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MUSSET

Posté par sylvie le 2 mai 2016

ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

Un surdoué, Musset! un élève modèle au lycée Henri IV. Il n’a pas 17 ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine au concours général. Il n’a pas dix huit ans lorsqu’il est introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cenacle, crée par Victor Hugo, déjà célèbre

.Musset est alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillants qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis de soupers en nuits folles. Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. Il faut penser à exercer un métier, un vrai plus tard. Il commence des études de médecine, de dessin, de musique. Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

En décembre 1829 c’est la gloire! Le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser….. Il n’a que 19 ans! on souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil  » Contes d’Espagne et d’Italie », la critique n’est pas tendre: on lui reproche sa liberté insolente dans l’écriture, la distance à la fois habile et fière  qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa légèreté.

Sollicité, Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre. Le 1er décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » La nuit  vénitienne », copieusement sifflée! sa déception est immense, il décide de ne plus écrire pour la scène.

1832 – le 8 avril, son père meurt du choléra. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 il publie  » spectacle dans un fauteuil » qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues. Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passioon folle et presque furieuse, le tourbillon qui semble d’abord élever George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6  mars 1835.

Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’œuvre  » Lorenzaccio  » : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce ne sera représentée,expurgée qu’en 1896 , trente neuf ans après la mort de son auteur.

L’année de la rupture est aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse  » la nuit de mai » et  » la nuit de décembre ». Suivront  » la nuit d’aout »,  » la nuit d’octobre » chefs d’œuvre d’un lyrisme fascinant pour certains , insupportables pour d’autres.

Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850 , l’Académie française en 1852 sur l’insistance de Victor Hugo, et la mort enfin une nuit de mai 1857.

Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

Le Musset, le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le notre, a été redécouvert par le XXeme siècle. Il entre triomphant dans le XXIe siècle et les siècles à venir

 

 

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VIVRE AVEC LA PHILOSOPHIE

Posté par sylvie le 1 mai 2016

LE CHOIX DES AUTEURS- DES THEMES- DE L’ÂGE

Il faut se dire en premier lieu que la philosophie ne s’arrête pas, ni dans notre tête, ni dans la société. Nous pouvons continuer à écrire    nos pensées et remarques, à noter les citations qui nous plaisent ou qui nous intéressent, continuer à lire des ouvrages, des journaux ,des revues, continuer à écouter la radio et regarder la TV.    Et pas seulement bien sur quand il  est question des philosophes! la réflexion philosophique peut se nourrir d’une infinité d’informations et s’exercer sur quantité de    sujets.

D’autre part,nous cherchons les auteurs que nous aimons ou les questions qui nous intéressent, ceux ou celles avec lesquels nous nous    sentons à l’aise. Il faut savoir qu’une grande oeuvre philosophique est inépuisable : nous pouvons passer notre existence entière à la fréquenter, nous ferons toujours des découvertes.     Il faut retenir également qu’il existe pour chacun des moments particuliers pour découvrir un auteur.  Une pensée qu’on ne pouvait pas comprendre ni aimer à 18 ou 20 ans peut se révélet  » parlante » à 30 ou 40 ans.

LE CHOIX DES « ENNEMIS »

Il ne faut pas hésiter à faire le compte des philosophes que nous détestons franchement. Il ne s’agit pas de ceux qui paraissent ennuyeux et    incompréhensibles, mais de ceux  qui nous paraissent menaçants, dangereux ou nuisibles.. C’est tout à fait important.  » on n’est jamais trop soigneux dans le choix de ses ennemis » disait    ironiquement Oscar Wilde.  Il est utile d’avoir des sortes de colère dans la réflexion.  » comment peut on penser une chose pareille ? Voila une idée impossible ….. » Si nous trouvons des    philosophes qui suscitent en nous ce genre de réflexion, il ne faut pas les fuir mais chercher à  approfondir notre jugement juste pour comprendre pourquoi nous réagissons    ainsi.

 

LA PENSEE ET L’EXISTENCE

 

Il faut tenter de mettre en rapport comme on peut, ce que l’on a compris et ce que l’on vit. Notre existence comme celle de tous les êtres    humains va traverser des moments de joie,de détresse, des amours, des deuils, des retrouvailles, des ruptures, des choix moraux, des actes politiques, des connaissances du travail, des    voyages…. Tout cela a des rapports avec la pensée. Et la pensée, réciproquement entretient des liens avec tous ces moments d’existence.  Il faut tenter de ne pas l’oublier.

 

Dans la vie, ce que l’on pensait superflu ou inutile peut se révèler indispensable. Bref, n’oublions pas que les philosophes existent. Nous    en faisons partie, chaque fois que nous le voulons vraiment et que nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour que cette volonté devienne notre réalité.

 

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MALRAUX

Posté par sylvie le 18 février 2016

On ne sait trop ce qui a crée la légende Malraux. Ses nombreux voyages vers l’Asie où il fut retenu manu militari pour avoir tenté d’en rapporter quelque bas-relief de temple khmer,en 1924?

