LA MEDECINE PSYCHOSOMATIQUE

Posté par sylvie le 13 mai 2016

LA MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE  » la somme des parties ne constitue pas le tout » LAO TSEU**

 

Deux vieilles rengaines forment le point de départ de cette médecine au nom étrange, mais qui engage probablement l’avenir de la thérapeutique.  » Le moral influence le physique » et  » le corps agit sur l’esprit ». Voila deux refrains aussi vieux que le monde, mais orchestrés aujourd’hui par des neurologues, des psychiatres, des médecins, des psychanalystes…. Médecins de l’avenir probablement à la suite des recherches acharnées de tous ceux qui luttent contre la souffrance, et de tous ceux qui savent que les souffrances névrotiques peuvent être aussi atroces que les douleurs physiques. Dans cette médecine, un grand seigneur ….le cerveau, viscère comme un autre, mais viscère prodigieux, produisant le  » moral » et tout ce qui s’ y rattache. En plus de cela, l’inquietant système nerveux , reliant le cerveau, les viscères et les tissus comme une gigantesque toile d’araignée

. Pourquoi une cause psychique peut elle produire des troubles physiques parfois mortels ? Pourquoi des complexes anciens peuvent t-ils aboutir à l’ulcère, à l’estomac ou à la néphrite ? Pourquoi la puissance d’une idée suggéree par l’hypnotisme peut elle faire apparaitre des phenomenes physiques comme des cloques ou des stigmates? La psychologie doit – elle parfois remplacer la table d’opération ? On parle des phènomenes de suggestion, d’hypnotisme, de  » maladies imaginaires » d’inconscient …. Mais on les examine souvent sans savoir qu’ils ne sont pas désincarnés mais aussi physiologique que le fonctionnement du foie. Et si les deux rengaines anciennes ont traversé les siècles pour aboutir enfin à une explication scientifique et à la santé future de millions d’hommes , il vaut la peine de les examer.

QU’EST CE QU UN MALADE C’est une personne c’est évident.0n a parfois tardé à s’en apercevoir, cependant…. Un malade est donc une personne , ce n’est ni un numéro, ni un simple organe détraqué. Voici le malade qui se présente chez le medecion ou chez le psychologue. Il est donc nécessaire de trouver la maladie. Mais qui est cette personne ? C »est un être humain avec toute une histoire derrière cet être, se deroule une vie entière. Dans son passé existent des milliers de circonstances physiques et pyschologiques conscientes ou inconscientes…

Il y’a son hérédité, qui le conditionne d’une certaine façon. Il y’a son temperament , son éducation, ses parents, ses professeurs, son milieu social,son milieu religieux, ses emplois, ses réussites, ses échecs. Il y’eut l’enfance, l’adolescence, les adaptations, les inadaptations, la sexualité, le mariage. Il existe donc dans le passé de cette personne un immense faisceau de circonstances , qui convergent vers  » aujourd’hui », c’est à dire vers le moment ou la personne dit  » je suis malade » Il s’agit donc : a) de déceler le symptome b)de tenter d’en préciser la cause c)d’appliquer le traitement correspondant Mais est ce suffisant ? Parfois oui , dans bien des cas non. Car trop souvent on divise l’être humain en une serie de pièces détachées.

On examine une de ces pieces sans essayer de preciser ses relations avec le restant de l’organisme. Et malgré de spectaculaires résultats, de nombreuses maladies demeurent inexplicables. Les névrosés en savent quelque chose; on a trop tendance à déclarer  » vous n’avez rien, ni lésions, ni troubles réels, donc vous n’etes pas malade » A une autre personne , on enleve les ovaires, l’utérus, la vésicule, les amygdales alors que cette personne est névrotique et qu’une simple psychanalyse l’eut probablement sauvée de ces mutilations.

ette manière de faire n’empeche pas le développement effrayant de névroses et autres maladies, physiques ou psychologiques, avec leur cortege de souffrances solitaires, incomprises et parfois méprisées.

