LES EMOTIONS

Posté par sylvie le 5 mars 2018

Peut-on enfermer les émotions dans une définition ?  Notre culture d’Homo sapiens nous invite à feuilleter le dictionnaire ..Nos académiciens se sont heurtés à cette terrible difficulté de circonscrire nos affects, on trouve ceci sur le Petit Larousse état affectif intense,caractérisé par une brusque perturbation physique et mentale où sont abolies les réactions appropriées d’adaptation à l’événement ..il y ajoute  » trouble,agitation passagère provoquée par la joie, la surprise, la peur …. «  Longtemps on a cru que le cerveau émotionnel et le cerveau rationnel étaient deux structures différentes.. Les émotions auraient-elles une quelconque relation avec le mental ?

Qu’est donc que l’émotion ? L’émotion est un mouvement vers le dehors, un élan qui naît à l’intérieur de soi et parle à l’entourage, une sensation qui nous dit qui nous sommes et nous met en relation avec le monde .. Elle peut être suscitée par un souvenir,une pensée ou un événement extérieur.. Elle nous informe  sur le monde qui nous entoure, elle nous guide en nous rappelant ce que nous aimons et ce que nous détestons. En ce sens, nos émotions nous donnons notre sentiment d’existence au monde. Elles nous individualisent en nous conférant la conscience de notre personne propre ..

La vie émotionnelle est étroitement liée à la vie relationnelle.. Le partage des émotions nous permet de nous sentir proches les uns des autres..    Les paramètres physiologiques de l’émotion sont universels. Tous les hommes, noirs, jaunes, blancs, rouges  vivent les mêmes contractions stomacales, une augmentation du rythme cardiaque et la sécheresse de la bouche dans le même type de circonstances.  Nos sentiments, facteurs de discorde quand ils ne peuvent être entendu et parlés ensemble, nous relient au-delà des cultures.

Le rôle des émotions est de signaler les événements qui sont signifiants pour l’individu et de motiver les comportements permettant de les gérer.

LA DIFFERENCE ENTRE EMOTION ET SENTIMENT.

Il y’a une différence entre  » sentiment  » et  » émotion ».. Le sentiment réfère à une expérience émotionnelle qui s’apparente à un état émotif.. Comme la tendresse, l’affection ou l’amertume, par exemple. Ce sont des expériences qui, contrairement aux émotions, ne sont pas accompagnées de multiples sensations corporelles fortes. Même lorsqu’il devient intense, le sentiment n’a pas le caractère envahissant de l’émotion. Il faut une écoute attentive de soi pour le repérer et le ressentir.. Délicatesse et subtilité sont des caractéristiques des sentiments.. On parle d’ailleurs de personnes sentimentales pour dire qu’elles sont faciles à atteindre, à émouvoir, à attendrir, et qu’elles valorisent la subtilité émotionnelle.

L’émotion réfère à une réaction vive par l’intensité.. Elle est ponctuelle alors que le sentiment est plus durable..Elle s’accompagne de réactions physiques plus ou moins nombreuses et fortes comme la peine, la colère, la rage.. L’émotion surgit et parfois envahit, contrairement au sentiment qui s’installe plus discrètement, même s’il est important..   Certains psychologues emploient les deux termes indifféremment,ceci pour éviter la répétition du même mot.. La fonction dans l’organisme est le même et la façon de s’en servir pour s’informer sur son expérience est la même aussi..

Les émotions et les sentiments servent à la même chose : nous informer continuellement sur notre équilibre intérieur et l’état de nos besoins.  Ils ont toujours une base physique: c’est dans notre corps qu’ils naissent et c’est à travers nos sensations que nous pouvons y avoir accès.

Quand on veut distinguer le sentiment et l’émotion, on accorde une place différente aux sensations. On reconnaît généralement que la composante corporelle du sentiment est plus subtile et moins intense que celle de l’émotion.. L’émotion est toujours plus intense que le sentiment, plus envahissante,plus portée aux éclats violents. Le  sentiment est plus subtil,plus délicat, il exige une attention plus soigneuse pour devenir clair et occuper le centre de notre conscience..

