BRUITS ET SONS ANIMAUX

Posté par sylvie le 14 avril 2016

Dommage que beaucoup de ces verbes soient tombés dans l’oubli !

Le chien aboie quand le cheval hennit

et que beugle le bœuf et meugle la vache,

l’hirondelle gazouille,

la colombe roucoule et le pinson ramage.

Les moineaux piaillent,

le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse.

La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.

Et le chat comme le tigre miaulent,

l’éléphant barrit,

l’âne brait, mais le cerf rait.

Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille.

La biche brame quand le loup hurle.

Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?

Que si le canard nasille, les canards nasillardent !

Que le bouc ou la chèvre chevrote.

Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte.

Que le paon braille,

que l’aigle trompète.

Sais-tu ?

Que si la tourterelle roucoule,

le ramier caracoule et que la bécasse croule,

que la perdrix cacabe,

que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse,

la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.

Tu sais tout cela ? Bien.

Mais sais-tu ?

Que l’alouette grisolle,

Tu ne le savais pas. Et, peut-être, ne sais-tu pas davantage

que le pivert picasse.

C’est excusable !

Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère

Et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère !

Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule

Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule !

Et encore sais-tu ?

que la souris, la petite souris grise : devine ?

La petite souris grise chicote ! Oui !

Avoue qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai cajole !

 cde soleil

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DE RETOUR

Posté par sylvie le 11 avril 2016

Après six semaines d’absence me voici de retour, si ma main est encore fragile j’arrive cependant à pianoter …..

Un petit texte léger pour commencer :

LE BONHEUR C’EST DANS LA POCHE

Inutile de tourner autour du pot, on ne peut pas avoir tout lu! Rousseau, Rimbaud, Cocteau  , Kafka ….Cafouillages ? c’est la faute à Voltaire.

Pour avoir des lettres n’y allez pas avec le dos de la cuillère, étalez :  Le siècle des lumières, le XIXe siècle,Stendhal, Baudelaire, Les fleurs du mal, Le bateau ivre …

Ajoutez une citation,

Mettez y une louche avec le dernier Goncourt.

Régalez !

Vous êtes calé …

                                                                      »      la     culture, c’est comme la confiture,

moins on en a, plus on l’étale  «              PIERRE DESPROGES

 

 

2 cit

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BLOG EN PAUSE

Posté par sylvie le 27 février 2016

suite a une fracture du bras mon blog sera en pause quelque temps. Je vous retrouverai avec plaisir des que mon bras droit le permettra.

Bon we a tous

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POUR FAIRE LE PORTRAIT D’UN OISEAU

Posté par sylvie le 6 février 2016

POUR FAIRE LE PORTRAIT D’UN OISEAU

Peindre d’abord une cage

Avec une porte ouverte

Peindre ensuite

Quelque chose de joli

Quelque chose de simple

Quelque chose de beau

Quelque chose d’utile

Pour l’oiseau

Placer ensuite la toile contre un arbre

Dans un jardin

Dans un bois

Ou dans une forêt

Se cacher derrière l’arbre

Sans rien dire

Sans bouger ….

Parfois l’oiseau arrive vite

Mais il peut aussi mettre de longues années

Avant de se décider

Ne pas se décourager

Attendre s’il le faut pendant des années

La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau

N’ayant aucun rapport

Avec la réussite du tableau

Quand l’oiseau arrive,

S’il arrive,

Observer le plus profond silence,

Attendre que l’oiseau entre dans la cage,

Et quand il est entré,

Fermer doucement la porte avec le pinceau,

Puis

Effacer un à un tous les barreaux

En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau

Faire ensuite le portrait de l’arbre,

En choisissant la plus belle de ses branches

Pour l’oiseau,

Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent,

la poussière du soleil,

Et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été

Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter.

Si l’oiseau ne chante pas

C’est mauvais signe,

Signe que le tableau est mauvais,

Mais s’il chante, c’est bon signe

Signe que vous pouvez signer.

Alors vous arrachez tout doucement

Une des plumes de l’oiseau

Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

JACQUES PREVERT

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COMMENT NAISSENT LES REVES ?

Posté par sylvie le 6 février 2016

COMMENT NAISSENT LES REVES?

Le rêve peut être défini comme la réaction à un ou plusieurs stimuli qui se manifestent pendant notre repos.Ces stimulations peuvent venir de l’extérieur (des sources qui nous sont étrangères) lorsqu’elles proviennent de notre corps.

LA RESISTANCE

Pour comprendre la complexité du travail d’interprétation du psychanalyste et des résistances que son patient doit surmonter avec son aide, il est utile d’essayer d’interpréter un rêve.

