LA FONCTION ET L’EXPRESSION DES EMOTIONS

Posté par sylvie le 6 février 2010

Y’a t-il des émotions de base ? Tous ne s’accordent pas sur ce point. La liste des émotions est très variable selon les auteurs: peur, colère, tristesse, joie,amour, dégoût, et certains neurophysiologistes ajoutent la surprise…  Un bruit soudain, un éclair de lumière…le cerveau se réveille, écoute, tous sens dehors.. la surprise a souvent partie liée avec la peur…

Certains refusent à l’amour le statut d’émotion.. Il est vrai que beaucoup de gens n’ont jamais ressenti l’émotion d’amour. Pour l’éprouver, il est nécessaire d’avoir un diaphragme relativement libre, d’être dégagé des tensions liées aux rages, aux terreurs et aux souffrances d’enfance réprimées.

La passion amoureuse peut nous emporter sur sa vague,elle opère comme un raz-de-marée émotionnel. La violence de l’éruption du volcan passe les barrages du diaphragme,le désir sexuel est exacerbé, on découvre des émotions dont on ne se serait pas cru capable … L’amour/passion réveille les impuissances, les frustrations, les détresses et les souffrances de l’enfance …et nous éloigne d’autant de l’amour. La lave brûlante a tendance a tendance à détruire ce qui se trouve sur son passage. Elle efface le passé et ouvre un nouvel espace. Ne jetons pas la pierre au magma de sortir des profondeurs, et la lave une fois refroidie ( les blessures d’enfance guéries) constitue un terreau fertile pour une nouvelle relation.

L’amour est biologique. L’attachement du tout petit à sa maman est biologiquement programmé. Un tout petit séparé de sa mère et qui n’a pas la possibilité d’investir une autre personne, de s’attacher à un être, va se replier, se désorganiser et peut se laisser mourir. L’attachement de la mère à son enfant assure la survie de ce dernier.  Mais pour biologique qu’il soit,l’amour peut être inhibé par des souffrances passées non guéries.

L’émotion d’amour et ses sensation délicieuses sont éprouvées par ceux qui ont reçu suffisamment d’amour dans leur enfance, à qui il n’a pas été interdit de ressentir  leurs émotions, par ceux qui ont dénoué leurs noeuds émotionnels grâce notamment à un travail psychothérapique.

Le sentiment de dégoût est connu de tous. L’émotion de dégoût existe aussi. On la rencontre dans des situations extrêmes, et elle est une étape incontournable de la psychothérapie,des personnes ayant vécu l’horreur dans leur enfance, comme l’inceste, le viol, la torture.

Chaque émotion ayant sa fonction dans l’organisme, elle se caractérise par une tension spécifique du corps, par une décharge spécifique. Cet aspect de l’émotion nous permet de distinguer la rage de la colère. La rage se place certes sur le registre de la colère. Sa décharge est cependant bien différente. De la même manière, la terreur n’est pas totalement assimilable à la peur…et l’intense douleur de l’arrachement  dans une séparation est au-delà de la tristesse.

On analysera plus tard les différentes émotions, leur place, leur intention et leurs expressions .

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SOUS LA DEPRESSION,COLERES ET PEURS

Posté par sylvie le 25 janvier 2010

Tout d’abord, ne confondons pas déprime passagère et dépression. Cette dernière est un état qui s’installe plus de quinze jours,c’est une véritable maladie. La déprime ? Tout le monde y passe à un moment ou à un autre.. Nous ne pouvons pas être toujours gais et rayonnants d’énergie. Il y’ a aussi des jours ou rien ne va, on se sent fatigué, goût à rien, envie de se réfugier sous la couette en attendant que cela passe.

Il y’a diverses sortes de dépression, nous allons ici traiter de celles dont l’origine est psychique. Car certaines ont une origine physiologique. Nous ne connaissons pas encore tous les mécanismes qui régulent nos humeurs, mais il est clair que de très nombreux facteurs sont à l’oeuvre.

Les dépressions saisonnières peuvent être des réactions anniversaires de deuil, autrement dit des élastiques: vous avez  perdu un être cher en octobre ?  Tous les ans, en octobre, la tristesse vous envahit. Vos parents vous envoyaient en pension ? Toutes les rentrées de septembre déclenchent le même état de mal-être.