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LA VIE

Posté par sylvie le 6 mai 2016

Entre le rire et les pleurs,
entre l’attachement et le détachement,
entre le manque et la plénitude,Entre la dépendance et l’autonomie,
entre le vrai et le faux,
entre le masculin et le féminin,

Entre le bonheur et la tristesse,
entre l’absence et le présent,
entre la naissance et la mort

Toute une vie au milieu…
une vie pour apprendre à nommer ses émotions…

 

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MUSSET

Posté par sylvie le 2 mai 2016

ALFRED DE MUSSET  – 1810-1857

Un surdoué, Musset! un élève modèle au lycée Henri IV. Il n’a pas 17 ans lorsqu’il remporte le premier prix de dissertation française et le deuxième prix de dissertation latine au concours général. Il n’a pas dix huit ans lorsqu’il est introduit dans le cercle des jeunes romantiques, le Cenacle, crée par Victor Hugo, déjà célèbre

.Musset est alors un jeune dandy élégant, désinvolte. Il ne songe nullement à faire carrière, écrit avec une facilité déconcertante des vers brillants qui croisent en dilettante au large des idées et passe son temps avec des riches amis de soupers en nuits folles. Mais la poésie ne nourrit pas son bonheur. Il faut penser à exercer un métier, un vrai plus tard. Il commence des études de médecine, de dessin, de musique. Polytechnique il en serait capable mais rejette le projet. Le voici pendant quelques mois employé dans une entreprise de chauffage militaire.

En décembre 1829 c’est la gloire! Le Cénacle hugolien s’est pâmé d’admiration à la lecture de ses poèmes ou l’audace et l’ironie mêlées masquent parfaitement les abîmes d’angoisse qu’il contourne, en attendant de s’y laisser glisser….. Il n’a que 19 ans! on souligne sa virtuosité, sa maturité artistique. Pourtant trois semaines plus tard lors de la parution de son premier recueil  » Contes d’Espagne et d’Italie », la critique n’est pas tendre: on lui reproche sa liberté insolente dans l’écriture, la distance à la fois habile et fière  qu’il prend par rapport aux dogmes romantiques, et pour tout dire, le luxe de son génie : sa légèreté.

Sollicité, Musset refuse l’action politique. Il préfère tenter sa chance au théâtre. Le 1er décembre 1830 il fait jouer à l’Odéon  » La nuit  vénitienne », copieusement sifflée! sa déception est immense, il décide de ne plus écrire pour la scène.

1832 – le 8 avril, son père meurt du choléra. Musset décide de se consacrer à l’écriture. En 1833 il publie  » spectacle dans un fauteuil » qui contient deux pièces de théâtre destinées seulement à être lues. Cette année est aussi la première année Sand. L’année de la passioon folle et presque furieuse, le tourbillon qui semble d’abord élever George et Alfred mais les conduit au naufrage vénitien.

Au début de janvier 1834 les deux amants séjournent à l’Albergo Reale Danielli, dans la cité des Doges. Leur voyage d’amour tourne au cauchemar. La rupture sera définitive le 6  mars 1835.

Au début de cette relation houleuse, Musset écrit son chef d’œuvre  » Lorenzaccio  » : c’est George Sand qui lui en a suggéré l’idée. La pièce ne sera représentée,expurgée qu’en 1896 , trente neuf ans après la mort de son auteur.

L’année de la rupture est aussi celle de la publication des longs poèmes sous la forme d’un dialogue entre le poète et sa muse  » la nuit de mai » et  » la nuit de décembre ». Suivront  » la nuit d’aout »,  » la nuit d’octobre » chefs d’œuvre d’un lyrisme fascinant pour certains , insupportables pour d’autres.

Des amours par dizaines, des poèmes par centaines, une gloire éphémère d’auteur dramatique des années 1850 , l’Académie française en 1852 sur l’insistance de Victor Hugo, et la mort enfin une nuit de mai 1857.

Trente personnes seulement suivent le corbillard de Musset qu’on s’était habitué à voir titubant dès le matin, ivre tout le jour.

Le Musset, le vrai Musset, le tendre, l’éblouissant Musset, le notre, a été redécouvert par le XXeme siècle. Il entre triomphant dans le XXIe siècle et les siècles à venir

 

 

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VIVRE AVEC LA PHILOSOPHIE

Posté par sylvie le 1 mai 2016

LE CHOIX DES AUTEURS- DES THEMES- DE L’ÂGE

Il faut se dire en premier lieu que la philosophie ne s’arrête pas, ni dans notre tête, ni dans la société. Nous pouvons continuer à écrire    nos pensées et remarques, à noter les citations qui nous plaisent ou qui nous intéressent, continuer à lire des ouvrages, des journaux ,des revues, continuer à écouter la radio et regarder la TV.    Et pas seulement bien sur quand il  est question des philosophes! la réflexion philosophique peut se nourrir d’une infinité d’informations et s’exercer sur quantité de    sujets.