Ses romans qui exaltent l’image de héros décidés à créer eux mêmes leur destin, même s’il les conduit au pire, plutôt que de subir une vie ordinaire, dépourvue de sens ?

Sa participation à la guerre d’Espagne en 1936  aux côtés des républicains, pilote et commandant de l’escadrille internationale Espana qu’il a constituée ?

Son action , tardive pour certains, dans la Résistance où il devient le colonel Berger qui tente d’agir au printemps 1944 en accord avec les maquis du Sud Ouest, mais qui, arrêté à Gramat, dans le Lot, puis transféré à Toulouse, échappe de peu au pire, les Allemands quittant précipitamment la ville ?

Le commandant de la brigade Alsace-Lorraine qui est la première unité de la première armée française à pénétrer dans Strasbourg libérée en 1944?

L’homme qui doit surmonter la disparition tragique de ses deux demi-frères, exécutés par les nazis, celle de Josette Clotis, sa seconde épouse, qui meurt les jambes écrasées par un train le 12 novembre 1944, plus tard le 23 mai 1961 la mort de ses fils Gauthier, 20 ans et Vincent,18 ans dans un accident de voiture, près de Troyes?

Le gaulliste fidèle et convaincu, qui devient en 1959 ministre d’état, chargé des Affaires culturelles, créant les Maisons de la culture afin de démocratiser ce qui était réservé au petit nombre ?

C’est tout cela, sans doute, la légende Malraux. C’est aussi le passionné d’art moderne qui fait réaliser par Marc Chagall l’actuel plafond de l’Opéra , en 1964 par André Masson,celui de l’Odéon..

Mais c’est surtout le champion de l’épopée qui demeure dans la mémoire collective, le romancier qui a su à travers ses oeuvres montrer des héros engagés jusqu’à la mort dans une fraternité active et révolutionnaire…

Qu’il était impressionnant,Malraux, lorsqu’il apparaissait sur le petit écran qui tout à coup semblait s’agrandir, tout savoir, tout dire! l’impression est identique lorsqu’il nous embarque avec ses personnages dans l’Orient des révoltes..    Lorsqu’il parlait de son enfance il disait :  » Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, moi je déteste la mienne .. ».  Passionné de littérature, il commence à se bâtir une culture personnelle qui va s’enrichir d’autant plus rapidement qu’on refuse de l’inscrire au lycée Condorcet .. A dix sept ans le voilà libre..  Il se spécialise dans les livres rares, fréquente les milieux litteraires, rencontre Cocteau, Reverdy, les peintresVlaminck, Léger … En 1920 il devient directeur littéraire des éditions du Saggitaire.. Il épouse l’année suivante  Clara Goldschmidt dont il place la fortune en Bourse ..  Mais il est  ruiné … La solution pour s’en sortir ? L’aventure … Une aventure risquée: il s’agit d’aller prélever des bas-reliefs d’un temple cambodgien – l’art kmer le passionne- et de les revendre très cher en Europe … Et la fortune est rebâtie en un clin d’oeil et une croisière …

Si son aventure humaine est exaltante, sa vie privée est agitée , sa femme Clara est remplacée par Josette Clotis… Suit après la poétesse Louise de Vilmorin qui traverse quelques années de son existence ..  En 1948 il épouse la femme de son demi-frère:Madeleine, et les deuils, et les tragédies ne l’épargnent pas ..  Remarquable de courage,il se relève toujours et continue d’agir- il devient une sorte de conseiller international dans les dernières années de sa vie-

André Malraux est mort d’une congestion pulmonaire le 23 novembre 1976 à l’hôpital de Créteil …     Il était né le 3 novembre 1901 à Paris

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BREVES DE PHILO

Posté par sylvie le 8 décembre 2015

Pourquoi y’a t-il quelque chose plutôt que rien ?

Le point commun entre un enfant de sept ans et un philosophe est que tous deux deux s’interrogent sur le pourquoi des choses.  La philosophie commence en effet avec cette question fondamentale  » pourquoi y’a t-il quelque chose plutôt que rien ? » L’être ou le néant, telle est la grande distinction. Entre ces deux extrêmes, il y’a moi, le monde, les autres…  Nous aurions pu ne pas être, notre existence n’était pas nécessaire, : moi, par exemple, je pouvais ne pas naitre,  mes parents auraient pu ne pas se rencontrer  etc… Il n’yavait pas de raison absolue à mon existence, pas plus qu’à celle de tout le reste. Je suis, j’existe, mais rien ne le justifie car rien ne le commandait.  Je suis advenu à l’existence par hasard et je suis ce que je suis par accident. Tout est entièrement ouvert, indeterminé… Sartre , justement disait que cette indetermination correspond au  » néant » et c est elle qui définit l’être de l’homme: l’être est néant .