La cause des dépressions saisonnières peut aussi être biologique. Regardez le parcours du soleil dans le ciel.Nous réagissons à la diminution du jour. La glande pinéale, située au centre du cerveau, est sensible à la luminosité. Elle sécrète plus ou moins de mélatonie selon votre exposition à la lumière. En hiver,même s’il fait froid, sortez exposer votre front à la lumière du jour. Vous stimulerez ainsi votre glande pinéale…

Le métabolisme du sucre est très complexe. Un mauvais fonctionnement, des abus de sucres peuvent engendrer des symptomes anxieux ou dépressifs. 

Occupons nous de ce qui reste d’émotionnel, la dépression peut être réactionnelle, c’est à dire déclenchée par un événement traumatique…

L’explication de la dépression n’est pas à chercher  seulement dans ce qui nous arrive aujourd’hui mais dans notre histoire, parfois lointaine..

Toutes les souffrances remontent un jour à la surface. Une souffrance refoulée peut rester tapie dans l’inconscient pendant un demi siècle, un jour ou l’autre elle se représente.   Elle veut guérir!  Si nous n’avons pas le courage de la regarder et de l’exprimer nous mêmes, si nous préférons  la taire,elle sera transmise à un de nos enfants ou petits enfants.

Une dépression,comme une maladie inscrite dans le corps, peut être une bonne chose, voire une bénédiction. Elle nous oblige à aller guérir au fond de nous les trous occasionnés par les blessures, les béances laissées par les manques. Elle nous permet de soigner, panser, cicatriser, et de repartir sur des bases saines.    A condition d’écouter le message et de ne pas se contenter d’absorber des antidépresseurs, la dépression fournit  une opportunité pour changer sa vie. C’est un temps pour plonger en soi, se retrouver , faire le tri entre l’important et le superficiel,reprendre contact avec ses valeurs profondes, lâcher les tensions, les mécanismes de défense, masques et attitudes endossées faire plaisir à autrui. Et redevenir soi..

La dépression survient parfois au moment où on l’attend le moins. Juste après un évenement heureux, la réalisation d’un objectif, un mariagte…. Comme si à l’instant où le bonheur arrive, il était interdit d’en jouir..

La dépression est un voile maintenu sur le conflit. Une personne en dépression est fatiguée, elle n’a plus de désirs. Toute l’énergie est utilisée à réprimer la colère qui monte ..   

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LA PSY

Posté par sylvie le 22 janvier 2010

Est-il normal de se sentir inquiet, jaloux, possessif, déprimé ou malheureux ?

Si  la réponse à cette question se voulait purement statistique, elle serait assurément affirmative! 

Chez la plupart des gens que nous connaissons, nous constatons insécurité, envie, morgue, cupidité, possessivité, dépression, etc…Ce que nous appelons la nature humaine a bon nombre de limitations et de dysfonctionnements. En fait, il est plus approprié de dire que nos maux résultent en grande partie de notre adhésion au modèle activité. Trop d’entre nous se sont admirablement conformés à ce système défectueux et inadéquat qui ne permet d’aborder la vie ni sainement ni sereinement;

On nous a appris que nous sommes nos sentiments et que nous ne sommes pas responsables de ce que nous ressentons. Nous excusons des comportements déplacés en disant  » eh oui, tu sais comme il a été perturbé …. » ou bien  » ce n’est pas de sa faute , elle traverse une mauvaise passe »…On nous a appris à croire que nos sentiments ont barre sur nous, que e le comportement des autres nous influence de façon déterminante et que nos réactions ne sont pas toutes en notre pouvoir  , par exemple  » je ne peux pas leur en vouloir, parce que c’est plus fort qu’eux!  » ..

On pourrait citer des milliers d’exemples analogues selon lesquels nous rejetons la responsabilité de nos actes et de nos sentiments sur des personnes ou des évènements que nous ne maîtrisons pas..

Le modèle activité  » tu es ce que tu fais » nous impose de maîtriser non seulement notre destin mais aussi les personnes de notre entourage de façon à parvenir  à nos fins. Il ne nous enseigne pas l’art de nous maîtriser, il ne nous apprend pas ce que ce sont nos responsabilités.