On pourrait conclure en disant que les sentiments permettent une adaptation plus précise et plus continuelle en nous fournissent les premiers indices d’un manque ou d’un déséquilibre. Si nous les ignorons, ou si nous refusons d’en tenir compte, les émotions viendront éventuellement prendre la relève en nous donnant des signaux plus intenses et plus envahissants que nous ne pourrons ignorer aussi facilement.

FEMME REVEUSE

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LA CONSCIENCE

Posté par sylvie le 7 octobre 2016

QU’EST CE QUE LA CONSCIENCE ?

Lorsqu’une montagne ou une plante subissent les actions de leur milieu extérieur, elles ne le savent pas… Lorsqu’un être humain subit une action ou bien décide d’en engager une, il peut le savoir..  » conscience » vient de deux mots latin signifiant  » savoir avoir  » … La conscience est une forme de savoir …

Il existe des savoirs inconscients : la plus grande part de notre mémoire constituée d’un ensemble très vaste et indéfini de souvenirs, est inconsciente. Lorsque Socrate disait que la seule chose qu’il sait, c’est qu’il ne sait rien, alors que les sophistes ne savent rien mais croient tout savoir, il établissait la distinction entre une ignorance consciente et une ignorance inconsciente…

La conscience est moins une chose qu’une relation .. La conscience se porte vers deux directions possibles : le monde extérieur , qui est celui des choses et des autres ou bien le monde intérieur . Seul l’être humain est capable d’avoir conscience de lui même

Il existe un principe de distinction entre deux formes de conscience : celle qui juge les faits, et celle qui juge d’après les valeurs.. On appelle conscience morale la seconde forme de conscience et conscience psychologique la première.

La conscience psychologique porte sur l’être alors que la conscience morale porte sur le devoir-être.. La conscience psychologique se rapporte aux faits, ses jugements sont des jugements de faits alors que la conscience morale se rapporte aux valeurs ses jugements sont des jugements de valeur.. Dans les expressions  » prendre conscience « ,  » perdre conscience  » le terme conscience  est pris au sens psychologique, dans les expressions » bonne ou mauvaise conscience » » en son âme et conscience » le terme conscience a un sens moral ..

De même, il ne faut pas confondre » expliquer » et justifier » … Expliquer c’est rendre compte d « une chose par des causes et des conditions , justifier, c’est donner une légitimité à une chose : lorsque un sociologue explique la violence ou le racisme ,il ne le justifie pas évidemment..

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LA VIE C’EST SAVOIR PROFITER DU MANQUE

Posté par sylvie le 17 mai 2016

VIE C’EST SAVOIR PROFITER DU MANQUE

Quand on demande aux gens pourquoi ils sont malheureux ils répondent généralement en incriminant un manque quelconque: ils n’ont pas d’amis, ils voudraient une maison de campagne,la beauté ou encore le pouvoir …Parfois cette identification n’a pas d’objet clairement identifié mais une chose semble sure à leurs yeux : ils ressentent une absence, un défaut, et en  concluent  que l’assouvissement de leurs désirs est le chemin royal vers le bonheur.

Ce qu’ils ne voient pas, c’est que leur sentiment de privation ne s’abolit pas dans la satisfaction mais se reporte indéfiniment sur d’autres objets. Par définition, nos désirs sont illimités, alors que nous nous sommes, nous, limités. Le lanque est donc intrinsèque à cette nature: cousin germain de la souffrance, il fait partie de l’humanité et en consequence, toute tentative de l’éliminer est vouée à l’échec. Quand on se lance dans la vie en espérant ne jamais manquer de rien, on est déjà parti perdant. Pour ne donner qu’un seul exemple : la femme ne connaitra jamais ce que c ‘est d’avoir un sexe d’homme et inversement! il est inutile d’ergoter la dessus. Au fond, la seule chose dont nous soyons assurés de ne pas manquer, c »est le manque.