D’autre part,nous cherchons les auteurs que nous aimons ou les questions qui nous intéressent, ceux ou celles avec lesquels nous nous    sentons à l’aise. Il faut savoir qu’une grande oeuvre philosophique est inépuisable : nous pouvons passer notre existence entière à la fréquenter, nous ferons toujours des découvertes.     Il faut retenir également qu’il existe pour chacun des moments particuliers pour découvrir un auteur.  Une pensée qu’on ne pouvait pas comprendre ni aimer à 18 ou 20 ans peut se révélet  » parlante » à 30 ou 40 ans.

LE CHOIX DES « ENNEMIS »

Il ne faut pas hésiter à faire le compte des philosophes que nous détestons franchement. Il ne s’agit pas de ceux qui paraissent ennuyeux et    incompréhensibles, mais de ceux  qui nous paraissent menaçants, dangereux ou nuisibles.. C’est tout à fait important.  » on n’est jamais trop soigneux dans le choix de ses ennemis » disait    ironiquement Oscar Wilde.  Il est utile d’avoir des sortes de colère dans la réflexion.  » comment peut on penser une chose pareille ? Voila une idée impossible ….. » Si nous trouvons des    philosophes qui suscitent en nous ce genre de réflexion, il ne faut pas les fuir mais chercher à  approfondir notre jugement juste pour comprendre pourquoi nous réagissons    ainsi.

 

LA PENSEE ET L’EXISTENCE

 

Il faut tenter de mettre en rapport comme on peut, ce que l’on a compris et ce que l’on vit. Notre existence comme celle de tous les êtres    humains va traverser des moments de joie,de détresse, des amours, des deuils, des retrouvailles, des ruptures, des choix moraux, des actes politiques, des connaissances du travail, des    voyages…. Tout cela a des rapports avec la pensée. Et la pensée, réciproquement entretient des liens avec tous ces moments d’existence.  Il faut tenter de ne pas l’oublier.

 

Dans la vie, ce que l’on pensait superflu ou inutile peut se révèler indispensable. Bref, n’oublions pas que les philosophes existent. Nous    en faisons partie, chaque fois que nous le voulons vraiment et que nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour que cette volonté devienne notre réalité.

 

lectureer    importante

 

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VOICI MAI

Posté par sylvie le 1 mai 2016

Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l’âme légère,
Les fillettes s’en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet ! »
Maurice Carême

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BON PREMIER MAI A TOUS !

 

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SERENITE

Posté par sylvie le 29 avril 2016

Petite méditation sur ce minuscule vaisseau qui nous fait voyager dans l’espace sans que nous nous en rendions compte occupés que nous sommes par nos petits problèmes/

 

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MESURER SA PEINE A CELLE DU MONDE

La terre,

Un point dans l’Univers

Même pas visible à l’échelle des planètes

Comme Arthur et Pollux.

Dans ce point,

Nous sommes tous là.

Nos guerres, nos problèmes,

Notre grandeur, notre misère,

Notre art, notre technologie,

Nos religions, nos races, nos civilisations.

Nos accomplissements, nos échecs…

Milliards d’âmes en constante ébullition.

Cela donne à penser non ?

Lorsqu’on se sent désemparé, stressé,

Meme devant tel problème ou décision à prendre,

Se rappeler de cette image

Nous aidera à relativiser

A réaliser notre petitesse dans l’Univers,

Du peu d’importance de nos problèmes

Quand on les voit à cette échelle.

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L’ECOLIERE

Posté par sylvie le 23 avril 2016

L’écolière

Bon Dieu ! que de choses à faire !
Enlève tes souliers crottés,
Pends donc ton écharpe au vestiaire,
Lave tes mains pour le goûter,

Revois tes règles de grammaire.
Ton problème, est-il résolu ?
Et la carte de l’Angleterre,
Dis, quand la dessineras-tu ?