Dès que l’on donne une interprétation à un rêve que l’on vient de faire, la première réaction est de la rejeter soit par parce qu’elle nous semble insignifiante, soit parce qu’elle n’est pas flatteuse, ce qui empêche de progresser ou tout au moins retarder l’analyse. C’est un peu comme si l’on avait honte de la première idée qui vient à l’esprit à propos de notre rêve. Pour analyser un rêve, il ne faut pas négliger les détails. Ne pensez pas non plus que les rêves doux et agréables abritent forcément de nobles pensées

. Savoir permet de vaincre dans bien des cas ses troubles. Par conséquent, si on découvre soudain des choses qui peuvent nous horrifier, il ne faut pas abandonner. La résistance peut se manifester de différentes façons, selon le temps consacré à l’interprétation. Lorsque la résignation est intense et revêt diverses facettes, l’analyse est longue et compliquée, tandis que si elle se manifeste faiblement il sera plus facile de parvenir assez rapidement à la racine du mal

coucher sol une nuit d ete

LES REVES SYMBOLIQUES

Parfois les associations ne mênent à rien , ou bien la résistance est si violente qu’il est impossible de continuer. Il faut faire un essai en décrivant le rêve sur une page d’un agenda et toutes les associations sur la page suivante. Lorsque l’interprétation est difficile et que les résistances semblent insurmontables on peut recourir aux symboles qui sont pour la plupart, issus de la tradition ( fables, folklore, poésies, mythes) et qui font allusion aux organes génitaux et à l’activité sexuelle.

 

Le rêve peut s’expliquer par les symboles dans la mesure où il est la manifestation la plus primitive de l’homme. 

 

Le rêve ( ce dont, en fait, nous nous souvenons au réveil) et les pensées latentes ( c’est à dire les idées que nous associons aux rêves) ne sont cependant pas toujours forcément en rapport avec les symboles.La symbologie à laquelle la psychanalyse recourt sans consulter le sujet ou soi même lorsqu’on tente d’interpreter ses propres rêves ne saurait être considérée comme une sorte de code infaillible.

 

 

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HUMOUR

Posté par sylvie le 2 février 2016

Un homme retrouve un de ses amis assis dans un fauteuil roulant pour handicapé.
- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
- Un accident de voiture. Les médecins ont dit que je resterai paralysé à vie.
- Mon pauvre ! C’est épouvantable !
L’autre lui fait signe de se pencher et lui glisse à l’oreille : – C’est un secret, ne le répète à personne, mais je n’ai rien. J’ai tout simulé pour toucher les cent briques de l’assurance, et ça a marché !
- Et tu vas jouer au paralytique toute ta vie pour cent briques ?
- Bien sûr que non! La semaine prochaine, je pars pour un pèlerinage à Lourdes…

 

Aux Urgences :
Un homme est transporté aux urgences à l’hôpital avec les deux oreilles sérieusement brûlées.
- Comment est-ce arrivé ? Lui demande le médecin de service.
- Figurez-vous que j’étais en train de repasser une chemise, et voilà que le téléphone a sonné.
Alors machinalement, j’ai porté le fer à mon oreille et j’ai fait : « Allô ! »
- D’accord pour l’oreille droite, je comprends, mais l’autre ?
- L’autre, c’est quand j’ai voulu appeler l’ambulance.

 

Dans un café parisien,
Un homme est en train de s’enivrer en buvant cognac sur cognac.
Une dame qui se trouve à la table voisine lui dit :
- Monsieur, vous devriez arrêter. Songez que chaque année, l’alcool tue plus de trente mille Français…
Et l’autre répond : – Je m’en fous, je suis belge !

 

Deux grand-mères Alsaciennes discutent :
- Ma petite fille se marie la semaine prochaine !
- Ah, vraiment ? Félicitations ! Et le mari vient d’où ?
- De Faïsbouck, mais ne me demande pas où c’ est !

 

Intéressée
Deux copines discutent : – Et toi, c’est qui ton auteur préféré ?
- Mon amant.
- Ah bon ? Et qu’est ce qu’il écrit ?
- Des chèques.

 

La vérité sort de la bouche des enfants
Dans une classe de CM2, l’instituteur donne un cours sur la faune africaine.
Il dit : – Le lion est le roi des animaux. Il ne craint qu’un seul animal. Lequel ?
Un petit garçon lève le doigt et répond : – La lionne.

 

Délirante…
Un médecin examine une vieille dame qui est en pleine agonie.
Il demande à son mari : – ça fait longtemps qu’elle râle comme ça ?
- Depuis qu’on est mariés.

solitude

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ARAGON

Posté par sylvie le 2 février 2016

 

 

Le 3 octobre 1897 naît à Paris un enfant illégitime auquel son père  , préfet de police, donne le nom d’Aragon et son propre prénom.

