LA FORET

Posté par sylvie le 15 septembre 2016

FORET 1 ECOUT LA FOR QUI POUSSE QUE L ARBRE QUI TOMBE Ecoutez la forêt qui pousse que l’arbre qui tombe……..

 

FORET 4 la poesie à à lavie ce qu'est le feu au bois; elle en émane et la transformeLa poèsie est à la vie, ce qu’est le feu au bois, elle en émane et la transforme.

 

foret 147Il est plus d’un silence

Il est plus d’une nuit

Car chaque solitude a son propre mystère

Les bois ont donc aussi leur façon de se taire et 

d’être obscurs aux yeux que le rêve y conduit.

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LA PEUR

Posté par sylvie le 14 septembre 2016

La peur est une émotion élémentaire, que l’on découvre de façon précoce. Elle est nécessaire à la survie de l’espèce et indispensable à la survie du nourrisson. La première peur, celle de l’abandon, est inhérente à la nature humaine : c’est une peur bien réelle, puisque le nourrisson ne survivra pas si on l’abandonne. Si le nourrisson ou le petit enfant n’est pas abandonné et bénéficie, pendant son enfance vulnérable, d’une sécurité suffisante, sa peur de l’abandon, en général, diminue. La peur d’être rejeté peut être considérée comme une composante de la peur de l’abandon. Pratiquement toutes les peurs peuvent être reliées, d’une façon ou d’une autre , à la peur élémentaire de la mort, résultat de l’abandon. Mort, peur, abandon et rejet sont autant de manifestations de notre impuissance quand nous perdons la maîtrise des événements. Nous avons peur de ce que nous ne pouvons pas maîtriser.

 

N ous avons également peur de ce que nous ne connaissons pas. Comment pourrions nous maîtriser l’inconnu? Souvent la peur est synonyme d’insécurité. Comment pourrions nous nous sentir en sécurité dans un monde que nous ne maîtrisons pas ? Comment n’aurions nous pas peur d’un monde empli de souffrance ?

 

La peur , comme la souffrance, fait partie de la vie. Mais la peur de la peur peut aboutir à une vie au rabais : sans risque, sans exploration, sans défi et sans croissance spirituelle. La peur peut être à l’origine d’un cercle vicieux :

 

                                                                                 Perte de sécurité dans le monde = peur

                                                                                 Insécurité intérieure : peur de soi

-                                                                               Peur de soi : peur de maîtrise.    

Peur de maîtrise = peur paralysante

-                                                                             Peur paralysante = peur de sécurité dans le monde.

 

Celui qui a peur d’avoir peur se retrouve dans la situation qu’il essayait d’éviter en ayant peur au départ.

 

Le courage ne se définit pas comme une absence de peur. Le courage, c’est quand on continue à agir en dépit de sa peur. Faire quelque chose dont nous n’avons peur, ce n’est pas faire preuve de courage… Paradoxe : plus nous agissons en dépit de la peur,plus la peur diminue. Et plus nous  laissons la peur nous paralyser, plus elle a d’emprise sur nous.

 

Avoir peur est humain. Avoir peur n’est pas synonyme de faiblesse ou d’impuissance. La peur est un sentiment, c’est le comportement qui détermine le caractère.

 

Reconnaissez la présence de votre peur, acceptez la sans critique, soyez indulgent avec vous même quand vous avez peur  et poursuivez vos activités. Souvenez vous que le vrai courage consiste à dépasser sa peur :  c’est ainsi qu’agit le héros.

 

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ON ECRIT SUR LES MURS

Posté par sylvie le 4 septembre 2016

Image de prévisualisation YouTuberoussosOn écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines

 

On dessine tout c’que l’on voudrait dire
Partout, autour de nous
Y a des signes d’espoir dans les regards
Donnons leur écrits
Car dans la nuit
Tout s’efface
Même leurs traces
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout c’que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs, en forme de graffitis
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour, sur le monde endormi
Des mots, seulement gravés
Pour ne pas oublier, pour tout changer
Mélangeons demain, dans un refrain
Nos visages
Métissage
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout c’que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs, en forme de graffitis
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour, sur le monde endormi
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages, pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine, tout c’que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages, pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine, tout c’que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs, en forme de graffitis
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour, sur le monde endormi
Un beau jour, sur le monde endormi

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PARIS,EN ETE…..

Posté par sylvie le 28 août 2016

A PARIS , EN ETE, LES SOIRS SONT ETOUFFANTS…paris en eté

A Paris, en été, les soirs sont étouffants…

A Paris, en été, les soirs sont étouffants.
Et moi, noir promeneur qu’évitent les enfants,
Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues,
Je m’en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues.
Je prends quelque ruelle où pousse le gazon
Et dont un mur tournant est le seul horizon.
Je me plais dans ces lieux déserts où le pied sonne,
Où je suis presque sûr de ne croiser personne.