Si votre but est d’être équilibré, d’agir de façon responsable, d’en finir avec les folies de la vie,, d’apprendre l’estime de vous même et l’intégration sociale, vus ne trouverez guère de réconfort à compter, en ce bas mode au nombre des victimes frappées par le malheur.  Le malheur recherche la compagnie, mais qui donc aspire au malheur, surtout si celui ci est inutile ? La souffrance inutile est celle qui découle de notre insécurité. L’insécurité n’est pas une caractéristique fondamentale de l’homme adulte.  Elle retarde la maturité. La possessivité , la jalousie, et la dépression, sans compter d’innombrables autres affections, ne sont pas des maux nécessaires. Leur seule utilité est de prouver que nous avons parfaitement assimilé les leçons du modèle activité. Il y’a suffisamment de souffrances dans le monde auxquelles on ne peut rien ! il est inutile d’en rajouter. En apprenant à nous rassurer, nous pouvons élimer de notre vie de tous les jours les souffrances inutiles et les drames qui n’en sont pas …

Je serai absente ce we!!! we que je vous souhaite excellent !!

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OVERDOSE

Posté par sylvie le 17 novembre 2009

SUJET DE REFLEXION  

OVERDOSE

Ange avait une vie saine,
Ses études, il avait la moyenne.
Ange aimait ses parents,
Il était de bon tempérament.

Dans le quartier des HLM,
Il vécu, là, sans problème.
Malgré tout son savoir,
Son avenir était noir.

Le soir de ses quatorze ans,
Le môme écouta les grands.
Ils lui ont proposé une dose,
Gratuitement, je suppose.

Cette proposition fut remise,
Évidemment, à plusieurs reprises.
Épris par cette nouvelle vision,
Il fut accroc de ce poison.

Entre deux prises, de plus en plus morose,
Tous les jours, il lui fallait sa dose.
Augmentant la quantité,
Pour un rêve de qualité.

Et l’argent, pas facile,
De le trouver à domicile.
Avec de petits larcins,
Il nourrissait sa faim.

La faim d’une poudre blanche,
S’alimentant sous ses manches.
La qualité d’une dernière dose,
Lui provoqua une overdose.

Ange, toujours souriant,
Aimait la vie, ses parents.
Les revendeurs l’oublièrent,
Pour faire de même à ses frères.

Vendeurs de poudre réfléchissez!
Vendeurs de larmes arrêtez!
L’argent ne fait pas le bonheur,
De nos enfants qui en meurent.
D’avoir voulu une vie de rêve,
Dans un monde où tous crèvent

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POURQUOI A -T-ON PEUR

Posté par sylvie le 21 août 2009

Difficile en ces fortes chaleurs de faire des articles ….la rentrée est proche , et je reprendrais le rythme habituel , surtout si le temps s’y prete….

Le thème abordé aujourd’hui est la peur … Pourquoi a t-on peur ? On peut trouver des solutions générales …

La peur est une émotion élémentaire que l’on découvre de façon précoce. Elle est nécessaire à la survie de l’espèce et indispensable  à la survie du nourrisson. La première peur, celle de l’abandon, celle inhérente à la nature humaine c’est une peur bien réelle, puisque le nourrisson ne survivra pas si on l’abandonne. Si le nourrisson ou le petit enfant n’est pas abandonné et bénéficie, pendant son enfance  vulnérable, d’une sécurité suffisante, sa peur de l’abandon, en général, diminue. La peur d’être rejeté peut être considérée comme une composante de la peur de l’abandon. Pratiquement toutes les peurs peuvent être reliées, d’une façon ou d’une autre. à la peur élémentaire de la mort ,résultat de l’abandon. Mort, peur, abandon et rejet sont autant de manifestations de notre impuissance quand nous perdons la maîtrise des évènements. Nous avons peur de ce que nous ne pouvons pas maîtriser;.

Nous avons également peur de ce qe nous ne connaissons pas. Comment pourrions nous maîtriser l’inconnu ? Souvent la peur est synonyme d’insécurité. Comment pourrions nous nous sentir en sécurité dans un monde que nous ne maîtrisons pas ? Comment n’aurions nous pas peur d’un monde empli de souffrance ?

La peur, comme la souffrance fait partie de la vie Mais l peur de l peur peut aboutir à une vie au rabais : sans risque, sans exploration, sans défi et sans croissance spirituelle. La peur peut être à l’origine  d ‘un cercle vicieux :

                                         – perte  de sécurité dans le monde=peur

                                        – peur : insécurité intérieure,

                                         -Insécurité intérieure :     peur de soi

                                        - Peur de soi  – perte de maîtrise,

                                        -Perte de maîtrise  – peur paralysante,

                                       – Peur paralysante – perte de sécurité dans le monde.