 

L‘HOMME QU’AIMAIENT LES FEMMES

 

Parmi toutes les attitudes rassurantes, Aragon choisit très tôt d’être un bon élève : élève brillant à St Pierre de Neuilly, puis au lycée Carnot, il compose des romans dès 1904 et de la poesie, dictant d’abord ses textes à ses tantes. Lecteur avide, traînant une réputation de surdoué il est bachelier en 1915 et entame des études de médecine.

 

Il rencontre un jeune étudiant de son âge, André Breton, avec lequel il échange plaisanteries de carabin et extraits d’Apollinaire, il fait en meme temps la connaissance Philippe Soupault, la première triade surréaliste est montée.

 

Envoyé au Front, Aragon décroche la croix de guerre, et commence à écrire un roman : » Anicet ou le panorama » cette quête de la beauté, d’un dandysme achevé , est rédigée dans le sang et la boue des tranchées et sera publie en 1920.  Après sa démobilisation, Aragon toujours inscrit en médecine, voyage beaucoup, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, il publie  » feu de joie » avec un dessin de Picasso.

 

Il publie des poèmes du Mouvement perpétuel  et entre au PCF, après Eluard, mais avec Breton et Benjamet Peret, ces derniers plus par provocation que par conviction. Cet été là, Aragon redige le violent pamphlet du Traite du Style, en réaction à l’exécution aux USA de Sacco et Vanzetti. Il détruit une grande partie des milles pages de la  » Défense de l’Infini » ou l’interview collective sur la sexualité qui parait dans deux numéros successifs de la Révolution surréaliste  témoignent d’une grande difficulté, pour Aragon de faire passer ses desirs de la sphere mentale au niveau physique. Ce séducteur dandy se maîtrise mal , dans l’intimité. Abandonné par Nancy Cunard, submergé de problèmes financiers, Aragon tente de se suicider à Venise en septembre 1928.

 

ELSA EST L AVENIR DE L’HOMME

 

Il ne tombera jamais plus bas, et tout ce qui suit, apparaît à posteriori comme une tentative raisonnée de sauvetage mental,  quitte à y sacrifier ses talent. En Novembre 1928 il rencontre une certaine Elsa Kagan, elle vit séparée de son mari , c’est sous ce nom d’Elsa Triolet qu’elle se fera un renom en littérature. 

Née en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs moscovites, proche des milieux formalistes russes, elle a délibérément  rencontré Aragon à Paris avec le projet de s’en faire aimer. Vivant avec Aragon, elle adopte la langue et la nationalité française et commence l’élaboration d’oeuvres croisées : à un roman d’Aragon répondra, en écho, un roman d’Elsa Triolet.  » je ne suis pas un écrivain » dit elle dans son journal  » je suis simplement une femme malheureuse et j’écris avec mon malheur »

 

A l’automne 1930 Aragon voyage en URSS  pour représenter les surréalistes au Congres des écrivains révolionnaires. Les communistes de stricte obédience accablent les surréalistes, suspects de derive trotskiste et anarchiste. Aragon choisit son camp, il revient d’URSS avec un poème  » Front rouge » qui rompt avec l’esthétique surréaliste et sonne comme une déclaration de guerre à Breton – le poème vaut à son auteur d’être inculpé pour appel au meurtre . Breton le défend  en publiant l’affaire Aragon . Mais la rupture est consommée entre lui et le surréalisme.

 

Il épouse Elsa -  Durant toute la guerre, Aragon publie sous différents pseudonymes.  A la libération, Aragon et Elsa ne sont pas tendres pour les écrivains suspects de collaboration et exigent et obtiennent des têtes.  Le poète avait prévenu  » je ne pratique pas le pardon des injures ». 

 

A la mort d’Elsa, vêtu de blanc avec une recherche permanente, homosexuel enfin affirmé , il pose comme un acquis cette vie  » ratée de bout en bout » 

 

Vilipendé par les uns, encensé par les autres, définitivement décale, commandeur descendu de son socle, il meurt en 1982

LES YEUX D’ELSA

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa.

Louis Aragon.

regard

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L’ANALYSE

Posté par sylvie le 1 février 2016

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’infériorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’âme humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à révéler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaître au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

 

La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première appellation de ” psychologie des profondeurs”.

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, même si l’interprétation donne lieu parfois à des tâtonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaître, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de ” tout ce qui lui passe par la tete” meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficile de parler seul, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrête souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scène ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des ” résistances”, le patient s’oppose à lui même, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort.Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontanéité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interprétations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accélérer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui même et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libère sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

BELLE JEUNE F

 

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 7 janvier 2016

2 cit

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BLOG EN PAUSE

Posté par sylvie le 29 novembre 2015

Blog en pause sans doute pour une dizaine de jours…

Bonne semaine à tous …

 

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