Au-dessus des enclos les tilleuls sentent bon ;
Et sur le plâtre frais sont écrits au charbon
Les noms entrelacés de Victoire et d’Eugène,
Populaire et naïf monument, que ne gêne
Pas du tout le croquis odieux qu’à côté
A tracé gauchement, d’un fusain effronté,
En passant après eux, la débauche impubère.

Et, quand s’allume au loin le premier réverbère,
Je gagne la grand’ rue, où je puis encor voir
Des boutiquiers prenant le frais sur le trottoir,
Tandis que, pour montrer un peu ses formes grasses,
Avec son prétendu leur fille joue aux grâces.

François Coppée, Promenades et Intérieurs

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HYMNE A LA FLEUR

Posté par sylvie le 6 août 2016

Contente de vous retrouver après quelques semaines d’absence … En cette période de vacances, les themes que j’aborderai seront légers: poésies, citations ou mes humeurs … A tous, bonnes vacances.

 

Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert.

Je suis le cadeau des amoureux, la couronne des noces , et le dernier présent d’un vivant à un mort.

Quand j’enlace le sommeil ,la nuit me regarde de ses mille yeux ,et quand je me réveille je regarde avec l’unique œil du jour.

Je bois la rosée du matin comme du vin, j’écoute le chant des merles  et je danse au rythme des ovations de l’herbe.

Je regarde toujours le haut pour voir la lumière, pour ne pas voir mon ombre. C’est une sagesse que l’homme n’a pas encore apprise.

KHALIL GIBRANfonds-ecran-Rose-fleur-11

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blog en pause

Posté par sylvie le 10 juillet 2016

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Bonnes vacances  amis lecteurs,

Au plaisir de vous retrouver debut aout ..

 

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OPHELIE

Posté par sylvie le 27 juin 2016

Le poème de Rimbaud reprend le thème shakespearien de l’héroïne d’Hamlet, Ophélie, amoureuse d’un prince , et incapable de comprendre sa folle quête de la vérité.

Elle finit par sombrer dans la folie,se croyant abandonnée par son amant , et par se noyer de désespoir.

 

OPHELIE

 

Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d’or

O pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
C’est que les vents tombant des grand monts de Norwège
T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté ;

C’est qu’un souffle, tordant ta grande chevelure,
À ton esprit rêveur portait d’étranges bruits,
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits ;

C’est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux ;
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l’Infini terrible éffara ton oeil bleu !

- Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

 

ARTHUR RIMBAUD

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LA FONTAINE

Posté par sylvie le 19 juin 2016

La Fontaine

C’est un spectacle affligeant que celui des jolies fontaines, souvent de pures oeuvres d’art, taries par le temps et abandonnées au profit du progrès. Elles sont nombreuses à travers la Sicile, surtout dans les petites villes du sud.

 

Un jour, dans le silence du midi, chaud et poussiéreux, je vois, au centre d’une place intemporelle, l’une d’entre elles.
Elle soupire,
elle pleure sans arrêt,
par gouttes ou par gorgées,
sous les yeux distraits des passants.

 

Fanée
par l’indifférence perfide
du progrès,
elle résiste à l’oubli
et sourit au souvenir
des assoiffés d’antan.

 

Jadis,
elle remplissait la cruche
qui, à l’ombre du balcon,
éteignait,
de sa fraîcheur,
l’ardeur des lèvres brûlées.

 

C’est d’elle que l’eau sourdait
des entrailles de la colline,
battue par le soleil de feu.

 

En plein été,
prodigue et souriante,
elle attendait la foule.
Elle regardait
les corps allumés et en sueur,
s’entasser autour de l’eau,
pour puiser fraîcheur et réconfort.

 

Maintenant,
triste et abandonnée
dans le silence de la fin,
elle agonise
avec la faible plainte
d’un filet qui tombe.

Domenico Fasciano

La vieille fontaine - Le Puy-en-Velay, Auvergne

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L’ESCLAVE ET L’OISEAU

Posté par sylvie le 10 juin 2016

L’esclave et l’oiseau

Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage,
Laisse à mes doigts brisés ton anneau d’esclavage !
Tu n’as que trop pleuré ton élément, l’amour ;
Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !

Que tu montes la nue, ou que tu rases l’onde,
Souviens-toi de l’esclave en traversant le monde :
L’esclave t’affranchit pour te rendre à l’amour ;
Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour !

Va retrouver dans l’air la volupté de vivre !
Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre !
Ruisselant de soleil et plongé dans l’amour,
Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour !

Moi, je garde l’anneau ; je suis l’oiseau sans ailes.
Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles.
Va ! Je les sentirai frissonner dans l’amour !
Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour !

Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ;
En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines.
Va plus haut que la mort, emporté dans l’amour ;
Sois clément comme lui… sauve-toi sans retour

L.VALDEMORE

L'ESCLAVE ET L'ENFANT oiseau

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PREVERT

Posté par sylvie le 9 juin 2016

Voilà un poète qui parle comme tout le monde! point de recherches alambiquées, de tournures abstruses, de phrases absconses: le poème accueille pour la première fois les tons qui n’osent sortir dans la compagnie des livres ….Jacques Prévert est né le 4 février 1900 à Neuilly Sur Seine, dans un milieu de petite bourgeoisie- André Prévert , son père, travaille dans une compagnie d’assurances, puis à la mairie du VIe arrondissement de Paris. Six ans plus tard, naît son frère Pierre dont il se sentira toujours très proche.. Les deux frères collaborent pour plusieurs films.

En 1945 Prevert rassemble les poèmes qu’il a écrits depuis des années, sous le titre de  » Paroles » . Dès la parution du recueil ,les ventes de Paroles s »envolent, mais les écrits restent dans les mémoires. En effet, Prevert écrit dans une langue qui parle à tous les passants de n’importe quelle rue.  Enfin la poésie est à la portée du jardinier, du boucher, du contrôleur, du médecin, de l’avocat, des jeunes ou des vieux – et même du cancre!

 

A la complication surréaliste, aux recommandations alambiquées d’un Breton, à la table sacrée du poète solennel , Prévert a préféré les recettes de tous les jours et le comptoir du café! et la recette fonctionne à merveille sous les yeux d’un Breton sans doute envieux de ce succès. Breton que Prévert avait égratigné en quittant le groupe surréaliste.

 

Langage unique en son genre, jamais imité, mélange de tendresse, de gouaille, d’ironie féroce, de chagrin aussi et de lumière sans fard, les poèmes de Prévert continuent d’être lus, étudiés, appréciés par toutes les générations . « Paroles »  s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires, depuis sa parution… Prévert est aussi l’auteur de chansons  » les feuilles mortes »  » les enfants qui s’aiment  » …  Interprétées par les plus grandes voix : Juliette Greco, Catherine Sauvage, Mouloudji, Reggiani,  Yves Montand etc … Celui qui en écrit la musique est un jeune roumain venant de Budapest que Prévert a découvert en 1934  : Joseph Kosma.

 

Jacques Prévert est mort le 11 avril 1977 , à Omonville-la -Petite, dans la Manche, où se trouve sa tombe sur laquelle fleurissent les roses qu’il aimait …

 

Barbara -

Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là 
Et tu marchais souriante 
Épanouie ravie ruisselante 
Sous la pluie 
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest 
Et je t’ai croisée rue de Siam 
Tu souriais 
Et moi je souriais de même 
Rappelle-toi Barbara 
Toi que je ne connaissais pas 
Toi qui ne me connaissais pas 
Rappelle-toi 
Rappelle-toi quand même jour-là 
N’oublie pas 
Un homme sous un porche s’abritait 
Et il a crié ton nom 
Barbara 
Et tu as couru vers lui sous la pluie 
Ruisselante ravie épanouie 
Et tu t’es jetée dans ses bras 
Rappelle-toi cela Barbara 
Et ne m’en veux pas si je te tutoie 
Je dis tu à tous ceux que j’aime 
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois 
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment 
Même si je ne les connais pas 
Rappelle-toi Barbara 
N’oublie pas 
Cette pluie sage et heureuse 
Sur ton visage heureux 
Sur cette ville heureuse 
Cette pluie sur la mer 
Sur l’arsenal 
Sur le bateau d’Ouessant 
Oh Barbara 
Quelle connerie la guerre 
Qu’es-tu devenue maintenant 
Sous cette pluie de fer 
De feu d’acier de sang 
Et celui qui te serrait dans ses bras 
Amoureusement 
Est-il mort disparu ou bien encore vivant 
Oh Barbara 
Il pleut sans cesse sur Brest 
Comme il pleuvait avant 
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé 
C’est une pluie de deuil terrible et désolée 
Ce n’est même plus l’orage 
De fer d’acier de sang 
Tout simplement des nuages 
Qui crèvent comme des chiens 
Des chiens qui disparaissent 
Au fil de l’eau sur Brest 
Et vont pourrir au loin 
Au loin très loin de Brest 
Dont il ne reste rien.  

JACQUES PREVERT

PLUIES

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