Benjamet Peret, ces derniers plus par provocation que par conviction. Cet été là, Aragon redige le violent pamphlet du Traite du Style, en réaction à l’exécution aux USA de Sacco et Vanzetti. Il détruit une grande partie des milles pages de la  » Défense de l’Infini » ou l’interview collective sur la sexualité qui parait dans deux numéros successifs de la Révolution surréaliste  témoignent d’une grande difficulté, pour Aragon de faire passer ses desirs de la sphere mentale au niveau physique. Ce séducteur dandy se maîtrise mal , dans l’intimité. Abandonné par Nancy Cunard, submergé de problèmes financiers, Aragon tente de se suicider à Venise en septembre 1928.

ELSA EST L AVENIR DE L’HOMME

Il ne tombera jamais plus bas, et tout ce qui suit, apparaît à posteriori comme une tentative raisonnée de sauvetage mental,  quitte à y sacrifier ses talent. En Novembre 1928 il rencontre une certaine Elsa Kagan, elle vit séparée de son mari , c’est sous ce nom d’Elsa Triolet qu’elle se fera un renom en littérature. 

Née en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs moscovites, proche des milieux formalistes russes, elle a délibérément  rencontré Aragon à Paris avec le projet de s’en faire aimer. Vivant avec Aragon, elle adopte la langue et la nationalité française et commence l’élaboration d’oeuvres croisées : à un roman d’Aragon répondra, en écho, un roman d’Elsa Triolet.  » je ne suis pas un écrivain » dit elle dans son journal  » je suis simplement une femme malheureuse et j’écris avec mon malheur »

A l’automne 1930 Aragon voyage en URSS  pour représenter les surréalistes au Congres des écrivains révolionnaires. Les communistes de stricte obédience accablent les surréalistes, suspects de derive trotskiste et anarchiste. Aragon choisit son camp, il revient d’URSS avec un poème  » Front rouge » qui rompt avec l’esthétique surréaliste et sonne comme une déclaration de guerre à Breton – le poème vaut à son auteur d’être inculpé pour appel au meurtre . Breton le défend  en publiant l’affaire Aragon . Mais la rupture est consommée entre lui et le surréalisme.

Il épouse Elsa -  Durant toute la guerre, Aragon publie sous différents pseudonymes.  A la libération, Aragon et Elson ne sont pas tendres pour les écrivains suspects de collaboration et exigent et obtiennent des têtes.  Le poète avait prévenu  » je ne pratique pas le pardon des injures ». 

A la mort d’Elsa, vêtu de blanc avec une recherche permanente, homosexuel enfin affirmé , il pose comme un acquis cette vie  » ratée de bout en bout » 

Vilipendé par les uns, encensé par les autres, définitivement décale, commandeur descendu de son socle, il meurt en 1982

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