Aurai-je le temps de bercer
Un tout petit peu ma poupée,
De rêver, assise par terre,
Devant mes châteaux de nuées ?
Bon Dieu ! que de choses à faire !

Maurice Carême

 

Maurice Carême

 

 

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VOYAGE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

Posté par sylvie le 21 avril 2016

VOYAGE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

 

La contemplation de la nature nous invite à l’extase, cet état particulier dans lequel on est transporté hors de soi et où l’on participe à l’expérience d’une communion avec une réalité autre et néanmoins essentielle. De même cette disposition d’âme, qui nous amène à admirer des choses que nous n’aurions pas vues sans une attention particulière, à savourer des rencontres que nous aurions considérées comme banales auparavant, à nous ouvrir à l’inconnu, est source d’exultation suprême.

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Quand on sort dans la nature, si l’on s’applique à être tout simplement là avec un arbre, pendant un moment, à regarder où l’on s’appuie contre son tronc, on commence alors à ressentir sa force, sa sérénité , même  si le vent souffle, même s’il pleut. On est conscient, sans penser.. On découvre l’essence même du monde en lui et par conséquent en nous.

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Nous pouvons faire de même avec les gens au lieu de les  » étiqueter » d’emblée comme nous le faisons généralement. Lorsque nous rencontrons une personne, certaines pensées et jugements nous viennent à l’esprit. Nous l’avons déjà cataloguée (dans un sens comme dans l’autre), et nous ne sommes donc plus vraiment en communication avec elle,, mais avec nos propres critères. Plus on se ferme à la réalité, moins l’on s’émerveille de la vie qui se déploie continuellement en soi et des rencontres que l’on fait.. Laissons nous donc surprendre et gardons notre innocence à l’égard des autres.

Comme si c’était la première fois :

                           – Percevoir les fleurs

                             Sans chercher à les nommer,

                             Sans vouloir les qualifier,

                             Sans penser à ce que l’on voit

Sans les charger de nos problèmes, de nos observations ou de nos jugements.

                              Devenir une présence consciente

                              Qui perçoit la beauté autour de soi

Juste ressentir l’essence et la présence des fleurs ,

                             S’émerveiller que tout soit :

                                       – Vie,

                                       - Fraîcheur

                                        -Vibration

                                        -Excitation.

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TAGORE

Posté par sylvie le 19 avril 2016

Tagore est assurément un des pères de la littérature indienne. Son œuvre est immense et fascinante. Il est l’auteur de plus de mille poèmes,deux mille chansons dont il a écrit la musique, des pièces de théâtre, des romans, des recueils de nouvelles.Il a écrit aussi des essais sur tous les sujets qui lui étaient chers, de la philosophie à la politique, de l’éducation aux arts, il a laissé de de nombreux croquis ,dessins et peintures. Mais Tagore fut avant tout un poète  » le Poète » comme il est affectueusement dénommé en Inde, et c’est par sa poésie qu’il se fit connaître dans le monde entier.

 

Dernier enfant d’une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l’ombre d’un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et sociale que connut au 19e siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences modernistes d’essence occidentale.  Eduqué dans les trois langues – sanscrit, bengali, et anglais, il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui meme en anglais certains de ses recueils.  La publication de Gitanjali ( l’offrande lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d’amitié au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non violence et l’unité entre les hommes.

 

Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l’émergence de l’Inde comme nation. Il est l’auteur de nombreux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh.

 

 

L’Offrande lyrique est une succession de dialogues, de louanges à Dieu d’une grande beauté et d’une grande humilité. Ces poèmes allient la finesse de lagnage à la contemplation ou la réflexion philosophique, et ils le font si harmonieusement que c’est bien à  une double et indissociable méditation que nous sommes conviés. Et ce n’est pas la moindre qualité de cette œuvre que d’avoir été traduite par André GIde qui lui apporta toutes ses qualités d’écrivain, et plus encore …

 

 

En 1901 il fonda l’école de Santiniketan à Bolpur pour pallier au mauvais système éducatif qui prévalait alors. Dans cette école, Tagore avait pris l’habitude, au cours de réunions matinales de partager avec les professeurs et les élèves son expérience spirituelle et philosophique.Il y exposait sans jamis se départir de sa verve poétique, ses conceptions sur la relation à la vie, à Dieu et à la nature. Ces causeries d’une grande limpidité, ont été réunies et traduites en français dans les ouvrages  » La demeure de la Paix  » et « Sâdhanâ ». Dans le premier, Tagore nous montre comment chez l’homme l’angoisse, les doutes et les incertitudes sont un mal nécessaire,porteur d’apprentissage, mais peuvent se révéler un bien lourd fardeau si l’on y répond par l’inaction ou par le remède trop facile que constitue le refuge dans les idées reçues ou la lecture des écritures.