Combler ses désirs ou les amputer …le premier terme de l’alternative est impossible, le second apparait comme un sacrifice non nécessaire.    Tout l’art d’être heureux est d’accepter son manque, de l’aimer et enfin d’apprendre à s’en servir.   Une acceptation qui n’est pas la résignation. La résignation est triste, l’acceptation est joyeuse. La vie est ainsi faite…

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LA MEDECINE PSYCHOSOMATIQUE

Posté par sylvie le 13 mai 2016

LA MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE  » la somme des parties ne constitue pas le tout » LAO TSEU**

 

Deux vieilles rengaines forment le point de départ de cette médecine au nom étrange, mais qui engage probablement l’avenir de la thérapeutique.  » Le moral influence le physique » et  » le corps agit sur l’esprit ». Voila deux refrains aussi vieux que le monde, mais orchestrés aujourd’hui par des neurologues, des psychiatres, des médecins, des psychanalystes…. Médecins de l’avenir probablement à la suite des recherches acharnées de tous ceux qui luttent contre la souffrance, et de tous ceux qui savent que les souffrances névrotiques peuvent être aussi atroces que les douleurs physiques. Dans cette médecine, un grand seigneur ….le cerveau, viscère comme un autre, mais viscère prodigieux, produisant le  » moral » et tout ce qui s’ y rattache. En plus de cela, l’inquietant système nerveux , reliant le cerveau, les viscères et les tissus comme une gigantesque toile d’araignée

. Pourquoi une cause psychique peut elle produire des troubles physiques parfois mortels ? Pourquoi des complexes anciens peuvent t-ils aboutir à l’ulcère, à l’estomac ou à la néphrite ? Pourquoi la puissance d’une idée suggéree par l’hypnotisme peut elle faire apparaitre des phenomenes physiques comme des cloques ou des stigmates? La psychologie doit – elle parfois remplacer la table d’opération ? On parle des phènomenes de suggestion, d’hypnotisme, de  » maladies imaginaires » d’inconscient …. Mais on les examine souvent sans savoir qu’ils ne sont pas désincarnés mais aussi physiologique que le fonctionnement du foie. Et si les deux rengaines anciennes ont traversé les siècles pour aboutir enfin à une explication scientifique et à la santé future de millions d’hommes , il vaut la peine de les examer.

QU’EST CE QU UN MALADE C’est une personne c’est évident.0n a parfois tardé à s’en apercevoir, cependant…. Un malade est donc une personne , ce n’est ni un numéro, ni un simple organe détraqué. Voici le malade qui se présente chez le medecion ou chez le psychologue. Il est donc nécessaire de trouver la maladie. Mais qui est cette personne ? C »est un être humain avec toute une histoire derrière cet être, se deroule une vie entière. Dans son passé existent des milliers de circonstances physiques et pyschologiques conscientes ou inconscientes…

Il y’a son hérédité, qui le conditionne d’une certaine façon. Il y’a son temperament , son éducation, ses parents, ses professeurs, son milieu social,son milieu religieux, ses emplois, ses réussites, ses échecs. Il y’eut l’enfance, l’adolescence, les adaptations, les inadaptations, la sexualité, le mariage. Il existe donc dans le passé de cette personne un immense faisceau de circonstances , qui convergent vers  » aujourd’hui », c’est à dire vers le moment ou la personne dit  » je suis malade » Il s’agit donc : a) de déceler le symptome b)de tenter d’en préciser la cause c)d’appliquer le traitement correspondant Mais est ce suffisant ? Parfois oui , dans bien des cas non. Car trop souvent on divise l’être humain en une serie de pièces détachées.

On examine une de ces pieces sans essayer de preciser ses relations avec le restant de l’organisme. Et malgré de spectaculaires résultats, de nombreuses maladies demeurent inexplicables. Les névrosés en savent quelque chose; on a trop tendance à déclarer  » vous n’avez rien, ni lésions, ni troubles réels, donc vous n’etes pas malade » A une autre personne , on enleve les ovaires, l’utérus, la vésicule, les amygdales alors que cette personne est névrotique et qu’une simple psychanalyse l’eut probablement sauvée de ces mutilations.

ette manière de faire n’empeche pas le développement effrayant de névroses et autres maladies, physiques ou psychologiques, avec leur cortege de souffrances solitaires, incomprises et parfois méprisées.