 Celui qui a peur d’avoir peur se retrouve  dans la situation qu’il essayait d’éviter en ayant peur au départ.

Le courage ne se définit pas comme une absence de peur. Le courage, c’est quand on continue à agir en dépit de sa peur. Faire quelque chose dont nous  n’avons pas peur, ce n’est pas faire preuve de courage. 

Avoir peur est humain, avoir peur n’est pas synonyme de faiblesse ou d’impuissance… La peur est un sentiment, c’est le comportement qui détermine le caractère. Reconnaissez la présence de votre peur, acceptez la sans critique, soyez indulgent avec vous même quand vous avez peur et poursuivez vos activités. Souvenez vous que le vrai courage consiste à dépasser sa peur : c’est ainsi qu’agit le héros…

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LA TIMIDITE ET L’EMOTIVITE

Posté par sylvie le 20 mai 2009

L’émotivité est une propriété fondamentale et normale de tout être humain. Elle lui permet de réagir à toutes les excitations externes ou internes. Toutes ces excitations peuvent être appelées  » circonstances »..

L’émotivité est une réaction élémentaire, déclenchée par des modifications brusques et immédiates. L ‘émotivité se traduit par des réactions étendues: psychologiques, physiologiques, neurologiques, musculaires et  et expressives.  On peut distinguer  quatre modes de réactions principaux : le plaisir, la tristesse, la colère, la peur.

Il va de soi que l’hyperémotivité apparaît lorsque la réaction  » dépasse la frontière » … La réaction est alors disproportionnée à la circonstance ( exemple : telle personne qui tremble à la vue d’une araignée…)

L’hyperémotivité est donc :

- une réponse trop intense à la circonstance,

-une réponse trop longue à la circonstance,

-Une réponse trop en surface : il ya discordance entre le sentiment ( sans effet profond) et la réaction qui dépasse la mesure (exemple :crise de nerfs)…

Toutes les réactions de l’hyperémotivité sont excessives :

- rires ou pleurs exagérés et entrecoupés,

- rougeurs et pâleurs,

-forte sudation,

- spasmes de la face,

- spasmes coliques,

- fort papillotement des paupières….

Mais si l’homme naît avec son émotivité, l’hyperémotivité peut, également, exister dès la naissance. C’est l’être humain à à constitution émotives… De plus, l’hyperémotivité peut s’installer à la suite de grands chocs… 

Certaines hyperémotivité  se traduisent par :

L’IMPULSIVITÉ :

L’impulsivité est une sorte de besoin irrésistible, poussant le sujet à un acte irraisonné : d’où son caractère dangereux et parfois brutal.

Cette impulsion peut se produire à la suite d’une poussée intérieure sans qu’une cause extérieure intervienne : c’est alors la satisfaction d’un instinct, d’un désir ou d’un besoin. Mais elle se déclenche aussi par cause extérieure , alors la riposte est trop immédiate, et disproportionnée à la cause.

TOUT TIMIDE EST-IL EMOTIF ? OU BIEN :TOUT EMOTIF EST  IL TIMIDE ?

La réponse est presque impossible à donner puisque les deux manifestations sont souvent intimement liées.

Or on identifie souvent timidité et hyperémotivité. Est ce à tort ou à raison ? On sait bien que ‘hyperémotif est esclave de ses réactions émotives… et que en même temps il est souvent  impulsif. De même le timide, pendant sa crise d’intimidation devient lui aussi l’esclave de ces mêmes réactions…

La timidité est souvent présentée comme un phénomène d’émotivité. D’après cela, tout émotif serait timide!  or si ‘on considère  l’émotivité, on ne peut pas y accrocher la timidité… D’après l’expérience, beaucoup d’émotifs ne sont nullement timide…et beaucoup de timides ne sont pas hypeermotifs..

D’où l’on peut conclure que : si la crise de timidité déclenche une hyperémotivité, cette hyperémotivité a des causes particulières, qu’il faut rechercher.

DANS MON AUTRE BLOG : POURQUOI UNE PENSEE PHILOSOPHIQUE  ( voir liens)

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SOMMES NOUS TOUS DES NEVROSES ,

Posté par sylvie le 18 mai 2009

Combien l’angoisse est terrible !! C’est peut être l’une des plus grandes souffrances de l’humanité et des plus incompréhensibles aussi.