 

Dans un langage simple et vivant, plein de bon sens, Tagore, sur bien des problèmes de notre société, pose les diagnostics et suggère les remèdes, nous fait voir le fait et nous encourage à la nécessité. Il ponctue son message par quelques prières ou préceptes empruntés aux textes sacrés hindous. Au travers d’anecdotes vécues, il parle de l’amour,de la beauté, de l’écoute, de l’action et de la libération intérieure. Il nous dit l’importance de se sentir relié et de ne pas négliger le spirituel dans notre vie.

 

 

S’il est exact que dans l’immédiat nous risquons peu à ne pas nous interesser au spirituel, dans  » Sâdhanâ », Tagore nous démontre que dans l’absolu, cette négligence est à la source de la plupart de nos problèmes et nous prive d’une plus grande réalisation de nous mêmes. Maintes fois, il s’émerveille de la nature et de son exemplarité car elle a su faire coexister, au dehors, le travail incessant et les nécessaires impératifs de survie, avec au dedans, la beauté absolue et la tranquillité.

 

 

La nature est omniprésente dans les poèmes de Tagore. De chemins solitaires en vols de cygnes sauvages, de moussons tumultueuses en déluges de fleurs multicolores, de ciel d’étoiles en bouquets de galaxies, la palette est large et le poète ne manque jamais d’en utiliser  toutes les nuances pour peindre ses merveilleuses métaphores. Mais si Tagore voue à la nature un grand amour, ce n’est pas seulement pour la décrire, mais pour louer à travers elle les sentiments, les émotions qu’elle lui a communiqués.

 

 

Quelques heures seulement avant sa mort, le sept aout 1941, Tagore dicta son dernier poème….

 

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MON ENFANCE CAPTIVE

Posté par sylvie le 17 avril 2016

MON ENFANCE CAPTIVE

Mon enfance captive a vécu dans des pierres

Dans la ville où sans fin , vomissant le charbon,

L’usine en feu dévore un peuple moribond :

Et pour voir des jardins je fermais les paupières…

J’ai grandi, j’ai rêvé d’orient, de lumières,

De rivages de fleurs où l’air tiède sent bon,

Des cités aux noms d’or, et, seigneur vagabond,

De pavés florentins où trainer des rapières.

Puis je pris en dégoût le carton du décor

Et maintenant, j’entends en moi l’âme du Nord

Qui chante, et chaque jour j’aime d’un coeur plus fort

Ton air de sainte femme, ô ma terre de Flandre,

Ton peuple grave et droit, ennemi de l’esclandre

Ta douceur de misère où le coeur se sent prendre.

Tes marais, tes prés verts ou rouissent les lins

Tes bateaux, ton ciel gris où tournent les moulins

Et cette veuve en noir avec ses orphelins.

ALBERT SAMAIN

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ALBERT SAMAIN : D’origine humble et de santé fragile, Albert Samain, né à Lille en 1858, doit interrompre ses études dès 14 ans , son père, marchand de vin, étant mort, il doit gagner sa vie pour aider sa mère à élever ses quatre frères et soeurs. Il finit par trouver un emploi d’expéditionnaire àla préfecture de Paris, après avoir, en vain, tenté de faire du journalisme.

Il restera ce modeste bureaucrate. Son ambition est ailleurs : la poèsie. Héritier des parnassiens,il obtient la célébrité dès son premier recueil  » Au jardin de l’infante », acquérant un public surtout féminin qui lui restera fidèle. Le musicien Raymond bonheur qui a encouragé ses débuts, lui offre l’hospitalité dans sa propriété de Magny-les Hameux lorsque, malade Albert Samain ne peut plus vivre en ville, il y meurt en 1900 a 42 ans.

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