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L’ANALYSE

Posté par sylvie le 1 février 2016

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’infériorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’âme humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à révéler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaître au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

 

La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première appellation de ” psychologie des profondeurs”.

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, même si l’interprétation donne lieu parfois à des tâtonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaître, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de ” tout ce qui lui passe par la tete” meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficile de parler seul, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrête souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scène ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des ” résistances”, le patient s’oppose à lui même, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort.Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontanéité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interprétations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accélérer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui même et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libère sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

BELLE JEUNE F

 

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LA PSYCHOLOGIE

Posté par sylvie le 26 octobre 2015

LA PSYCHOLOGIE

selon les auteurs, le terme de  » psychologie » daterait du XVIe siècle ….  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie mentale, de ses phénomènes et de ses conditions ».

Aujourd’hui la psychologie s’élève au rang de science des  » conduites »…Cela signifie qu’elle s’intéresse en particulier au comportement de l’homme, à son action, sur  son entourage, aux relations, aux influences pouvant s’établir entre l’organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.

La psychologie fut d’abord très liée au courant philosophique qui s’attachait à l’âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès lors, elle multiplie ses recherches sur l’être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.

Nous avons souvent du psychologue l’image d’une  personne qui, tantôt mesure notre degré d’intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c’est un peu tout cela à la fois.. Elle n’obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne sera pas éclairé sous un jour identique.

La psychologie est donc un terme qu’il convient d’envisager au pluriel puisqu’il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.

LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE

La psychologie clinique naît d’une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu’elle estime artificielle…

La psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes   d’investigation sont diverses… Cela va de l’interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou encore de personnalité…Il établit ensuite la  » synthèse clinique »..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..

LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :

Elle voit le jour au coeur d’un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l’inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l’acquis ( venant du savoir, de l’expérience, de l’évènement.)

Deux maîtres de la psychologie génétique s’imposent en même temps qu’ils s’affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l’enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l’enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu’il doit traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l’enfant discontinu, marqué de  » crises », de  » conflits » ..

 

en pleine lecture

 

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REFLEXIONS SUR LE BONHEUR

Posté par sylvie le 26 octobre 2015

S’IL Y’A LA SOIF ,C’EST QU’IL Y’A  DE L’EAU « 

Si le bonheur est notre nature, comment se fait-il qu’un si grand nombre d’entre nous en soient aussi éloignés ? Il semble que nous nous ingénions à nous persuader que le bonheur est inaccessible. Outre les obstacles naturels que la vie met sur notre route – la maladie, la vieillesse, la mort -  nous avons coutume d’en exacerber certains aspects, voire d’en créer de fallacieux qui, pour être irréels, n’en sont pas moins destructeurs : la peur de l’autre, le travail mal assumé…. les formes d’amour aboutissant à la dépendance et à l’illusion de la fusion pour n’en citer que quelque  uns.

 

 

Nous passons notre temps à vouloir fuir ou contourner des obstacles que nous nous inventons. En fait, la seule chose dont nous devrions nous méfier, c’est de cette illusion qu’il existe des obstacles à notre bonheur. Une phrase tirée d’un texte indien dit ceci «   s’il y’a la soif, c’est qu’il y’a de l’eau »- Autrement dit tous nos besoins sont parfaitement adaptés au monde et, en conséquence,  nous avons les moyens de parvenir à la satisfaction physique comme spirituelle

 

.Le monde ne nous est pas hostile. Dans le catastrophisme ambiant de ce changement de millénaire, un tel optimisme peut surprendre. .Notre planète n’est pas en train de sombrer comme on voudrait nous le faire croire, mais au contraire elle flotte très bien, ses ressources ne sont pas épuisées, c’est l’aménagement humain qui dissone. Tout est fait pour que nous soyons heureux se demande t-on ? Pas exactement en fait , tout est fait pour que nous puissions apprendre à être heureux. Le seul fait d’exister implique que nous ayons des problèmes à résoudre, des embûches à éviter. S’il n’y a pas de danger, il y’a néanmoins des risques. Mais l’important c’est d’avoir la capacité de surmonter ceux ci.