La névrose obsessionnelle se manifeste par des pensées, des impulsions, des actions obsédantes. Bien souvent, ces pensées sont insensées,voire stupides et cruelles, parce que le malade n’y peut rien meme s’il en souffre énormément. Il pense des heures durant, jour après jour, à la meme chose, les idées sont obsédantes et font souffrir le malade qui est incapable de les chasser de son esprit, comme s’il en était prisonnier.

Les pulsions de la névrose coïncident avec de graves tentations , par exemple voler,commettre des actes contre nature,et parfois tuer, fort heureusement ces pulsions ne parviennent jamais à leur accomplissement parce que le névrosé se soumet à la voix de son Surmoi , c’est à dire à la voix de sa conscience morale qui le freine. Les actes obsessionnels sont des manifestations de névrose. Ils consistent à répéter une action déterminée ou à compliquer de simples activités quotidiennes jusqu’à les transformer en rituels. Cette tendance à effectuer des actes répétitifs et obsessionnels se manifeste dans l’activité normale de tous les jours . Certaines personnes se soumettent par exemple à un long rituel très précis avant d’aller se coucher , d’autres vérifient que le robinet de gaz est bien ferme cinq fois de suite, etc…

La cause de ces comportements que l’on qualifie de phénomènes compulsifs résulte de phénomènes psychiques inconscients, par conséquent la névrose peut être définie comme  » névrose obsessionnelle compulsive »,la compulsion limitant l’utilisation du temps, la liberté de pensée et d’action ainsi que l’attention.

Le patient affligé de névrose obsessionnelle compulsive est toujours à la limite de ses forces

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DEFINITION DES CONCEPTS

Posté par sylvie le 13 mai 2009

QU’Y A-T-IL DE MAL A SE BERCER D’ILLUSIONS?

Il est nécessaire de faire table rase de nos illusions pour apprendre l’acceptation. Pourquoi? Les illusions, les espoirs romantiques, les mythes et les voeux pieux aident puissamment à se cantonner dans une vie pratiquement végétative. On fait souvent appel à eux pour empêcher la réalité de la vie de faire mal. Ils sont fréquemment invoqués pour ne pas vivre l’instant présent. Sous des dehors inoffensifs, ils sont très efficaces pour passer à côte de sa vie et de ses sentiments, agréables ou douloureux.

On est souvent tenté de faire appel à eux à titre de tampon et de bouclier pour esquiver l’instant présent. Ils peuvent effectivement nous empêcher de souffrir à court terme, mais c’est bien cher payé. Ils nous anesthésient, nous plongent dans une sorte de stupeur qui nous tient à l’écart de la vie. Quand nous entretenons des illusions pur nous protéger de la souffrance, nos utilisons celles ci comme des drogues, nous cessons momentanément d’être éveillés, alertes, responsables et conscient de nous mêmes dans l’instant présent. Bref nous perdons la maîtrise de nous mêmes.

Par définition, les illusions sont des fantasmes, elles ne rendent pas compte de la réalité de notre existence, elles consistent souvent en objectifs inaccessibles, elles nous font perdre un temps précieux et nous empêchent de prendre la vie à bras le corps, si nous passons notre temps à rêvasser à ce que nous voudrions avoir, il nous reste moins d temps pour profiter de ce que nous avons. Notre modèle occidental ne nous enseigne pas à goûter l’instant présent, il nous apprend au contraire à concentrer  notre attention sur l’endroit dont nous venons ( le passé) et celui où nous nous rendons ( l’avenir), dans l’instant présent il n’y a pas de place pour les illusions.

De même que nous devons nous accepter nous même pour nous connaître, nous devons aussi  nous explorer. Et cette introspection doit être réelle : la partie non explorée de notre vie ne fait pas partie de notre vie mas du rêve…. Pour continuer à apprendre  de la  vie et de nous mêmes, il faut que nous soyons disposés à explorer. L’illusion, c’est facile, les vaines espérances, c’est meurtrier. Ni les unes, ni les autres ne nous aient à vivre l’instant présent et toutes tendent à provoquer des difficultés quand nous sommes contraints d’affronter directement la réalité de notre existence. Si nous entretenons l’illusion que tout ira mieux quand l’évènement X se produira, nous ne sommes guère motivés pour nous retrousser les manches et transformer nos vies.   Les illusions tendent à produire des comportements passifs, ou bien le besoin peu réaliste de maîtriser des facteurs complètement hors de notre portées..   Elles constituent des façons de nous défaire de nos responsabilités et donc d’esquiver le réel. A cause d’elles nous gâchons nos instants présents en nous projetant dans le futur , dans le royaume chimérique des  » et si ….. et si …. «  

Les vaines attentes  consistent à imaginer quelque chose, bon ou mauvais, quine dépend pas de nous . Le temps que nous prenons à rêvasser est perdu à jamais. La seule chose que nous puissions faire pour notre avenir, c’est de le vivre quand il deviendra présent Nous ouvons faire beaucoup dans le présent, mais à condition de ne pas rêver ni attendre l’avenir..