L’homme  a en effet ceci de particulier, par rapport a ux choses et aux animaux, qu’il n’a pas à être quoi que ce soit, mais qu’il choisit librement ce qu’il veut être. C’est ce qui fait dire à Sartre que nous sommes condamnés à être libres. Nous ne pourrons jamais trouver le repos d’une identité, d’une existence convenue, mais nous devons avoir le courage d’admettre que nous pouvons à tout moment choisir de ne plus être celui que nous sommes pour devenir celui que nous ne sommes pas encore …

La  » mauvaise foi » selon Sarte consiste à croire que l’on a une identité fixe, un être pour la vie.  C’est là, refuser le néant qui fait notre être, c’est à dire la liberté qui gouverne notre existence. Mais rien n’est plus pesant qu’être libre , ainsi nous nous attribuons  une personnalité que nous souhaitons conserver, nous imaginons que nous sommes, au choix, drôle, amoureux, pessimiste, hotesse de l’air, pêcheur à la mouche … et que ces caractères nous définissent.. Plutôt que d’affronter cette liberté totale qui consiste  à être tout ce que nous voulons sans  jamais être quelqu’un  en particulier, nous endossons des rôles , nous jouons à etre intellectuel,  femme fatale, grand timide … Se prendre pour quelqu’un est se mentir à soi même…  C’est refuser, dirait Sartre, d’être le néant que nous sommes ….

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LES EPICURIENS ET LA RECHERCHE DU PLAISIR

Posté par sylvie le 26 mars 2013

Si le plaisir , comme le dit Epicure, est le  » souverain bien » et le but de la morale, l’épicurisme n’est pourtant pas un appel à la débauche. Il s’agit au contraire d’une morale ascétique qui associe plaisir et vertu.

Dès leur naissance, les hommes recherchent spontanément le plaisir, par la sensation de bien-être,et fuient la douleur. Epicure estime qu’il est naturel de rechercher le plaisir, car c’est vivre en conformité  avec la nature. L’homme malheureux est celui qui a oublié la nature en lui et qui s’égare dans des désirs vains et artificiels. Il lui faut revenir aux exigences naturelles et laisser la nature en lui être juge du bien comme du mal, plutôt que de vouloir juger par lui-même de la voie à suivre.

C’est par la sensation du plaisir que la nature prononce en nous son jugement. S’il est naturel, le plaisir est aussi limité : suivre la nature signifie rester dans les bornes que celle ci impose. Pour ce faire, il convient de distinguer les désirs naturels des désirs vains,des désirs d’opinion.

Certains désirs, enseigne Epicure, sont naturels et nécessaires  (boire ou manger), d’autres naturels et non nécessaires ( (désir sexuel ou esthétique), certains encore, ni naturels ni nécessaires( le désir de gloire ou d’opulence). La poursuite de ces derniers conduit inévitablement  les hommes à l’insatisfaction car ils sont illimités et dépassent la norme naturelle. Seule la satisfaction des désirs naturels et nécessaire, est source d’un plaisir stable.

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EPICURE

Posté par sylvie le 2 janvier 2012

Les fêtes sont maintenant terminées, on va se mettre vite au travail…. Aujourd’hui  on va parler d’Epicure et de sa pensée ….

Epicure est le penseur qui éleva le plaisir au rang de la sagesse. Son matérialiste atomique récusant les théories de ses contemporains fait scandale mais Epicure s’entoure de disciples pour lesquels il créera le Jardin, communauté philosophique où l’on met en pratique un idéal de frugalité et de sérénité, le rejet des superstitions religieuses et des vanités sociales.

Pour Epicure, la réalité est composée d’atomes et de vide: les corps les plus simples sont les atomes, éléments insécables, inaltérables en nombre infini; sans cesse en mouvement et se déplaçant à une vitesse infinie dans le vide ils forment des rassemblements éphémères qui se dissolvent  et aboutissent à de nouveau systèmes.  La physique obéit à trois principes fondamentaux qui permettent d’éliminer toute opération divine :

- rien ne naît du non être,

-rien ne disparait dans le non être

- le tout est éternel.

Composée de parties subtiles disséminées dans le corps, l’âme est un agrégat d’atomes qui se dispersent au moment de la mort. La peur de la mort est donc une absurdité, puisque rien de nous ne demeure après notre mort. Et tant que nous vivants, la mort n’est rien, elle est une chimère qui n’existe que quand nous n’existons plus.

Pour l’être corporel qu’est l’homme,le bonheur est dans le plaisir compris comme ataraxie, absence de troubles de l’âme et de douleur du corps. La recherche du plaisir passe par un ascetisme qui permet de se prémunir de l’insatisfaction perpétuelle. Epicue distinge :

- les plaisirs naturels et nécessaires dont la non satisfaction causerait une douleur réelle: ils sont à privilégier( boire quand on a soif par exemple)

-ceux qui ne sont ni naturels, ni  nécessaires, comme les besoins artificiels de la vanité, sont à fuir,

- ceux qui sont naturels mais non nécéssaires, comme boire un bon vin, sont également à éviter car ils sont susceptibles d’engendrer de l’insatisfaction.

LES CITATIONS D’EPICURE

Tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur.

Le plaisir est le début et la fin d’une vie heureuse;

 

 

 

 

 

 

 

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