 

La vie est colorée par la manière dont on la regarde, qu’elle est une réflexion de notre psyché. Si l’on est pessimiste, le monde nous apparaîtra sinistre, celui qui met des lunettes noires ne doit pas s’étonner de contempler un univers sombre. Les névroses sont des gens qui vivent ainsi dans une illusion d’optique , ils imaginent que le cristal de leur inconscient est brisé parce qu’ils y discernent une longue félure. 

 

Les gens commettent presque tous la même erreur. En se demandant  » pourquoi suis je malheureux ? » ils introduisent eux mêmes le malheur dans leur vie.. ils finissent par voir le monde à travers une grille qu’ils se  sont  eux mêmes imposées. Quand ils disent  » je suis malheureux » ils s’identifient au malheur, ce faisant ils se condamnent à ne voir que lui. L’interprétation est différente s’ils se disent  » j’éprouve un sentiment de malheur », ils prennent mieux conscience que ce malheur doit à la perception d’un monde conçu comme une suite d’obstacles. Ressentir le malheur et penser réellement qu’on l’a en soi sont deux choses différentes..  Quand on partage sa douleur avec quelqu’un ,elle diminue. Quand on partage sa joie, elle augmente. N’est ce pas là la preuve que le bonheur est une vue plus large que le malheur ?

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LES SOUVENIRS D’ENFANCE PENDANT UNE ANALYSE

Posté par sylvie le 15 avril 2015

Une question que l’on se pose souvent : pendant un traitement psychologique, recherche t-on systématiquement les moindres souvenirs    d’enfance.?

 

    Chacun de nous , à chaque seconde de sa vie est la résultante de ce qu’il a été depuis sa naissance. Chaque moment que nous vivons est l’aboutissement inexorable des millions d’autres moments (    conscients ou inconscients) qui l’ont précédé. De même, le moment que nous vivons devient le point de départ de millions d’autres moments de notre vie ( et de la vie de ceux que nous    côtoyons).

 

    Dès notre naissance, chacun de nos actes tisse une gigantesque trame.  De plus, nous sommes engages par les actes de nos parents , les actes des parents de nos parents, etc.. Nombre de    personnes croient qu’en analyse, on fouille systématiquement les moindres recoins de l’enfance, exactement comme on chercherait un cheveu dans un champ… C’est absurde. Ceci dit, certains digèrent    plus ou moins  leur passé. D’autres le vomissent. D’autres ont eu un passé développant parfaitement  leur personnalité…Certains demeurent accrochés à leur passé, restent infantiles …     D’autres non. Certains accumulent des lambeaux de leur passé dans un vieux sac enfoui dans l’inconscient     .

 

Enfin il n’y a pas , dans le passé d’un homme une série de souvenirs, mais une masse considérable de situations. Ces situations sont    familiales, sociales, culturelles etc… Au début d’une analyse, chaque personne ” démarre” de façon différente. Certains patients découvrent une masse de souvenirs, parlent de leurs parents, de    leurs traumatismes d’enfance,et.. D’autre, par contre, disent : ” je n’ai aucun souvenir, je ne me souviens de rien, je n’ai rien à dire, c’est un trou noir … ” De toutes façon, une personne qui    arrive à l’âge adulte est affligée d’une personnalité infantile relativement grande, et d’un ” Moi” relativement fort. Le rôle de la psychologie est donc d’éliminer les infantilismes et de    renforcer ” le Moi” : donc la personne adulte.

 

En analyse, chacun est absolument libre de dire tout ce qui lui passe par la tête.. Par conséquent , telle personne va commencer par tous    les souvenirs d’enfance conscients qui se présentent. Et cela pour plusieurs raisons : soit parce que cela lui vient à l’esprit, soit parce qu’elle cherche avant tout un ” bouc émissaire” auquel    elle puisse endosser tous ses maux. Elle considere que c’est uniquement sa situation passée qui l’a mise dans son état actuel,mais elle ne se demande pas pourquoi à l’âge adulte elle a continué à    souffrir de névrose , alors que les causes premières ont disparu.