Les illusions peuvent être drôles,si nous ne les prenons pas au sérieux. Rêver, espérer et tire des plans sur la comète sont des activités constructives si elles sont fondées sur la réalité du moment. Les visions de l’avenir peuvent se révéler productives à condition d’être réalistes et accessibles.

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REMORDS ET ANGOISSE

Posté par sylvie le 21 janvier 2009

AVONS NOUS VRAIMENT DE REMORDS ET D’ANGOISSE

Le remords et l’angoisse ont tous les deux un effet puissamment destructeur . Comme le moi faible, ils ont pour rôle de nous mettre mal à l’aise vis à vis de nous mêmes. Ils paralysent notre activité et nous empêchent de fonctionner au mieux de nos capacités. Ils n’ont aucun rôle positif dans l’instant présent. Quand nous vivons l’instant présent, nous n’avons de temps ni pour le remords ni pur l’angoisse, nous vivons notre vie au lieu de la juger…

Nous n’avons pas besoin du remords car nous avons une conscience. Dans ce contexte, remords et honte sont équivalents. Notre conscience nous prévient quand nous avons fait quelque chose de mal .La conscience nous envoie un message qui dit à peu près : “ aie , ça c’était un mauvais comportement”.  Ou bien “ je souhaiterais ne pas avoir dit ou fait cela”… Nous pouvons nous représenter  notre conscience sous les traits d’un doux précepteur qui nous explique instant par instant comment évolue notre vie et ce qu’il faudrait y changer. Dès le moment ou nous avons confiance en nous, nous pouvons faire confiance  à notre conscience.

Le remords en revanche est un dictateur malveillant . Il nous rabâche que nous sommes mauvais, que notre personnalité dans son ensemble est inadaptée, mauvaise ou égoïste. Le remords isole un acte, une pensée ou un sentiment et l’extrapole à l’ensemble de la personnalité. Il nous donne l’impression d’être faible et sans ressource. Voilà pourquoi sa dictature est si efficace: il acquiert rapidement la maîtrise de notre nature, de notre comportement et de notre vie.

Le remords est insidieux en ce sens qu’il favorise la récidive du “ mauvais”” comportement. C’est un cercle vicieux, un serpent qui mord la queue. Le mécanisme du remords est en général le suivant :

1 – on commet un acte méchant, égoïste ou destructeur vis à vis de soi même ou d’un tiers.,bref quelque chose dont on sait pertinemment que c’est mal.

2  On commence à éprouver du remords

3  Le remords augmente

4 Le remords ronge et dévore , la souffrance est insupportable….

5 On part à la recherche d’un moyen d’échapper à cette souffrance.

6 On entreprend de justifier son comportement grâce à des facteurs extérieurs, par exemple “ s’il avait fait cela, je n’aurai jamais fait cela ….”

7 On augmente l’importance des prétextes extérieurs jusqu’à justifier et excuser son comportement.

8 On se pénètre de ces faux semblant.

9 On récidive.

Un adulte est responsable de ses actes. Un adulte ne se ronge pas de remords.. La prochaine fois qu’un remords nous vient à l’esprit, tranchons dans le vif : disons nous simplement que nous avons fait quelque chose qui nous déplaît, tirons en les leçons : la fois suivante, ne recommençons pas à faire la même chose.. Remercions notre conscience… Récompensons nous d’assumer nos responsabilités, détachons nous du remords..