De toutes façons, le ” raclage” des souvenirs d’enfance reculés est parfois indispensable. Mais qu’est ce qui compte chez une personne    atteinte de névrose ? C’est évidemment sa souffrance actuelle, ses symptômes actuels, la façon dont elle réagit actuellement  dans la vie, son inadaptation sociale actuelle…..Mais d’un autre    coté ce qu’elle a est actuellement dépend de ce qu’elle a été été pendant son enfance et son adolescence..

 

    En début d’analyse, il s’agit de faire la synthèse de ce que la personne possède (mentalement). Quelle est la force de son “Moi”, quelles sont ses défenses caractérielles? Quelle est l’essence de    sa névrose ?  a quoi sert sa névrose ? Quel est son degré d’angoisse ? Pourquoi a t-elle de l’angoisse ? Toutes ces questions sont évidemment primordiales… Peu à peu, à partir de sa    situation actuelle, le patient va établir des ” connexions ” avec le passé..

 

    En résumé, il faut examiner avant tout la situation et les souffrances actuelles de la personne, en fonction de l’enfance et de l’adolescence. Il ne faut jamais oublier qu’une vie humaine forme    une totalité et que tout ce qui se passa dans notre vie s’inscrit en nous à tout jamais.

 

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LA COMMUNICATION

Posté par sylvie le 8 avril 2015

Nous savons tous que la qualité de la communication est un facteur important de cohésion du couple. Nous savons que la parole fait partie de la    communication, mais la parole ne suffît pas pour qu’il y’ait communication. Beaucoup de couples passent un temps considérable ensemble, ils parlent énormément, mais n’ont pas vraiment    l’impression de communiquer. A contrario, il y’a des couples qui ont l’air de parler fort peu, mais qui se sentent très proches et bien en accord.


La communication c’est l’art de créer une intimité avec l’autre, c’est une façon de partager en profondeur et de sentir solidaires. Une communication de qualité permet à l’autre de nous connaître    tel que nous sommes, de nous fournir des réponses et un appui quand nous en avons besoin. Une communication de qualité représente une des grandes joies de l’existence. La pratique de    l’intégration sociale comporte l’apprentissage de compétences dans le domaine de la communication

.
Pour comprendre ce qu’est une communication de qualité, le mot clef est justement celui de compétence. Certains, bénis des dieux, communiquent d’instinct: c’est un don naturel, mais pour la    plupart d’entre nous, il s’agit d’une compétence qui s’acquiert, heureusement, c’est possible..Paradoxe spectaculaire: ceux qui communiquent le mieux sont toujours ceux qui écoutent le mieux, ce    ne sont pas nécessairement ceux qui s’expriment le mieux..   On nous a appris à parler, mais jamais à écouter… L’écoute efficace n’est pas toujours facile, elle exige de s’intéresser    à l’autre, de faire preuve de patience et de concentration. En général c’est plus drôle de parler que d’écouter. Le problème, c’est que la plupart des gens vont dans le sens de leurs préférences    : c’est pour cela que si peu savent écouter..


Si nous nous entraînons à écouter, à écouter vraiment ce que disent les autres, nous découvrirons peut être à quel point cela nous est peu familier: il n’est pas facile de laisser quelqu’un    s’exprimer à fond tout en se concentrant sur ce que dit cette personne et non sur ce que nous grillons de lui répondre. Apprenons à répéter ce que nous venons d’entendre, cessons de supposer que    ce que nous avons entendu est ce qu’elle vient de dire … Il est difficile de s’arrêter  de réfléchir pour se concentrer sur l’écoute.. Il est surprenant de constater les sentiments    étranges que fait surgir cette méthode d’écoute différente..


Savoir bien communiquer, c’est aussi avoir à sa disposition une panoplie de compétence aussi bien pour résoudre les problèmes que pour offrir son appui ..


Les psychologues, les éducateurs, les infirmières et autres personnes intervenant dans le secteur social ou paramédical sont avantagés dans la mesure où ils ont appris  la communication de    soutien dans le cadre de leur formation. Mais il est surprenant de constater combien peu nous appliquons nos compétences professionnelles dans notre vie privée. Or le meilleur endroit où     nous puissions exercer nos connaissances en communication de soutien c’est chez nous.. C’est là que vivent les gens que nous aimons et qui nous aiment.. Et pourtant. c’est souvent l’endroit au    monde où il nous est le plus difficile de mettre en pratique cette attitude de soutien ..

MONTAGNES..Fleurs

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VIVRE C’EST CHOISIR

Posté par sylvie le 3 février 2015

Vivre,c’est choisir. Constamment, à chaque pas de notre vie, nous sommes confrontés à des dilemmes. Est ce qu’il faut tourner à gauche    ou à droite ? partir ou bien rester ? Être ou ne pas être ? Le succès universel de cette phrase n’est pas du au hasard mais au fait qu’elle pose d’emblée une des questions fondamentales. La vie    est un jeu où nous sommes sans cesse obligés de soupeser la carte que nous allons abattre.

Quelle que soit la décision, nous ne pouvons que choisir. Refuser de le faire, c’est encore un choix personnel et rarement le bon. Ne    jamais laisser quiconque vous persuader qu’il n’a pas le choix. Si sa maison ne lui plaît pas, qu’il s’en accommode, ou bien qu’il déménage. Si son travail ne lui convient pas, qu’il en change    s’il le peut. Ou mieux, qu’il se demande en quoi il a pu retourner contre lui les avantages que ce travail lui apporte.. Ou alors c’est qu’il a choisi de ne pas avoir le choix.., c’est qu’il a    manqué de confiance pour le faire, et il est normal qu’il en subisse les conséquences;

Quand il ne nous resterait aucune solution, nous avons encore celle de mourir…il ne s’agit pas d’incitation au suicide, c’est simplement    que si la vie est un jeu,auquel nous ne pouvons pas faire autrement que de participer..Nous n’en sommes pas les spectateurs mais les acteurs… Qu’on le veuille ou non, le chemin est à faire… le    but du jeu cela ne peut qu’être arrivé au bonheur sans tomber dans le puits ni reculer de trois cases, cela n’est pas nécessaire.


On pourra dire que nous n’avons pas tous les mêmes possibilités à la naissance et que la vie est tout de même autrement plus facile, les choix autrement plus nombreux quand on est riche, beau et    intelligent que lorsqu’on est pauvre,laid et imbécile.

    C’est une vision plutôt simpliste des choses…D’abord parce que la richesse, la beauté ou l’intelligence n’ont jamais été les garants absolus du bonheur.Se plaindre de nos différences de potentiel    c’est vouloir nier une évidence : la vie est variété… Elle est comme une pièce de théâtre ou les rôles seraient distribués différemment de manière que tout le monde puisse jouer.. On ne fait pas    d’opéra uniquement des jeunes premiers, il faut un traître, une jouvencelle , un père intransigeant et …

Tout mauvais choix de tactique se verra sanctionné à plus ou moins brève échéance par des frustrations ou des blocages.. Le monde est    gratuit, mais il est par nature coûteux… Il n’est pas facile de s’avouer ses erreurs, il n’y a pas d’échecs ,il n’y a que des essais négatifs.

L’homme est sur terre pour apprendre.. Il n’y ni bon ni mauvais, ni gagnant ni perdant, mais des êtres à des stades différents de    développement.. Nous évoluons de l’ignorance vers la connaissance comme nous sortons du malheur pour nous hisser vers le bonheur..


En résumé : la jeunesse, la beauté, la richesse,l’intelligence et même l’amour ne sont pas des garants de bonheur. Acceptez les inégalités au lieu de s’y résigner.

Profitez de ses propres chances, faire ses choix et mettre à profit ses erreurs. Il n’y a pas d’échecs ,il n’y a que des essais    négatifs. La clé du bonheur est un long effort: il est difficile que cela devienne facile.

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