De la même façon, l’angoisse est inutile. QU’est ce que l’angoisse ? Elle consiste à rêver à un événement dont nous souhaitons qu’il ne se produise pas. Elle consiste à se faire du souci à propos d’évènements qui ne sont pas encore passés. Une fois qu’ cette circonstance se présente, nous pouvons prendre des mesures en conséquence. Que de fois ne nous sentons nous pas soulagés quand quelque chose dont nous avions peur se produit enfin ? Nous pouvons ajuster notre comportement à n’importe quel événement présent, mais nous ne pouvons jamais remédier à quoi que ce soit en cultivant l’angoisse. Elle est profondément inutile. L’angoisse commence parfois comme un mauvais rêve éveillé, et elle évolue rapidement en cauchemar. Comme le remords, l’angoisse nous arrache au présent et nous transporte dans un no man’s land de douleur, de découragement, de gâchis et de perte de temps.

Détachons nous de l’angoisse. Vivons l’instant présent sans remords ni anxiété… Pour mordre dans la vie à belles dents, nous n’avons besoin ni de l’un ni de l’autre….

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L’ANGOISSE

Posté par sylvie le 28 décembre 2008

Tout être intelligent est angoissé. C’est le lot de l’homme qui réfléchit un peu ….et c’est bien normal. Les multiples points d’interrogation de la vie, du monde et de l’univers nous demandent de perpétuelles adaptations. Qui nous pousserait en avant, sinon cette angoisse ?  Qui nous pousserait en avant, sinon cette angoisse ? Qui nous forcerait à chercher et à trouver, sinon elle encore ?  Toutes les marches en avant de l’humanité, toutes les découvertes scientifiques artistiques et littéraires sont basées sur l’angoisse. Mais c’est là une angoisse métaphysique constructive, positive, et relativement faible..Disons que dix pour cent d’angoisse sont nécessaires à l’être humain normal… Malheureusement , il n en est pas toujours ainsi…

- L’angoisse pathologique :  Elle, est destructive. Non seulement elle détruit l’individu qui en est possédé, mais elle anéantit d’avance son action. Quelles et la différence entre  » la peur  et l’angoisse  » ?  La peur est une réaction devant un danger réel. L’angoisse est une réaction devant un danger qui n’existe pas extérieurement  . Cependant , l’angoisse n’est pas  » imaginaire »! elle repose sur une peur intérieure, parfois violente, il arrive souvent que l’angoisse soit produite par des motifs entièrement subconscients.

L’angoisse pathologique est une sensation très pénible, accompagnée d’une ou plusieurs manifestations physiques: pâleur, tremblement, crise de nerfs, battement de coeur, sueurs, spasmes viscéraux, sensations d’étouffement, sécheresse de la bouche, fausse angine de poitrine, jambes fauchées … Une asthénie peut s’installer due aux émotions répétés ( surmenage émotif ») . L’angoisse et l’obsession sont fréquemment liées.

CE QUE DISENT LES ANGOISSES

L’angoisse se déclenche devant un sentiment d danger imminent et indéterminé. Le sujet devient la proie de son angoisse, et son esprit construit des drames tout en se rendant compte de leur absurdité objective….  A l’angoisse se joint le désarroi. La sensation d’impuissance est absolue devant le danger imminent, ce qui ne fait que renforcer le mécanisme.

LA DIVERSITE DES PHENOMENES D’ANGOISSE

L’angoisse peut être un simple malaise mental (idées noires) ,une inquiétude incessante, ou un affolement sans cause apparente. Mais il existe la très grande angoisse terrifiante qui laisse le sujet plongé dans la stupeur. Il redoute alors la folie imminente, la mort subite, l’abolition de tous ses moyens d’existence. Cette crise se termine frequent par une forte émission d’urines claies ( polyurie)..

LES CAUSES FREQUENTES D’ANGOISSE

1 – un conflit intérieur produit généralement de l’angoisse.Ce conflit est parfois subconscient. La personne constate son angoisse, mais est incapable d’en donner les motifs. Il est don inutile e raisonner ce genre d’angoissé, mais il faut rechercher les causes profondes, cela va de soi ..

2 L’hostilité refoulée est une autre cause d’angoisse. Cette hostilité apparaît  le plus souvent dans le milieu familial.  ou le milieu du travail. Si un parent est dominateur, autoritaire et cassant, il est normal qu’une hostilité se déclenche chez l’enfant. Mais l’hostilité sera fréquemment refoulée avant d’atteindre la conscience… Pourquoi ?  Parce que la morale du Sur moi interdit la révolte contre un parent .. L’angoisse subconsciente se traduit alors par des symptômes : rêves, palpitations, sueurs, vertiges, tracs permanents..

prochain article  : Obsession .

SUR MON AUTRE BLOG : LACAN  ( voir liens)

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